Bergamont est une marque hambourgeoise née de l’importation de VTT au début des années 1990, passée par BMC puis par Scott. Elle appartient aujourd’hui, en dernier ressort, au sud-coréen Youngone.
La famille Berkes, famille de commerçants de Hambourg, se lance dans l’importation de VTT au début des années 1990 ; Stefan Berkes dirigera l’entreprise jusqu’à peu après sa cession. La raison sociale dit tout : Bergamont Fahrradvertrieb GmbH, « distribution de vélos ». L’année de fondation dépend de ce que l’on compte : l’importation démarre vers 1991, une source retient 1993, et la GmbH n’est officiellement enregistrée qu’en 1995. Nous n’en retenons aucune comme certaine.
Aucune innovation technique brevetée n’est attribuable en propre à la marque, et il serait malhonnête d’en inventer une. Bergamont assemble des vélos autour de composants de fabricants reconnus — Shimano, SRAM, RockShox — avec un positionnement tarifaire large, du vélo du quotidien au gravel sportif. C’est un rôle d’assembleur-concepteur, pas d’inventeur de procédés, et il n’y a rien de disqualifiant à cela : une large partie du marché fonctionne ainsi.
Trois familles ressortent. Le Trailster en VTT, le Grandurance en route et gravel — décliné en E-Grandurance en version électrique — et l’E-Horizon en vélo électrique de randonnée. La gamme complète couvre le vélo enfant, la ville, la randonnée, le VTT, la route et le cyclocross. Les années de lancement de ces modèles ne sont documentées par aucune source fiable.
Aucune source consultée ne l’indique. Le siège de St. Pauli, à Hambourg, regroupe une soixantaine de collaborateurs, un magasin vitrine et des installations de service — rien n’indique qu’il s’agisse d’un site de production. Nous préférons écrire que nous ne savons pas plutôt que de supposer.
À Scott Sports, qui a racheté Bergamont le 25 juin 2015 au groupe suisse BMC — prix non divulgué. BMC était entré au capital en 2008 ; les ventes de Bergamont avaient doublé depuis. Et comme Scott est détenue à 96,71 % par le sud-coréen Youngone Corporation depuis décembre 2025, au terme d’un arbitrage international, c’est ce groupe qui contrôle Bergamont en dernier ressort.
Bergamont ne sponsorise aucune équipe professionnelle identifiée en 2026, et n’apparaît ni dans le WorldTour masculin ni dans le WorldTour féminin. C’est une marque de catalogue, pas une marque de compétition — ce qui, pour un acheteur, n’est pas une information négative : elle indique simplement où la marque place ses moyens.