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Le fat bike se reconnaît immédiatement à ses pneus, larges de 3,8 pouces et au-delà, montés sur des jantes très larges. Ce n’est pas un effet de style : cette surface de contact est ce qui permet de rouler là où tout autre vélo s’enfonce.
La neige damée, le sable, la boue profonde, les sols instables : ce sont ses terrains. Gonflés à très basse pression, souvent moins d’un bar, ces pneus se déforment et flottent au lieu de couper.
En contrepartie, le fat bike est lourd, lent à relancer et peu à son aise sur route. C’est un vélo de saison ou de terrain particulier, pas un vélo à tout faire.
La plupart des modèles sont des semi-rigides à cadre aluminium, les pneus assurant déjà une part importante de l’amortissement.
Le fat bike est un vélo de niche assumé. Le choix se joue moins sur le cadre que sur les pneus et sur l'usage réel qu'on en aura.
La largeur commence autour de 3,8 pouces et peut dépasser 5 pouces. Plus large signifie plus de portance sur neige et sable, mais aussi plus de poids et davantage de résistance au roulement. La largeur de jante doit correspondre : une jante trop étroite pour le pneu dégrade la tenue et l'appui en courbe.
C'est elle qui fait tout le travail. Sur neige damée ou sable mou, on descend souvent sous un bar, parfois beaucoup plus bas. Un manomètre basse pression est indispensable : les manomètres classiques sont inutilisables dans ces plages.
Le volume d'air des pneus assure déjà une part importante de l'amortissement, ce qui rend la suspension moins critique que sur un VTT classique. La plupart des modèles sont donc des semi-rigides à cadre aluminium, plus simples et plus robustes.
Sur route ou sur chemin sec, un fat bike est lourd et poussif. C'est un second vélo, pour l'hiver ou le littoral, rarement un vélo unique.