la plaque de cadre 2010 de Pédalator

La Transvésubienne

30/05/2010 - (06) La Colmiane - Nice

Raid VTT 82km


Un mythe démystifié

Envie d'affiner un peu votre ligne avant d'affronter les regards sur la plage cet été ?
J'ai ce qu'il vous faut; une petite rando VTT de province,
qui vous fera respirer le bon air pur des montagnes,
agrémentée d'un peu d'activités physique destinée à faire travailler tous vos muscles,
même ceux dont vous n'avez pas encore idée de leur existence .

Alors suivez moi, nous partons pour les environs de Nice retrouver le Dr George Edwards
qui vous aidera à perdre 1,5kg et retrouver un ventre plat en une seule journée.


Pourquoi ?

La Transvésubienne est une de ces grandes épreuves VTT, comme le Grand Raid Cristalp, que tout passionné de VTT devrait accrocher à son tableau de chasse, au moins une fois dans sa vie.

C'est une sorte de défit lancé à soi même, pour voir jusqu'où l'on peut repousser ses propres limites. C'est aussi une manière de rouler différemment en gestion de l'effort, ailleurs sur des terrains et dans des régions inconnues que l'on a le temps de découvrir sur plusieurs facettes en parcourant ces longues distances.

Depuis les années 90 où j'ai commencé à rouler en VTT, j'ai participé à de multiples courses et randonnées, en format court et rapide, ou plus long sur des Raids longue Distance, sur plusieurs jours en étapes, toujours avec le souci de prendre plaisir et sans jamais m'astreindre à des entraînements sérieux et calibrés qui ont toujours tendance à me gonfler.

Dans cette progression de pratique du VTT plaisir, ces dernières années avec Mary nous avons axé nos participations à des épreuves plus courtes offrant des parcours bien plus techniques, généralement situées dans le sud, car on en avait un peu marre de se taper les kilomètres de portions roulantes peu intéressantes que l'on retrouve sur une majeure partie des tracés d'épreuve longue distance.

Cette logique de recherche de parcours mariant difficultés physiques et techniques ne pouvait que m'amener sur la ligne de départ de La Transvésubienne, épreuve mythique que j'avais repéré depuis longtemps sur les calendriers VTT, mais pour laquelle j'hésitais à m'y inscrire, sans doute à cause de mon léger vertige et de la difficulté qu'on associe à cette épreuve. Bref le fruit n'était pas encore mur.

Les bougies s'accumulant de plus en plus sur mon gâteau d'anniversaire, tout comme mes participations réussies à de grandes épreuves comme le Grand Raid Cristalp, La Swiss Bike Masters, La Val Thorens Mountain Bike, le Raid des Terres Noires me permettant d'aborder l'esprit serein tout nouveau défit, j'avais décidé il y 3 ans de finalement m'aligner au départ de la TV, bravant pour ça ma petite appréhension du vide. Des évènements familiaux malheureux, un changement d'employeur en 2008, des imprévus qui repoussèrent mon projet pour qu'à l'issue de l'édition 2009 je prenne ma décision et commence la recherche de ma monture Transvésubienne, en débutant durant l'hiver les entrainements spécifiques lié à ce genre d'épreuve "hors norme".

Mon objectif pour cette Transvésubienne est simple : la terminer, en entier, en prenant du plaisir, en essayant de rester le maximum sur le VTT lors des multiples passages techniques.

Par contre c'était -et cela reste- clair dans ma tête, à ce jour et après avoir terminé l'épreuve : il n'y aura qu'un seul et unique essai cette année, à moins que ne vienne l'envie à Mary d'y aller à son tour, mais je ferais alors plutôt l'assistance et les photos. Car comme Tib le faisait remarquer à l'issue de sa tentative en 2009, je préfère des parcours où l'on reste plus souvent sur le VTT, en montée comme en descente, avec un minimum de courts portages qui devraient avoir pour seul et unique but d'amener les pilotes sur des points de vue remarquables, avec une belle descente à la clé; un tracé plus homogène dans le style du Raid des Terres Noires par exemple.
De plus la participation à cette épreuve engendre des contraintes d'entraînement que je n'ai pas envie de réitérer périodiquement, et Nice ce n'est pas la porte à coté pour nous (2182km A/R); sans compter les frais que cela occasionne, il y a tout l'aspect de logistique d'une course en ligne avec les transports locaux qui me rebute pour y retourner.

L'inscription

Le jour de l'ouverture des inscriptions, le lundi 11 janvier 2010, j'attendais patiemment devant mon PC ouvert sur la page du site internet Active.com, car je n'avais pas envie de louper l'affaire vu qu'au début seulement 500 places étaient prévues. J'avais repéré sur ce site d'inscriptions en ligne multi-sport, que j'avais moi même utilisé en temps qu'organisateur par le passé, que la Transvé y figurait; donc plutôt que d'attendre la mise à jour du site Avalanche-Cup où serait reporté le lien d'inscription sur l'épreuve, je m'étais positionné directement sur la page d'inscription d'Active. L'ouverture était prévue à 15h, mais j'ai vu qu'en fait celles-ci étaient déjà possible quelques minutes avant l'heure annoncée.

Cette année on avait trois possibilité lors de la phase d'inscription, suivant l'objectif de temps que l'on se fixait pour venir à bout du mythe :
* Performers : 6h15 à 10h15 de course, avec départ à 6h30
* Challengers : 10h15 à 12h35, avec départ à 6h45
* Explorers : 12h35 et plus de course, avec départ à 7h00

Ayant bouclé de grands Marathons comme mon 1er Grand Raid Cristalp en 11h05 et mon second GRC en 10h49, puis la Swiss Bike Masters en moins de 9h, puis la Val Thorens MTB en 10h56, en ayant progressé techniquement avec un bon temps sur des courses difficiles comme le Raid des Terres Noires ou j'ai terminé 35ème en 2008, vu la distance et les dénivelés de la Transvésubienne cette année, je pensais que passer sous les dix heures m'était possible, en classe Performers donc. Avec de ce fait moins de chance d'avoir du monde devant pour me gêner dans les passages techniques et les montées, vu qu'on partirait en premier.

Dès l'ouverture, j'ai donc rentré mes données, effectué mon paiement CB en versant 48€ + 12€ (pour la navette) = 60€ aux bonnes œuvres de George, plus 0.60€ pour la commission de transaction CB d'Active.com. La confirmation me parvint une heure plus tard par mail; maintenant que j'étais inscrit, il ne me restait plus qu'à me préparer pour ce grand rendez-vous.

La liste des inscrits fut publiée sur le site de l'UCC, on m'y avait affecté le dossard N°78 : ça ne pouvait pas mieux tomber pour un Yvelinois ! De plus avec ce petit numéro je me retrouverais dans les premières lignes lors du départ, ce qui peut être appréciable sur des parcours où des goulots d'étranglement peuvent se former. Fredo qui s'est inscrit un peu plus tard écopa du N°224, se retrouvant ainsi quelques lignes derrière moi au départ.

Les 550 premières places furent vendues en un rien de temps, surprenant bon nombre d'habitués aux inscriptions tardives. Jeudi 14 janvier, moins de 72h après l'ouverture des inscriptions, il y avait déjà 490 inscrits et la clôture de la première vague d'inscriptions eu lieu le 15 janvier à 18h avec 550 inscrits !

Par la suite deux réouvertures permirent aux retardataires de venir gonfler l'effectif, George rentabilisait sa petite affaire commerciale : le dimanche 17 février 200 places furent prisent d'assaut en 1h15, puis le samedi 27 février nouvelle vague amenant à une participation record de 823 inscrits ( 15 femmes + 808 hommes, répartis dans trois vagues : 347 Performers (42,16%), 328 Challengers (39,85%), 148 Explorers (17,98%).

Mais est-ce bien raisonnable tout ce monde sur des sentiers aussi techniques ? Nul doute que malgré les trois départs espacés de quinze minutes (6h30 PERFORMER, 6h45 CHALLENGER, 7h00 EXPLORER) les Challengers et les Explorers se retrouveront bien plus nombreux à marcher aux abords des difficultés physiques et/ou techniques.

La monture

J'ai déjà un TITUS semi-rigide Titane en 100mm, un SPARK Tout-Suspendu carbone en 100m, mais pour la Transvé qui se roule sur des terrains où le gros cailloux est légion, je préfère prendre le départ avec une monture offrant assez de débattement pour me permettre d'aborder sereinement la ribambelle de grosses marches et réduire la fatigue qu'engendre de longues heures de vibromasseur.
La Transvé peut très bien se faire en tout-Rigide, en ayant la condition physique pour ça, David l'a d'ailleurs bouclée cette année sur son 29", mais la très grande majorité des concurrents sont plutôt équipés de VTT Tout-Suspendu. On peut très bien comme Ludo la faire avec un SPARK, doté d'une fourche en 120mm, en privilégiant la masse plus réduite pour soulager le dos lors des nombreux portages.
Pour avoir roulé sur des terrains montagneux et ceux fortement accidentés du Sud avec mon SPARK en 100m, et avant cela sur mon DEVINCI avec une TALAS en 125mm, puis essayé des VTT typé enduro en 130-140mm, j'ai pu juger que le plus en terme de débattement me permettait de passer plus vite, avec plus de sécurité dans le franchissement de grosse marche (surtout si on l'aborde déjà un peu en vrac avec réception aléatoire), en se souciant un peu moins de trouver la trajectoire la 'plus lisse', mais surtout sur de longues descentes très cassantes le surplus de débattement permet de réduire la fatigue musculaire au niveau des bras et du dos après plusieurs heures de selle, point non négligeable au fil des années.
Idem en montée technique sur terrain caillouteux ou enraciné, une bonne suspension d'au moins 100mm à l'arrière favorise le rendement sur les grimpées moyennes. J'ai donc recherché une monture qui allie la polyvalence, la légèreté, le rendement, avec un débattement d'au moins 140mm pour que je puisse m'aligner au départ de la Transvé avec elle, puis par la suite sur des Raids sudistes et en vacances d'été dans les (Hautes-)Alpes.

Après avoir essayé en 2009 le SANTACRUZ Blur LT, flashé sur le SANTACRUZ Blur LTC, testé les Engine-Lab NGN-100/NGN-130/NGN-140 à la suspension hyper-efficace, c'est finalement le kit cadre carbone du SCOTT Genius-10 2010 que j'ai sélectionné, sa robe noire avec une sobre déco ayant ravie mon œil, la polyvalence de sa suspension 0/95/150mm et la masse réduite de 2260g du cadre ayant constitué les critères principaux de mon choix. Cet été nous avons roulé une journée avec Nathalie FIAT, qui chevauchait le même type de VTT; autant dire qu'une descendeuse et le vainqueur de la Transvé 2009 n'ont pas du choisir par erreur cette monture, mais ce fait n'a pas joué dans mon choix.
Alors que le cadre de mon SPARK est en M, j'ai pris mon Genius-10 en taille S, pour que le VTT soit plus maniable dans le technique. J'ai pu valider ce choix à L'Hivernale et à La Garoutade où la maniabilité entre les roches et dans les virages en épingles était parfaite, avec le cintre en 63cm qui est un compromis entre le 58cm de XC du SPARK et les cintres en 66cm que j'ai pu essayer.

Coté roues, j'aurais pu monter une paire de CrossMax SLR Disk comme sur mon SPARK, de l'éprouvé avec lequel je n'a jamais eu de problème. J'ai préféré m'orienter sur les MAVIC ST 2010, un poil plus lourdes que les SLR Disc, mais plus solides et surtout dotées d'une jante plus large mieux adaptée aux gros pneus que j'utiliserais sur la Transvé.
Sur ces ST, dépouillées de leurs stickers (-1,35g) et de la blanche déco tape-à-l'œil des jantes noires, J'ai juste remplacé le bout d'axe acier par celui en titane des SLR pour gagner un peu plus d'une dizaine de grammes.

Pour la transmission, pas besoin de grand plateau sur la Transvé; mieux vaut le remplacer par un bash pour protéger l'intermédiaire d'une rencontre avec le rocher. Il empêche aussi la chaîne d'aller voir ailleurs lorsque ça tabasse trop en descente et sert de guide lors de la montée des vitesses pour éviter que la chaîne ne passe par dessus bord. Sur un pédalier TUNE sixpack -léger et déjà éprouvé comme sur mes précédentes montures- j'ai monté un TA 32 dents en alu, ma denture habituelle pour le plateau milieu, ainsi qu'un petit plateau BOONE titane de 20 dents: ça me permettra de gravir les fortes pentes en conservant ma cassette 11-32 que je trouve mieux étagée et plus légère que la 12-34.

Pour la fourche, j'ai sélectionné la nouvelle REVELATION, un modèle modifié par SAVOYE pour virer le lourd et inutile U-Turn source de non fiabilité au profit du Dual-Air plus léger et performant. Le débattement de cette fourche a été porté à 150mm, pour s'accorder au débattement max de 150mm du Genius-10. La fourche ainsi équipée pesait 1602g une fois le pivot alu recoupé.

Pour les pneus, Thème largement abordé dans les différents posts dédiés à la Transvé sur les forums de Vélo Vert, Veloptimal, Mille et Un Sentiers (forums dont il faut savoir lire, filtrer, relativiser les innombrables messages) nos multiples pérégrinations sudistes nous ont appris à placer toute notre confiance dans les Tubeless de chez MAXXIS, des pneus très solides avec leurs flancs renforcés qui permettent de partir attaquer la caillasse sans souci.
Chez MAXXIS j'utilise habituellement l'ADvantage ou l'Ignitor en 2.10" pour l'avant, tandis que l'arrière se voit généralement pourvu d'un Larsent TT 2.0", d'un Cross-Mark 2.10" ou plus récemment du Ranchero en 2.10" suivant le type de parcours.
Pour la Transvé, finalement j'ai sélectionné devant un plus gros volume pour affronter la grosse caillasse, en montant un Ignitor Tubeless en 2.35" offrant grip et bon rendement, tandis que la roue arrière après hésitations et demande de conseil se vit chaussée du Cross-Mark 2.10" pour privilégier rendement et légèreté. Chaque pneu reçu 80g de préventif NoTubes, pour contrer les épineux.

J'ai scotché sur le tube supérieur de mon VTT le profil de l'épreuve où figure les ravitos et les portes horaires, ça me permettra d'avoir des repères pour gérer ma course.

Ce profil était accroché sur une excroissance amovible de la plaque de cadre, une bonne idée. Par contre dimanche sur le parcours j'en ai vu au moins trois au sol.

Comme les pédales LOOK du Genius n'étaient pas encore revenues du SAV (roulement grippés à l'issue la Bouecyclette début mai), j'ai transféré celles de mon SPARK sur le Genius, ce qui au passage me convenait mieux puisque celles-ci sont déjà bien rodées en facilitant le déclipsage préventif lors de passage un peu chaud. Du coup j'ai décidé de partir avec mes chaussures habituelles de XC, mes SPECIALIZED Pro Carbon MTB elles aussi bien rodées tout comme les cales; c'était plus sage de garder un ensemble habitué à travailler de concert et la rigidité de la semelle ne me gêne pas en marche, ces chaussures confortables assurant un bon maintien du pied qui n'a pas tendance à sortir au niveau du talon dans les portages. Au début je pensais faire la Transvé avec les MAVIC Switchback, dotées de forts crampons, d'une semelle ayant un bon grip, bien aérées, mais j'ai trouvé leur semelle pas assez rigide au pédalage, le système de serrage par lien me donnait aussi trop l'impression de flou pour un bon maintien du coup de pied. Bref après avoir demandé conseil à un sudiste et finisher, prônant la légèreté et la performance XC, j'ai opté pour garder mes pompes habituelles.

Mon Genius pesait 11,52kg avec le compteur. J'aurais pu faire plus léger, mais j'ai privilégié la fiabilité et l'efficacité pour cette épreuve.

La 'Préparation'

J'aurais pu lire des bouquins, comme celui de Jean-Paul Stéphan qui parle de sa préparation spécifique pour cette épreuve, j'aurais aussi pu en faire bien plus, mais l'astreinte à des entrainements régulier à tendance à rapidement me gonfler, il faut que ça reste un plaisir et non une contrainte.

L'hiver fut long et plutôt humide par chez nous, n'aidant pas à motiver le bonhomme pour monter sur le vélo. J'ai couru un peu en début d'hiver, puis de moins en moins, jusqu'à plus rien.

Coté niveau foncier, j'ai aligné plusieurs longues sorties en vélo de route, le froid parfois négatif de l'hiver ne m'empêchant pas de faire en vélo les 13 bornes pour retrouver les gars du club à Poissy. Nous avons aussi participés à une Cyclosportive de 150 bornes sur terrain vallonné, avec des conditions météo propices au renforcement du mental et de l'organisme.

Coté VTT, un peu de rythme et de fractionné sur quelques XC franciliens en mars/avril, puis du long et du physique -mais pas trop, car on met 15 jours à récupérer- en participant à quelques randos, comme le cent bornes de La Jean-Racine bien bosselé.

Fin février nous sommes descendus dans le Sud refaire le raid 70km de La Garoutade, en restant sur place deux jours, roulage en début de saison en terrain idéal pour refaire de la technique ludique, bien moins caillouteux que du coté de Nice par contre, en validant ma monture dans une config proche de celle que j'utiliserais sur la TV.

Le dernier mois, j'ai délaissé la route pour le VTT, avec des sorties plus courtes en semaine avec au moins 6 descentes suivies de remontées en portant le vélo sur le dos. Avec le recul du Finisher, ce travail était un minimum pour ne pas trop subir musculairement les nombreux portages de La Transvésubienne, mais il aurait fallu en faire plus, des plus longs, avec des marches élevées pour s'habituer à faire des extensions maximum des jambes, pour moins subir les 15 derniers kilomètres.

Début mai nous sommes descendus dans la Drôme participer à la rando La Buiscyclette; je comptais faire des heures de selle sur le 90km, y valider ma monture avec les gros pneus, mais les conditions météo et la boue transformèrent cette tentative en 35km de VTT et autant pour le retour par la route. Au retour j'ai perdu deux jours en séances mécaniques pour remettre ma monture en état.

Nous avons ensuite profité du week-end de l'Ascension pour accumuler du kilomètre et du dénivelé en allant grimper le Mont Ventoux et les cols des environs sur nos vélos de route.

Pour finir, nous avons passé deux jours en Ardèche en roulant sur des terrains techniques très caillouteux (mais mieux rangés qu'à Nice, disait Gilles de l'ACBB) en participant à la très belle rando La Valsloppet.

Avec tout ça, j'arrive à la Transvé avec quasi 3700 bornes au compteur, dont 2000 effectués en VTT depuis le début de l'année 2010. On peut bien sûr en faire plus, suivant l'objectif que l'on compte atteindre, mais pour moi ça doit rester un plaisir et il faut aussi pouvoir trouver du temps à consacrer à une préparation plus poussée.

La dernière semaine

Lundi nous sommes rentrés de la La Valsloppet, je n'avait pas envie de rouler mais j'aurais du le faire pour décrasser un peu les guibolles. Par contre j'ai fait bien attention en ce début de semaine, au niveau alimentation et hydratation pour récupérer de ces deux longues journées de VTT sous la chaleur.
Le reste de la semaine, j'ai mangé plus que d'habitude, privilégiant les glucides, pâtes, voir le riz, aux différents repas pour élever le stock de glycogène de mes muscles. Pour compléter, les trois derniers jours -comme pour toute épreuve VTT importante- j'ai absorbé 1,5L de boisson avec 10 doses de Carbu'Pur riche en polymères.

Au début j'avait un peu peur que la rencontre fortuite de ma main droite contre un rocher à la La Valsloppet me gêne fortement sur la Transvé, mais après quelques séances de bombe réfrigérante, que j'utilise en électronique au boulot, l'hématome s'est vite résorbé et avant la fin de la semaine je retrouvais déjà l'usage total de ma main en pouvant m'appuyer fortement sur la zone touchée, Ouf.

Finalement je n'ai pas trouvé le temps de rouler durant cette dernière semaine, entre les préparatifs de mes affaires, les dernières séances mécaniques. Par chance le boulot étant plus calme en cette période inter-projets, je n'avait pas de stress supplémentaire. En fait je suis resté très tranquille, sans stress, dormant bien, Zen'attitude face à l'évènement que l'âge a le bon goût de nous octroyer au fur et à mesure que les années avancent. Mon passif de vététiste m'aura beaucoup servi pour appréhender cette épreuve, puisque j'avait déjà bouclé sans problème de Grands Raids avec au moins dix heures de selle, je serais capable d'en supporter encore une de l'envergure de la Transvé, et pour le technique et l'aspect montagneux j'ai l'habitude durant les vacances d'été et sur des épreuves VTT Marathon et Raids de rouler en milieux difficiles.

Mi-mai j'ai récupéré ma tige de selle BLACX Jewel XC que Guillaume d'ACSUD avait optimisé, pour une meilleur fluidité du fonctionnement. Cette tige de selle télescopique apporte un réel confort dans les longues parties descendantes, et le système BLACX me semble bien plus fiable que l'hydraulique pile-ou-face de la Joplin dont j'ai un exemplaire qui doit retourner pour la 3ème fois au S.A.V.

Mardi j'ai téléchargé sur le site de l'organisation la nouvelle carte simplifiée du parcours 2010, ainsi que le plan détaillé du tracé 2010. Avec ce dernier, sous Mapsource en utilisant le fond de carte 1:25000 Topo France j'ai ainsi pu reporter les modifications du tracé 2010, sur la base de la trace 2009 que j'avais trouvé sur internet au format GPX. J'ai ensuite chargé cette trace corrigée dans mon Edge 705, qui pourrait ainsi me servir en cas de doute ou de problème de balisage sur le terrain. Durant la course ce guide GPS m'aura juste servi à deux reprises, sur hésitations à deux embranchements où je n'ai pas vu les panneaux de balisage, sans doute pas placé dans mon axe de vision ou trop préoccupé par ma trajectoire à ce moment là.

Mercredi j'ai remplacé le bashguard fibres de verre/carbone du Genius par un modèle de diamètre supérieur de 144.5mm, le premier proto que Bastien de Dulight m'avait fait faire chez Fybre-Lyte en Ø139mm était un peu trop petit et la chaîne avait tendance à monter dessus lors du passage petit plateau vers l'intermédiaire, ce qui m'imposait de trop brider la butée de dérailleur avant ; ça se traduisait par une montée difficile vers le plateau milieu.

J'ai ensuite effectué une purge complète de mes deux freins FORMULA TheOneMY10, choisis pour leur compromis puissance/légèreté/endurance en Ø180/180mm, car je n'étais pas totalement satisfait de leur comportement, l'impression d'avoir un peu trop de course au levier.

J'ai ensuite terminé la préparation de mon Camelbak, le modèle Blowfish plus léger avec un volume interne expansible plus grand que que le MULE, dans lequel j'ai placé 2 chambres C4 AIRCOMP LATEX, quelques outils miniatures, un dérive chaîne, des vis, cheminées, cale, plaquettes, maillons rapides, patte de dérailleur, bout de fil de fer, colliers plastiques, démonte-pneus, petit flacon d'huile, le sifflet (plastique, petit) et la couverture de survie (modèle light à moins de 60g) requis par l'organisation, une pompe miniature, deux cartouches de CO2 plus robinet adapté, des rustines + colle. La poche à eau, désinfectée et bien nettoyée pour cette grande occasion, a une contenance de 3 litres, je la remplirais au max comme d'habitude pour être autonome le plus longtemps possible dimanche.

J'emmènerais aussi la pompe Haute-Pression que SCOTT livre pour l'amortisseur du Genius. C'est du poids en plus sur le dos, mais en cas de problème de fuite ou d'insuffisance d'air niveau fourche ou amortisseur je serais paré.

Coté alimentation du pilote, j'emmènerais sur moi un stock de barres énergétiques pour être autonome complet sur la durée totale de l'épreuve, au cas où les ravitos soit en manque ou mal fournis, et pour parer tout coup de moins bien entre les ravitos.
J'ai pris un paquet de barre nougat/cassis et nougat/miel amandes et deux barres Endurance de chez DKT, plus un PowerBar. La deuxième poche de mon maillot sera remplie avec plusieurs tubes de gels énergétiques, des Fenioux 'AMagnésium Energie' (censés réduire les crampes...), des GO2 dont un Gel XL en flacon refermable, plus un sachet de Biogel Punch-Power qu'on a reçu en cadeau à La Garoutade.

Coté vestimentaire, j'emmènerais dans le Camel le coupe-vent sans manche imperméable du club, plus une paire de manchettes thermodress. Dans le sac de voyage j'ai prévu ma panoplie de maillots tous temps, toute épaisseur, en cas de météo pourrie, mais la tendance est au beau temps pour dimanche.

Il me restait un point plutôt gênant concernant l'aspect mécanique... Lors d'une séance de sauts et de technique effectuée à Buthiers avec Mary, j'ai perdu une buselure de la fixation de l'amortisseur du Genius. J'ai de suite demandé à mon vélociste qu'il demande en urgence chez SCOTT de quoi réparer ma monture, mais au S.A.V. ça a un peu trainé . . . le paquet a été posté le vendredi 21, coincé dans les rouages postiers, il n'est arrivé que vendredi 28, jour où nous roulions vers Nice. Bref mercredi matin n'ayant rien reçu Alain a relancé SCOTT, qui ont renvoyés en Express (?!?) des buselures qui devait arriver jeudi, trois jours avant la Transvé, mais la grève pour les retraites c'était ce jour là...
Confiant, jeudi soir je me pointe au magasin...rien reçu de !*#@$! Poste. Pas dans la merde je suis...j'ai pas envie de reconditionner le SPARK pour aller faire la Transvé, vu que j'ai monté le Genius pour cet objectif.
Zen je suis resté, Franck m'a décoincé le remote de la REVELATION qui avait un peu de mal à revenir, puis je suis rentré à la maison mettre en application le plan B auquel j'avait pensé ces derniers jours, pressentant sans doute la chose; l'amortisseur du Genius est fabriqué par DT-SWISS, avec des rotules dont le diamètre intérieur est le même que celle du SPARK. Chez Alain on a démonté l'amortisseur d'un des SPARK qu'il avait et j'ai regardé si sa buselure pouvait rentrer dans la rotule de l'amortisseur EQUALIZER-2 de mon Genius. Par miracle ça correspondait, elle était juste trop longue d'un peu plus de 3mm. J'ai demandé à Alain qu'il me recommande une paire de buselures pour mon SPARK, et en rentrant j'ai découpé au disque à tronçonner de modélisme une buselure de mon SPARK pour la réduire à la même longueur que celle du Genius. Par chance ma bidouille semblait bien s'adapter, sans jeu. J'ai pris soin de bien coller au frein filet bleu la vis d'ancrage et par sécurité j'ai placé dans mon Camel une vis de secours, si par malheur celle d'origine venait à casser (au passage celle-ci est trop courte et SCOTT devrait la rallonger d'au moins 1mm pour éviter qu'elle ne se desserre comme cela m'est arrivé).
Ouf, je pouvais désormais partir demain à la Transvé l'esprit serein avec mon Genius-10.

Bouclage du sac, tout est prêt, 22h à peine passé je file au lit rejoindre Mary qui s'était attelé en cuisine à nous préparer le manger pour notre long voyage.

En route

Ce vendredi 28 mai, j'ai déposé un jour de RTT pour effectuer le voyage tranquillement deux jours avant l'épreuve, afin d'avoir tout le samedi pour récupérer des dix heures de route qui nous attendent. Par expérience on a généralement les jambes fusillées par les longs trajets, alors pour cet évènement hors norme je préfère assurer. Pas envie de descendre en train, car trimballer VTT et sac me flingue trop le dos.

Fredo me rejoint à 7h, j'ai déjà chargé le break et il ne me reste plus qu'à rajouter ses affaires et son spad, un Tout-Suspendu ORBEA que lui a sympathiquement prêté Eric du shop Ericycles (78). On démarre à 7h11, direction le sud lointain.

Le trajet s'effectue sans encombre, en semaine c'est plus cool, une fois passé Lyon on s'arrête après Vienne sur une aire d'autoroute pour la coupure déjeuner; au menu gamelle de pâtes et tarte tomates/anchois préparées avec zamour par Mary. Pour l'occasion elle a glissée une mini bouteille de pif dans la glacière et je m'autorise un fond de breuvage tannique. On repart, cette fois Fred prend le volant pour la seconde partie du trajet rejoignant Valdeblore/St-Dalmas par la vallée de La Tinée, très belle gorges aux parois qui s'élancent haut dans le ciel, avec des villages perchés sur les hauteurs.

Après 10h26 de trajet on arrive enfin sur le parking du gîte à 17h37; ça fait tout de même loin depuis nos Yvelines.

L'accueil au Gîte 'Les Marmottes' de Nicole & Bernard BALDASSARE sera fort sympathique durant tout notre séjour, ils ont vraiment été proche de nos petites préoccupations, point de vue timing et alimentation.

Le gîte situé dans un cadre verdoyant (il a plu mal ces derniers temps ici, c'est super vert) est entouré de sommets dont certains portent encore trace de neige. On monte les sacs dans notre chambre double, on sera bien et au calme ici, la literie est excellente, puis on redescend chercher les VTT qui une fois emballé dans leur housse resteront bien à l'abri dans notre chambre. Comme tout grand évènement VTT d'envergure susceptible d'attirer les indélicats, mieux vaut garder l'œil en permanence sur sa monture : Samedi après midi au retrait des plaques l'organisation annonçait que déjà deux VTT avaient été volés. J'imagine très bien la réaction du pauvre gars qui a consacré temps et argent pour cet évènement, peut-être sa première Transvé, voyant son rêve brisé d'un coup la veille du départ. On a déjà donné.

Les nuages qui couvraient les hauts sommets, puis se sont étalés dans le ciel, commencent de déverser semer leur contenu ; il pleut, par intermittence, puis par longues sessions, pas glop ça, mais c'est ce qui était annoncé par la météo pour la fin de soirée.

Une fois installés j'enfile mes chaussettes Medilast de récup pour essayer de réparer l'effet des dix heures de trajet sur mes guibolles. Il y a un mois que j'ai commencé à m'en servir en récupération après le vélo, ou après long trajet voiture, ressentant leur bienfait immédiat sur les jambes.

A 19h30 nous descendons dans la salle commune où le dîner sera servi, formule unique pour la demi-pension pour laquelle nous avons opté. Nous attendons encore quatre autres personnes qui arrivent par la navette avec un petit quart d'heure de retard, la sortie de Nice un vendredi soir étant plutôt chargée. Parmi ces nouveaux arrivants je repère des têtes déjà aperçues sur des photos au hasard de mes flâneries sur le Net; il s'agit de membres du Forum des Ride-Air comme Tocata , shupa (qui mitraille autant en photos que Mary) et crapoto; certains sont déjà venus faire la Transvé, pour d'autres comme nous ce sera la première. Autant dire qu'au dîner on n'a pas trop parlé d'autre chose que de vélo. Soirée fort sympathique où nos hôtes mangeaient avec nous. Ils nous disent que des tops pilotes sont venus résider ici lors des précédentes Transvésubienne, comme Julien Absalon l'an dernier; certains ont même demandé à dormir dans le lit qu'il avait occupé l'an dernier . Passé 22heures nous rejoignons notre chambre et plongeons dans le sommeil sans mal.

La veille de l'épreuve

Ce matin rien ne nous presse, j'étais pourtant déjà réveillé à 6h ; foutue horloge biologique du rythme boulot. Je me prépare tranquillou pendant que Fred écrase encore.

On descend prendre le petit déjeuner, puis on remonte s'équiper pour rouler.

Ciel bleu et soleil, il faisait déjà 19 degré à 9h36 à Valdeblore. Les VTT et leur pilote prêts, nous allons emprunter les 3.1km de route qui monte doucement vers La Colmiane, où a lieu à partir de 10h la remise des plaques et dossards pour La Transvésubienne. J'ai un peu mal aux jambes au début, les méfaits du long trajet routier, mon souffle est un peu plus rapide car nous partons de 1200m et nos organismes ne sont pas encore habitués à la montagne, ce petit tour nous fera du bien.

9h55 à La Colmiane, toute petite station de ski, L'organisation achève de se mettre en place. On retrouve des têtes connues de clubs franciliens comme Gilles de SPAD'S, Fabrice, Birdie, Wombastly et d'autres de Véloxygène, ainsi que la bande Ludo, Eric, Fred de Tourisme & Aventure; c'est marrant, mais cette année pas mal de gens que je connais se sont décidés pour faire La Transvé. Le nombre de prétendants au sticker finisher a explosé pour cette édition 2010; près de 823 inscrits -contre 500 l'an dernier je crois- mais combien rallieront l'arrivée !?!


Au moins j'aurais la plaque

Les inscriptions ouvrent, contre présentation de ma licence on me donne un petit sac contenant la plaque de cadre collector, dont un coin prédécoupé servira de bon repas, 3 attaches, un dossard et les épingles à nourrice, un peu de pub UCC, un bracelet jaune fluo pour donner accès à l'arrivée aux douches/WC.

En cadeau on reçoit une paire de manchettes légères sérigraphiées Transvésubienne, pas mal et plus utile que les habituels Tee-shirt.


Vu à la TV

Je passe ensuite à coté au marquage du VTT ; un mini sticker TV est apposé sur chacune de mes roues et sur mon cadre.

J'attends que Fred retire son pack d'inscription en discutant avec les connaissances, puis nous partons reconnaître le début du parcours, pas encore balisé. On part en descente sur une piste de ski, virage régulier à droite, le sol d'herbe brûlée par la neige est un peu souple et à peine spongieux à cause des pluies d'hier, puis la piste commence à remonter. An a déjà passé le petit-plateau (!), la piste s'élève et grimpe sur une centaines de mètres bien fort, tout à gauche j'apprécie déjà mon 20 dents...

La pente se radoucie, un virage et on se retrouve sur un large chemin, la piste de ski qui monte plus calmement à travers les lignes de côtes en direction du Col de Colmiane. Très belle vue d'ici sur la vallée des deux cotés.

Après une pause j'en-prends-plein-les-mirettes que demain nous n'aurons pas trop le temps d'effectuer, on repart attaquer un second mur.

Col de Colmiane
Col de Colmiane

Le chemin est un peu caillouteux, légère rigole ravinée en biais au milieu; on passe sur les bords, position bec de selle, je pense déjà à demain en me disant que ce départ costaud calmera bien vite les ardeurs des non-grimpeurs...

En face après un léger replat c'est un nouveau mur qui s'annonce. Je préfère suivre le sentier qui le longe par la gauche, en lacets, mais racines + cailloux + forte pente me conduise à m'économiser et pousser 50% du temps.

On arrive en haut près de l'arrivée du Téléski. En dessous on aperçoit George Ewards qui commence le balisage avec sa moto, il part à gauche; le tracé va être plus cool et nous éviter le second mur demain. On redescend par un chemin de 4x4 sur l'autre versant, il y a un minibus avec des Handi-Riders qui se préparent à descendre en 4 roues.

On demande à leur accompagnateur s'il connait le chemin qu'empruntera la TV demain; il nous montre dans le virage de la piste, en face l'amorce d'un sentier d'alpage sur lequel nous partons, sympa ça me rappel La Transmaurienne.

On rentre dans la forêt de résineux, là le GR grimpe en lacets vers le sommet, un sentier plus cool part en balcon à droite. Fred part à gauche, ça grimpe fort, deux lacets, trop de cailloux et racines, on porte puis on fait demi-tour, retour au croisement ou on croise George qui nous dit que le tracé demain part par l'autre sentier.

On va suivre ce sentier un peu, par endroits il y a de la racine qui glisse, pas ggod avec mon Cross-Mark à l'arrière, je reste prudent. Le sentier commence à remonter, on décide de faire demi-tour.

On redescend par un petit sentier pédestre qui plonge vers Valdeblore, pas mal de cailloux et de grosses racines, ça glisse un peu, je descend doucement avec prudence car j'ai pas envie de niquer le vélo et le bonhomme avant la Transvé.

Quelques nuages gris commencent déjà à envahir le ciel et s'accrocher aux sommets, même scénario qu'hier en moins pire.

Cette petite sortie m'aura été bénéfique pour décrasser les jambes qui sont bien mieux désormais.

Retour au gîte, douche, j'avale la dernière gamelle de pâtes que Mary m'avait préparée, car je vais devoir descendre à Nice pour y laisser la voiture au Stade Vauban, d'où un bus spécial nous remontera ensuite vers La Colmiane. Je préfère procéder ainsi car on pourra ainsi remonter tranquillement au gîte dimanche après la course, sans avoir à se soucier des horaires de navette. J'aurais laissé un sac avec des affaires de rechange dans le break. L'idéal pour moins de fatigue et d'allée-venue serait d'avoir une assistance qui descende nos affaires le dimanche matin, puis de dormir sur Nice à l'arrivée, mais on sera plus au calme dans notre gîte dimanche soir.


Gérard charge
son NGN-100

Une heure vingt de trajet en suivant le GPS -cool ce truc- et à 15h20 passé je gare ma voiture à l'ombre au Stade Vauban avec d'autres concurrents qui débarquent leurs vélos. Une camionnette louée par l'organisation arrive et embarquera les VTT, protégés comme il faut avec des cartons. Je retrouve Christophe, en mode je-sais-pas-ce-que-je-suis-venu-faire-ici, ainsi que Gilles et Gérard de l'ACBB. En face du stade le parking qu'on devait utilisé est réquisitionné pour les véhicules de la Police et des gardes qui assurent la sécurité du 25ème Sommet Afrique-France, au moins nos voitures seront bien gardées sur le parking d'en face, fermé durant la nuit.

Le bus devait partir à 17h, finalement c'est un quart d'heure plus tard qu'on quittera Nice, refaisant en sens inverse le trajet que j'avait effectué en venant. Un briefing est prévu à 18h30 à La Colmiane, on ne sera donc pas à l'heure pour le suivre; pas grave, il n'y avait rien de bien nouveau à apprendre.

Durant le trajet j'ai appelé Fred, un bon orage avait déversé sa bile sur Valdeblore jusqu'à 18h, de ce fait il n'avait pas trop envie d'aller au briefing.

J'ai demandé au chauffeur du bus qu'il me dépose à Valdeblore/St-Dalmas, à 19h15 j'étais au gîte.

Le temps d'enfiler mes chaussettes de récup, un quart d'heure plus tard nous descendions dans la salle commune pour le dîner; cette fois toutes les tables étaient couvertes, le gîte affichait complet ce soir avec de nouvelles têtes.

Au menu, Crudités, très bonnes lasagnes maison, plus deux saladiers de spaghetti pour caler ceux qui avaient encore besoin de sucre lents.
J'ai juste mangé ma portion de lasagnes, sans faire le gourmand; mieux vaut ne pas avoir le ventre trop chargé la veille d'une épreuve, et avaler une plâtrée de nouilles au dernier repas n'est pas le plus efficace : il vaut mieux manger régulièrement des pâtes durant les trois derniers jours précédant l'objectif, en complétant avec des maltodextrines liquides.

Le dessert avalé, du fromage frais à la confiture de pissenlit, nous avons vite regagné nos lit avant 22 heures, la montre et le portable programmés tous deux pour sonner le réveil à 4h du mat.

le balisage
Le jour J

Il n'est même pas encore 4h, déjà éveillé je suis, bien reposé, pas nerveux, pas stressé, très Zen. Opération salle de bain, je saute dans la tenue Poissy VTT, mode maillot léger + mon meilleur cuissard ASSOS FI.Mille bien rembourré, qui m'a déjà préservé le fondement sur de nombreux raids VTT; c'est l'ancien modèle à peau orange qui est bien plus confortable que les nouveaux S5 à peaux alvéolée verte.

Fredo émerge, "deux de tension" comme il dit, nuit moyenne pour lui, pas bon ça.

A 4h30 on descend rejoindre la salle commune où nous sommes les premiers. Le proprio du gîte, très sympa n'a pas hésité à se lever pour nous préparer le petit déjeuner, c'est assez rare pour le souligner. Pas de pain pour moi ce matin, Fred m'imite; avec le café on avale juste un quart de Gatosport avec la très bonne confiture pomme/cannelle maison.

L'estomac ainsi calé, mais non chargé, après avoir tâté de la température extérieure -douce- nous remontons dans la chambre finir nos préparatifs.

Remplissage de la poche du Camel au maximum, soit 3 litres d'eau : je préfère les porter qu'en manquer, ce qui demain s'avèrera le bon choix. Pour faciliter l'absorption de l'eau et apporter à l'organisme le sucre et les sels minéraux qui seront perdus durant l'effort, une boisson énergétique est indispensable, mais il faut l'avoir utilisée et validée plusieurs fois sur d'autres épreuves longues avant de songer l'employer le jour de l'objectif, sous peine d'avoir des soucis gastrique. J'ai mis comme d'habitude les 10 doses de Carbu Synergix, à cela j'ai rajouté 4 doses de Carbu'Pur pour rehausser la quantité de polymères favorisant la tenue d'un effort au long court.

J'ai aussi prévu un sachet de recharge de 10 doses + 4 doses de ces poudres énergétique que j'ai placé dans mon Camel; Je compte effectuer le remplissage des 3 litres de la poche du Camel au "point d'eau" du Pont de Cros situé à mi-parcours. Pour la suite j'aviserais suivant la chaleur.

La bonne pression dans les pneus ; 1.8 bar devant et 1.9 bar derrière pour moi, puis on descend les VTT. La température est idéale, j'ai juste mes manchettes et un coupe-vent sans manche très fin.

Un dernier coup d'huile 'conditions sévères' sur la chaîne, puis à 5h20 nous quittons le gîte alors que le jour se lève timidement.

Nous parcourons tranquillement les 3,1km/+200m de la route montant doucement vers La Colmiane, en tournant bien les jambes, échauffement progressif idéal. J'ai un bon feeling des mes guibolles, bien mieux qu'hier et ma respiration est moins forte.

Les parkings de La Colmiane sont déjà bien remplis, il y a des VTT partout. Certains pilotes épilés s'échauffent sur Home-trainer, il parait qu'ils auraient pesté par la suite dans la descente de La Madone sur 'ce terrain de merde pas roulable' .

On part roulotter en attendant l'heure de notre mise en grille, prévue à 6h pour notre vague de 400 Perfomers. Je sert la pogne à George Edwards et lui transmet le bon souvenir d'Alain MAS, qui a fait l'une des premières Transvé et bataillait contre George lorsqu'il s'occupait encore de la Fédé.

Je suis dans les premiers à me présenter avec Ludo de Tourisme & Aventure aux chicanes de pointage. On est appelé par numéro dans le parc, j'ai bien fait de m'inscrire tôt car avec mon numéro 78 je me retrouve placé dans la 3ème ligne, alors que Fredo inscrit plus tardivement avec son dossard 244 est plus loin derrière.

Il ne fait pas bien froid et sachant ce qui nous attend peu après le départ j'enlève de suite le coupe-vent et le replace dans le Camel, j'ai pas envie de jouer la bouilloire après dix minutes de grimpette ardue.

J'aperçois Christophe au bord des barrières à droite; il attend la mise en grille de sa vague des Explorers qui partent à 7h. Il a sa petite mine du gars pour qui une longue journée s'annonce; je suis pas sûr qu'il aille au bout au vu du peu d'entraînement qu'il a effectué et de la trop récente mise en route de sa nouvelle monture destinée à la Transvésubienne.

Bon un peu de concentration, je sui zen, pas de stress, le cardio est assez bas, 75bpm, good. George Edwards lève son panneau '10 minutes', les photographes flashent à tout va. Je regarde autour de moi les montures des autres concurrents, leur choix de pneus; il y a de tout, le gars à coté de moi est même en semi-rigide avec des pneus Ignitor de 1.95", une section vraiment étroite que j'avais l'habitude d'utiliser en hiver pour éviter le bourrage dans la boue. Il a pas peur de pincer le gars !

Certains pilotes adoptent un pneu arrière privilégiant le rendement au roulage, avec de petits crampons bas profil. Chacun y va de son astuce en mousse bien placée pour se protéger en prévision des multiples portages; ça me rappelle le Cristalp.

Bon maintenant c'est la bonne, à 6h30 passé les rubalises des lignes sont levées, le départ de mon groupe des PERFORMERS est donné, le troupeau s'élance à vive allure dans la pente, on passe une large chicane permettant d'éviter de se planter dans un gros renvoi d'eau traversant la piste à droite, on déboule 600m puis virage en bas, le sol est plus mou qu'hier et fait éponge. On entame la remontée, mais pas tout droit, un large lacet gauche-droite nous faisant passer dans l'herbe et dans une terre humide et molle qui pompe l'énergie, puis on arrive au début de la piste de ski et sa forte grimpée. Je roule avec Ludo, on remonte déjà quelques concurrents et ça va continuer ainsi jusqu'au sommet. Le coup de cul, le virage, la piste, deux pignons de moins et on remonte encore et encore, sans trop forcer pour ne pas s'envoyer de l'acide lactique inutilement dans les jambes, la journée sera longue.

Le Col de Colmiane, Ludo a des problèmes de vitesses et se pose sur le coté, je continue et passe le mur, puis la piste droite gauche avec des spectateurs en haut qui nous encouragent. On bascule sur l'autre coté et on suit le sentier repéré avec Fred hier, la terre est plus molle, un peu de boue peu profonde par endroit, puis on entre sur le sentier en balcon de la forêt de résineux, pour le moment ça ressemble à ce que j'ai rencontré en vacances dans les Alpes du Nord et à La Transmaurienne. La longue montée d'approche a fait le ménage, pas grand monde devant et derrière, je roule sans gêne sur le sentier menant au Col du Varaire. Le terrain glisse un peu par endroit, mon Cross-Mark ripe sur les racines et cailloux arrondis, après une montée régulière le sentier redescend dans le sous bois, assez large et en légère gouttière terreuse pour ne pas être stressant avec la pente à droite, je reste prudent car j'aime pas trop les racines et cailloux glissants.

On devra enjamber deux gros sapins barrant le sentier, traverser un petit névé, le sentier descend en lacets passables en VTT, pour le moment ça ressemble à ce qu'on a l'habitude de faire à la Transmau. Mauvaise trajectoire ; je pose pied avant de repartir, Ludo passe à ce moment juste avant que l'on rejoigne une piste plus large. n la suivra un instant, récupération, pour remonter un sentier plus pentu, un peu caillouteux, mais ça passe sur le vélo, on gagne des places.

Le sol devient plus sec, tendance terreuse peu caillouteuse pour le moment, on emprunte beaucoup de sentiers bien sympa en sous bois, ça tourne, ça descend cool ou parfois un poil plus pentu, ça remonte un peu, du sentier en balcon, joli, plaisant cet espace de montagne, on grimpe au dessus des 2000 par le sentier en balcon menant vers le Pertus. On est sortis de la zone arborée, alpages ou le cheminement caillouteux et la pente pousse aux premiers portages, ma technique est rodée et ça passe bien, je ne force pas trop. J'ai commencé à compter les portages, au bout de 3 j'avais oublié de continuer, je n'aurais pas eu assez de main pour finir. Le paysage grandiose d'altitude s'ouvre devant nous, on chemine en balcon, par endroit on passe une marche puis on repart. Parvenu au plus point, avec une heure de course déjà, j'avale une barre nougat ; vu la longueur de l'épreuve il va me falloir bien gérer l'alimentation, manger régulièrement et ne pas oublier de boire, l'altitude et la température pas encore trop chaude n'incitant pas toujours à boire. Cette formule fonctionnera bien, chaque heure et/ou à chaque sommet j'absorbe une barre nougat, en plus de ce que je mangerais au ravitos.

Long et joli sentier en balcon, faux plat légèrement descendant pour rejoindre le collet des trous, assez large donc pas trop stressant pour mon vertige, mais je roule moins vite avec prudence et laisse passer quelques gars; bonne ambiance tout du long de la journée, quand je sens que ça arrive vite je me pousse, ou les gars demande 'je passe quand tu pourras, stress pas' et je me range pour laisser passer.

Arrive une bonne descente dans les bois, là j'apprécie d'avoir 150mm devant car on suit un chemin, parfois en virages arrondis relevés, avec de la grosses pierre arrondis et/ou de la grosse racines, tout ça formant des buttes et des marches de 20 à 50cm à répétition où il faut garder assez de vitesse pour ne pas butter. Pour le moment ça me va, je m'amuse, le niveau est un peu plus élevé que ce que j'ai rencontré généralement en montagne, à quelques reprises j'ai pas regardé assez loin devant pour anticiper et je butte, pose le pied, repart. On est ainsi arrivé au Col d'Andrion, premier ravito où je ne m'arrête qu'une poignée de second pour boire un verre d'eau et grignoter un truc. Pour le moment on n'a pas fait assez d'efforts, ni subi les effets de la chaleur pour que mes réserves ne se soient amenuisées, mon Camel est quasi encore plein, pas de remplissage donc. Je me sens bien, j'ai pas tapé de dedans, c'est reparti.

Va suivre une bonne descente encore avec plein de virages en lacets et de bout droits rapides mais trépidant dans le sous-bois, un court bout de route et on replonge dans le bois, nouvelle séance grosses pierres et grosses racines, faut être musclé des bras dans le pays, puis le terrain redevient 'normal' en suivant sentiers et chemins un peu plus plat permettant de récupérer vers le Col des Fournés, quatre bornes passant par le Col de Gratteloup. On ressort du couvert végétal, la pierre domine, la végétation change.

On est ainsi arrivé assez vite à un portage bien plus caillouteux, plongée dans le vide à droite, glurps, je me concentre sur mes pas, on passe de l'autre coté, lacets, domaine de la caillasse pure, c'est le fameux Brec d'Utelle. On passe sur l'autre versant, le sentier en balcon au début est un peu caillouteux et assez large, pas trop de vide à droite, je pose néanmoins par prudence le pied à 2 ou 3 reprises sur des passages d'amas de roches, je laisse passer quelques gars. Petit pissou, Nico de Valence m'attendait plus loin et me shoot au passage.


sentier aérien

descente du Brec d'Utelle

Premier virage en lacet droite, on plonge dans la pente, là c'est que du cailloux instable, je fais pas le con, même pas 5m sur le vélo jusqu'au virage à gauche pentu envahi de cailloux, un motard en surveillance. Le sentier caillouteux repart un peu en balcon, moins de pente, à nouveau une volée de lacets profondément creusé dans le sol, pas mal de cailloux instable, j'ai bien débuté, dans un virage je butte de l'avant, me rattrape sur le bord sur ma main à l'endroit où j'avait cogné dimanche, Ouch, ça va. David vient de passer sur son tout-rigide en 29", il semble plus à l'aise dans le technique et ses grandes roues sur ce terrain l'aide. Un troupeau de gus passent, je laisse passer les furieux puis remonte et poursuit; roulage, pose de pied, roulage. Il y a bien pire que moi car certains descendent beaucoup à pied. Le sol redevient moins caillouteux et on revient en sous bois, sentier plus ludique, puis on ressort pour suivre un nouveau joli sentier en balcon menant vers le Col du Castel Ginesté.

De là on amorce la descente vers Utelle, sentier souvent caillouteux avec belle vue en contrebas dans la vallée, quelques virages en lacets, le sentier tabasse pas mal avec une suite de marches caillouteuses pas très haute, la répétition me fait apprécier mes 150mm, certains souffrent déjà avec leur moindre débattement, quelques gars me dépassent.

On remonte vers La Madone, sol gris ressemblant à celui des Terres Noires, végétation plus basse et plus rare, température plus élevée, on suit la piste faisant le tour de la Cime du Diamant, on remonte sur un chemin pavé de dalles rocheuses, un sentier de terre qui grimpe bien, je dépasse deux gars qui poussent, on débouche sur la route, je cherche la direction, à droite que quelques dizaines de mètres, puis on la quitte pour suivre un sentier qui grimpe vers La Madone. Roulage au début, morceaux de portages. Un sentier monte calmement en lacets, on en prends une partie au début, certains coupent droit dans la pente en portage coupant le chemin, c'est plus dur. Alternance roulage/poussage, on débouche sur le bitume de la route d'accès à La Madone. Récupération puis arrêt au ravito N°2 situé sous l'ombre d'une tente. La table est bien fournie, les victuailles variées; pain d'épice, oranges, bananes abricots secs, barre énergétique du sponsor. J'avale un morceau de barre énergétique qui ressemble à de la figue, très bon, des morceaux de bananes, de quartiers d'orange sanguine. J'avale un verre d'eau, puis un autre. J'ai pas épuisé ma réserve qui me pèse encore assez sur le dos, pas de remplissage alors que d'autres concurrents ayant un Camel de petite capacité demande de le remplir. Je suis alors étonné d'entendre la bénévole demander aux gars de se rationner en ne prenant qu'un seul litre d'eau, soit disant qu'il n'y en aura pas assez pour les autres. Au prix de l'inscription et sachant que l'organisation à déjà plusieurs dizaines de Transvé à son actif, ils doivent tout de même savoir les quantités d'eau nécessaires, ça promet pour les 700 gars derrière nous, j'ai bien fait de charger à 3 litres ma poche. Bon c'est pas tout ça, mais on a encore du boulot, je repart, encore frais et dispo.

La descente qui suit vers le Col de l'Ambellarte est particulièrement coriace en caillasses, surtout le début; un peu de rupture de pente, ça se calme sur un sentier roulable, on arrive ensuite sur une zone où le chemin disparaît, que de la pierre mal rangée, là je marche pour retrouver le sentier de terre grise 25m plus loin, je laisse passer deux gars. La pente s'accentue, je surf sur le vélo tige de selle baissée, zut mauvais choix de trajectoire, pied à terre, remise dans le droit chemin, la pente est plus forte, le pneu glisse tout seul derrière, rezut et re-pied à terre, je m'esquive vite car la 1ère féminine -respect- m'arrivait dessus, sur le vélo elle, continuant sans souci le reset de la descente qui redevient 'normale'. Passé le col on remonte en sous bois, ça grimpe bien, je suis étonné d'y redoubler des gars qui m'ont passé en descente -ça arrivera souvent dans la matinée- et même la fille qui pousse son vélo alors que la pente n'est pas forte et le terrain facilement roulable.

On repart en descente en contournant le Collet d'Huesti, roulant vers le Col de la Moutète, du sentier en pagaille, agréable et roulant, puis un poil plus caillouteux, c'est varié et plaisant, ça sent le sud, des effluves de thym assaillent nos narines parfois. On passe sous un rocher, le Suc, grosse marche, plus loin encore une foison de sentier bien caillouteux, des zones de marches, un passage qui ressemble aux Terre Noires avec ces marnes grises si caractéristiques. Prudence, un peu de gaz à droite, ça va mieux, deux lacets serrés pentus, à pied, retour en selle. Un gars s'est étalé devant moi en travers du chemin, pas de bobo, l'est déjà plus très lucide celui-là, je repart. La descente se poursuit, rafale de marches sur sentiers, en traversant de petit villages, joli parcours très varié.

La première moitié du parcours est marquée par l'arrivée à Pont du Cros, zone de ravitaillement en eau d'après les documents de l'organisation. J'y arrive à 11h23 avec un peu plus de deux heures d'avance sur la 1ère porte horaire prévue pour une mise hors-course à 13h30; c'est bon j'ai largement d'avance, mais il ne faut pas trop se la jouer facile ne connaissant pas la suite des festivités. Au Cristalp j'avais ainsi beaucoup d'avance aux premières neutralisations, mais plus qu'une demi-heure à la dernière. Certains disent qu'on a fait le plus dur, mais c'est sans compter la suite avec la fatigue, la température (27°C au soleil ici) et le soleil moins voilé que ce matin.

Je m'arrête au camion où des bénévoles sortent des cartons remplis de mini bouteilles d'eau du sponsor, ça doit faire dans les 30cl de contenance, va en falloir un paquet, le petit camion n'est pas rempli. Pas de gros cubi, pas de gros conditionnement d'eau. Comme je l'avait prévu, je décide de remplir la poche du Camel à fond; une bénévole sympa ouvre et me passe une par une 5 ou 6 bouteilles que je vide dans la poche, puis j'y verse le sachet de poudre énergétique que j'avait emmené. Je repart ensuite, toujours frais, les spectateurs nous encouragent au passage.

On traverse un petit pont, ici débute un petit sentier qu'emprunte le GR5. Au début c'est du cailloux et on porte, puis ça roule, puis on repousse/porte. Je suis revenu sur yannovitch, plus très frais et déjà cuit, je le dépasse. Le sentier monte en lacet, de la caillasse en dalles ou en pavés, voie romaine, j'alterne roulage et poussage/portage, je roule toutefois beaucoup plus sur le VTT que deux gars que je dépasse, mais je me bride pour ne pas essayer de tout monter sur le vélo car par section le sol est fuyant et j'y laisserait trop de watts dans cette caillasse. La sueur goutte, je tête la tétine du Camel, penser à bien s'hydrater régulièrement.

Le tracé traverse la route et reprend en face un sentier au terrain bien plus roulable en sous bois, ça monte bien. Plus loin un coup de cul en portage, extension, je commence à ressentir les avant-cuisses, les hanches. On suit un sentier plus cool à plat, récup, puis on rejoint une large piste forestière bien damée, celle du Mont Férion. On va la suivre un moment, j'accuse un léger moins bien, contrecoup de la montée du Cros, ressentant des prémices de crampes, alors que j'ai pas encore 60km aux compteur; ha non, pas déjà. Hop j'avale un tube de sucre rapide, le Powerbar en entier, je me réhydrate souvent - je vais quasi vider la poche avant d'arriver au ravito suivant- je descend deux pignons et commence à rouler plus en braquet. Il faudra un bon moment pour que je récupère, mais la méthode éprouvée fut là encore efficace.

On quitte la piste pour suivre de nouveaux sentiers ludiques et techniques, qui grimpent un peu au début, pour suivre ensuite les courbes de niveau, en dévers parfois, certains courts passages chaud, bien prévenus par les panneaux 'Danger', on poursuit ensuite la descente vers Ste-Claire, zones techniques multiples.

En bas du chemin un attroupement annonce le 3ème ravito, celui de Levens, seconde porte horaire prévue à 15h. Il est 13h02, j'ai encore un peu moins de deux heures d'avance, et encore moins de 30 bornes à faire; ça s'annonce bien. Je m'arrête, refait le plein de mon Camel, mais j'ai plus de poudre énergétique à mettre dedans; c'est con, j'aurais du prévoir deux recharges de plus au moins. Je me restaure un peu, bananes, oranges sanguines, balance mes tubes et emballages vides, puis je repart. Je roulais depuis un moment sans avoir grand monde devant ou derrière, désormais ça sera quasi tout seul jusqu'à l'arrivée.

Petit sentier qui grimpe doucement et arrive à un gué, le sentier reprend, ça grimpe fort, portage, extension max des cuisses, ouch ça commence à tirer là-dessous, puis on retrouve un sentier plus cool, pas pour longtemps, virage, descente raide, je m'accroche aux arbres, amas de grosses roches, ruisseau, on va passer sous la rouet par un tunnel, grosses roches au début, puis un court portage raide, escalade, extension des jambes, soulever le bike, pour remonter sur le versant opposé, aller chercher un sentier ombragé qui remonte vers la route.

On suit la route sur une borne, pour repartir sur le GR5, grimper vers le Mont Cima. Bonne montées, ça roule à moitié, ça porte ensuite droit vers le sommet de crête, terrain rocailleux où les cailloux roulent sous les pompes par moment, le soleil nous tape sur la calebasse mais ça va j'ai eu mon acclimatation à la chaleur le week-end dernier, je n'en soufre pas et je m'hydrate régulièrement. Je repose le spad à l'issue du portage; me...de plus de GPS ! Je ne retourne, ouf il est là au sol 1m plus bas, il s'est détaché lorsque j'ai enlevé le VTT du dos, l'accrochant sans doute au passage. Je remet le truc et je repart. Un chemin plus plat et roulant contourne le Cima, puis on remonte fort durant 300m, allure tortue de retour.

On débouche sur une petite route, 500m pour récupérer en faux plat descendant, plus loin je vois déjà le sentier descendant qu'on va suivre. Bonne petite descente sympa, tournicotant, terre et un peu de caillasse, passages pentus, je merdoie et pose le pied, trop prudent.

Le sentier débouche sur le bitume, 1,7km de route en léger faux plat montant à 3% avec un beau bitume, cool du repos; mais je ne traîne pas, bonne allure sans taper dedans, récupération active. Petite route qui remonte, en face le 4ème et dernier ravito près d'Aspremont. J'y arrive à 14h24, avec un peu moins de deux heures d'avance sur la dernière mise hors-course prévue à 16h15, cool ça sent le sticker. Je remplit à nouveau la poche du Camel à fond, cette fois les bénévoles ont de gros flacons d'eau. Je mange un peu, j'ai le temps désormais, bananes, orange sanguine, j'avale un godet d'eau et un peu de Cola (c'était du cheap), puis repart.

Descente rapide, trop courte, on part à gauche dans un sentier qui grimpe fort, caillasse, pavasse, dalles, portage, long, voie romaine, le vélo commence à me peser sur le dos, les jambes voudraient fléchir, petits pas, économiser l'énergie, fichtre il est long celui-là et on peut pas rouler sur ce sentier muletier, du moins pas après autant de bornes parcourues et dans l'état de fraicheur où l'on est. Le sommet du portage enfin, du chemin roulable pour récupérer, on est sous le Mont Chauve, ultime point haut du parcours, ça commence à sentir l'écurie.

On part en descendant suivant la crête de Graus, le sol du sentier est parsemé de cailloux qui ressortent de partout, avec juste ce qu'il faut d'espace pour butter souvent, ça tabasse, garder assez de vitesse il te faut pour pas stopper, ça dure, ça secoue, vive les 150mm. Je merdoie deux où trois fois, manque un OTB, gaffe de pas casser la pipe avant de rallier l'arrivée. Le sentier se rétrécit, devient terreux, suite de virages en lacets creusés, encore quelques grosses pierres, saut de petite marches, deux gars m'ont passés deux fois plus vite.

On passe le hameau des Giaines, escalier de petite marches en lacets, 500m de bitume, puis un bénévole m'indique le sentier qui plonge en contrebas, 3m à pied puis retour sur le spad, ça se met à descendre très fort, terre poussiéreuse grise où le pneu glisse sans trouver grip, tige de selle baissée au max, j'ai du faire les 2/3 de la pente sur le VTT, ça semble pencher un peu plus, ma limite où j'ai l'impression de plus contrôler, je tente l'arrêt progressif, le pneu arrière part en dérapage, je me couche, le coude frotte à terre, Ouch, pas de bobo. Je termine les 20m qui reste à pied, un gars est passé total sur le spad, comme Ludo qui disait que c'était chaud. En bas on circule sur un sentier plus cool en fond de vallée, puis qui va remonter très fort et serpenter ensuite en balcon en sous bois, deux ou trois buttes portage raide, puis fin en descente et retour à la civilisation en fond de vallée où l'on suit la route sur 300m, pour ensuite descendre vers la rivière du Paillon. Dans ma tête c'est bon, je vais l'avoir ce sticker pour première Transvé, en plus je suis pas destroy.

Ce final n'est pas le meilleur souvenir, comparé au reste du parcours, car on va suivre le lit du Paillon durant quasi 3 bornes, le traversant à plusieurs reprises, roulant sur des ilots de galets où de petits cairns tagués à la bombe fluo oranges nous guide, passant sous un pont où trône des frusques et déchets de sdf, reniflant par endroits les émanations des égouts de la ville qui doivent s'y jeter, c'est crade, des déchets jonchent le sol par endroits, on évite les bouts de verre; bref un moment pas glop avant de remonter sur la route, traverser le carrefour pour rejoindre la première ruelle qui grimpe pas mal vers l'arrivée. Je suis si frais, sans crampe, que j'aurais pu bloquer toutes les suspensions et faire un sprint en bosse; jamais vu ça à l'issue d'un Raid, même pas mal au cul tellement on est peu assis sur la selle.

Je remonte la ruelle en roulant, dépassant deux gars bien à la peine qui poussent leur vélo, le second me jetant un 'chapeau mec' quand j'arrive à sa hauteur, moulinant peinard sur mon spad. Rue plus cool, je roule, on part à droite dans un escalier, portage vélo sur le dos, les jambes tirent. On va encore avoir quelques escaliers étroits, portage, une sente au début avec petites marches espacées que je grimpe en vélo pour finir en portage, escalier plus étroit, dernier effort, ça roule, escalier à longues marches pour descendre sur l'aire d'arrivée de Cimiez, je passe sous l'arche à 15h52, avant 16h; Tib a avait bien pressenti la chose, bravo. Yes , je l'ai bouclé cette première Transvé, en 9h22, trop cool !!! On appose le sticker magique du Finisher sur ma plaque de cadre, Yes !

A peine arrivé j'ai appelé Mary, pour la rassurer et lui dire que j'avait mené mon affaire au bout sans problème. Elle avait gagnée la course de ce matin à Gif, cool.

Je rejoint l'aire de restauration, pose le vélo bien en vue sur les barrières, contre le ticket repas de la plaque de cadre je récupère le sac de bouffe ; un beignet (bof), un micro bout de gruyère en sachet (bof 2), une mini bouteille d'eau et on me sert une assiette de paella, bien bonne que j'avalerais rapidement assis au soleil. Je discuterais ensuite avec Brice - qui termine 4ème cette année, respect- venu recueillir mes impressions, et Ludo venu nous rejoindre. En habitués de Raids et marathons, tous deux on s'est fait les mêmes remarques :
1) finalement la Transvé c'est plus facile que ce qu'on en dit; avec certes un niveau technique plus élevé, plus exigeant que d'autres courses, il faut être complet et bien préparé avant de venir tenter l'aventure. Certains sont venus ici la fleur au fusil en ayant comme référence des épreuves bien trop roulantes.
2) les gars là-bas descendent vite oui, mais ils monte pas bien .

Je me suis posé à l'ombre pour attendre Fred, j'ai vu des connaissances arriver peu à peu, Finisher heureux pour certains, désabusés/dépités/rincés pour d'autres ayant échoués, bravo à tous pour l'engagement. Pauvre Christophe a échoué, je m'en doutais, Gérard de l'ACBB à réussi là où Gilles ne prenant pas plaisir dans l'enfer de pavasses a bâché.

Une des féminines a fait une hypo après l'arrivée, allongée à l'ombre avec les secouristes autour d'elle, cette épreuve est vraiment exigeante, encore plus quand on joue la gagne à leur niveau, respect. Un autre concurrent à fait un léger malaise cardiaque, allongé il est finalement reparti en civière par sécurité.

Je commençais un peu à m'inquiéter, puis Fredo est finalement arrivé passé 18h, après 11h33 de course dont 5h plus dans le coup, gêné gastriquement. Il a même pas bouffé le plateau repas, même pas bu; après qu'il ai récupéré on est redescendu retrouver la voiture. C'est bon Fred est mur; il arrête le vélo . Le lendemain ça allait déjà mieux, il songeait même à s'inscrire à la finale du Val d'Oise Trophy, pour se faire un petit XC de deux heures.

J'ai refait la route pour remonter au gîte, 1h20 où Fred a récupéré un peu, aidé par les bulles gazeuses d'un Orangina. Une bonne douche, il était trop tard pour manger ce dimanche soir car les deux restos ouverts à St-Dalmas terminaient leur service à 21h30, on a boulotté les restes de la glacière, puis au dodo, une bonne nuit de repos nous méritions après cette aventure.

Le Retour

Bien reposés après une bonne nuit, nous avons dévoré le petit déjeuner à 7h30, rechargé le break puis quitté le sud pour nous en retourner là-haut la tête plein de souvenirs. Le trajet s'est effectué sans encombre, pause déjeuner au restoroute de Portes-lès-Valence, puis coincé un bon quart d'heure dans nos traditionnels bouchons franciliens pas bien loin de chez nous; à 19h10 on était de retour, après 10h55 de trajet, c'est long. Les courbatures commençaient leur œuvre; elles durèrent jusqu'à mercredi, nettoyées par une demi-heure de Home-trainer mardi soir, mais furent bien moins intenses que lors de notre retour du Raid des Terres Noires.

Les chiffres

Cette année 2010 il y avait 823 inscrits à la Transvé; 45 étaient absents, 778 s'alignaient au départ, dont 347 'Performers' comme moi.
Au final, seulement 418 concurrents sont classés, soit 53,73% des partants (!?).
Un peu plus de 3/4 (76,35%) des 334 Performers présents auront terminés,
par contre coté Challengers seulement 46,10% des 308 partants sont venus à bout du tracé sélectif
et seulement 15,44% des 136 Exploreurs réussirent à franchir la ligne d'arrivée, à se demander si ceux-ci ont biens mesurés l'étendue du défit ou s'ils venaient une première fois pour voir à quoi il devait s'attendre pour décrocher le sticker de Finisher 2011.

Voir mon tableau EXCEL avec les chiffres des inscriptions et résultats : DONNEES_TV-2010_04-06-2010.xls

Bilan

Objectif atteint : je sui venu, j'ai vu, j'ai terminé entier en prenant plaisir.
Je pensais être lessivé, rincé à l'issue de cette épreuve et finalement je termine plus frais que sur d'autres épreuves, sans avoir trop sur-géré ma course.
On n'a même pas mal au cul à la fin, preuve qu'on passe pas beaucoup de temps assis, surtout en montée.
Il y pas mal de portages en montée, les plus longs dans la seconde moitié du parcours, quand l'organisme fatigue. Là l'entraînement assidu marche/portage paye.
En descente, à plusieurs reprises j'ai marché un peu sur quelques mètres là où c'était trop secoué, mais on ne passe beaucoup de temps en portage descendant comme certains témoignages me l'avait laissé supposer. Il faut avoir tout de même un bon bagage technique et être habitué du milieu montagnard et du sud pour ne pas se retrouver surpris.

Point de vu matos, le spad correspondait nickel à ce que j'attendais; polyvalence, sécurité, confort pour aller loin et longtemps.
Les pneus ont joué leur rôle, sans crever. Un peu limite le Cross-mark 2.10" derrière sur terrain humide racines/cailloux au début, mais bon choix pour les parties 'roulantes' par la suite. Il manque juste un peu de crampons au freinage dans les descentes pentues de terre.
Chaussures de XC suffisantes pour les portages; ça ripe épisodiquement sur les caillasses lisses mais c'est pas gênant et je n'ai pas eu mal au pied.

Si c'était à refaire :
* prévoir deux recharges de poudre énergétique+maltodextrines supplémentaires, pour un total de trois sachets : 10 doses Carbu Synergix + 4 doses Carbu'Pur
* mieux s'entraîner aux portages, faire plus de squat, monter/descendre des marches très hautes qui étirent beaucoup les jambes.
* Avoir une assistance, qui pourrait pallier au manque d'eau au ravito, qui descend la voiture à Nice afin que le Transvésubien puisse se reposer les jambes la veille de l'épreuve

Les conditions étaient idéales cette année; météo, forme, physique, mental, matériel. Je n'ai pas du subir les manques d'eau qu'ont rencontrés les vététistes nous suivant, mais si cela m'avait concerné je n'aurais pas été très tendre pour l'organisation au prix de l'inscription et sachant qu'ils ont déjà l'expérience des 17 éditions précédentes derrière eux.

Certains coureurs sont crades, rapidement j'ai vu pas mal de tube de sucres rapides et quelques emballages laissés sur le terrain, alors que je pointais 80ème.

Le balisage était nickel, panneaux jaunes bien visibles, sens-interdit rouge, pas de surcharge.
Bonne organisation, point de vue secours il y avait à de multiples endroits Hot des motards et/ou des bénévoles.
On m'avait dit que les ravitos étaient un leu light, cette année c'était largement plus que correct et varié.

Pédalator


Profil du parcours 2010

Profil du parcours

Les données de Pédalator

ParamètresPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :6h29'596h28'41
Temps roulé :7h52'598h38'01
Temps total (avec arrêts):9h22'589h23'54
Temps de repos:-0h45'49
Moyenne:10.4 km/h9.3 km/h
Vitesse max.:46.3 km/h47.4 km/h
Distance:80.6 km80.67 km
Réglage compteur :2060 mm 
Dénivelée positif cumulé:+3075 m+3046 m
Dénivelée positif TrainingCenter-+3204 m
Dénivelée positif CartoExploreur-+3440 m
Dénivelée négatif cumulé : -4445 m -4305 m
Dénivelée négatif TrainingCenter:   -4571 m
Dénivelée négatif CartoExploreur--4816 m
Température Min/Moy/Max: 8/22/34°C -
FC Min/Moy/Max:73/147/206Sans ceinture
Calories5575 kcal 3622 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelAuto
Fichiers échantillons10053001.hrm
TRK
Distance/dénivelée annoncés :86km / +3300m / -4800m
GPS Firmware Revision-2.90

Classements

>>> Les classements <<<


A Lire, à voir

L'organisation

Le site de l'organisateur UCC : Avalanche Cup

Les bafouilles des Transvésubiens

Celle de Brice, l'homme de La Garoutade, qui termine 4ème cette année !

Le CR de crapoto et celui de Yéti47 sur le blog de Cahors VTT

le CR de Samy sur le forum Grenoble VTT

CR de Zilb à la TV2010 sur le blog des RasTaFari Riders

Le CR (intro, partie 1 et partie 2) de Vincent, alias Draillou du Team Clairette, sur le blog de Brikiroule

le CR de Birdie sur le forum de Vélo Vert

Les Photos, les vidéo

Galerie de photos (payantes) de Xavier Grassone sur Art Reflex Photo : Transvesubienne 2010

Superbes photos de Cyril Charpin (sur facebook): TransV 2010

La super reco du parcours par Thierry (Levens) sur Passion-VTT en vendée : zone 1, Zone 2, Zone 3, Zone 4, Zone 5, Zone 6

Thevenin : Reco Transvé 2010 et épreuve 2010

Paikan (sur facebook): de La Colmiane au Col du Dragon

Themelch (christophe's Gallery sur picasa): Entre Utelle et Le Brec

Nissart (nissart's Gallery sur picasa) : Descente du Cros et Le parcours en Photos (2009)

DSR06 (denis's Gallery sur picasa) : Descente du Cima

Phil de Nice (Gallery sur picasa) : le Mont Chauve

Richard (Gallery sur picasa) : le Hameau de Falicon

Le Staff 1001 en action

Réalité Virtuelle : 360° sur la ligne de départ

Mountain Bike Jacou (Gallery sur picasa) : Transvé 2010

Chritsophe (jabouille04 Gallery sur picasa) : TRANSVESUBIENNE 2010

Brik le Yeti du Team Clairette :  Transvésubienne 2010

Les Vidéos

survol du parcours 2010 sous Google Earth par Ludo - 12/05/2010

survol du parcours 2009 sous Google Earth par Ludo - 04/05/2010

Les forums où l'on en parle

Mille et Un Sentiers - La Transvésubienne

Vélo Vert - La Transvésubienne

Veloptimal - La Transvésubienne

La Transvé chez les Hell-Bike

La Transvé sur VTTour

Les site WEB où l'on en parle

Sur Enduro Tribe, les résultats

La presse en parle

article de Nice-Matin

Nice-Matin : la 18ème Transvé en iamges

Intéressant

Nutrition - petit-déjeuner sportif


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Dernière mise à jour : vendredi 29 octobre 2010 12:34

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