la plaque de cadre du Pédalator

La Transmezenc

22/07/2007

La Chapelle-sous-Chanéac (07)

Raid 60km


L'Ardèche version verte


Il y a déjà 2/3 ans que j'ai repéré cette randonnée dans le calendrier VTT, mais nous n'avions pas encore pu y participer
car elle tombait généralement durant la période de vacances d'été. Cette année notre villégiature se trouvant non loin de DIE,
nous n'avions que 2h20 de route à faire pour rejoindre l'Ardèche et découvrir la randonnée organisée par le Bike Club Portois.


Samedi 21 juillet

Levés à 5h, nous partons en vacances d'été, direction le Diois pour y chercher soleil et terrains de jeu propices aux sorties VTT, vélo de route et marche. Le trafic est fluide jusqu'à Mâcon, nous quitterons toutefois l'autoroute peu avant pour éviter un bouchon causé par un gros accident arrivé tôt le matin. Visite du pays par les nationales, pause pique-nique, on rejoint Lyon et passons le tunnel de Fourvière sans problème, ensuite le trafic deviendra très dense avant de rejoindre le péage de Vienne; on préfère sortir avant l'embranchement de l'autoroute allant vers St Etienne. Après une tentative de retour sur l'autoroute des escargots, on ressort bien vite à Chanas et on termine le voyage tranquillement sur les nationales, nous arrivons à Jansac dans notre gîte perché sur un monticule avec une super vue, le calme assuré, mais un peu dur d'accès pour le break surbaissé qui a cogné deux fois.

Jansac
Jansac

On décharge tout le barda et on s'installe, puis on prépare toutes nos affaires de VTT pour partir tôt demain matin.

Dimanche 22 juillet

Vous en connaissez beaucoup qui se lèveraient à 4h du mat' leur premier jour de vacances, pour se taper 2h30 de voiture dans le seul but d'aller faire 80 bornes de VTT ? Ben oui, le Pédalator et La Mary; faut vraiment être passionnés de VTT tout de même ! En plus, 4h du mat', je crois qu'il n'y a qu'au Grand Raid Cristalp que je me suis levé aussi tôt pour aller pédaler.

Amusant de quitter le gîte dans la nuit, juste éclairés à la lueur d'une frontale pour descendre le sentier du village menant au parking.

Le trajet Jansac-Ardèche s'est fait rapidement, il faut dire qu'à 5h du matin un dimanche on ne croise quasi personne dans ce coin. Coté Ardèche, des petites routes tournicotant sans cesse et montant parfois bien sévère, ça doit être sympa et sportif en vélo de route par ici. Ce coin est bien vert et un bon orage a bien mouillé le terrain par endroit, mais le ciel est assez dégagé ce matin.

On arrive à La Chapelle-sous-Chanéac après 7h, plusieurs voitures au parking et déjà des vététistes qui partent sur le parcours. Je crois qu'il y avait 220 participants ce matin là au départ sur l'ensemble des parcours de La Transmezenc, la majorité inscrits sur le parcours de 78km.

On passent s'inscrirent sous la tente montée pour l'occasion, laissant 10€ par tête comprenant les ravitos, un Tee-Shirt et un repas à l'arrivée, tarif correct pour un 80 bornes vu les ravitos. On reçoit une plaque de cadre et ses attaches, mais on nous la reprendra à l'arrivée; dommage pas de souvenir pour mon tableau de chasse. On retourne à la voiture se préparer. Une veste coupe-vent sur le dos pour le départ, car il ne fait pas très chaud dans ce fond de vallée, un petit 11°C du à  l'humidité des pluies orageuses d'hier. Coucou à deux connaissances de la tribu de Ludo du Mans.

Nous démarrons à 7h37 au pied de la Vierge, on passe le pont passant au dessus de La Saliouse, puis on remonte une petite rue du village, on traverse la D278, puis d'emblée nous sommes mis au parfum en abordant le premier sentier, petit plateau enclenché, ça monte de suite.

8h05

Le sentier grimpe pas mal durant 700m, au début on y roule sur l'herbe couchée encore humide sous laquelle quelques cailloux se cachent pour faire ripper nos roues, mais ça grimpe sans trop forcer, puis nous entrons dans un sous bois de sapins sombre où l'on roule sur un sol de terre brune avec quelques petites racines. Deux virages et nous débouchons sur une petite route que nous suivons sur 1,2km, en légère descente au début puis en douce montée par la suite. On quitte le goudron en prenant à gauche un petit sentier qui grimpe doucement en balcon sous les sapins. Je m'arrête quelques instant pour tomber la veste, la grimpette m'ayant mis à bonne température. Le sentier se poursuit en grimpant durant 700m, puis on revient sur une petite route.

La route grimpe doucement sur 1,8km, on suit alors deux autres vététistes, puis on commence à redescendre sur 1km jusqu'à un virage d'où part une piste forestière. Là, plus de marque de balisage;chiotte, on a loupé quelque chose, en faisant trop confiance à ceux qui nous précédaient. On repart en montée et l'on retrouve des vététistes et le balisage sur une piste partant à droite. Il faut noter que le balisage était en majorité effectué avec des flèches de peinture orange au sol, avec des points de confirmation, mais à plusieurs reprises on a trouvé que sur certains changements de direction une rubalise aurait été la bienvenue car parfois il nous fallait chercher quelques instants la marque du balisage peu visible dans l'axe de progression, ou en partie effacée sur la terre ou l'herbe.

9h05: premier ravito

Nous progressons ensuite en montant, puis redescendant un peu avant de remonter encore, sur des chemins forestiers agréables et quelques portions de petite route, jusqu'au village de Saint Clément où se trouvait monté le premier ravitaillement, situé au kilomètre 14, point dégagé d'où l'on pouvait admirer la vue tout en refaisant quelques forces avec les victuailles proposées; sucreries traditionnelles agrémentées de spécialités locales comme du saucisson ou du fromage; un peu tôt pour le salé, mais plus tard il sera le bienvenu.

9h05: vue du 1er ravito vue du 1er ravito
Nous repartons du ravito par une descente sur un sentier sympa, avec petits virages en sous-bois, puis un bout de piste et un court morceau de bitume augmentent notre vitesse jusqu'à La Ribette, un creux du relief. Passage de barrière.
9h25:

Maintenant on remonte par un chemin qui monte pas mal sur plus d'un kilomètre, moulinette en action, le sol mélange cailloux et herbes, nous avons le temps d'observer les beaux paysages du coin. Mary dépasse une autre participante, Nathalie qui roule pas mal, on l'a retrouvera tout au long du parcours et à l'arrivée, son mari roule devant avec son pote puis l'attende.

9h25: 9h25:
9h54:

La montée se poursuit maintenant sur des pistes et chemins forestiers agréables, qui grimpent doucement en nous emmenant faire le tour du Mont Signon, où se trouve prés du sommet une ancienne carrière de lauze, ces grandes plaques de pierres au son si claire lorsqu'elles s'entrechoquent, puis on suit un instant une petite route descendante vers Chaudeyrolles.

9h55:
10h04

Montée douce sur piste, on chemine un instant sur ces pistes larges et ce décor qui me rappel un peu le plateau de l'Aubrac, puis descente rapide sur piste caillouteuse, suivie d'un bout de goudron menant vers Chantemerle. Petite erreur d'aiguillage en suivant Nathalie qui suivait la voie empruntée l'an dernier, demi-tour et reprise du droit chemin dont Mary avait pourtant bien repérée la direction. Un bout de petite route, puis on la quitte pour emprunter le sentier du GR73.

10h19:

Une petite bosse au début, puis on bascule dans une descente rapide sur piste un peu défoncée, avec un peu de caillasses et des bouts de bois, puis la piste devient chemin de terre qui va grimper assez fort dans les bois à ce que j'en vois depuis le bas. Je m'arrête quelques instants pour vidange biologique. Tiens que vois-je venir à l'horizon, un maillot rose; ne serait-ce pas un Sanglier égaré en Ardèche ? Mais si, c'est Yves que voici.

10h19:

Il s'arrête et on se serre la patte, il a de la famille dans le coin et profite de l'occasion pour venir faire cette rando, avant de rejoindre son lieu de villégiature estivale dans les Alpes. Pendant ce temps là les filles ont continuées, alors je remonte en selle et part à l'attaque de la grimpette, malgré notre rythme cool je ne reverrais Yves que de loin à l'arrivée, il a du s'arrêter prendre des photos.

10h40: sur les pentes du Mont Mézenc

La montée est assez forte sur chemin dans les bois, puis sur sentier entre les herbes, gros cailloux éparses, un instant en lisière du bois de résineux, puis on entre dans le sous-bois sombre, j'ai rattrapé puis dépassé les filles car ça grimpe et le sentier devient technique, moult racines se mettent en travers de notre progression, puis 2 ou 3 passages de gros cailloux nécessitent un peu de marche sur quelques mètres, j'arrive à rester assez souvent sur le vélo et apprécie les capacités de franchissement du SPARK dont les 110mm de débattement à l'arrière font merveille, un long passage technique sympa puis ça grimpe trop fort avec trop de grosses caillasses vers le sommet, voir une grosse marche où le vélo doit être soulevé.

10h41:

On débouche sur un replat des pentes du Mont Mézenc, donnant une belle vue sur les environs. Dommage que le temps se couvre, ce matin le ciel était bleu avec du soleil. J'attend les filles, aide Mary à tirer son vélo au dessus de la marche, puis on repart en suivant le sentier qui chemine doucement sur les pentes du Mont, des passages techniques sympa, puis on commence à redescendre en suivant le sentier du GR7.

10h41:

On traverse la route au niveau de la Croix de Peccata, on pensait trouver là un ravito mais non, juste un parking avec un tas de voitures, le miam ce sera pour plus tard. On descend en face une petite piste forestière en herbe, arrivons à un carrefour et là plus de balisage. On essaye à gauche sur 50m et on retombe sur une piste en dur plus large où nos compères de route aperçoivent le balisage, good on est de retour sur la bonne voie, à droite toute. On embraye sur la piste qui tourne autour du du Mont d'Alambre, puis on commence à remonter sur un sentier, on retraverse la route on se dirige vers un petit sentier sympa en descente qui longe une zone boisée, petits virages, obstacles, ornières, j'ai l'impression de retrouver des passages et des paysages comme on en trouve en Auvergne du coté de La Bourboule. Un court bout de route et on attaque un sentier qui grimpe dans l'herbe vers Les Roches des Cuzets, pas trop de rendement, on a le temps d'admirer les belles fleurs locales. Un coup de jarret, retour sur un chemin plus roulable, ça descend assez vite, prudence plus bas car le chemin comporte des virages avec pierres fuyantes, un gars du sud en semi-rigide nous passe toutes voiles dehors, on arrive dans un virage où un petit attroupement annonce notre arrivée devant le 2ème ravitaillement, situé au kilomètre 44, on l'attendait celui-là. La table est bien pourvue, en sucré comme en salé : saucisson, formage, du pain. Il y a même d'excellent yaourt aux fruits et céréales, dont deux exemplaires seront vite avalés. J'en profite pour remplir le Camelback car il commence à faire chaud. On prend le temps de bien se restaurer, puis on repart.

Le parcours grimpe alors en nous emmenant par des chemins et des sentiers agréables vers le pied du Suc de Taupernas, puis on grimpe au Suc de la Lauzière. Le profil est maintenant descendant en majorité, on suit des sentiers et des chemins agréables, jusqu'à la traversée de la D378 où l'on récupère une large piste forestière. On va la suivre durant 6km en descente, de grands lacets en sous-bois, pas très intéressant alors on s'amuse à mettre la plaque et dévaler ça rapidement, relance aux virages, ça secoue un peu avec les gros graviers éparses, on découche sur une petite route qui remonte vers Borée

le Gouleyou Mais on tourne avant, dans un sentier qui grimpe entre des murets de pierres, sol en herbe avec quelques cailloux dessous, avec sur notre gauche la vision du Gouleyou, puis on grimpe pour faire le tour des Roches de Borée et on redescend rapidement vers le village de Borée que l'on traverse pour suivre une petite route sur le bord de laquelle était installé le 3ème ravitaillement, au kilomètre 64.
Petite pause restauration, un peu moins de choix ici, puis on repart.

On quitte la route et on grimpe sur un chemin contournant le Rocher de Pialoux, désormais c'est pur bonheur durant 15km, avec quasi de la descente et plein de sentiers techniques, de la caillasse à la pelle, sans compter les racines, j'ai l'impression de retrouver tout le meilleur de La Valsloppet et les terrains typiques de l'Ardèche Sud.

14h45:

Après un sentier bien technique en descente, de la pente et des virages avec de la grosse caillasse, où j'était bien content de presque tout passer sur le vélo, on file vers St-Martin de Valamas.

14h58:

Là nous attendait la bonne grosse remontée, le truc à faire rendre les armes à tout vététiste bien cuit en fin de parcours, commençant par un chemin tout pavé de gros cailloux remontant assez fort, les filles ont préféré le monter à pied mais ça se montait sans trop de difficulté, puis après un replat on mettait la deuxième couche, sur un sentier un peu plus facile sauf le dernier coup de cul pour arriver au sommet d'un tas de cailloux, on avait alors une belle vue.

14h58:

On repartait alors sur un petit sentier bien sympa, descendant doucement, une petite remontée en deux virage raides puis des chemins est des pistes nous ramenait au départ. Les organisateurs récupèrent notre plaque de cadre, nous donne un Tee-Shirt souvenir.

Le profil général de la rando traduit bien ce que j'en ai ressentit, à savoir l'impression de grimper sans cesse durant la première moitié du parcours, quelques descentes rapides ponctuant notre progression, mais sans jamais descendre longtemps, puis une seconde moitié à tendance descendante.

Plusieurs petites portions de route, on en profite pour admirer les paysages et pour récupérer un peu après des passages plus techniques ou moins roulant. Pas mal de chemins et quelques pistes sur la première partie du parcours, peu de petits sentiers mais la seconde partie du parcours en comporte un grand nombre bien sympa et copieusement caillouteux, les rendant techniques. La seule chose est le balisage qui est vraiment difficile à suivre par moment, pourtant on a l'habitude avec toutes les épreuves VTT auxquelles nous participons depuis des années.

On range les vélos, puis on passe sous la tente prendre le plateau repas, pour refaire les forces en papotant sous le chaud soleil, pendant que certains se trempent dans la retenue d'eau toute proche.

Nous rentrons maintenant vers la Drôme, on mettra un peu plus de temps mais c'est les vacances alors no stress. Elles commence bien avec cette rando bien sympa qui permet de voir un autre aspect de l'Ardèche, moins sèche et plus verte, moins montagneuse. Si nous sommes pas trop loin les années à venir, nous essayerons d'y revenir.

Lundi : grasse mat' jusqu'à 8h15, ça fait du bien !

Pédalator


Profil du parcours 80km
Profil du parcours 80km

Les données de Pédalator
Dimanche 22/07/2007CM436
(Mary)
POLAR
CS600
GPSmap
60CSx
Départ : 7h37'25 7h37'56
firmware v3.30
Temps roulé :7h03'146h40'28-
Temps déplacement : -4h56'
Temps total : 7h48'04-
Moyenne:11,5km/h12,4km/h11,4km/h
Vitesse max.:48,8km/h47,7km/h47,2km/h
Distance:81,16km82,1km81,86km
Réglage compteur :2050mm2030mm-
ODO1016km256km-
Dénivelé positif  :+2247m+2295m+2355m
Température Min/Max:   11/34°C-
FC Min/Moy/Max: 54/138/178-
Calories 4087 kcal 
Période échantillons: 5 secondesAuto
Fichiers échantillons :  07072201.hrm-TRK
Distance/dénivelée annoncés :78km / +2150m
  
Vélo : Le SPARK
 10.08kg
Pneus : 
AV :MAXXISIgnitor - LUST2.10"2 bars 2030mm  
AR :MAXXISIgnitor - LUST2.10"2,4 bars    
   
Suspensions :  
Fourche :REBA WC100/100 psi100mm débattement fixe
Amortisseur :NUDE TC90 psi 
      
Transmission : 22/32/44 et 11-32    

A visiter :
Le Mont Signon  A la découverte du Mont Signon, par Daniel
Le club organisateur  Bike Club Portois

Dernière mise à jour : jeudi 09 août 2007 21:38