Numero 18

Raid Cahors - La Rosière

13/05/2007

La Rosière (46)

Raid 75km

la mascotte

Jambes de Bois


Voilà plusieurs années que je pensais descendre à Cahors pour faire le Raid organisé par le VTT Cornebarrieu,
la lecture de quelques comptes-rendus élogieux, des témoignages enchantés et la vue de quelques belles photos
des sentiers et paysages locaux ayant suffit à mettre l'eau à la bouche d'un avide de sentiers.
Mais à chaque fois la date de cette organisation coïncidait avec d'autres épreuves que nous voulions faire.
Cette année c'est décidé on y va !


En fin de semaine Mary nous dégotte un petit hôtel à Cahors, je pense que c'était même pas la peine de chercher sur La Rosière vu la taille du hameau car il ne doit pas y avoir beaucoup de gîtes ou d'hôtel avec des places dispos à quelques jours de l'épreuve.

Vendredi après-midi préparatifs de départ : je répare le pneu arrière du VTT de Mary, lacéré par la rencontre fortuite avec un silex lors de l'Oxybike de dimanche dernier. Elle souhaite garder sa monte de pneus polyvalents étroits (Jimmy UST 2.1" pour l'avant, Ignitor UST 1.95" pour l'arrière). J'en profite pour remplacer les plaquettes de ses freins B4 à l'avant. Sur mon DEVINCI je monte des pneus adaptés aux terrains sudiste-caillouteux, une paire de MAXXIS Ignitors LUST 2.10" que je trouve solide et assez légers. Je remplace aussi mon pédalier TUNE Fastfoot par un neuf, le pas de vis de la manivelle droite ayant rendu l'âme suite à desserrage intempestif durant nos dernières vacances en Drôme puis roulage/resserrage l'ayant achevé petit à petit.

Dernier coup d'oeil au trajet sur ViaMichelin, puis à la météo qui annonce un temps plus que correct dans le coin de Cahors alors que la région parisienne risque de se réveiller dimanche matin sous la pluie; c'était le bon week-end pour se tirer de là.

Samedi 12 mai

Réveillés à 7h, le break chargé on quitte les Yvelines à 8h30. On rejoint l'entrée de l'autoroute A10 à Allainville, un petit courant de voitures mais ce n'est pas la foule des grands week-end. 195km plus loin on quitte l'A10 pour suivre l'A71. 10h37 péage de Vierzon-Nord, on entre sur l'autoroute A20, maintenant ce sera gratos tout du long. Un peu de voitures, surtout des british qui rejoignent (un peu trop vite...) leur chaumière puisque nous suivons l'axe menant en Dordogne où il sont fortement installés.

Pause pique-nique. On passe Limoges, la nature est bien verte depuis un moment, soleil et pluie en sont sûrement la clé. Le thermomètre grimpe progressivement au fur et à mesure de notre progression vers le sud, cool.


On approche de Cahors

Juste après Brive-la-Gaillarde (les souvenirs du Brive-Rocamadour 2003 me reviennent à l'esprit en reconnaissant le coin) on quitte l'A20 via la sortie 53, pour suivre la nationale 20 jusqu'à Cahors; ce faisant on va gagner 5,80€ de péage, mais surtout on va pouvoir découvrir tranquillement un peu le coin.

Il est presque 14h30 quand nous entrons dans Cahors, soit moins de six heures de trajet avec pauses pour venir de la région parisienne sans se presser.

Direction la place de la gare où se trouve notre hébergement pour cette nuit, peu de monde dans les rues (sieste ?), 14h37 voici notre l'hôtel. Déchargement des affaires, accueil sympa du gérant, on monte notre barda dans la chambre qui se situe dans l'annexe 10m plus loin dans la ruelle, en retrait de la rue principale donc plus au calme. Chambre très correcte, salle de bain compacte.


L'hôtel du week-end

Le Pont Valentré

On repart en voiture faire un rapide tour aux environs, on s'arrête pour visiter le Pont Valentré qui enjambe Le Lot, une belle construction qui permet d'admirer les environs, bien vallonnés. Cherchez le diable.


Le Lot

coulé...
Port Sainte Mary

Après la rapide visite du Pont Valentré, on reprend la voiture pour aller vers le centre-ville de Cahors. Un tour de ruelles, des places payantes, on décide de laisser la voiture près de l'hôtel et de revenir à pied dans le centre.

Il fait super beau et chaud, la luminosité est forte. On quitte l'avenue principale pour flâner dans les ruelles ombragées, découvrant au passage la Cathédrale St Etienne, halte des pèlerins sur le chemin de Compostelle.

Retour sur l'avenue principale, on fait la tournée des magasin de vaisselle, pas de coup de coeur. Petite faim, petite crème glacée artisanale prise sur la place du marché où s'étale le marché aux fleurs.


La Cathédrale
St Etienne

Un coup de fatigue, on rentre tranquille vers l'hôtel où l'on s'allonge...pour se réveiller une bonne heure plus tard -le vrai coup de pompe- juste pour l'heure du dîner.

Le service du restaurant est très rapide, le choix réduit mais la nourriture était bonne. Le menu nous aura suffi, avec une bonne salade d'entrée au Cabécou puis un magret de canard aigre-doux aux tagliatelles fraîches, avec des profiteroles pour mon plaisir et une crème catalane pour celui de Mary.

On n'aura pas usé beaucoup la TV de la chambre, nos yeux se sont fermés bien vite.

Dimanche 13 mai

Réveillés à 6h15, on se prépare puis je recharge la voiture en attendant que le bar-restaurant ouvre. Le ciel est en partie dégagé, il reste quelques nuages orageux mais ils vont vite disparaître. Passé 7h on prend le petit-déjeuner, il y a bien des viennoiseries mais j'ai pas franchement faim; un bout de pain suffit à me caler l'estomac. On quitte l'hôtel après avoir remercié son patron bien sympa.

bienvenue à La Rosière

On arrive à La Rosière

Quelques kilomètres plus loin, guidé par le balisage routier mis en place dès la sortie de Cahors, on monte vers le petit village de La Rosière d'où se fera le départ. Les bénévoles en tee-shirt jaune nous guident vers un pré où déjà plusieurs voitures ont pris place, je me gare il est 7h30 on a une heure devant nous, les premiers départs étant prévus dès 8h30.


Grignoteries matinales

On passe tout d'abord sous la tente remplir nos fiches d'inscriptions (il n'y avait que des inscriptions sur place à cette épreuve), on en profite pour récupérer tous les prospectus des organisations VTT du coin qui traînent sur la table, puis on entre dans la salle des fêtes effectuer les formalités d'usage.


inscriptions

On y laisse 10€ par tête, tarif licencié, récupérant en échange une enveloppe contenant une carte succincte décrivant le parcours avec les numéros d'urgence, un bon pour le casse-croûte d'arrivée, un papier adhésif portant un code barre pour avoir son temps, plus un bon de réduction de 5€ au Véloshop du coin (on est pas prêt de l'utiliser celui-ci).

En ressortant de la salle on rencontre le papa de Nico -un Biket de mon club- et on discute un peu avec lui. Paraît que la tendinite de Nico ne s'arrange pas vite, il a du annuler sa participation au Raid Die-Gap. J'en connais un qui doit être malheureux.

Papotages avec un ex francilien qui a maintenant la chance de résider dans la région Toulousaine (veinard), ainsi qu'avec des Frappadingues Limousins (Tartôpom inside, merci pour ces 2 photos) repérés grâce à leur maillot similaire à celui des Frappés d'Île de France dont nous connaissons quelques joyeux spécimens.

On retourne à la voiture se préparer. Point besoin de manchettes, ni de coupe-vent ici, on ne va pas avoir froid...

La chaîne huilée, les pneus gonflés à 2.0/2.2 bars, nous allons nous poster aux premières places à l'entrée du sas de pointage informatique. 8h28, le code barre enregistré par le PC, nous franchissons la ligne de départ dans les premiers et partons tranquillement sur une petite rue du village.

Huit cent mètre plus loin, adieu bitume et bonjour le premier chemin descendant qui s'offre devant nos roues. Le sol est dur et sec, un peu caillouteux. Dans la pente une flèche orange fluo du balisage indique à gauche et nous envoie de suite sur un beau sentier monotrace descendant, un passage plus pentu sur quelques mètres et nous voici au fond d'un creux du relief, ça commence bien. Le tracé repart en face sur un chemin qui monte pas très fort à l'assaut du Pech de Baulut, en quelques tours de manivelles on arrive rapidement à son sommet dégagé. Des rubalises marquent le chemin à suivre, une trace diffuse à peine visible tracée par les pneus dans la végétation basse de ce monticule, on redescend bien vite en droite ligne, le pneu dérape par endroits sur le sol de terre et de cailloux, sympa et sauvage, on revient sur un chemin en fond de vallée.

On traverse la route par laquelle on est monté à La Rosière en venant, un petit groupe d'avion passe, on rejoint un sentier qui va cheminer longuement à plat pendant plus de deux kilomètres sur ce qui semble être une ancienne voie ferrée, coincée entre deux murets de pierres, quelques passages en pif-paf, quelques racines et pierres. Juste un gars devant, je roule tranquille dans sa roue, Mary non loin derrière.

On redescend vers la route D653, que l'on suit sur quelques mètres, pour reprendre à droite un chemin qui va monter durant 2,6km une fois traversé le Ruisseau du Bartassec. Mary préfère rouler à son rythme et gérer les 75 bornes, je la laisse donc et augmente progressivement mon allure, mais sans forcer car l'organisation annonce une première partie de parcours roulant puis des bosses pour les deux tiers restant. Je vais juste monter les bosses au train, on ne se refait pas.

La montée est progressive et la pente peu prononcée, à la fin on arrive au village de Labastide-Marnhac, je dépasse deux vététistes et file.


Sur le Causse

Comme annoncé par l'organisation, une fois passé les premières gâteries du parcours, celui-ci est devenu très roulant durant 15km en parcourant des chemins et quelques sentiers du Causse, sans grande dénivellation mais avec parfois quelques faux plat, quelques descentes rapides sympa ou il fallait parfois se méfier de malicieux virages ou les cailloux fuyant tapissant le sol n'attendait qu'une roue endormie pour envoyer son pilote au tapis, j'en ai même vu un s'en relever, sans bobo.


des faux plats

Dans cette première partie menée rapidement à plus de 20km/h de moyenne, deux ou trois raidillons venaient pimenter la faible difficulté d'une partie de tracé commune aux petits parcours, la vitesse passant brusquement d'un 35km/h à moins de 8km/h le temps de gravir de petites pentes ou de sournois cailloux se dérobant sous les pneus rendait la progression malaisée, mais tout passait sur le VTT.

J'ai roulé à plusieurs reprises avec quelques vététistes rapides, les uns embrayant sans traîner dans les parties planes puis ralentissant dans les bosses où je les dépassais piqué au jeu.

Après avoir contemplé les différents paysages, la végétation, je commençais à m'ennuyer un peu, attendant le début des hostilités, puis une montée nous amène au village de Villesèque où était montée la table du 1er ravitaillement situé au kilomètre 22,62. Je m'arrête pour une petite pause. Bénévoles sympa et souriants, accent local. Les victuailles sont variées, il y a même du pain tartiné avec du Nutella, miam. Je repart moins de deux minutes plus tard.

Je roule tranquille quand une vététiste -Marion CLIGNET- me dépasse, les muscles des cuisses fortement développés, d'ailleurs elle ne traîne pas et sur le petit morceau de route que nous suivons pour quitter le village elle se couche sur son cintre à la manière d'un Triathlète et son allure augmente. Mary a du voir passer cette avion, mais elle n'aurait pas pu la suivre sur le plat longtemps à cette allure, par contre en descente et en montée technique elle est meilleure. Je passe une dent et revient dans son sillage, je roulerais une partie du parcours en la suivant, puis en la précédant dans les montées techniques et les descentes où je revenais sur elle rapidement, ceci jusqu'au dernier ravito car après je pense qu'elle en est repartie avant moi. J'apprendrais par la suite en discutant avec elle au ravito et à l'arrivée qu'elle dispose d'un solide passé sportif sur la route, la piste, le Tri et très sympa en plus. Revenant depuis peu au VTT, elle devait s'y réhabituer et c'était nettement perceptible dans les descentes pierreuses, son semi-rigide n'arrangeant pas les choses.

Peu après avoir quitté le premier ravitaillement, nous remontons vers les salles, puis voici qu'arrive le panneau indiquant le moment de la séparation des parcours 55/75km et 40km, ce dernier partant à droite sur un chemin tandis que que nous allons piquer en descente vers Trébaïx. Les choses intéressantes commencent, désormais belles montées, descentes sympa et nombreux sentiers composeront le menu des deux derniers tiers du parcours.

9h55
Fin d'un joli sentier
monotrace descendant
Après une descente rapide en sous-bois, cailloux puis feuilles au sol, une petite remontée sur le Causse nous mènera sur le début d'un beau sentier en légère descente, pour arriver en fond de vallée. De là un beau sentier remonte, traverse un ruisseau à sec et se met à grimper de plus en plus fort, le terrain composé de cailloux instable rend la progression ardue, tout à gauche à la force des mollets je reviens sur un petit groupe, je les voit tous à pied ceux qui avoinaient sur le plat, allez le Monsieur au départ a dit "pas de portage, tout doit passer sur le vélo" et j'applique ses recommandations, dur mais j'arrive en haut sans avoir poser le pied. 9h55

Repos et récupération sur les 800 mètres de petite route menant au hameau les Glèzes. Quelques sentiers et descentes rapides plus loin, on attaque un nouveau raidillon où les cuisses fument de nouveau, on pourrait presque aller plus vite à pied (Vade Retro Satanas) et on arrive ainsi au hameau les Roques. Courte portion de gourdon pour aller chercher l'entrée d'un chemin dans les herbes, on suit le bord d'une petite parcelle cultivée puis on reprend un chemin qui descend là ou peu de personne doivent s'aventurer.


Ruisseau de Landorre

Léger tapis de feuilles mortes, murs de buis, belle sente sauvage qui nous amène vers le lit asséché du Ruisseau de Landorre par un dernier passage pentu de terre noire glissante. Quelques pas pour passer l'entrelacement de gros cailloux et de troncs d'arbres, on remonte un talus en débouchant sur un sentier sombre.

A ce moment le parcours 55km partais à droite, nous à gauche sur le 75km pour quelques kilomètres de bonheur et d'efforts supplémentaires.


Marion

Le sentier remonte doucement durant deux kilomètres, la végétation est très particulière à mi hauteur car les buis sont couverts de lichen comme une fourrure de protection. Coin très joli.

Le sentier se rétrécit vers le haut, un peu de cailloux et de racine le rende ludique, on débouche sur une petite route que l'on traverse pour reprendre en face un chemin, puis une petite route menant au village de Cambeyrac.

Début de descente rapide par un court bout de route, puis par un sentier sympa jusqu'à la traversée de la D23.

On commence alors une longue remontée dans une combe, ça monte pas très fort mais depuis quelques temps j'ai mal aux cuisses, comme si j'avait 2 barres de bois dedans, pourtant j'ai pas trop forcé au début. Je me calme un peu et roule plus en vélocité, ça devrait revenir ainsi, mais j'espère que ce n'est pas notre tour pédestre d'hier qui m'aurait flingué les jambes.

Un passage un peu plus pentu pour finir et on débouche sur une route. On la suit sur 400m puis on repart sur un chemin montant doucement, on grimpe ainsi durant presque deux bornes vers Pissolèbre. De là on repart en descente rapide sur chemins et petit bout de route vers un croisement de la D37 où était installé la table du 2ème ravitaillement situé au kilomètre 42,44. Je m'arrête pour reprendre des forces, un petit coup de mou pointant le nez. Les bénévoles sont bien contents qu'on s'arrête, paraît que les 15 premiers avant moi ont juste choppés un verre au passage, trop pressés. C'est une rando, pas une course. Marion arrive peu après et discute avec les bénévoles. L'ayant suivi monté et en descente, remarquant qu'elle roule en Tubeless avec des XL-S, je lui dit qu'elle pourrait rouler avec des pneus moins gonflés et retrouver ainsi de la motricité en montée et du confort en descente, car elle rebondissait bien trop dans la caillasse, syndrome résiduel du routier qui aime les pneus bien durs. En discutant ainsi en repartant du ravito, j'apprends qu'elle vient de la route et se remet au VTT dont elle ne maîtrise pas encore tous les aspects de réglages.

On remonte un peu, puis on dévale un chemin empierré où je distance Marion, virage à droite pour l'amorce d'un beau sentier cheminant en descente rapide entre les arbres, jusqu'à une petite route qui remonte vers le Souleillat. De là on repart à droite en descente sur un beau sentier débutant dans les herbes entre des murets de pierres de jardins, sol de terre noire avec passages pierreux, puis le sentier plonge dans le sombre sous-bois menant vers le lit du Ruisseau des Payrols, deux virages en lacets dont le premier trop serré avec roche mal placée et vide en face m'oblige à faire 180° pédibus, le second virage se passe en vélo complètement braqué, puis ça descend sur lit de feuilles mortes et cailloux, puis terre noire et cailloux, l'impression de retrouver des passages empruntés en montagne, superbe.

Maintenant il faut remonter pour sortir de cette combe, ça grimpe bien mais pas encore trop fort, j'ai mal aux cuisses et ça ne va pas en s'améliorant, j'ai bien bouffé un tube de sucres rapides et calmé le jeu mais le coup de pas bien est bien là. Sommet de la bosse au Guilhounet, un peu de chemin pour se reposer puis on part à droite sur un beau sentier descendant, au début entre deux murs de pierres moussues, belle lumière à travers les feuillages verts tendres, le sol de terre brune couvert de ces roches émoussées qui secoue bien les avants bras. J'ai descendu 100m de sentier quant un autre sentier part à gauche; je m'arrête pour vérifier le balisage, je trouve des points oranges sur le cailloux, alors je commence à remonter 25m, un tas de branches obstrue le sentier qui semble remonter bien fort; ne voyant rein, je décide de revenir en arrière et de poursuivre la descente, et je retrouve le balisage plus bas.

Fin de la descente, ça remonte sec maintenant et le terrain rend pas franchement, de plus j'ai le coup-de-pas-bien qui a pris de l'ampleur et j'ai l'impression d'être scotché à moins de 10km/h sur le 22x32 dans cette montée que je passerais normalement sur le 32, dur-dur le vélo. On passe entre les maisons de Roubignole (si, si...) et retour sur un court coup de bitume, ça repose un peu malgré que ça continue de monter. On délaisse rapidement la route pour continuer de monter sur un sentier durant 800m, et toujours ces cuisses dont le bois se réveil à chaque montée, pas cool. Fin de la bosse, ouf ! Un court bout de bitume puis on plonge rapidement par un beau sentier descendant rapidement vers les bords du Lot. Là on va suivre un chemin d'un mètre cinquante de large et presque plat, avec un rideau d'arbres masquant le Lot à gauche et la paroi rocheuse à droite, itinéraire d'un parcours sportif où l'on croise quelques joggers venus transpirés au frais. Marion vient de me passer, c'est plat et elle se met à embrayer, elle me distance ainsi doucement mais je ne veut pas la suivre, cherchant plutôt à tourner les jambes pour tenter de récupérer. On progresse ainsi durant presque deux kilomètres jusqu'à St-Vincent-Rive-d'Olt.

On va ensuite suivre durant 1,7km un beau sentier monotrace longeant le Ruisseau de Bondoire, ça monte imperceptiblement eu début, on tournicote entre les arbres par moments avec freinage doux puis relances, passages de grosses racines ou cailloux par endroits, le genre de sentier que j'aime à prendre tout rythme mais là je suis à la ramasse te je n'en profite qu'à la moitié, impression de lassitude, pas glop. Le sentier remonte un petit peu plus avec des passages un chouilla technique, je rattrape Marion à ce moment, on débouche sur la route D23. On récupère alors les vététistes du parcours 55km.

On quitte le goudron 100m plus loin pour repartir à droite sur un chemin qui semble avoir été viabilisé récemment, comme si un engin avait tiré un rouleau après avoir bouché des ornières, bref le sol est un peu mou et je zigzague pour trouver la trajectoire où l'on perd le moins de watts. Je dépasse deux vététistes qui me demande si j'arrive du 75km, si c'était bien, Oui-Oui !

Le large chemin se rétrécit, la pente s'incline de plus en plus,on monte longtemps mais à l'ombre et ça c'est un luxe vu que le thermomètre au soleil pointe à 30°C, je dépasse des gars qui moulinent au ralenti sur leur plus petit développement, j'ai mal aux cuisses et le dos s'y met aussi, je dépasse encore des gars qui poussent leur vélo maintenant, la pente n'est pas forte mais longue, un virage, la pente s'accentue, le sentier se rétrécit et devient pierreux et sort de l'ombre, ça chauffe et la bouffée de chaleur monte aux joues, les cailloux blancs renvoient la chaleur du soleil et accentuent l'effet de four, le gars devant moi s'accroche vaillamment sur ce passage plus pentu, je le passe sur le bord, le chemin s'élargit et devient moins pentu, petite brise bienvenue, on arrive non loin du village de Labouysse, un peu de chemin roulant pour se reposer puis une bosse nous amène au 3ème Ravitaillement situé au kilomètre 59,39, à l'ombre bienfaitrice d'un gros arbre. Je pose le vélo, pas mal de vététistes entourent la table et refont leurs forces. Tiens les Frappadingues. Je vois arrivé un gars affûté, en semi-rigide (un Titane je crois) dont j'ai l'impression d'avoir vu la tête à l'Oxybike dimanche dernier. Marion arrivera peu après, sans lâcher le vélo au ravito. Je m'arrête presque 3 minutes, hydratation, dévorage de 3 tartines confiture, avalage d'un tube de sucre rapides pour réveiller le bonhomme. J'ai toujours mal aux cuisses, bizarre d'habitude ça passe par la suite en roulant plus calme en vélocité si cela est lié à un départ trop rapide, peut-être est-ce un reste du virus intestinal que Mary a chopé en début de semaine et que j'aurais couvé ensuite sans qu'il se développe plus.

Bon allez hop, en selle pour le derniers tiers du parcours.

Le parcours repart maintenant sur du large chemin roulant et reposant (merci) entre les vignes, période repos et vue du paysage.


Le balisage à grand renfort de flèches fluo nous fait maintenant quitter le grand chemin, pour prendre à droite ce qui s'annonce comme un chouette monotrace descendant, de quoi requinquer un moribond.

C'est partie pour plus d'un kilomètre d'une très belle descente, pente douce au début puis la vitesse augmente, droite ligne rapide, petits sauts de marche caillouteuses, petites courbes, la poussière vole, pente plus forte ça devient amusant, en arrière du bike, un virage et Oups, mauvaise trajectoire en arrivant sur une plus grosse marche, besoin de m'arrêter et de descendre 1m pédibus pour repartir ensuite. la descente continue, sentier en rigole étroit avec un peu de cailloux déboulant, un virage à gauche entre les arbres mais je ne le sent pas avec tous ces cailloux dans le chemin, alors pour assurer nouveau passage à pied sur 2m, fin de la descente menant au bord du Ruisseau de Flotte, c'était un régal.


Yes !
JM

Maintenant qu'on est arrivé tout en bas, ben il faut remonter, avec un peu plus de 4 bornes de grimpettes qui s'effectue progressivement sur chemins en partie ombragé et assez roulant, puis ça se met à grimper un peu plus fort durant 300m et je dépasse plusieurs vététistes qui poussent ou roulent difficilement, ça monte longtemps, le photographe posté en haut immortalise l'état de fraîcheur des valeureux au passage. Encore 400 m moins pentu, et on arrive au sommet de la longue bosse.

On a alors 650m de petite route pour récupérer, puis on repart ensuite en descente. Une nouvelle longue remontée de presque 3km sur chemin puis sentier nous attend, pour arriver aux Gardettes. En récompense une descente rapide sur sentier, puis une dernière bonne remontée de 600m.


La Rosière

Un soupçon de chemins rapides en descente une légère remontée et j'arrive -enfin- au dessus de La Rosière, terme du périple. Dernière descente rapide en se laissant filer sur le chemin, passage de la ligne d'arrivée où le pointage informatique me donne 4h48, à titre d'information vu ma 'promenade' et pas fâché d'en terminer. Ça me classe en 25ème position des 123 participants du Raid 75km, à 48'33 du premier (O. LOSTE). Voir les temps de référence : clic

Le temps de me passer un coup de flotte sur le museau et les guibolles, de ranger le VTT dans la voiture et voici déjà la Mary qui arrive, à peine 12minutes derrière moi; elle n'a pas traînée, ou bien c'est moi qui est ramé...

Les vélos rangés, on va profiter du ravito d'arrivée, avec le sandwich à la bonne saucisse grillée. Une buvette offrait la possibilité aux assoiffés de s'envoyer une mousse, moyennant un euro symbolique. Un stand de producteur de vin local permettait aux amateurs de repartir avec du-qui-va-bien. Le soleil cogne. Mary papote un peu avec Marion, puis vient le temps de quitter la région pour rentrer en Île de France.

On quitte La Rosière à 14h15, on refait le plein au Carouf de Cahors (cher ici le coco !), après un voyage sans encombre et deux pauses dérouillage de guibolles endolories, nous sommes de retour chez nous à 19h58. Petite soupe, Salade de tomates puis direct au dodo, plutôt fatigués et bien contents du week-end.

Ce parcours valait le déplacement, il comporte de nombreux sentiers ludiques, de belles descentes généralement rapides et quelques-unes un poil technique, plusieurs looongues montées et pas mal de raidillons souvent techniques et physiques par leur pente combinée à l'adhérence instable du sol caillouteux. Les parties roulantes bienvenues pour se reposer, très peu de route et jamais en long passage.
On regrette juste le premier tiers de parcours trop roulant et monotone, ceci lié au fait que cette portion est commune au parcours 40km dédié aux vététistes moins aguerris; l'idéal serait d'avoir un tracé plus homogène dans les difficultés pour le Raid.
A noter que le tracé chemine souvent à l'ombre, ce qui est fort appréciable vu la chaleur qui règne parfois ici, sans souffle d'air pour ventiler les pilotes dans les longues montées au soleil.
Fléchage efficace majoritairement au sol en orange fluo avec quelques rubalises, demandant toutefois une certaine attention.
Ravitaillements bien positionnés, variés en victuailles et boisson.
530 participants cette année 2007, dont 225 sur les randonnées 40 & 55km et 123 sur le Raid 75km.
-
Prochaine édition : le 12 mai 2008

Pédalator


Profil du circuit 75km
Profil du Raid 75km

Les données de Pédalator
 POLAR
S725
CICLOMASTER
CM436
GPSmap
60CSx
Départ :8h28'328h288h28
firmware v3.30
Temps roulé :4h294h33'11-
Temps déplacement :--4h43'
Temps total :4h47'334h49-
Moyenne:16,5km/h16,4km/h15,9km/h
Vitesse max.:45,3km/h43,6km/h47,0km/h
Distance (2030mm):74,4km74,97km75,06km
ODO1627km392km-
Dénivelé positif  :+1680m+1671m+1693m
Température Min/Max: -16/32°C-
FC Moy/Max:162/184--
Période échantillons:5 sec.20 sec.Auto
Fichiers échantillons :07051301.hrm13052007.turRDNTRK
Distance/dénivelée annoncés :75km / 1800m
  
Vélo : T.S. - DEVINCI Moon Racer
 11,26kg
Pneus : 
AV :MAXXISIgnitor LUST- Tubeless2.10"2 bars 2030mm 695g
AR :MAXXISIgnitor LUST- Tubeless2.10"2,2 bars   693g
   
Suspensions :  
Fourche :FOX FLOAT 100RL58 psi100mm débattement fixe
Biellette :DEVINCI 85mm débattement
Amortisseur :FOX RL60 psi 
      
Transmission : 20/32/44 et 11-32    

Le Budget
DATEA/RDésignationPrix
12/05/2007AllerPéage COFIROUTE : Allainville -> Vierzon-Nord 141km12,90€
12/05/2007Hôtel Le Melchior :
1 nuit 43€ + 2 taxe séjour 0.80€
2 petits-déjeuners 5.80€
2 dîners Menu 19.80€ + 1/4 rouge 2.20€
98,00€
13/05/200733,26L Gasoil à 1.031€34,29€
13/05/2007RetourASF: Cahors-Nord -> Gignac5,80€
13/05/2007Péage COFIROUTE : Vierzon-Nord -> Allainville12,90€
14/05/2007?L Gasoil à ?€ 
Les Clayes-sous-Bois / La Rosière = 1140km A/R163,89€

A visiter :
Le site de l'organisateur  VTT Cornebarrieu
Le site du photographe officiel PIX'ART - Bruno BODIN
Les photographies du jour galerie Bruno BODIN
CR de l'édition 2007 par Rock'Rider 31
CR de l'édition 2006 par lpiVTT
  par Rock'Rider 31
Le site de la ville de Cahors Mairie Cahors

Dernière mise à jour : mercredi 16 mai 2007 10:02