La plaque de Pédalator   
    Brive-Rocamadour

23/03/2003
Brive-la-Gaillarde (19)
Rocamadour (46)

Randonnée VTT 100km

    ça vaut franchement le déplacement
Le Roman du jour par Pédalator
La sortie de Mary

Le profil du parcours 100km

Les données de Pédalator

                           

Le printemps est arrivé

Ce premier week end de printemps marque (enfin) le début des grandes évasions vététesques du Biker's Club.
Pour bien commencer la saison, en privilégiant soleil-chaleur-poussière-paysages-distance-dénivelé, 
j'ai sélectionné dans le calendrier des organisations VTT une randonnée de 100km
celle du  Brive-Rocamadour VTT organisée par le  CLUB VELOCIO GAILLARD affilié à la F.F.C.T.
Cette année 2003 annonce la 7ème édition de cette randonnée dont le départ est donné de Brive-la-Gaillarde (19),
 l'arrivée se faisant à Rocamadour (46).
Pour les vététistes aux mollets moins affûtés, une distance de 75km est aussi proposée. 

L'an dernier, au moment où nous parcourions les sentiers bien caillouteux de Cassis, nos trois éclaireurs Papy, Fred et Jérôme découvraient cette randonnée de Brive-Rocamadour (voir le CR de Fred).
Leurs témoignages enthousiasmes suffirent à convaincre plusieurs d'entre nous de prendre alors le départ de l'édition suivante.
Notre intérêt pour cette randonnée semble aussi avoir fait son petit bonhomme de chemin dans la communauté des vététistes parisiens,car nous aurons l'occasion de rencontrer quelques connaissances tout au long du parcours.

Nous voilà donc en train de préparer une nouvelle excursion en territoire inconnu; ma petite Mary surfant sur le Net à la recherche du gîte susceptible d'accueillir tous les Bikets intéressés par cette escapade vers le sud, Pédalator se chargeant pendant ce temps des inscriptions et de la planification de l'intendance.
Le départ et l'arrivée ne se faisant pas dans la même ville, il fallait songer à mettre en place un plan de rapatriement des pilotes et leurs montures, chose que nous commençons à bien maîtriser après deux Forestières et une Transmaurienne.

Vendredi 21/03/2003:

Il fait beau et le soleil brille depuis plusieurs jours. La météo annonce grand beau et température en hausse pour un week end qui s'annonce bien.
Pendant que Mary bosse son English, je passe une partie de l'après-midi à préparer mon sac et nettoyer/réviser/préparer/huiler mon spad ( toujours le semi-rigide SPECIALIZED Stumpjumper M4, le cadre de ma future monture n'en finissant plus d'arriver..).
Le Sud étant un peu plus caillouteux que notre région parisienne, je monte un pneu XL-S UST de section 2.10" à l'avant et un XL-S en 1.95" à l'arrière, ceci afin de récupérer un peu de confort par le volume d'air plus important et la présence de crampons plus hauts de ces pneus, qui sont aussi plus renforcés que ceux avec lesquels je roule habituellement. Je change aussi les patins des V-brake avant, ceux-ci approchant dangereusement de l'épaisseur minimale.
Coup de téléphone d'Alexandre ; il est de sortie ce soir (...) et prévoit un départ plus tardif demain. Ils nous rejoindra donc plus tard, directement au gîte. Super les changements de dernière minute; Jean-Claude avait réservé le resto pour tous le monde à Limoges..

Mary expédie sa phase préparation- du- paquetage-week- end. Après avoir avalé un dernier plat de pâtes,  direction le dodo pour nous deux car demain il faudra se lever tôt.

Samedi 22/03/2003:

Quelques aller-retour pour descendre sacs et vélos, de l'apart' au break, puis nous filons au local rejoindre Alain et Yann, qui nous y attendent déjà.
On y arrive à 8h05, petit retard sur les 8h prévu au programme, ma ponctualité légendaire mise en défaut.
Le temps de prendre au local de quoi couvrir les fessiers musclés de Yann et Alain avec les nouveaux cuissards courts (estampillés d'un Biker's Club jaune bien visible de nos poursuivants) et nous quittons Neauphle à 8h20, direction Rambouillet puis ABLIS pour  y prendre l'autoroute.
Pendant ce temps, Jean-Claude est passé prendre Thierry chez lui. Nous les retrouveront à Limoges pour le déjeuner.

Quelques centaines de bornes et trois CD plus tard, nous arrivons sans encombre à Limoges où nous tournons un petit peu avant de trouver la rue où se trouve le resto <Tic-Tac' Approved> réservé par notre Jean-Claude, expert en l'art de nous trouver l'établissement qui va bien. Cette fois-ci, c'est 'Chez Alphonse' que nous descendrons apaiser notre faim. C'est cool, y'a un parking sous-terrain à 100m.

En attendant Jean-Claude en approche finale, nous faisons un petit tour sous le marché couvert où de bien bonnes choses du terroir attise notre appétit.

Jean-Luc, arrive à son tour. Ses parents étant de la région, il en a profité pour  venir avec sa petite famille. Thierry et Jean-Claude arrivent peu avant midi et demi, notre Tic-tac portant sa tenue de week end préféré; le  short.
Nous voici donc 6 Bikets et 1 Bikette devisant gaiement à table, savourant la bonne cuisine du bistrot, arrosée du rouge qui-va-bien. Les 'asperges vertes poêlées' sont ainsi bien appréciées, tout comme le suprême de volaille au gratin de pâtes (faut 'faire le métier tout de même').

Deux heures plus tard, nous reprenons la route en direction de Brive que nous atteignons moins de cent bornes plus tard. Arrêt au CARROUF' du coin pour refaire le plein de nos carrosses, puis direction Périgueux en suivant la N89 que nous quitterons rapidement à la Daudevie, au profit d'une petite route de campagne menant au petit village de PAZAYAC. On y tourne un peu, demandant aux gens du coin où se trouve le lieu-dit 'Le Bourieu'.
On trouve rapidement cette petite route montante qui passe devant la ferme des propriétaires. Le chien tire sur sa laisse à notre passage, la volaille se balade en toute liberté sur la route qui maintenant s'est  transformée en chemin tout poussiéreux. 

Mme NEUVILLE nous accueille; elle vient juste d'ouvrir le gîte à Alexandre et Gilles qui viennent d'arriver.
Le coin est bien sympa, calme et retiré. On sera très bien ici.
Nous vidons les voitures, chacun découvre sa chambre puis nous testons les chaises de jardin en devisant sous le beau soleil.
Le gîte du week end
Le gîte du week end
Sympa, non ? En attendant Faby et Emmanuel (Ils terminent leur semaine de vacances dans le Sud par Brive-Rocamadour, après avoir goûté au Raid SFR Cassis dimanche dernier), j'essaye le Tout-Mou de Yann,puis celui de Gilles, puis nous réglons les suspensions du spad de Mary, qui les trouvent trop souples.

Faby et Emmanuel arrivent enfin vers 17h30, ils sont partis depuis 9h ce matin.
Nous leurs laissons juste le temps de vider leur voiture et de souffler un peu avant d'engager la phase suivante;
 à savoir emmener toutes les voitures à Rocamadour, lieu d'arrivée de la rando.

Le convoi des 5 voitures s'ébranle; j'ouvre la route, jetant par moment un oeil sur l'arrière du convoi, au cas où l'on en perde un en cours de route.
Pour gagner du temps, nous prenons le bout d'autoroute Brive-Martel (0,50 Euros).
Fin de l'autoroute rectiligne; début des petites routes qui tournent, montent, descendent de plus en plus au fur et à mesure de l'approche sur Rocamadour.
J'adore la conduite 'sportive' sur ce genre de route et mène ma barque tambour battant, mais en modérant mes ardeurs car derrière tout le monde n'a pas la même conduite . . . pauvre Alexandre.
Sur le trajet, je remarque le balisage du parcours de la randonnée qui traverse la route à deux ou trois reprises.
Nous arrivons enfin à l'Hospitalet -lieu d'arrivée de la rando demain- où nous laissons 4 voitures devant l'office de Tourisme.

Les 4 pilotes remontent dans la voiture d'Alexandre, puis nous faisons le trajet de retour en sens inverse, à l'allure Alexandre.
Nous arrivons enfin au gîte à la nuit tombante, passé 20h. Les autres Bikets sont déjà aux fourneaux.
La table dressée, tout le monde passe à table et avale sans difficulté les crudités et tagliatelles alaCarbonara préparés par nos cuistots d'un soir.
Grande tablée pour cette première de la saison: Gilles, Alexandre, Yann, Jean-Claude, Alain, Thierry, Emmanuel, Pédalator & Mary et Fabrice.
Tout ce petit monde devise bien gaiement, la boisson-qui-va-bien ramenée par Faby étant bien apprécié des convives.

On discute un peu de l'organisation de la journée du lendemain,  l'occasion de créer un petit blanc dans les palabres au moment où j'annonce ma vision des choses, à savoir que nous devrons rallier le point de départ en VTT, soit 15km par la route entre notre gîte de Pazayac et Brive.
Pour ceux qui ne se sentent pas trop dans ce plan Biker'Spirit, Alexandre pourra emmener dans sa voiture quelques pîlotes et leur VTT jusqu'au départ. Jean-Luc devant nous rejoindre au gîte à 7h, il pourra aussi véhiculer pilotes et VTT jusqu'au départ.
Le départ étant prévu à 8h de Brive, prévoyant 1h30 de trajet en la jouant cool, finalement nous prévoyons un lever de camp pour 6h30 le lendemain matin.
Afin de gagner du temps, ceux qui rejoindront en voiture le départ seront chargé de récupérer les plaques de cadre des autres.
Et tout le monde de filer bien vite au dodo, en prévision d'une courte nuit.
Je programme l'alarme de ma montre à 5h30 et hop nous plongeons au lit.
Le sommeil ne tarde pas à venir, les heures du trajet étant sûrement pour quelque chose dans cette fatigue.

Dimanche 23/03/2003:

Le gîte résonne d'une intense activité avant même que le blip-blip de ma montre n'assaille mes oreilles délicates.
Une bonne douche pour me réveiller, puis j'enfile l'habit de lumière aux couleurs Bikets. Cette fois-ci, au vu des prévisions météo et de la douceur de l'air d'hier, ce sera 'totally' court. Et hop je saute dans le nouveau cuissard court, version peau CoolPad spéciale longues heures de selle, après l'avoir copieusement couverte de crême anti-échauffement. 
J'enfile un maillot manche courtes Coolmax par dessus un sous-vêtement maillé et sans manche, la ceinture du POLAR en dessous.
Pour parer à la fraîcheur du matin, je mettrais les manchettes plus le coupe vent imperméable.
Ainsi paré, je rejoint le reste de ma troupe au pitiDéj'. Pas très faim ce matin.

Chacun se prépare. Derniers préparatifs au vélo; mise en pression de pneus de mon spad et de celui de Mary, puis coup d'huile sur nos chaînes (je teste cette fois ci la SHIMANO, qui s'avèrera pas mal du tout, puisque je n'aurais pas besoin d'en remettre durant les 100 bornes de la rando).

6h24: Mary n'étant pas aussi rapide que les gars de la bande, je préfère que nous partions tous deux tranquillement afin de prendre un peu d'avance et ne pas avoir à trop se presser par la suite.
Mais les autres Bikets nous voyant partir se mettent à nous suivre, laissant Yann et Jean-Claude dans le gîte . . .
Ce qui nous vaudra une petite séance de 'boudage esprit-club' et  vengeance par la suite . . .

Nous pédalons tranquillement en file indienne sur la N89 en direction de Brive, le soleil commence à se lever sur un ciel bleu annonçant une belle journée. Mais pour le moment, il ne fait pas bien chaud et ce n'est pas l'allure tranquille adoptée qui me réchauffera les mains et les jambes.
Jean-Luc arrive en voiture, il poursuit sa route récupérer les Bikets restants. 
Il nous dépassera un peu plus tard, Yann et Jean-Claude avec lui.
Alexandre et Gilles ont rallié le départ en voiture,  pas plus mal vu leur manque d'entraînement en ce moment.

Nous arrivons à Brive avec une bonne demi-heure d'avance, sans avoir trop vu le temps passer et les jambes bien échauffées par ces 16 kilomètres. Comme quoi, mon idée tenait la route.
Comme le dira plus tard JC, je n'ose penser au cas où une météo foireuse serait venue pimentée la situation...

Alexandre distribue les plaques de cadre. J'ai le numéro 078, tout à fait de circonstance pour un Yvelinois. Encore mieux; Emmanuel  a le numéro 072, nombre parfaitement approprié pour un sarthois d'origine. 
Puis je file prendre un café chaud pour me réchauffer, tandis que Mary discute avec 'Les Frapparigots & Cie' qu'elle a repéré ; Fred Mad, JL, Cyrus et Marmotte, un autre amateur de longue distance.
Il y a pas mal de monde, l'ambiance est au son de l'accordéon musette...

L'heure du départ approchant, nous rentrons dans l'aire de départ matérialisée par des barrières. Les 'Frappés' sont tout devant, le nez collé à la barrière. Un peu comme moi sur certaine épreuve, mais cette fois Les Bikets va se la jouer ensemble. Pour cette première de la saison, je resterais avec Mary.
Jean-Claude -mode boudage activé- qui s'était installé dans le parc départ réservé aux participants du 75km finit par rentrer dans le rang.
Départ moins quelques minutes, j'active mon POLAR.
Alors que le départ va être donné, je m'aperçoit que le POLAR ne semble pas avoir accroché les infos de FC envoyée par la ceinture pectorale.
Je me dépêche de le réarmer, alors que les premiers s'élancent déjà, il est 8h02. Finalement, ça marche et je roule enfin.
Mais je m'apercevrais 32 bornes plus tard avoir oublié qu'il fallait impérativement attendre l'affichage stable de la FC sur le POLAR avant de commencer à rouler, sinon les données FC ne sont pas enregistrées. Pas grave, j'ai stoppé l'enregistrement puis démarré une nouvelle capture de données.

Le peloton traverse la ville tranquillement, rien à voir avec les départs en trombe d'une horde de furieux comme il peut y en avoir sur les compétitions longue distance.
Nous montons progressivement sur la route, ça étale le troupeau, avant de poser les crampons sur le premier sentier à peine 5km après le départ. Pas bien large ce sentier, mais suffisant pour ne pas engendrer de bouchon, la montée précédente ayant déjà clairsemée les rangs.
Viendra ensuite et assez rapidement une première descente sympa d'un peu plus d'un kilomètre dans un single creusé dans un sol mêlant terre et sable dur, avec quelques rares racines et cailloux bien placés, mais rien de bien méchant. Je passe Mary sur la gauche pour lui laisser le champ libre; elle n'aime pas trop être entourée en descente.
Nous roulons maintenant sur un chemin large qui remonte progressivement en bordure de champ, puis la pente s'accentue de plus en plus et nous arrivons au pied d'un étroit sentier dont le sol terreux comporte quelques racines et cailloux rendant la montée intéressante. La pente est suffisante pour que certains préfèrent passer cette 'difficulté' en mode pédestre. Je remonte tranquillement cette petite cohorte, dépasse un 'Frappé', accélérant progressivement l'allure, toujours sur le plateau milieu. Fin de la bosse, +140m de positif sur 800m. Plus personne doit avoir froid maintenant. En attendant Mary, j'en profite pour faire tomber le coupe-vent.

Nous repartons, en suivant un court instant du bitume avant de retrouver un chemin.
Le début du parcours est assez roulant et nous traversons la campagne Brivoise en cheminant sur des chemins entre les champs, parfois à travers quelques bois, mais la végétation sèche et basse ne donne pas l'impression de massif forestier aussi dense que ceux que nous avons dans l'ouest. Le profil n'est pas vraiment plat, c'est plutôt une succession de légères descentes puis remontées peu marquées, parfois sur des chemins un peu plus caillouteux, ce qui rend ces faut plat montants intéressants. Nous roulons tranquillement, chaque dénivelé positif me donnant l'occasion de m'amuser un peu, en roulant plus fort et en tirant un peu de braquet. Ce faisant, je passe mon temps à doubler des vététistes dans les bosses, puis ceux-ci me repassent lorsque je suis arrêté en attendant Mary. Ca doit taper sur le moral.

Une bosse plus marquée sur plus d'un kilomètre et voici 85m de positif de plus au compteur. On a déjà 380m de positif cumulé en 12 bornes, mieux valait ne pas partir trop rapidement, au risque d'y laisser des plumes vers la fin...
Un collègue parisien de VTT AVENTURE passe en trombe. T'as d'la chance que j'ai décidé de rouler avec Mary aujourd'hui, car sinon j'aurais engagé le Turbo...
Le plus drôle, c'est que moins d'un kilomètre plus loin, je verrais le collègue sur le bord du chemin, le spad retourné, en pleine séance mécanique. Sourire.

1er ravitaillement
Premier ravitaillement
Au bout de 17,5km, nous parvenons au 1er ravito. Les autres Bikets sont là, ils repartent déjà.
Je profite de cet arrêt pour enlever un peu d'air dans la fourche de Mary, celle-ci la trouvant finalement pas si souple que cela.
Le ravito est bien achalandé. Je grappille quelques raisins secs, de quartiers d'orange, puis j'avale un godet de jus d'orange.
Nous repartons tranquillement.
Le profil sera  plus descendant durant les 5 bornes qui suivent, avec en particulier deux chemins descendants au sol jonché de cailloux, quelques petites marches venant corser un peu, ça tabasse bien et je regrette déjà de ne pas encore avoir mon Tout-Mou.

Nous mettrons à peine plus de 2h pour faire les 32 premiers kilomètres, à la moyenne de 17,6km/h. Ce premier tiers du parcours sans relief prononcé ne totalisant que 765m de dénivelée positif. Le parcours est toujours aussi campagnard, pas de truc bien physique, mon petit plateau ayant toujours ses toiles d'araignée.
Nous revenons sur Faby, visiblement décalqué de sa semaine de vacances passée à rouler. Il s'accommodera alors parfaitement de l'allure modérée à laquelle nous roulons. Mary lui mettra même à plusieurs reprises un sacré vent dans les bosses. Bon, en descente c'est autre chose, il refait son retard sans fatigue.

Séance crevaison
Séance crevaison
Un chemin en descente rapide et voici une troupe de Bikets sur le bord du chemin,
visiblement occupés à réparer une crevaison.
Nous nous arrêtons avec eux. Pendant ce temps, les participants défilent et nous applaudissons comme il se doit les performances de chacun dans ce virage dont le sol parsemé de gros gravier a la fâcheuse manie de faire déraper les roues.
L'un d'eux ira même se vautrer devant nous, sans bobo heureusement.
Faby arrive à son tour, négocie le virage dans un beau dérapage contrôlé, sous les applaudissements du public.
La réparation s'achevant, mary et moi repartons devant. 

Faby aux commandes
Faby aux commandes

Notre Jean-Claude l'ayant joué 'mobylette' depuis le début, les Bikets repartent plus calmement maintenant et nous roulerons par moment ensemble.

Une bonne bosse se présente, sur la route pour commencer. Je commence à partir dedans en tirant un peu de braquet, puis après avoir fait crisser du crampons sur le bitume, je me calme en voyant la bosse continuer, mais moins fort. L'occasion d'observer le comportement de la suspension d'un EPIC dans ce genre de passage; ça bouche pas de l'arrière. Ensuite, plus de goudron mais un single montant entre deux murets de pierre, à l'ombre.

Le parcours devient plus intéressant maintenant, la végétation change aussi, le buis faisant son apparition et les cailloux se font plus nombreux aussi.
Le soleil est bien présent et les manchettes sont vite enlevées.

Descente campagnarde
Descente campagnarde
Une descente sur un chemin rapide, une petite remontée  et nous parvenons un peu plus loin au petit village de MARTEL ou nous attend le 2ème ravito, sous ce qui ressemble à un marché couvert. Très joli.
Nous y retrouvons Yann qui n'avait pas vu la crevaison du groupe Bikets et traçait devant allègrement. 
Ce ravito est particulièrement bien pourvu pour ceux qui commenceraient à avoir un p'ti creux, car il y a des sandwichs avec du fromage, du rôti de porc, plus les trucs sucrés traditionnels.
On s'arrête un moment, le temps de se restaurer.

Le ravitaillement de MARTEL
Le ravitaillement de MARTEL

Une table bien fournie !

Fabrice part devant pour prendre un peu d'avance. Nous le rattraperons un peu plus loin.
Jean-Claude commence à sentir les prémisses de son mal de dos; Pas cool.
Je lève le camp avec Mary alors que les autres Bikets dévorent encore.
Nous quittons le village de MARTEL.

Une courte -mais bonne- bosse se présente, suivie de la descente qui va bien en récompense, puis il nous faut remonter à nouveau sur une piste un peu caillouteuse qui va nous amener sur un point de vue magnifique. Tout le monde s'y arrête pour admirer le paysage. Une brume de chaleur couvre ce décors. Papy nous montre le pont où nous serons tout à l'heure.
Les yeux plein de ce beau paysage, nous repartons, pour emprunter une descente bien  pentue sur sol de terre avant de rejoindre un beau single bien étroit où je lâche un peu les watts. Le décor défile entre les buis, quelques petits passages aériens, rien de bien méchant.

Annonce d'une bonne descente technique
Annonce d'une bonne 
descente technique
Fin du joyau, on débouche sur un large chemin.
En attendant Mary, j'en profite pour faire une photo avec ce qui semble être l'amorce d'un chemin sympa.
Mary arrive, je repart. Belle descente technique avec les cailloux qui vont bien, puis le chemin s'élargit et l'on peut dévaler.
Tiens, un Biket sur le bord du chemin. C'est Thierry qui répare sa première crevaison. Mary continue, on la rattrapera plus tard, je reste avec Thierry.
Huit minutes plus tard, nous repartons. Cette fois, je remet le Turbo pour revenir sur Mary et les autres Bikets, en jetant un oeil par derrière pour ne pas laisser  Thierry en rade.

On vient de la haut
On vient de la haut

Descente sur la route, je tourne à droite et commence à enquiller sur un chemin bien dur. Un coup d'oeil en arrière ; plus de Thierry, mais je l'aperçoit plus loin sur la route en train de trifouiller sa roue AR. Demi tour, je vais aux renseignements. Pas de bol; il vient de re-crever de l'arrière. J'inspecte son pneu et manque de me piquer; un clou -style semence de tapissier- traverse la carcasse. Malgré ses bandes anti-crevaison, l'intrus a trouvé le chemin directe à la chambre.
Thierry-je-crève-toujours-deux-fois termine sa réparation puis nous repartons. Va falloir gazer maintenant pour revenir sur les autres. Turbo engager, je trace, Thierry dans mon sillage, mais il ne semble plus avoir la fraîcheur du départ, je calme.

Pause au 3ème ravito
Pause au 3ème ravito

Une bonne montée, une descente courte suivie d'une belle remontée,  et nous parvenons au 3ème ravito au bout de 56,6km.
Mary et les Bikets sont tous là, allongés dans l'herbe à 'buller' au soleil.
Y aurait il un début de fatigue dans l'air...
Après avoir avalé quelques sucreries et un godet de liquide, je prend une photo du paysage qui mérite le détour.
Un beau petit single descend, mais nous ne le prendrons pas. Dommage.
Allez, c'est pas tout ça, mais on a encore 40 bornes.
Mary et moi repartons tranquillement, les Bikets suivant peu après.

Belle vue !
Belle vue !

Remontée progressive puis longue et superbe descente dans un chemin ombragé, bordé de buis, bien étroit au départ puis s'élargissant vers le bas. Le paysage défile, gaffe à quelque ornières, peu de cailloux au sol, ça tabasse pas trop, tant mieux. Yann me passe, veinard de Tout-mou. Heureusement que j'ai monté le gros pneu en 2.10" devant, c'est quand même plus confortable.
Fin de la descente, on s'attend en bas, puis on repart.

Beau château perché
Beau château perché

Fond de vallée, chemin plat pour récupérer avant la prochaine montée. 
Thierry expérimente des problèmes de saut de chaîne. Heureusement pour lui, Faby-les-doigts-d'Or est encore avec nous et se charge de remettre de l'ordre dans une câblerie récalcitrante. Pour ce faire, Faby  roule un peu sur le DKT de Thierry, tandis que Thierry roule sur le Merlin équipé tout XTR'03 de Faby; pas bon pour le moral ça...dure de remonter sur son 'machin' après...

Un peu de plat avant de remonter
Un peu de plat avant de remonter

Vient une belle montée technique sympa, racines et pierres, ajoutant 195m de positif au POLAR. Ca passe sur le milieu, sauf une marche de pierre un peu plus haute. Puis vient la descente en récompense, les cailloux avec.
Le parcours redevient plus calme pendant 6 bornes. On longe alors la Dordogne sous les falaises gardant encore les traces de passage de cette rivière. Très joli paysage.
A un moment j'aurais un instant d'hésitation lorsque le parcours, après avoir longé de petites cascades, passe sous un porche, laissant penser que l'on rentre dans une propriété, mais le chemin continue.

Les falaises en bord de Dordogne
Les falaises en bord de Dordogne

Nous suivons un peu de route puis nous arrivons au bout de 76,4km au 3ème ravito.
Yann semble faire une réaction allergique à une des fleurs locales. Heureusement qu'en bon asthmatique j'ai toujours ma Ventoline sur moi. Un coup de pchit' dans le buffet va le soulager.
Mary commence à avoir mal à la tête avec le soleil, elle prend un aspirine. 
Nous repartons après avoir grignoté et bu un peu.

4ème ravitaillement
4ème ravitaillement

Entre-temps, Gilles sans entraînement a préféré rentre par la route tandis que Jean-Claude et Papy ont adopté la voie de la sagesse en s'engageant sur le 75km.

Un petit peu de plat, puis une  belle et longue, longue montée s'annonce. Manu dans ma roue, nous remontons de manière tonique le long d'un chemin ombragé et légèrement encaissé. Le sol est couvert de cailloux rendant l'adhérence moyenne par moment. La pente n'est pas énorme mais constante durant ces 2,6km de montée (+210m). Toujours sur le plateau milieu -limite sur le final- je remonte peu à peu d'autres vététistes (certains en collant long et veste thermique sur le dos; les pauvres !) et décroche petit à petit Emmanuel qui finira par engager le petit plateau. Apercevant le haut  de la bosse, un dernier sursaut d'énergie et hop me voici sur le Causse. Reste plus qu'à attendre les autres. 

Nous commençons à croiser pas mal de marcheurs, signe de  l'approche de Rocamadour car il y a une marche pédestre organisée en même temps (quelle idée de les faire partir l'après-midi, au moment où nous arrivons sur les lieux). La troupe rassemblée nous repartons, le long d'un beau single de terre. Les promeneurs nous souhaitent bon courage en nous annonçant une sacrée descente. 
Le single très caillouteux descend de plus en plus et se termine sur une grosse marche caillouteuse donnant sur la route. On nous demande de passer à pied. T'inquiète, j'aurais même pas essayé en vélo.

On remonte un peu sur la route avant de reprendre un chemin en terre qui monte de plus en plus pendant 2,5km. Les promeneurs nous annoncent une belle montée. Voyant un passage plus raide, j'engage par précaution le petit plateau, mais finalement à mi-cassette, ça passerais sur l'intermédiaire. 
Fin de la bosse, je débouche sur la route et pause en attendant le reste de ma troupe.

Alain
Alain

Mary
Mary

Yann
Yann

Nous repartons. Viendra une belle partie de single track terreux/pierreux super à prendre à fond en enfilade. Emmanuel commence à tracer, je file dans sa roue, Alain un peu plus en retrait nous pourchassant. Le paysage défile, on double les chicanes mobiles.
Une longue descente, plein de cailloux, ça tabasse et la limite de mon semi-rigide voit le jour. Yann en profite, me fait une bordure et dévale. Pas grave, on débouche sur la route qui remonte sur l'Hospitalet; 2,6km que je remonte tambour battant, déposant Yann au passage, Emmanuel en point de mire à 100m, puis 50m. Il résiste un moment puis semble fatiguer. J'en profite, enlève 2 dents et revient puis le dépasse enfin. Traversée de l'Hospitalet, plein de touristes, c'est l'arrivée.
On nous donne un Tee-Shirt, puis je file au ravito grignoter et boire.

Repos des guerriers
Repos des guerriers

Jean-Claude, Papy, Alexandre et Gilles sont la, se dorant la pilule au soleil.
Le reste des Bikets arrivent, Alain s'allonge immédiatement et commence sa séance bronzage/récupération.
Mary arrive à son tour, pas longtemps après. Elle reçoit un sac avec des cosmétiques.
Les guerriers se reposent, font des allées-venues au ravito.
Un petit plateau-repas,  aurait été le bienvenu.

Il est maintenant temps de rejoindre nos voitures, puis le gîte.
Un dimanche soir, par beau temps, il y a foule sur les petites routes, en plus il ne sont pas très pressé. C'est 70 au compteur à la file quand ça tourne un peu.
Heureusement, la portion d'autoroute Martel-Brive décoince tout ça et ,nous arrivons enfin au gîte. 
Pendant que Mary, JC et Gilles se préparent pour rentrer ce soir sur la région parisienne; le reste de la troupe  bulle un peu, dévore tout ce qui  traîne sur la table de la cuisine.
Que la douche chaude est bonne.
Dernier bizous à Mary, puis la Clio de JC met les voiles vers Paris.
On se repose un peu,  puis nous commençons à rechercher un resto pour ce soir. Pas grand chose d'ouvert, ou de valable dans le coin, on préfère filer à Brive. Après avoir aperçu une Auberge Savoyarde, on se gare dans le coin, mais finalement c'est dans un resto Italien moyen que l'on terminera la soirée. Enfumés, attendant qu'une serveuse débordée nous amène la nourriture.
Dommage pour l'Hôtel-Resto 3 étoiles 'La Truffe Noire' dont le menu me plaisait bien. Si Jean-Claude était resté ce dimanche soir, je crois bien que nous aurions été deux à nous faire plaisir, pendant que les autres auraient mangé leur Pizza. Mais ce n'est que partie remise...
Retour au gîte, je ne mettrais que peu de temps à trouver la voie du lit et les bras de Morphée (faute de ceux de Mary).

Lundi 24/03/2003:

Réveillé vers 7h, la maison résonne déjà d'une intense activité de chargement et de nettoyage.
Le ménage sera rondement mené, on est nombreux c'est plus efficace.
Je laisse les autres rentrer sur Paris pendant que j'attend la propriétaire.
A peine le temps de laver mes vitres, mes phares et de prendre une dernière photo des lieux, que Mme NEUVILLE arrive. Nous faisons le tour des pièces, je lui règle le solde de la location puis je rejoint la voiture, à regrets.

le calme après la tempête
Le calme après la tempête

Départ de Pazayac à 9h15. Trajet sans arrêt, 4h05 plus tard, j'arrive au local de  Neauphle à 13h20 pour y déposer les spads de Gilles et JC.
Retour à la maison à 13h45.

Conclusion :

Voici un bon week end qui semble avoir été apprécié de tous les Bikets, la météo idéale, un parcours sympa et pas trop physique pour le premier 100 bornes de la saison, une belle région qui mérite de revenir. Plein de beaux singles track, de belles montées et de descentes techniques.

Une bonne organisation, des gens sympa, un fléchage efficace et non surchargé, des ravitos comme il faut.
Perso, je verrais bien un grand circuit en boucle autour de Rocamadour; ce serait plus intéressant  au niveau parcours et plus simple pour l'intendance (arrivée/départ même endroit).   

   Pédalator  28/03/2003


Profil du Parcours 100km


+2285m


Les données de Pédalator

  BC1400
Mary
POLAR S710
Pédalator
Départ : - 8h02'
Temp roulé : 6h16' 5h23
Temp total (incluant arrêts ravitos...): -' 6h59'
Moyenne: 15,74km/h 17,7km/h
Vitesse max.: 44,9km/h 45,8km/h
Distance (2050mm): 98,66km 94,7km
Dénivelée positif : - +2285m
Dénivelée négatif : - -
Température Min/Moy/Max: - 15/20/28°C
(au poignet)
FC Moy/Max: - 139/188
Période échantillons: - 5 sec
Fichiers échantillons : - HRM
Distance/dénivelée annoncés : 100km

  Pneus :
     AV = MICHELIN XL-S UST,  2.10", gonflé à 2.2 bars.
     AR = MICHELIN XL-S         1.95" + chambre à air MICHELIN C4 AIRCOMP LATEX
 gonflée à 2.4 bars.

  Trajet :
     Pazayac -> Neauphle-le-Château : 485km en 4h05 ( 31L Gasoil )
     Aller/retour + trajets locaux :  1105km


Le Budget déplacement

  A/R Euros DESCRIPTION
Péage A 11,70 COFIROUTE 142km: Allainville -> Vierzon-Nord
Péage R 11,70 COFIROUTE 142km: Vierzon-Nord -> Allainville
Gazoil A 35,00 40,05L à 0,874€. CARREFOUR - Brive (19)
Gazoil A 9,00 0,874€. CARREFOUR - Brive (19)
Gazoil R 26,30 31,01L à 0,848€. AUCHAN - Plaisir (78)
Parking A 3 Parking La Motte - Limoges
Péage A 0,50 Brive -> Martel
Péage R 0,50 Martel -> Brive
    97,70  

Dernière mise à jour : samedi 29 mars 2003 20:34

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