La plaque souvenir de Pédalator              Le Raid VTT SFR
dimanche 25 mars 2001
XC 60km
Cassis (13)
   

Le profil du parcours
Les preuves par l'image
Les
données de Pédalator  
Les
Classements

Le
Bugdet 

                             

 

Soleil, Cailloux, Poussière, Mer, bronzage....
Notre organisation du " Tour de Neauphle " étant maintenant terminée, j’ai enfin un peu de temps de libre pour écrire ma longue bafouille sur notre dernière escapade VTT dans le sud.

La bourbasse et l’humidité parisienne commençant vraiment à me gonfler, j’ai décidé durant l’hiver de descendre à Cassis pour participer au Raid SFR, une épreuve sur laquelle je n’avais pas encore posé mes crampons. La distance de 60km n’est pas très grande (comparée aux 100 bornes constituant l’essentiel de mes sorties) mais suffisante, en raison du terrain particulièrement accidenté, pour attaquer progressivement une saison de raids.

Un coup de Minitel fin janvier et mon inscription était réglée, très tôt comme d’habitude afin de pouvoir profiter d’un départ en 1ère vague pour ne pas bouchonner au départ d’une épreuve attirant pas mal de vététistes.

Deux autres Biker’s intéressés par ce trip au soleil s’inscrirent peu après sur cette épreuve. D’autres biquets seraient bien venus bouffer du caillou et de la poussière mais l’éloignement du lieu - et donc les frais engendrés – ou la non-disponibilité d’un VTT qui se fait attendre eurent pour conséquence de réduire l’effectif.

Afin de profiter un maximum du coin et pouvoir se reposer un peu de ce long voyage, Alain et moi avons décidé de partir le vendredi matin pour Cassis. C’est ainsi que nous nous retrouvons devant le local du Biker’s, aux alentours de 7h, en ce matin du vendredi 23 mars 2001.

Vendredi 23/03/2001 :

T’as pas oublié ton maillot de bain au moins ? Non, Non ! J’en ai même pris deux !

Les sacs sont chargés dans le break puis c’est le tour de nos montures qui y sont rangées délicatement, avec une petite couverture pour les protéger car le voyage va être long pour atteindre les lointaines contrées-où-l’on-peut-rouler-sur-du-sec. Cette fois je n’emmène pas mon vélo en double (mon stock de pièces de rechange) car la présence de nombreux exposants sur le salon du Raid SFR pourra servir en cas de problème. C’est ensuite le départ vers de nouvelles aventures. On a de la chance, il ne pleut pas, ce qui est quand même plus sympa pour le conducteur de la 4’roues-mobile.

Le trajet est effectué sans problème, à allure raisonnable, dans une circulation minime – une fois la région parisienne quittée – où l’on ne rencontre que des VRP, des retraités et une majorité de camions. Le DistriMix est encore là (ceux qui prennent souvent l’A6 sont au courant) et deux barbecues, que j’ai repéré assez longtemps à l’avance, qui ne m’inquièteront guère au vu de ma vitesse relativement calme. Du coté de Vézelay, nous observons le terrain en prévision d’un probable déplacement des Biker’s dans cette région pour participer à la Ronde de Vézelay du 16/04 prochain. Ca semble bien sec par-là en comparaison de notre région ParisBourbeuse.

Juste une petite pause café dans une station service du grand ruban noir, pour réveiller Alain qui commence à s’endormir, puis un arrêt y’a-l’estomac-qui-grogne au restaurant ‘Le Petit Café’ où l’on peut manger dehors sur la terrasse (1ère fois de ce début de saison) en profitant d’un timide soleil.

Du coté de Villefranche-sur-Saône nous pouvons constater la progression (depuis mon dernier passage il y a 15 jours) des inondations. L’eau n’est plus qu’à un mètre de l’autoroute, certaines maisons ont les pieds dans l’eau et pour d’autres, seul le toit dépasse des flots.

Nous décidons de traverser Lyon, plutôt que d’allonger le trajet en le contournant, mais on loupe un changement de direction et nous nous retrouvons dans le tunnel payant à 10 balles. Y’a pas grand monde la dedans et ça roule bien. Retour à la lumière.

La végétation commence à prendre des allures de sud lorsque nous approchons de Montélimar (où l’on reviendra le 13/05 pour la Sésame VTT). Le soleil prend de la force et c’est l’occasion de dépoussiérer la clim’ de ma caisse, pas trop fort car le Alain ça attrape vite froid…

Le paysage change, le terrain est de plus en plus sec (super !) , les cailloux sont de plus en plus nombreux (m’en fout, j’ai un TouMou). Nous contournons Marseille par l’autoroute. Même route que pour aller au ROC puis direction Cassis. Le relief du paysage devient de plus en plus intéressant à mon goût (car bosselé…) puis nous descendons car Cassis se trouve au fond d’un entonnoir (donc faudra remonter en vélo…). La Mer ! Superbes paysages, belles maisons, un coin idéal pour la retraite (j’ai ‘impression que beaucoup de gens ont la même pensée que moi mais en voyant les maisons et les voitures il me semble que le niveau de vie dans ce coin de paradis ne soit pas à la portée de tous).

Après un peu plus de huit heures de route, nous débouchons sur le port de Cassis et en faisons deux fois le tour avant de trouver l’hôtel CASSITEL où j’ai réservé une piaule avec vue sur le port. Nous trouvons rapidement une place (on a du bol car là-bas c’est pas évident !) puis nous prenons possession de notre chambre. A première vue ça semble pas mal et propre.

Après avoir admiré la mer et la plage, le coffre de la voiture est rapidement vidé et notre barda transporté dans la piaule. Pas un instant à perdre. Vite, on saute dans le cuissard (court), le maillot (manches courtes), les petites chaussettes, les pompes d’été (sans sur-chaussure), les gants d’été, les lunettes de soleil. A paris il fait gris et froid en ce moment. Un coup d’eau dans le ChameauBak, quelques barres dans la poche, un coup d’huile sur la chaîne et nous voilà sur nos montures.

Pour quitter Cassis, ça monte partout et ça monte bien. Les pneus du VTT accrochent bien sur le goudron. Nous prenons la direction des calanques en suivant la route en bord de mer. Je m’arrête de temps pour immortaliser un beau paysage sur le papier. La route monte et descend tout le temps comme les montagnes russes. Nous apercevons des gens les pieds dans l’eau, mais aucun courageux complètement immergé ; paraît que l’eau est pas très chaude au mois de mars par ici…

Ne connaissant pas trop, nous décidons de ne pas nous avancer trop loin par la route et nous faisons demi-tour et remontons pour aller jeter un coup d’œil au lieu de départ du Raid SFR. Le fléchage d’accès est en partie déjà mis en place et nous le suivons. Une grande ligne droite, un rond point. Méhari Club ; c’est par-là.

Y’a pas la foule pour le moment. L’aire d’arrivée, les tentes d’inscription et les stands des marques commencent à se monter. Il y a déjà SRAM, CANNONDALE, SPECIALIZED, GIANT, COMMENCAL et d’autres. Coté animations, une aire de démo-trial se trouve devant le car podium LA PROVENCE et un champ de bosses est en cours d’aménagement et de test. Quelques Teams ont planté leur tente.

Je m’arrête un moment pour causer un peu de SPECIALIZED avec les gens d’ALVAREZ. Dommage, mais en dehors d’un slick y’a pas encore en France de Tubeless polyvalent. Ca va venir. Alain regarde le FSR XC, se demandant si un TouMou ne serait pas plus adapté sur les raids que son MERLIN DemiMou.

Pas grand chose à voir ici ce vendredi. On reviendra demain. Je prends une photo-d’avant-le-grand-bordel, et une de la collection de Méharies, puis nous partons repérer le départ du parcours. Une petite route goudronnée monte régulièrement, mais sûrement, durant au moins un kilomètre. Amortisseur AR bloqué, idem pour la fourche. De la rubalise sur les cotés, dans la végétation, matérialise les petits parcours des jeunes.

La route se termine. La montée se poursuit par un chemin bien empierré par moment. Déblocage de l’amortisseur et de la fourche, ça va tout de suite mieux. Pas une goutte d’eau ou de boue à l’horizon, seulement de la poussière et des cailloux. Le chemin se termine et nous arrivons dans un village, laissant le balisage sur notre gauche. Un autre chemin se présente en face. Nous le suivons, délaissant le goudron au profit de la caillasse. Dans le genre ‘ça tabasse’, celui-là est pas mal mais il ne dure pas bien longtemps. Ensuite, c’est une large allée avec pas mal de pierres - type petit ballast de chemin de fer – puis le terrain devient un peu plus roulant. Nous roulons sur le sommet local un moment, prenant le temps de faire une ou deux photos et d’admirer la vue. Le chemin commence à sérieusement descendre mais nous préférons limiter là notre excursion avant de nous retrouver au niveau de la mer.

Sur le chemin du retour, je résiste à l’envie de m’arrêter pour ramener en souvenir à Jean-Claude la seule et unique flaque d’eau rencontrée depuis notre départ. La descente du retour est plus que sympathique et je goûte avec délectation l’évolution de performance de la suspension de mon nouveau M4. Pas touche aux freins. Le paysage défile. Je me calme un peu en arrivant en bas et c’est bien vu car entre-temps la route d’accès à été barrée avec une barrière métallique verte qui aurait tendance à se confondre avec la végétation. Merci les V-brake…

Nous retournons tranquillement vers notre hôtel de Cassis. Oh, miracle ! Après 30 bornes de VTT, nous sommes de retour et mon spad est aussi propre que s’il venait juste de sortir de son emballage. Je ne vous parle même pas de la tenue du pilote ; pas la moindre petite tache ! Pas une once de saleté. C’est un choc pour un Parisien…

Une bonne douche puis nous partons faire un petit tour sur le port, en short et tee-shirt pour ma part, Alain adoptant une tenue plus hivernale. Vous pouvez pas savoir comment cette atmosphère, ce climat, cette non-humidité peuvent remonter le moral d’un parigot ayant affronté de longs mois d’hiver gris et humides.

Une des nombreuses terrasses nous semble tout à fait appropriée pour une pause bibine-repos en attendant l’heure du repas. Alain s’en grille une, comme tout bon sportif qui se respect. Une petite fraîcheur s’installe à l’approche des 18h. La nuit s’installe doucement, l’horaire d’été n’entrant en vigueur que dimanche. Nous apercevons le premier visage connu ; c’est Jean-Marc MEGNIN le Big Boss de Sport-Up, un nouveau partenaire majeur du Biker’s Club; Celui-ci fait halte à notre table. Et une mousse en plus garçon ! Alain MAS n’est pas loin et se joint à nous. On cause VTT, WEB, Internet (j’ai une caisse de remarques dans ma besace…) puis nous prenons la direction d’un resto déjà testé et approuvé par Alain. C’est un endroit tout à fait pour Marilyne car la patronne n’aime pas le gras. Elle me trouve un peu pâle ; normal pour un parigot qui découvre le soleil, mais on est là pour travailler la question. Le menu est sympa, varié et de qualité. Les tarifs sont par contre un peu élevés. Max Commençal et Grégory VOLLET mange dans l’arrière salle. Y’a du beau linge ici.

Nous passons une bonne soirée, le vin est bon et les joues prennent des couleurs. Le manger est tout à fait à notre goût. On cause un peu gros sous. Combien t’as dit ? 150KF ? en souriant. Bon, pour l’an prochain on saura où mettre la barre… Ca serait bien ne plus avoir à organiser d’évènements pour faire vivre le club (faut bien rêver de temps en temps. Le pb c’est que sponsor = représentation = organisations). Reprend un peu de rouge, ça ira mieux. Alain est ‘un peu’ inquiet et s’acharne sur son portable pour tenter d’obtenir des informations sur l’heure d’arrivée de la tente Sport-Up.

Un petit tour sur le port pour digérer puis direction la piaule pour un méga dodo, l’air pur et le voyage ayant tendance à fatiguer la bête. Bonne nuit les petits. On va bien dormir, j’espère, car le gars de l’hôtel m’a dit qu’il y avait ‘un peu’ d’animation le soir, vu qu’il y a des bars sur le port, juste sous l’hôtel. Et ça ferme à quelle heure ? Vers 1h30.

Boum ! Boum ! Boum !
Boum ! Boum !

Dur de faire abstraction du bruit. Le fond sonore n’est pas fort, mais les basses passent bien à travers les fenêtres (sans double vitrage car ici y fait pas froid). Je mets un bon moment avant de plonger dans le sommeil. Je me réveille plus tard, croyant être aux alentours de minuit ; le bruit a cessé. Je me dis qu’ils sont sympas et que le niveau de la sono est diminué à partir d’une certaine heure, mais Alain me dira le lendemain - après une nuit trop courte - que le boucan s’était terminé après 1h30.

Donc, évitez absolument de mettre les pieds à l’Hôtel CASSITEL.

Samedi 24/03/2001 :

Douche, petit déjeuner. Alain a déjà son plan d’action en tête : trouver un autre Hôtel. Je le laisse négocier avec le gus de la réception. Celui-ci, désolé, doit être habitué. Pas besoin d’aller chercher bien loin. Alain a trouvé une nouvelle crèche, en retrait du port, au fond d’une petite rue. La patronne est sympa et a de la place pour nous. On va même pouvoir rajouter un 3ème lit dans la chambre pour Marilyne. On sera un peu serré mais on est habitué. Il ne nous faut pas longtemps pour transférer nos affaires dans notre nouvelle piaule. L’hôtel dispose même d’un parking privé, petit et payant, mais tellement plus pratique. Suffit juste de ne pas avoir une voiture trop large pour y entrer.

Au fait, le ciel est bleu et le soleil chauffe déjà. Short, tee-shirt et lunettes de soleil de rigueur.

Nous devons aller chercher Marilyne à la gare de Marseille où elle doit débarquer à 14h10. D’ici là, nous allons passer au salon du Raid SFR. Nous devons aussi récupérer nos plaques de cadre et passer à la conférence de presse organisée par Sport-Up. Pas le temps de s’ennuyer.

Il y a déjà beaucoup plus de monde aujourd’hui et le stationnement est moins évident (ce n’est rien en comparaison du dimanche…) mais j’arrive assez facilement à trouver un trou de libre pour y glisser mon carrosse.

Tous les stands sont maintenant en place ainsi que les animations. Le peuple est au rendez-vous. Nous faisons le tour du salon. Peut-être pourrais-je y trouver de nouveaux Tubeless. Tu rêves. Alain se taille une bonne bavette avec le représentant de SPECIALIZED. Il est bien tenté par un FSR XC. Ensuite nous prenons nos plaques de cadre. Y’a pas foule pour le moment, ça sera sûrement pas pareil dimanche. J’ai le N°113, départ 11h en 1ère vague. Génial, peu de bousculade en perspective. Pour Alain, qui s’est inscrit plus tardivement, ce sera 3ème vague. Moins drôle pour lui, car il va devoir se frayer un chemin au travers des retardataires des vagues précédentes.

Le soleil commence vraiment à taper et l’on cherche un peu d’ombre. Il est temps de rejoindre la tente où doit se tenir la conf de presse de Sport-Up. Nous y retrouvons Alain MAS, Jean-Marc MEGNIN, les responsables de GIANT, de la FFC, des journalistes, Max Commençal, les filles du Team Sport-Up. Le Boss présente son bébé puis, les différents intervenants passent au micro. La séquence questions-réponses est plutôt courte. Pas bavard les journaleux (c’est comme leurs articles de 10 lignes et une photo…). La conf se termine par un apéro bien sympa. Le traiteur a bien travaillé. Nous délaissons le petit blanc local au profit d’une boisson sans alcool. Ca serait plutôt con de se payer des crampes demain. Il est midi passé et nous n’avons plus assez faim pour faire une grande bouffe. Nous profitons donc de la buvette installée sur place. Une part de tarte aux pommes et un café m’iront très bien.

Il est temps de prendre la route, direction Marseille, pour aller chercher notre Bikeuse à la gare. Nous sortons de Cassis et montons un bon moment par une route digne d’un col de montagne avant de plonger vers l’agglomération de Marseille. Malgré un déficit en panneaux, nous trouvons la gare sans problème et une place de parking gratuite en plus. Le train n’a pas trop de retard et la Marie est au rendez-vous. Le trio au complet remonte en carosse, direction Cassis. On tourne un peu pour retrouver la bonne direction, passant par des quartiers plutôt tristes du genre Paris Nord (pourquoi tu fermes les portes Alain ?), puis le droit chemin retrouvé nous laissons s’éloigner peu à peu ce monde de brutes.

Enfin de retour dans notre charmant coin de paradis. La fin de journée se passe rapidement entre installation, re-tour du salon, ballade sur le port et séance terrasse. Nous retrouvons le duo Sport-Up, plus deux autres parisiens, devant notre resto d’hier soir. Les tarifs y étant un peu élevés au goût du Boss, nous partons à la recherche d’une autre taverne. Après quelques tentatives infructueuses, pour cause d’affluence du samedi soir, nous réussissons à trouver dans une ruelle étroite l‘établissement apte à pouvoir fournir la dose de sucres lents requise par nos organismes à la veille de l’événement sportif qui nous attend demain. La pittance est correcte, on papotte, on rigole, on boit un peu mais pas trop, puis vient l’heure de prendre les heures de repos nécessaires à l’accomplissement de toute grande perf’. Un pt’i tour du port, histoire de faciliter la digestion avant le gros dodo, puis chacun rejoint son igloo. Pas de place perdue dans notre piaule de trois, prévue pour deux, avec les trois spads en plus. Bonne nuit les petits.

Dimanche 25/03/2001 :

Le jour J est arrivé. Le museau passé par l’entrebaillement des volets permet de se faire une idée de la tenue appropriée pour la journée ; encore du ciel bleu et du soleil, donc court et lunettes sombres. Alain et Marilyne descendent au pt’i déj’ pendant que je me réveille sous la douche. Je saute dans le cuissard et le maillot d’été puis retrouve mes collègues. Deux croissants (bien gras, mais tellement bon), un bol de café, un bout de pain et un verre de jus d’orange m’iront très bien. La troupe remonte préparer les spads et le paquetage de raid. Un coup d’huile par-là, un coup de pompe par-ci, Marilyne préfère remplacer son Tubelesse douteux. Je bourre mes poches de barres énergétiques, tubes de sucre rapide et autres gâteries.

Le trio enfin prêt quitte l’hôtel et prend la direction du lieu de départ situé à moins de trois kilomètres de Cassis. Nous y allons en vélo pour s’échauffer tranquillement et éviter la séance de cherche-un-parking-pour-se-garer. Un pt’i bonjour aux Koyotes, venus aussi de paris se faire dorer au soleil de Cassis, puis nous continuons notre chemin. Y’a du vélo et de la voiture partout. Nous laissons Marilyne négocier sa place en première vague. Un peu d’échaufement ne nous fera pas de mal, surtout avec ce départ en côte. Un peu de plat, un peu de montée puis direction la grille de départ où je prends place pour attendre l’instant final. Marilyne m’y rejoint peu après, un point bleu sur sa plaque lui permettant de figurer aussi en 1ère vague comme d’autres privilégiés bénéficiant d’un bon palmarès. Bien jouée.

Le soleil chauffe. La pression monte. MiniMig et JC Savignoni se frayent un chemin au travers de nos rangs pour rejoindre la première ligne réservée aux pointures. La banderolle est baissée et c’est la ruée vers l’entrée du site où nous sommes bloqués de nouveau, juste au niveau du portail d’entrée, devant la vraie ligne de départ. Pas mal joué, vu la cohue derrière…

Départ prévu à 11h. La longue attente commence. Fait chaud sous le soleil. Pendant ce temps, il pleut des trombes à Paris. Finalement, la horde s’élance à 11h27 ; l’échauffement est déjà oublié.

J’y vais cool pour ma première compét’ de la saison et je remonte la route goudronnée sans me presser, amortisseur AR et fourche bloquée. J’ai du mal à monter dans les tours et souffle un peu, puis ca se calme progressivement. Je commence à remonter lentement mais sûrement d’autres coureurs partis un peu trop rapidement. Le phénomène s’accentue lorsque nous quittons la route pour entrer sur le chemin montant, bien caillouteux, que nous avons reconnu vendredi avec Alain. L’amortisseur et la fourche débloqués, la suspension de mon spad entre en action et le TouMou prend sa revanche sur les rigides et semi-rigides.

Un peu plus loin, la montée ayant jouée son rôle en éclaircissant les rangs, nous pouvons aborder sans bouchon le premier single-track. Celui-ci, assez long et étroit est particulièrement sinueux et cassant, les pierres pointues bien fichées dans le sol vont occasionner les premières crevaisons et gamelles. Ca promet.

Une descente rapide permet de reprendre son souffle avant d’attaquer la difficulté suivante. Le compteur dépasse les 50km/h, juste de quoi donner un peu d’air frais pour se rafraîchir. Ensuite, ce sont 200 m de dénivellé qui se présente, avec des passages de single tracks en montagne russe puis quelques morceaux de chemin bien caillouteux en montée dont l’adhérence oblige à quelques courtes séances pédibus. Un petit virage en pente qui se referme un peu trop, quelques cailloux roulants au point d’appui et c’est la gammelle ! Ouch ! En plein sur les côtes. Un peu sonné, le Pédalator laisse passer deux poursuivants puis remonte en selle. Juste un peu de ‘saigne’ sur le coté du genou et un futur bleu sur le coté. Je me traîne un peu avant de retrouver progressivement une allure correcte. Le coté reste un peu douloureux.

Les singles tracks se succédent, les montées aussi. Nous parvenons au sommet du parcours et cheminons un moment sur de larges pistes permettant de respirer un peu en admirant le superbe paysage. Un petit vent frais permet d’abaisser un peu la température en limitant l’effet de bouilloire sous le casque. Une belle descente se présente, rapide au début, celle-ci devient bien plus technique lorsque sa pente s’accentue et que le chemin se creuse et se remplit de cailloux pour se transformer par endroits en piège à ballast, parfait pour bloquer une roue avant. J’aurais du monter un pneu plus large devant. Je manque de peu un virage, laisse passer mon suiveur, puis retrouve le droit chemin. Ca se calme puis une petite bosse fait tomber le compteur en dessous des 10km/h avant de redescendre un peu.

On remonte en passant entre deux murs de végétation, très belles fleurs à cet endroit, petit virage et paf ! Le mur. Bien venu au portage les gars. Ca monte bien fort, sur un terrain rendu fuyant par les cailloux qui roulent sous les pompes. En plus fait chaud. On souffle, pause deux secondes, on continue. Le sommet approche. On peut rouler de nouveau. Je profite d’un court moment de plat pour absorber un tube de sucre rapide, histoire de prévenir un coup-de-pas-bien imprévisible, car il reste encore au moins 20 bornes de ce régime.

Une belle et longue montée nous attend maintenant, en plein soleil, pas violente mais un peu caillouteuse par endroit. On apprécie le TouMou dans ces moments là. J’ai une espèce de crampe au ventre, c’est pas agréable du tout et cela se reproduit à plusieurs reprises. Jamais rencontré ce problème par le passé. J’ai qu’une envie, c’est de poser le spad et me planquer derrière un arbuste. Je lutte un moment, pensant que cela va passer en montant tranquillement, mais finalement je préfère m’arrêter un moment en contre-bas et régler le problème une fois pour toute. Les kleenex dans le Camelbak c’est bien pratique. Alors que je me prépare à repartir, J’apperçois Marilyne qui passe sur le chemin au-dessus. Mince ! Javais 3 minutes d’avance sur elle. Le temps de ré-enfiler mon équipement et de remonter en selle et la Marie a déja disparue. J’essaye de la rattraper mais je mets un bon moment à me remettre de mes émotions en me traînant un peu avant de retrouver un état normal. En plus, ne m’ayant pas vu sur le coté, elle croit toujours que je suis devant et maintient les gaz pour tenter de me rattraper, ce qui ne va pas arranger mes affaires.

Nouvelle descente rapide sur des pistes larges où le compteur se rapproche des 50km/h, en permettant de décrasser le grand plateau, tout en faisant gaffe dans les virages en épingle à cheveux dont le sol jonché de pierres fuyantes est propice a la chute. Le terrain retourne à l’horizontal. Un ravito. Je prends le temps de m’arrêter un peu, c’est pas aujourd’hui que je vais faire une perf. Un peu de liquide, un peu de solide puis je remonte en selle. Quelques coureurs ne s’arrêtent pas au ravito, pensant grapiller quelques secondes, mais j’en rattraperais certains un peu plus tard.

On commence à monter par des sentiers étroits avec des virages serrés et des passages caillouteux au début, obligeant à de courtes séances pédibus, puis vient le temps de la descente. Et quelle descente ; un single d’enfer, sinueux, étroit et sans fin avec quelques virages un peu chauds (cause pierres roulantes), deux ou trois demi-marche qui se passent sur le spad. Le compteur s’emballe de nouveau. Rien que pour ce passage, le déplacement vallait le coup. La descente se poursuit, interminable. Je me garre sur le coté un moment pour laisser passer deux vétéistes du coin qui disparaissent rapidement devant moi. Je ne suis pas au top en ce moment et j’ai tendance à me ‘brider’ dans les descentes. J’apprendrais plus tard que ce très long passage se faisait en montée l’an dernier ; pas évident, surtout avec les pierres n’offrant pas une adhérence propice à la grimpette régulière. Quelques virages sont l’occasion de tester l’efficacité du système de freinage, quelques pierres un peu plus grosses en plein millieu de trajectoire attendant les clients au dévoilage.

Après la descente, la montée. Le single remonte un court moment, avec par endroit du ballast peu propice au roulage, puis nouvelle et courte descente, traversée de route, raidillon. Je reconnais ce passage par lequel je suis passé lors de l’échauffement ce matin. La fin approche. On tourne un bon moment autour du site dans des singles étroits, sombres, et parfois un peu gras (si ! si !). On monte, un peu pour redescendre à nouveau. Rien de tel pour vous casser. J’apperçoit Vincent en sortie d’un single. Pour lui le Raid aura été plutôt court ; pneu déchiré au bout de 5 bornes. On se rapproche maintenant un peu plus de l’aire d’arrivée, la sono servant de repère. Encore quelques coups de cul à donner, une dernière descente dans un chemin un peu crade où s’écoule un ruisseau, histoire de salir un peu plus le spad.

L’arrivée est toute proche, les premiers spectateurs guettent les arrivants. Trois coureurs se tirent la bourre devant moi, dans un single tortueux parsemé de bonnes pierres qui autont raison de l’un d’entre-eux. Celui-ci s’étale à quelques mètres devant ma roue, mais remonte illico-presto sur sa monture en reprenant la chasse, plus excité qu’avant. Allez-y les jeunes, moi je prends mon temps. Le couloir de barrière, enfin. Un coup d’œil derrière – pas de poursuivant, c’est bon – et je passe la ligne après 3h59’ d’une bien belle course, mias bien cassante pour un début de saison. La Marilyne est là, surprise de me voir arriver après elle.

Je me calme un peu puis goto le ravito d’arrivée pour refaire des forces. Le soleil chauffe. Je retrouve quelques têtes connues de parigots. Alain arrive peu après. Il a un peu ramé pour doubler les retardataires des vagues précédentes.

Ayant retrouvés nos esprits, nous retournons tranquillement à l’hôtel profiter d’une bonne douche avant de revenir sur le site pour la remise des prix, car Marilyne est 1ère féminine du raid 60km. Cette remise des prix sera finalement bien trop tardive, une bonne partie des coureurs se sont tirés alors que les stands sont déjà en cours de démontage. Plutôt triste cette remise des prix et pas de coupes !

La fin de soirée sera passée en repos-terrase puis recherche d’un établissement apte à fournir le gueuleton réparateur. Finalement, nous trouvons dans une ruelle un petit resto sympatique nommé Le Chaudron. Petite salle à l’étage, en bas c’est complet. Les bribes de la conversation d’un autre groupe nous parviennent aux oreils, visiblement d’autres vététistes qui semblent venir aussi de la région parisienne. La langue n’étant pas une barrière pour Marilyne, celle-ci entame rapidement la conversation avec ce groupe. Le monde est vraiment petit car j’ai causé, via email, avec deux d’entre-eux. Notre commande arrive. A table. Bien bonne cuisinne ici, l’accueil aussi. Le trio repu, un petit tour de Cassis’port & plage, en compagnie des autres parisiens, va nous aider à digérer avant de nous affaler dans un bon lit bien mérité. Séance de jeter de cailloux dans l’eau.

Au revoir, retour à l’hôtel. Le sommeil n’est pas long à venir.

Lundi 26/03/2001 :

Rien ne vaut une bonne nuit réparatrice, une bonne douche pour se réveiller et un bon café-croissants au pt’i déj. Le soleil et le ciel bleu sont encore au rendez-vous. Nous sortons nos affaires de la chambre et bourrons la voiture de sacs et spads avant de filer sur la plage. On s’y attarde un bon moment à se dorer au soleil. Dur de quitter cet endroit, mais à 10h30 le camp est levé.

Voyage de retour sans problème, ponctué d’une halte dans un restoroute destinée à calmer l’estomac criant famine après nos exploits d’hier. Une voiture de sport blanche nous dépasse rapidos. L’arrêt gazoil suivant nous permet de découvrir son proprio ; Bigard. Un peu plus loin, mon HDi me permet de gratter, à l’aise, dans une belle montée une Audi 1.9L Tdi. Alain est dégoûté, pour lui AUDI c’était une référence.

Retour sur la région parisienne et sa grisaille. Snif.

     Pédalator   18/04/2001

            


Profil du parcours 60km


Les données de Pédalator

  CATEYE POLAR
Temp roulé : 3h47'09" 3h48'
Temp total : - 3h59'53"
Moyenne: 13,9km/h 15,6km/h
Distance: 52,66km 59,5km
Vitesse max.:  56,0km/h  54,8km/h
Dénivelé: - 1660m ?
(2030m calculé)
Départ: - 11h27'

Dénivelé positif total : 2030 m
Dénivelé négatif total : 2050 m
Plus grand dénivelé positif : 170 m
Plus grand dénivelé négatif : 280 m

  Pneux : MICHELIN COMP-S Tubeless (modèle 2001, tringles souples), gonflés à 2.2 bars.
                     A l'avant, un Python (plus large) aurait été plus adapté pour ce terrain très caillouteux.


Les Classements des Biker's

    SCRATCH  TEMPS  CATEGORIE
Marilyne TEXIER 86 03h34'32 1ère SD
Jean-Marc LEMAIRE 195 03h59'42 99 SH
Alain BERNARD 273 04h14'16 149 SH

Le classement complet : sur le site WEB de Sport-Up

Dernière mise à jour : lundi 21 mai 2001 22:17


Le Budget

  A/R FF TTC  
Gazoil A 228,80  
Péage A 161,00 SAPRR 412km : Fleury-en-Biere -> Villefranche-Limas
Péage A 10,00 Périphérique Lyon
Péage A 116,00 ASF 284km : Vienne -> Lancon
Péage A 17,00 ESCOTA 36km : La Barque -> Pont de l'Etoile
Restaurant Vm 70,70 'Le Petit Café'
Hôtel V 470,00 'Cassitel' pour 2 personnes : 1 nuit à 390F + 2 ptdj à 35F + 20F Taxes
Hôtel SD 370,00 'Grand Jardin' par personne : 2 nuits + 2 ptdj
Restaurant Ds 145,00 'Le Chaudron' Repas de l'après course
Péage R 116,00 ASF 284km : Lancon -> Vienne
Péage R 17,00 ESCOTA 36km : Pont de l'Etoile -> La Barque
Péage R 161,00 SAPRR 412km : Villefranche-Limas -> Fleury-en-Biere
Gazoil R 193,05 BP, aire des Lochères
Gazoil R 269,10  
Gazoil R 100,60 20L
Restaurant Lm 107,30 'IsarDrome'

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