La DEFI MODE Classique
dimanche 08/10/2000
Massiac (15)

Raid 99km

                

Le site des Sports de la Communauté des Communes du Pays de Massiac : CCPM SPORTS


 Le profil du parcours
 Les données de Pédalator
 Les photos de Tic-Tac
 Les classements
 L'édition 1999
SECHE !!!

Et voilà, c'est avec la DEFI MODE Classique que s'achève la saison 2000 - bien chargée - de raids VTT du Biker's Club.
Je n'y intègre pas le ROC D'AZUR car son parcours de 55km, bien qu'assez physique, soit une bien courte balade pour nos mollets (pas tous rasés…) habitués à se farcir couramment des sorties de 100 bornes au dénivelé important.
Il est temps de raccrocher le VTT car les organismes commencent à fatiguer.
J'en ai ressenti les premières conséquences à la Forestière et la confirmation m'est arrivée ce week end sur la DEFI MODE.
Bon nombre de vététistes, dont pas mal de nos connaissances de raids, ont préféré cette année s'inscrire sur le Raid du Salagou plutôt qu'à la DEFI MODE. La pluie et la boue des deux éditions précédentes en sont les raisons principales.
Dommage pour eux car cette année était la bonne : du soleil et un terrain sec pour le millier de vététistes présents au départ de cette 3ème édition de la DEFI MODE Classique qui se déroulait à Massiac dans le Cantal (15).

Jeudi :
Une journée de travail bien remplie qui se termine à 19h50 par le disque dur de mon PC qui me lâche. Précieux mais fragile objet où se trouvait concentré la majeure partie d'un projet très important au timing très critique (comme d'hab.). Une 1ère tentative de redémarrage du PC s'étant soldée par un violent " Disk failure. Insert System Disk'" pas très sympathique, je préfère rentrer chez moi - franchement énervé - et attendre sagement le lendemain.

Vendredi :
Une matinée de travail bien stressante puis que j'y ai passé la majeure partie du temps à essayer de faire revivre mon disque dur. Merci encore au technicien de la cellule informatique qui a réussi à revalider avec un Norton-machin-truc les informations de partition détruites afin que je puisse récupérer 99,99% des données et effectuer une sauvegarde (maintenant j'en fait une chaque midi et chaque soir…). Jour de chance.
Je passe l'après midi à bichonner mon spad et à préparer mon sac pour le week end. Le soir, je retrouve notre président à la réunion des associations de Neauphle réunies pour fixer les dates des manifestations Culturo-Sportives de la saison 2001. Au retour, je termine les derniers préparatifs puis direction le plumard. Minuit.

Samedi :
8h : je retrouve Alain B. et Emmanuel S. devant le local du Biker's. Nous allons faire route ensemble. Jean-Claude, préférant se lever un peu plus tard, partira à 9h. Il se charge d'emmener Marilyne. Franky, qui descend avec ses parents, nous retrouvera sur place dans la journée.
Nous enfournons nos trois montures et les sacs dans le break puis nous prenons la direction de l'autoroute. On commence à s'habituer à ce manège avec tous nos déplacements en province.
Arrivé au péage de Clermont, nous apercevons des manifestants en train de déployer des banderoles pour défendre les sans papier. Leur action nous permet de gagner 159F, le droit du péage. La journée commence bien. Une Clio de la gendarmerie arrive alors que nous quittons le péage. Ses occupants tout-en-bleu vont y faire le ménage car l'ami Jean-Claude, qui nous suit à 30 minutes, n'aura pas la même chance que nous et devra s'acquitter du droit de passage.
Un court arrêt, pour soulager les prostates vieillissantes de certains, puis nous reprenons la direction de Massiac où nous arrivons peu après midi au Grand Hôtel de la Poste, pied à terre habituel de notre petite troupe quand elle descend dans cette région. Quelques voitures contenant des trucs-à-2-roues occupent déjà le parking de l'hôtel.
Nous prenons possession de nos chambres puis j'appelle J.C. sur le portable pour savoir à quelle heure il faut réserver le resto du midi et pour savoir si Marilyne veut disposer d'une chambre seule ou bien être accompagner par l'un de nos énergumènes. Nous convenons d'une heure en rapport avec les horaires du manger provincial (en région parisienne y'a pas d'heure) puis j'emmène Emmanuel et Alain à la pizzeria pour y réserver une table.
En attendant que JC et Marilyne arrivent, je montre à Alain et Emmanuel le site de départ et nous remontons en voiture les 3 bornes de route que nous devrons remonter dès le départ demain matin. La dernière tempête est aussi passée par ici et nous pouvons en constater les conséquences bien visibles mais très localisées.
Nous retournons à l'hôtel ou nous faisons halte au bar afin d'y attendre bien tranquillement nos deux Biker's. Ceux-ci ne tardent pas à arriver et nous prenons illico la direction de la pizzeria en traversant les petites ruelles de Massiac.
Le menu du soir devant être consacré au traditionnel plat de pâtes, nous nous permettons un petit écart et jetons un sort à quelques spécialités locales à base de cantal. Marilyne hésite entre les pâtes à la sauce-sans-rien-ni-beurre et une pizza. La raison l'emporte sur la sainte règle du manger-pas-gras et la pizza prend la direction de son assiette. JC s'occupe de la carte des vins comme d'habitude.
Nous serons les derniers clients à quitter le resto.
La troupe repue reprends la direction de l'hôtel en empruntant de nouvelles toutes petites ruelles de Massiac. Les sacs de JC et Marilyne débarqués, nous prenons la direction du gymnase pour y récupérer nos plaques de cadre. Quelques vététistes circulent mais l'endroit me semble moins fréquenté que l'an passé.
Nous retrouvons Franky et ses parents. Il est déjà tout prêt à aller rouler. Il a profité de la présence d'un stand VéloGland pour équiper sa monture des derniers boudins XL-S/Front-S du Bibendum à crampons-spéciaux-qui-vont-bien-pour-la-boue en prévision de la journée de demain et par expérience de l'édition de l'année dernière. Pour ma part, après avoir longuement consulté les oracles (à savoir l'organisateur qui m'a indiqué par mail qu'il n'avait pas plus depuis 10 jours à Massiac et que le terrain était sec) et épluché les prévisions météo du dimanche, je vais rester avec mes Tubeless Comp-S avec lesquels j'ai fait toute la saison sans problème. Je les trouve très polyvalent et plus apte à passer dans la boue qu'un python à large section.
Nous scrutons la liste des engagés inscrits sur le parcours de 90km, afin d'y retrouver nos numéros ; environ 300 participants. J'écope du numéro 48, plaque noire. Il n'y a pas de 'pointure' sur la liste des élites. Les Deulion, Garcin, Achard et autres habitués de raids sont sûrement au Raid du Salagou beaucoup plus médiatisé.
La troupe retire son kit d'inscription : une plaque de cadre, un beau tee-shirt et quelques pubs locales. Nous faisons ensuite le tour du mini salon où les stands de produits locaux côtoient celui de VéloGland. Une charmante hôtesse tenant le stand de WD40 (ce qui peut se comprendre après les deux éditions précédentes bien humides…) nous offre des échantillons gratos. Tout le monde fait ses provisions de cette huile dégrippante puis nous passons quelques minutes à regarder la casette vidéo des éditions précédentes. Tiens c'est moi au ravito !
La troupe prend le chemin de retour vers l'hôtel pour sortir les montures des voitures afin de se consacrer à une petite séance de mécanique/attache plaque de cadre/changement de pneus. Marilyne hésite pour monter un Mosquito Tubeless à l'avant ou à l'arrière et s'aperçoit dans l'opération que son python est orné d'une magnifique épine. Voilà l'explication d'un lent dégonflage intempestif.
Les montures enfin prêtent à avaler de nouveaux kilomètres, je pars avec Alain, Emmanuel et Marilyne faire tourner un peu les jambes. JC préfère glander un peu à l'hôtel devant le dernier O2biker. Alain et Marilyne profitent de notre passage dans un verger (but de notre expédition dérouillage) pour y ramasser quelques pommes. Le sac de la Forestière est tout adapté pour cette opération. Le fond de l'air est frais et nous supportons bien nos polaires.


Séance studieuse de COMPEX pour Alain
    De retour à l'hôtel, Alain se paye une séance de relaxation avec son dernier jouet : un stimulateur électronique Compex. Nous préparons tranquillement nos affaires pour le lendemain afin d'éviter la course infernale du lever matinal, bien que le départ soit prévu pour 9h, ce qui nous permettra de dormir un peu plus que d'habitude. Quelques barres, un stock de tubes de sucre rapide pour les 'coups de pompes', gants longs (fait pas chaud ici), lunettes, casque, chaussures, coupe-vent imperméable.
Le problème est de trouver la tenue adéquate : court ou semi-long. Je sors les deux. On verra demain matin.
JC passe entre pour demander à Alain s'il peut tester son Compex. Quelques tractations puis le Tic-Tac se retrouve allongé et bardé d'électrodes.
Un coup d'œil à la téloche pour regarder les infos et avoir confirmation de la tendance météo : pour nous, ce sera beau mais frais (1°C). Paris sous la flotte.
Nous descendons ensuite dîner. Buffet de crudités - à volonté - puis poulet et quelques pâtes fraîches (sans beurre of course pour M.). On en termine avec un fromage blanc arrosé au coulis de fruits. JC a choisi la boisson qui va bien pour arroser ces agapes de sportifs.
C'est pas tout ça, mais on a du boulot qui nous attend demain. Alors au dodo. Réveil programmé pour très tôt. Alain prépare sa mixture, Coca éventé plus Maxim, puis dodo. JC et Marilyne couchent dans la même chambre, pour conclure…
    Le Tic-Tac en pleine séance de COMPEX
Le Tic-Tac en pleine séance de COMPEX

Dimanche, jour J :
Alain s'est réveillé avant moi. Il s'apprête rapidos puis descend au petit dèj' pendant que je me jette sous la douche. Je passe ensuite le museau par la fenêtre, histoire d'obtenir une impression plus précise sur la température, afin de déterminer la tenue la plus appropriée. Aujourd'hui, ce sera corsaire, manches longues et un petit sous-vêtement car le thermomètre est largement en dessous des 10°C.
Je prépare mon bidon de 640 puis je descends rejoindre le reste de la troupe. Ils sont déjà tous en bas à jeter un sort aux croissants. J'ai pas très faim mais j'avale un café et un croissant.
Le départ est prévu 9h. Je sors mon spad de la voiture. Il fait vraiment frais et je rajoute une troisième couche avec mon coupe-vent. Alain et Marilyne me rejoignent. Nous partons nous échauffer ensemble en commençant par remonter très tranquillement sur deux bornes la route que nous emprunterons toute à l'heure. La température corporelle s'est agréablement élevée avec cette première mise en jambe. Nous redescendons (pas trop vite pour pas se geler) puis Marilyne prend la direction des opérations et nous la suivons en fille indienne sur la grande route.
Cool au début puis un peu plus rapidement en alternant des passages sur la plaque avec d'autres en moulinant rapidement afin de faire monter le rythme cardiaque. Alors que nous longeons une paroi à l'amorce d'un virage, j'entends un grand crissement de pneus derrière nous. Un bus venant d'en face passe sur la voie de gauche puis une Renault blanche nous dépasse en faisant de grandes embardées sur la route. Elle part à gauche puis à droite et termine sa course dans le fossé à 50m devant nous. Ouf !!! La pilote semble avoir été surprise par le bus arrivant en sens inverse alors qu'elle voulait nous doubler. On n'a rien, eux non plus et nous continuons notre chemin. Que d'émotions !
Il est temps de faire demi-tour pour rejoindre la ligne d'arrivée. Le soleil se pointe. Ciel bleu. Massiac, altitude 550m.

La ligne de départ élites et Finishers
La ligne de départ élites et Finishers.   Dans l'axe: Pascal Répartout, Franky et moi

    Ayant terminé les deux précédentes épreuves, j'ai la chance comme Franky et Marilyne, de pouvoir me placer juste derrière les élites sur la grille de départ. JC et Emmanuel vont rejoindre les autres vététistes. Plus de mille. J'ai confié l'appareil photo à JC qui est chargé de ramené des souvenirs pour illustrer notre site.
La tension monte à l'approche du départ.
J'enlève mon coupe-vent car l'allure à laquelle nous allons avaler la première montée risque fort d'être incompatible avec cet élément. Le speaker met la pression.
La voiture de la gendarmerie arrive, annonçant l'imminence du départ.
Je suis prêt à déclencher mon Polar. Le speaker commence le compte à rebours : 5...4…3… Les coureurs ne peuvent plus attendre et la meute s'élance avant que le speaker ne puisse dire 2.
Je remonte cool, mais vigoureusement, pour me placer correctement.
  Tous les autres participants; Emmanuel dort encore
Tous les autres participants; Emmanuel semble dormir encore
La montée commence, l'allure est rapide mais modérée car tout le monde s'économise en prévision des 90 bornes.
Alain me rejoint en milieu de montée.
Premier virage au bout de trois bornes.
Nous quittons la route pour suivre un chemin goudronné au début.
Je passe Marilyne qui semble avoir quelques soucis avec son passage de vitesses.
Nous quittons le goudron pour un chemin herbeux sur le plateau où nous cheminons avant d'amorcer une belle descente rapide mais technique dans un petit chemin.
Quelques virages en épingle, des cailloux, des rigoles à éviter.

Le terrain est sec et c'est un réel plaisir de pouvoir se lâcher et d'en profiter pleinement. C'était pas la même chose l'an passé.
Je dépasse rapidement quelques rigides et nous parvenons en bas à Aurouze, au pied du premier portage.

 

Première montée, peu après le départ
Première montée, peu après le départ

Le château d'Aurouze vu du bas
Le château d'Aurouze vu du bas
  J'ai mis moins de 26 minutes pour parvenir ici et il n'y a presque personne à attendre.
Nous montons de suite dans le petit chemin qui mène aux ruines du château d'Aurouze.
L'affaire est réglée en cinq minutes et les châtelains nous accueillent devant le premier ravito. Désolé mais j'ai un train à prendre.
Je remonte sur mon spad et m'apprête à attaquer la montée suivante.
Nous passons devant le chemin de déviation qui permettra aux concurrents pressés d'éviter le traditionnel bouchon du portage du château.
Pour l'instant pas un seul vététiste en vue dans ce chemin.
Nous continuons la montée vers Trémoulet. Petit plateau de rigueur.
A peine le temps de se reposer au sommet et voilà une nouvelle descente, bien sèche elle aussi, qui se pointe.
  Le château d'Aurouze au petit matin
Le château d'Aurouze au petit matin

Vavavoum !
Le compteur s'affole puis se calme à l'amorce d'un chemin plus technique. Je suis un peu coincé par deux vététistes ne semblant pas trop apprécier les cailloux cantaliens. Pas de problème, le chemin s'élargit et je passe en trombe.

1er ravito - pas d'arrêt
  1er ravito - pas d'arrêt
  Nous arrivons en fond de vallée sur Molompize (597m) où le second ravito est prêt à accueillir les participants. Désolé j'ai piscine.
Les rangs se sont bien éclaircis et les écarts comment à se creuser alors que nous roulons depuis moins d'une heure. Je poursuis mon chemin et aborde la montée suivante. Celle-ci va être bien longue pour nous mener à son sommet. En plus on doit rouler une bonne partie du temps sur de l'herbe humide, ce qui n'est vraiment pas propice au rendement. Il y a pas mal de champignons sur les bas cotés, des coprins. Une très courte descente nous amène directe sur un gué, rapidement traversé, puis quelques mètres à pied avant de trouver un sol roulable permettant de poursuivre la montée vers Serre à plus de 900m d'altitude. Mon cardio est désespérément coincé au-dessus de 174 pulse et je n'arrive pas à le faire descendre. Je dois être fatigué mais pourtant je me sens en forme.

Nous commençons à descendre. Une petite remontée puis une vraie belle et longue descente permet de récupérer un peu. Nous suivons maintenant un petit chemin bien défoncé et jonché de cailloux humidifiés par le ruissellement de l'eau d'un petit ruisseau. Ca descend bien mais ça tabasse. Enfin le terrain se calme et nous arrivons sur une piste large et sèche dont la pente s'accentue. Le compteur passe plusieurs fois au-dessus des 50km/h, les arbres défilent. Quelques virages bien placés et parsemés de cailloux propices au dérapage (des motards y attendent les clients à gamelle) pour nous ralentir puis nous revenons sur le goudron pour traverser rapidement un petit village aux ruelles étroites. Les habitants d'Auriac-l'Eglise nous regardent passer avec curiosité. Les enfants nous encouragent. Bonjour ! Bonjour !
Nous continuons à descendre un peu sur le goudron. Je rattrape un concurrent mais celui se goure et file tout droit alors que les banderoles sont sur la droite. Je gueule un coup pour faire revenir le vilain petit canard dans le droit chemin, puis tourne. Nous arrivons au bout de la descente et commençons à remonter sur la route. Nous quittons rapidement celle-ci pour entrer sur un tout petit chemin qui monte à couvert. Beau coin. Ca grimpe bien et par deux fois je dois poser un pied pour passer une difficulté technique. La montée se termine en arrivant sur Fraissinet. Un cours morceau de plat pour respirer un peu puis une nouvelle descente se présente.
Celle-ci commence par quelques virages techniques mais des passages sont abordés plus rapidement et le compteur regrimpe à nouveau au-dessus des 50 km/h. Une petite bosse à remonter puis nous reprenons la descente avec une pente un peu plus forte ou l'on peut se lâcher un peu plus. C'est vraiment un plaisir cette année avec ce terrain sec qui permet de pouvoir lâcher les freins dans les descentes. Un régal.
Nous approchons de Massiac, je reconnais le final. Après un peu plus de 30 bornes j'arrive au niveau de la ligne de départ à 11h27 où je rattrape un compagnon de galère. Celui-ci me demande si l'on est arrivé. Je lui renvoie un " Non ! On repart pour 60 bornes ! ". Des spectateurs massés autour de l'arche d'arrivée nous encouragent au passage. On va en avoir besoin maintenant…

Le portage de MASSIAC
Le portage de MASSIAC
 

Nous traversons rapidement Massiac avant de reprendre un petit chemin en bord de champ.
Un bon petit portage, taillé exprès pour nous dans la végétation, nous attend au bout.
La sympathique difficulté est avalée en quelques minutes puis nous débouchons sur un court champ en herbe que nous traversons pour revenir sur un morceau de goudron.
Celui-ci se change en chemin et nous commençons à remonter vers le Suc d'Oudeyre, sans aller au sommet.
Une nouvelle descente technique s'offre à nous. Deux passages plus techniques m'oblige à poser le pied sur quelques mètres pour descendre en évitant de belles marches. Nous arrivons sur une petite route goudronnée ombragée que nous allons devoir suivre un temps interminable. C'est ch.. et en plus le soleil commence à faire son effet sur les deux épaisseurs que je porte.

La montée est longue mais régulière. Un vététiste arrive à ma hauteur. C'est un gars du club de Manu à Versailles. Le monde est petit ! Nous effectuons ensemble la montée qui nous mène à un virage où est implanté un ravitaillement salutaire, celui de Croûte, un nom parfaitement approprié ! C'est le premier (mais pas le dernier…) où je vais m'arrêter.
Je me jette dans le gosier deux verres d'un truc sucré puis je jette un sort à des tranches de pain d'épice. Phil, un autre gars de Manu, arrive à son tour et pose son spad pour profiter du ravito. Alain arrive ensuite et profite du restaurant. Puis c'est le tour de Marilyne d'arriver à notre hauteur mais elle passe devant nous sans s'arrêter.
Ayant retrouvé des forces et un semblant d'état de fraîcheur, nous remontons en selle et poursuivons l'ascension, toujours sur la route mais au soleil maintenant. Le sommet approche enfin après 6 bornes de montée. Nous sommes à Tempel. Une descente rapide permet de récupérer un peu. Le compteur s'emballe de nouveau et flirte avec le 50km/h puis il faut commencer à remonter.
Cette montée est plus rapide mais je sens déjà la fatigue. Alain qui me suivait part devant. Je le laisse partir et préfère garder mes forces pour la suite, le final n'étant vraiment pas de tout repos. Marilyne me passe sur une portion de piste presque plate. Elle s'est gourée. Je me traîne lamentablement sans pouvoir m'accrocher à sa suite. Nous passons près de Coussargues puis Chalagnac pour atteindre le sommet où se trouve Chazeloux et son ravito. J'y retrouve Alain et Marilyne. Nouvelle pause récupératrice avec glou-glou et miam-miam. Je remonte en selle.
Une petite bosse puis nous commençons à descendre. Une belle et longue descente très rapide où l'on peut complètement lâcher les freins, un vrai régal. Ca défile très vite. Faudrait pas qu'un chevreuil traverse ! Un passage plus raide et j'arrive au 54km/h puis nous rejoignons la route où un ravito se présente. Nouvelle courte pause pour moi. Je commence à récupérer un peu. Il y a vraiment très peu de vététistes dans le coin, les écarts sont très importants. Je repars et ça recommence à monter mais régulièrement et la pente permet de rouler un peu plus rapidement que les 5km/h de certaines bosses. De nouveau une courte descente rapide permet de récupérer un peu tout en se faisant un beau plaisir sans toucher les freins. J'arrive à Bousselorgues où se trouve un autre ravito et l'arrivée pour les inscrits au parcours de 50km. En fait, ils ont 65km au compteur !
Je profite du ravito un peu plus longtemps et goûte au cantal et au saucisson local. Miam ! Deux autres vététistes m'apostrophent : " Eh ben on voit votre maillot partout, à la Sésame, la Forestière… Vous êtes partout ! ". Je discute un peu avec eux puis je re remonte en selle pour suivre un petit chemin à couvert qui monte lentement au début mais de manière plus marquée ensuite. Une personne assise en bord du chemin m'indique la proximité du sommet et d'un nouveau ravito à Pouzol. Je m'y arrête un bon moment pour jeter un sort à deux brioches Pasquier aux abricots. C'est pas trop sucré et très bon.
Une courte mais rapide descente va suivre pour nous mener à Bonnac. De nouveau il faut remonter un moment vers la Croix d'Astri avant de pouvoir se payer une courte descente très rapide où les freins ne servent à rien.
La montée recommence mais plus raide que les autres. Je lutte moralement pour tout passer sur le vélo mais une marche m'oblige à poser le pied et marcher sur 5m. Je repars et parviens au ravito de La Besseyre après 75 bornes Nouvelle longue pose brioche-saucisson-cantal puis j'aborde une descente qui nous amène au pied d'un tunnel permettant de passer sous l'autoroute A75. Je roule sur une piste large et plate qui longe un moment l'autoroute. La forme revenant, j'arrive à, passer la plaque et à embrayer un peu pour changer du petit plateau. Je reconnais l'endroit mais pense aux deux belles bosses qu'il me reste à gravir avant l'arrivée…
Je remonte un moment sur une route régulière où j'arrive à monter plateau milieu sur un bon rythme. Mon coup de pompe du milieu de parcours disparaît et la forme revient. Je roule seul depuis un moment et toujours personne à l'horizon. Il y a vraiment des écarts énormes cette année entre les coureurs. Je quitte la route pour aborder un petit chemin sur la gauche. Le départ est raide et un peu défoncé, ce qui m'oblige à poser pied à terre sur 5m avant de pouvoir remonter en selle pour attaquer la suite du programme ; une nouvelle bosse qui monte un bon moment à découvert. Je l'avais oublié celle-là mais je l'ai vite reconnue… Ca monte bien fort mais ça passe. J'arrive enfin à Sargues où un nouveau ravito me permet de faire une courte pause.
Nouvelle descente puis j'arrive dans le fond d'une vallée où coule l'Alagnonnette, une petite rivière que nous suivons un moment. Le terrain devient crade, les plaques de boue et les racines apparaissent. Alternance de passage roule puis marche. Ca se calme enfin et redevient roulable un moment avant d'arriver devant un premier gué. Gasp ! Il va falloir que je mouille les pieds. Ah Non ! A force de grands écarts et autres contorsions entre les gros cailloux j'arrive à traverser cette difficulté sans mettre le pied dans l'eau. Je remonte en selle pour quelque instants avant de tomber sur un nouveau gué. Mince ! Y'a moins de cailloux pour le traverser. J'arrive à le traverser mais en ayant un pied mouillé. De nouveau ça roule mais un troisième gué se présente. Je remouille le même pied -c'est froid - puis je repars. Ca se calme et j'aperçois un panneau " Arrivée 15km " au pied d'un petit chemin qui monte bien. Ca se monte sur le vélo jusqu'à un moment où de grandes plaques de pierre imposent une autre stratégie. Petit portage puis je remonte pour profiter d'une courte descente qui mène au pied de la longue bosse de Verneyrole. La piste monte en lacets, sous le soleil, un long moment et il faut prendre son mal en patience. Un vététiste arrive à ma hauteur et me demande s'il y a encore beaucoup de gâterie de ce genre. Je le rassure, c'est la dernière et il reste juste un put… de portage. Nous roulons ensemble un moment. Le Sommet approche, une piste en faux plat montant y mène à un ravito où j'y apprends que le tout dernier portage a été supprimé pour raccourcir la distance. Ouf ! Celui-ci était vraiment raidos.
Encore une belle descente. Je me lâche, passe la plaque et embraye un bon coup. Je dépasse comme un boulet un vététiste qui se fait secouer le prunier sur un passage plus caillouteux. Merci le T.S ! Je reconnais l'endroit et me calme un peu car il va bientôt falloir remonter un court instant sur la route. Virage à gauche, à droite, passe sur le pont. J'enlève la plaque et bloque l'amortisseur. Je mène un bon train et arrive à Chalet. Maintenant ça va descendre et plus remonter !

La chapelle et vue plongeante sur Massiac
La chapelle et vue plongeante sur Massiac
 

Je rentre sur le chemin qui longe la chapelle. Celui-ci est étroit et parsemé de cailloux avec des passages plus raides par moment mais tout se passe sur le vélo, même les deux marches caillouteuses. Le terrain est tout sec, un vrai régal.
La descente se termine, le sol devient plat.
Un petit passage au travers d'un champ puis je passe sur le pont au-dessus de l'Alagnon et tourne à gauche pour me retrouver sur la large piste défoncée menant à l'arrivée.
Un panneau indique arrivée 1km. C'est du goudron, un faux plat que j'avale sur la plaque sans sourciller mais en jetant un oeil derrière moi pour ne pas me faire griller une place. Pas de poursuivant cette année.

L'arche se profile au loin. J'accélère et passe en fin cette ligne d'arrivée, après 99 bornes et 3430m de dénivelée positif cumulé, finisher de Massiac pour la 3ème année, mais bien rincé.
Franky est déjà arrivé.
Je respire un peu puis direction l'hôtel pour reprendre un aspect plus présentable. J'y retrouve Marilyne et Alain. Emmanuel est déjà arrivé, il a préféré s'arrêter au 50km.
Je me débarrasse rapidos de mes guenilles et file illico dans la douche où je reste à glander plus de 10 minutes sous le jet bouillant. Enfin propre et frais, je retourne avec les autres à la remise des prix où Marilyne, en tant que première féminine (comme d'hab.), prend place à coté des autres vainqueurs. Elle repart avec un téléphone portable et une corbeille de spécialités locales.
Nous retournons dans le gymnase pour avaler un Aligot bien mérité. Jean-Claude arrive enfin. Pour une fois, il a réussi à faire plus de 30 bornes sans avoir de problème avec ses freins à disque, juste deux crevaisons. Marilyne palabre avec le premier puis échange son téléphone portable (elle en a déjà gagné récemment) contre une meule de cantal.
JC, Alain et Marilyne rentrent sur Paris dans la soirée. Je reste pour la nuit à Massiac avec Emmanuel. Avant d'aller dîner, je me repose un peu. La fatigue commence à se faire sentir. Le dîner terminé (un potage pour les sels minéraux, un confit de canard pommes forestières et un fromage blanc), nous montons dans la chambre où je m'affale rapidement dans mon plumard. Emmanuel regarde le film du dimanche soir. Je ne l'ai même pas entendu se coucher, le sommeil m'étant tombé dessus en moins de cinq minutes…

Une belle épreuve cette année mais plus physique que les éditions précédentes. Le terrain permettant de rouler plus fort. L'organisateur me dira par la suite que la prochaine édition disposera d'un nouveau parcours et devrait permettre à plus de gens de pouvoir le terminer. Donc RDV à l'année prochaine.

   Pédalator   15/10/2000


Profil du parcours

3340m de dénivelée positif !


Les résultats

300 inscrits sur le 90km samedi,   mais seulement 105 classés !


Le podium féminin avec notre Marilyne encore 1ère

Le classement du raid 30 km
Le classement du raid 50 km (65km)
Le classement du raid 90km  (99km)
Abandons du raid 90km, mais pointés au 30km et 50km


Les données de Pédalator

  CATEYE POLAR
Temp roulé : 7h19'35"  
Temp total : - 7h55'
Moyenne: 13,5 km/h 14,0 km/h
Distance: 99,17km 101,5 km
Vitesse max.: 54,5km/h 52,6 km/h
Dénivellé positif : - 3430m
Départ: - 9h05'
Arrivée: - 17h05'
FC Max: - 188
FC moyenne: - 149

  Pneux : MICHELIN COMP-S Tubeless, gonflés à 2,4 bars.
                 Confort, motricité, accroche. 0 crevaison.


Les photos de Tic-Tac

Le flou apparaissant sur certaines photographies prisent par Tic-Tac ne correspond pas
à un brouillard matinal ou à une volonté d'essayer un effet de pro,
mais plus certainement à l'élévation de la température de l'animal après quelques bosses bien prononcées...

2ème ravito - pas d'arrêt 
2ème ravito - pas d'arrêt

Sur le plateau : un moment de répit
Sur le plateau : un moment de répit

On quitte le château d'Aurouze pour une nouvelle montée
On quitte le château d'Aurouze pour une nouvelle montée

Le coin n'est pas plat...
Belle vue. Le coin n'est pas plat...

2ème crevaison de Tic-Tac
2ème crevaison de Tic-Tac


Dernière mise à jour : mardi 21 novembre 2000 08:55

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