la plaque de cadre de Pédalator

La Granit'Montana ULTIME

15/06/2014 - (87) St-Sylvestre

Raid Marathon VTT 75km

Approved !

Toujours au Top

Difficile de résister à l'appel du single Limousin même si le calendrier vététistique est copieusement rempli en ce mois de juin,
c'est l'occasion de revoir nos amis Stef, Auré, Pascal de l'Ambazac Sprinter Club qui chaque année redoublent d'efforts
pour achever combler les amateurs de beaux parcours VTT tracés dans les Monts d'Ambazac, qui se retrouveront ce dimanche
au coeur du petit village de Saint-Sylvestre pour participer à la 5ème édition de La Granit'Montana.


Avec Mary nous somme venus au mois de mars le temps d'un week-end rouler sur les terres de la Granit, l'occasion d'y rouler avec nos amis qui la trace et l'organise. Le samedi matin avec Mary nous y avions suivi la trace GPS d'une rando roulante mais vallonnée, manière différente de découvrir le coin en suivant les chemins et des zones de campagne bucolique. Le samedi après-midi nous avions pu découvrir en compagnie de nos amis locaux les nouveautés du cru 2014, sans la pression de la course ce qui est l'idéal pour repérer et passer en toute quiétude les zones techniques. Le dimanche matin avec Mary nous avions reconnu les trente premiers kilomètres en quatre heures sans se presser, mais l'organisme tout de même affaibli car encore peu entraîné en ce démarrage de saison ; et on se disait qu'on en faisait plus du double de le jour de la Granit ! Il y avait à ce moment là plein de coupes de bois sur le parcours et nous avions quelques fois du marcher pour franchir les amas de troncs enchevêtrés.

Cette année le tarif d'inscription était de 20 € par tête sur La Granit'Montana ULTIME de 75km, plus 10 € si on voulait bénéficier du repas à l'arrivée . Pour le 55 km, le tarif était de 18€ et 15€ pour la rando de 38km. Au vu de la qualité du parcours et des prestations, je préfère largement aider une Assoc qui se démène comme l'Ambazac Sprinter Club, plutôt qu'une structure privée aux tarifs exorbitants...

Malheureusement à mi-avril Mary a chutée lors du Roc Trespouzien en se facturant la malléole externe en deux endroits, lui sabotant ainsi un début de saison au programme chargé de nombreuses épreuves variées destinées à nous préparer pour la Granit. Ceci faisant suite à sa chute en vélo de route du mois d'aout 2013, et sa blessure du genoux en 2011, l'empilage des traumas ne fut pas très bon pour son moral. C'est fin mai, après 6 longues et interminables semaines d'immobilisation de sa jambe, que le plâtre lui fut retiré et qu'allait débuter sa rééducation et le retour progressif sur le vélo. Sa participation à la Granit'Montana 75 km était impossible, mais on a gardé son inscription au cas où elle pourrait roulotter sur le petit parcours. A la veille de notre venue en Limousin elle est encore obligée de rouler en pédales plates, le mouvement de rotation pour déclipser des pédales auto étant encore trop difficile en position manivelle haute.

C'est donc seul que j'ai entamé ma préparation pour aborder sereinement la Granit'Montana , en participant en début de saison à plusieurs XC pour booster le cardio d'un Pédalator cinquantenaire en cette année 2014, où Mary pouvait venir nous voir en même temps. Puis accumulant quelques longues sortie en vélo de route, dont certaines en solo sans ménager mes efforts. Le printemps de retour j'ai aligné du D+, des bornes et du technique avec quelques grosses randonnées comme les deux jours de La Trans-Baronnies VTT, La Démons de Guéret (un mix de GTL améliorée et de Granite Light parfait pour se réhabituer au terrain), pour clôturer par les deux jours de La VALSLOPPET la semaine dernière, menée à bonne allure dans les roues de Fredo et Jean. Le challenge était d'en récupérer en une semaine, chose faite par un décrassage court et éclair (vu que l'orage allait nous tomber dessus) effectué lundi avec Mary, puis ne plus toucher au vélo et bouffer des nouilles tous les jours.

Au retour de la Démons de Guéret j'avais remis en état le SPARK et monté dernièrement des pneus MAXXIS Ignitor LUST en 26"x2.10", polyvalents et moins large. Depuis il dormait sagement en attendant son heure, le TITUS étant redevenu ma monture vu que les pluies avaient rendues les terrains franciliens crado.

Avec Stéphane nous serons les deux seuls représentants de Poissy VTT au départ du grand parcours. La majorité du club ayant déjà fait La Valsloppet le week-end dernier, bon nombre des nos Poissy'Boys doivent consacrer un peu de temps à leur famille, tandis que d'autres ont une échéance copieuse en KM et D+ prochainement dans les Alpes.

Cette année plus de places ont été ouvertes à la compétition sur La Granit'Montana par rapport aux randonnées; en plus des habitués et mordus de la GM comme nous, la population des coureurs s'est bien renouvelée : ceux qui ont trop souffert ou pas aimé la difficulté ne reviennent pas, certains changent pour participer aux autres grosses épreuves de la mi-juin comme la CapNore au sud ou le ROC des Alpes. Les affûtés étaient plus nombreux cette année à briguer le podium, dont une bonne délégation de Belges, de vendéens et d'autres mollets épilés qui allaient tenter de détrôner Thomas COLLINET (UC Vitry Frignicourt) le vainqueur des deux dernières éditions.

Au menu cette année, 75 km/+3000 m de dénivelée positif sur la Granit'Montana ULTIME et 55 km/+2100m Granit'Montana Originale. Les randonneurs pourront se lancer quant à eux sur la Granit' Montana Découverte déjà bien copieuse en dénivelé et passages techniques avec 38 km/+1300 m.A la veille de l'épreuve, ce sont pas moins de 466 inscrits, dont 400 compétiteurs (215 sur le 75km, 190 sur le 55km), qui affronteront les nombreuses 'grimpettes' ce dimanche.

Allez, une petite récap de mes participations aux grand parcours de cette épreuve hors norme dont la difficulté va croissante chaque année, mais pour rajouter de nouvelles portions techniques ou virer les rares portions de bitume qui subsistent encore sur ce tracé quasi intégralement forestier :

2010: 73,3km/+2597m en 5h41'52 (5h31'37 de roulage) sur terrain détrempé. Classé 24ème. Nous étions 91 au départ du grand parcours, pour 68 à l'arrivée (25,27% d'abandons).
2011: 77,1km/+2825m en 6h07'29 (5h54'55 de roulage) sur terrain sec. Classé 44ème. 156 coureurs au départ, seulement 116 à l'arrivée (25,64% d'abandons).
2012: 76,4km/+2954m en 6h31'30 (6h11'30 de roulage) classé 26ème. 229 coureurs au départ, seulement 152 à l'arrivée (33,62% d'abandons).
2013: 74,8km/+3066m en 6h52'30 (6h31'21 de roulage) classé 22ème. ? coureurs , seulement 112 à l'arrivée.

Que donnera la cuvée 2014 ??? Niveau parcours je sais à quoi m'attendre, on y retrouve 90% du parcours 2013, avec quelques variantes majeurs en début de parcours vers la Borderie, les Sagnes, puis sur la deuxième partie du coté de La Jonchère où on descendra un peu plus bas, puis la nouvelle descente de Pouyaud après Barlette. Pour le physique, ben on verra bien, j'aurais fait ce qu'il faut pour essayer d'en profiter un maximum sans devoir trop en chier, car celui qui d'aventure viendrait s'aligner sur le 75km de La Granit la fleur au fusil en se disant que 'ça passera' risque fort de déchanter...

Samedi 14 juin

Le terrain de jeu du week-end se trouvant à juste 400 bornes de l'Ile de France, nous prenons le temps ce samedi matin d'achever nos préparatifs, de travailler la souplesse du pied convalescent de Mary, puis après le déjeuner nous prenons la route avant 12h30 en direction du Limousin. Le temps est au beau fixe, quelques nuages se promènent dans le ciel bleu. Les prévisions météo annoncent des températures aux environs des 20°C pour dimanche; good, on aura ainsi moins chaud sur le parcours, de quoi nous changer des 35°C de l'Ardèche.

On arrive à St-Sylvestre vers 16h, pas encore grand monde sur place. On y retrouve les amis, serrage de pogne et papotage en règle. On récupère notre paquetage d'inscription, une enveloppe contenant la plaque de cadre, ses attaches, des pubs, les tickets pour le repas et la boisson offerte après-course. En cadeaux une barre de céréales, une pomme et un Tee-shirt noir estampé Granit'Montana; pour ma collection de collectors. On discutera un peu avec l'organisateur du Raid de la Meije, venu planter sa tente d'expo pour présenter la vidéo aux belles images de montagne qui donnent l'envie d'enfourcher son bike pour aller rider les sentier Alpins. Mary aimerait bien faire cette épreuve, dont on connait le secteur pour y avoir déjà emprunté des portions durant nos congés d'été dans les Hautes-Alpes. Je discute un peu avec Chouchen qui va découvrir la Granit, on s'est croisé à maintes reprises sur les Transbiking.

La bande de khs91 arrive en force après 17h30, on papote puis passé 18h Mary et moi repartons prendre possession de notre gîte à Sauvagnac. Le temps de poser le barda, se reposer un poil, on repart après 19h vers Bonnac-la-Côte après un détour par Ambazac pour refaire le plein du carrosse. On arrive à 19h45 dans le parking du restaurant Gastronomique "Le Clos des Cèdres" que nous avons validé par deux fois lors de nos venues précédentes. La khs91'Team doit nous y rejoindre pour 20h. L'estomac criant famine, à 20h12 on sms à Bastien un "Z'êtes où ?". Blip répondant "à l'intérieur". Mince, le gag, on les a pas vu arriver se garer dans le parking situé de l'autre coté de la route. On rejoint donc toute l'équipe autour de la table, tous en train d'apprendre le menu de la semaine par coeur. On passera une très bonne soirée, délaissant les nouilles au profit de mets plus raffinés, arrosé d'un bon Saint-Estèphe (un 1/2 verre pour moi, sage je reste).

Retour à la nuit au gîte et couchés vers 23h, pas de problème pour m'endormir

Dimanche 15 juin

Réveil 5h30, j'ai prévu un peu large vu qu'on avait le gîte à nettoyer, mais en arrivant hier et sans y dîner il n'y avait peu à a faire. Petit-déjeuner, pas très faim car bien mangé hier soir. Je recharge la voiture avec le barda et on quitte le gîte vers 6h30. Le ciel est un peu couvert sur les sommets, dégagé coté Limoges, un petit vent frais circule. On devrait pas crever de chaude sur le vélo aujourd'hui.

On arrive tôt à Saint-Sylvestre, parking près de la salle. Plusieurs camping car sont déjà posés près du cimetière et au dessus au stade, près des sanitaires. On fait le coucou à l'orga, Mary va papoter et prendre des photos pendant que je me prépare tranquillement? Je vais ensuite roulotter pour dérouiller les jambes, j'ai du mal à me réchauffer, pas encore de soleil. Un quart d'heure avant le départ prévu pour 8h30 je reviens à la voiture et achève mes préparatifs. Un coupe-vent sur le dos que je refilerais à Mary avant d'entrer en grille, et les manchettes que je garderais (mais que je baisserais bien vite une fois parti).

Je rejoins les autres derrière la première ligne que je laisse aux affûtés. Plusieurs têtes connues dans le parc coureur. Steph au micro annonce "un coureur cherche un cuissard, qui en aurait un à prêter ?" pas mal la tête en l'air du jour
Puis une autre "on cherche un VTT en taille M, qui aurait ça ?" Y z'ont mangé quoi cette année les gars, trop stressés ???
Seb a niqué la patte de dérailleur de son OPEN, dans le transport voiture sans doute. Par chance un concurrent peut lui en passer une, alors on patiente un peu le temps qu'il la monte. Bonne expérience : ne pas se déplacer sans en avoir une en rab... J'en ai d'ailleurs 2 compatibles SPARK/Genius dans mon Camelbak, ça peut dépanner sur un parcours comme celui de la Granit qui est très technique.
Bon, cette fois tout le monde est prêt, Stef indique une minute du départ, le décompte commence et c'est le Maire qui donne le GO en lâchant la meute à 8h37. Le 50km doit partir quelques minutes derrière nous, suivi de la rando 38km à 8h50.


Photos Sandrine Cayol

Comme d'hab, départ en trombe sur le bout de bitume montant au stade, chacun voulant bien se placer sue le chemin menant au sentier descendant qui forme toujours un goulot d'étranglement. J'ai un peu de mal à faire le start, mais toutes suspensions bloquée j'essaye tout de même de donner le max. Manque de rythme, départ à froid et restes du week-end dernier. J'arrive toutefois en bonne place pour ne pas être gêné dans le sentier où ça ralentit un peu à l'entrée le temps que tout se place, puis c'est parti ça roule et l'espace se fait. Je tourne les jambes sans forcer trop, menant un bon rythme dans les chemins et sentiers du début de parcours en évitant d'accumuler les toxines dès le début.

Les premières descentes arrivent, celles du début sont pas bien méchantes avec des ruptures de pentes courtes dans la terre et des sentes en dévers -bien sèches et poussiéreuses cette année- mais c'est suffisant pour que plusieurs coureurs peu technique (et/ou faisant trop de route) fassent refus d'obstacle et gêne les suivants, ce qui m'arrive par deux fois mais les gars se poussent assez vite où j'arrive à les éviter. Les premières difficultés passées, au devant ça devient très vite plus calme, les mobylettes ont déjà fait le trou et derrière les bouchons dans le technique nous permettent de prendre de l'avance. Celle-ci ira croissante, avec les deux premières longues bosses puis la succession de zones plus ou moins techniques. Je tourne bien les jambes, je ne les sens pas encore optimales et faut gérer 75 bornes.

Je zappe le premier ravito situé au 17ème kilomètre, mais je m'arrêterais un peu aux trois suivants, jamais longtemps pour ne pas me refroidir. La première partie du parcours est comme d'hab 'assez roulante', les bosses ne sont pas encore très velues et assez espacées, quelques portions de chemins durs permettent d'avancer bon train et récupérer entre les gâteries.

Au bout d'un moment quelques coureurs plus jeunes reviennent sur nous, à leur rythme je me doute que c'est l'avant poste des 55km qui nous a rattrapé, ils n'ont pas 20 bornes et le D+ associé de plus à gérer et peuvent lâcher un peu plu les watts. Ils seront tout de même peu nombreux à nous remonter comme ça.

Seb Clavier me dépasse à un moment, me saluant au passage; étonné je suis de le voir derrière moi alors qu'il caracole généralement dans le Top Ten de nos courses régionales; en fait il s'est gourré...pournat le balisage est bien visible et nickel.

Voici qu'arrive une des descentes en goulotte avec ornière qui s'est creusée au fil des passages, des pluies et de l'érosion, le terrain et très sec et le sable grossier est très glissant sur les bords durcis; je dérape de l'avant et me couche sur le coté, me râpant un peu la couenne du bras droit. Je bloque ainsi le gars qui me suivait, qui manque d'écrabouiller ma roue arrière. Il me dit s'être déjà vautré 3 fois. Rien de grave, je remets le support GPS dans l'axe de la potence et repart.

Je continue mon chemin prenant plaisir au moindre passage Technico-ludique, savourant les belles traces en sous-bois, le terrain est tout sec et donc moins énergivore cette année.

Je me tire la bourre en descente avec Marco (Jean-Mary Brugeaud) -maillot des Démons de Guéret- aux fesses, tant et si bien qu'en me lâchant un peu trop je risque la sortie de piste dans une sente poussiéreuse. Je le laisse passer, je ne vais plus le revoir avant l'arrivée car j'ai relâché mon rythme par la suite pour gérer la suite, mais il arrivera après moi suite à 3 crevaisons : pneus en peau de Zob S'Works made by SPECIALIZED .

Je joue le Saint-bernard dans une zone de racines et de roches couverts de mousse où un compétiteur en chutant a fait tourner sa selle et n'avait pas la clé Allen (Standard) adéquate sur son multi-outils ; j'y ai perdu quelques dizaines de secondes, me permettant vider la vessie et récupérer un peu pour bien repartir. J'ai rattrapé plus loin les 3 ou 4 coureurs qui m'ont passé à ce moment là.

Comme d'hab le parcours est illustré de panneaux annonçant les nombreuses 'grimpettes' et 'Défis', j'aime bien , ça permet de se situer et parfois d'anticiper la gâterie annoncée...

Le balisage est bien visible par panneaux fléchés jaune à pointe noir et rubalises, anticipé et confirmé aux changements de direction. Les sentes sauvages peu empruntées sont assez marquées et discernables dans le tapis de feuilles des sous-bois.

Quatre ravitos sont bien positionnés tout au long du parcours, bien pourvus offrant sucré et salé (fromage, saucisson, chips...), eau, Coca.

Dans une bosse de la portion de début commune au 38km où j'avais le nez dans le guidon j'entends un "Allez jean-Marc" prononcé par un vététiste à pied sur le bas-côté à ce moment là, à peine le temps de lever la tête je pense que c'était Shupa des Ride-Air, chose confirmé à l'arrivée.

Vers le kilomètre 40 j'ai une petite baisse de régime, tournage de jambes plus cool puis ça revient avec les sucreries absorbées au ravito du 33ème kilomètre. La fatigue de jambes que je ressentais, restes des efforts effectués à la VALSLOPPET s'estompe progressivement.

Après le 3ème ravito, celui de la cabane, dans la boucle où l'on se délecte des deux longues pistes du spot de DH local, où par prudence les gros gaps sont protégés, je merdouille au départ de la A-Line en passant une marche de grosse pierre et ma roue avant butte sur la racine qui suit, je me couche à droite dans les genêts, sans bobo.

Dans les derniers kilomètres je rattrape un coureur des Sangliers du Vexin qui m'avait dépassé en début de parcours, puis deux gars du club de Ludo; le parcours est très exigeant et ceux qui partent trop vite le paye cash dans la seconde moitié du parcours ou les bosses raides et pentues se succèdent sans répit. Petit sourire interne quand je les dépasse dans ces moments là...

Au 4ème et dernier ravito je ne fais qu'une pause éclaire de quelques secondes pour gober un verre de coca et grignoter quelques truc sucré; pas besoin de remplir mon sac-à-flotte car il me reste moins d'un litre puis que je n'ai pas beaucoup bu en début de course avec la température avoisinant 20°C.

Sur le parcours du 75km, il y avait quelques porcs dans les quarante premiers concurrents devant moi, car dès la mi-parcours j'ai vu pas moins de 4 à 5 tubes énergétiques jetés à terre . Ca coûte rien, surtout sur une épreuve de plusieurs heures, de vérifier qu'on enfourne bien au fond de la poche ses déchets. Faut pas s'étonner que des proprios puissent ensuite refuser la traversée de leurs parcelles si une bande de cochons salopent leur paradis. Et ceux que j'entends parfois lâcher des conneries comme "je paye donc c'est aux organisateurs de nettoyer" devrait se voir refuser l'accès aux épreuves.

Au kilomètre 62 le grand parcours redevient commun avec le 55 km, on redevient moins seul en dépassant quelques vététistes.

Sur la fin du parcours, à partir du kilomètre 69 on retrouve un peu plus de participants dont le parcours 38km est désormais commun avec les 55km et 75km. Ils en terminent, souvent avec difficulté, poussant le VTT dans la moindre bosse et sont nombreux sur le bord des zones techniques, mais quasi tous se poussent assez vite quant on arrive en leur demandant gentiment le passage.

Vers le kilomètre 66 je reconnais le sentier d'approche de la Superbe nouvelle descente de Pouyaud, bien dégagée des troncs qui encombrait le bas, je l'attendais avec envie celle-là. Je passe tout sur le VTT, tige baissé et cul derrière la selle, à mi-parcours j'ai failli être bloqué par la roue d'un gars en perdition dans une épingle en dévers pentu, j'étais limite à l'arrêt derrière-lui et j'ai réussi à passer en frôlant son pneu arrière. Mais je merdouille en bas en passant entre les 2 derniers rochers; peur d'accrocher le cintre sur un mauvais geste et je me couche doucement dans les feuilles. Attention, ce passage PRIVE est exceptionnellement autorisé pour la course, donc ne pas y revenir en catimini , sous peine de ne plus pouvoir l'apprécier l'an prochain.

Ce mauvais geste se traduit par l'amorce d'une alerte de crampe sous la cuisse, je sens dans les moulinages en bosse que ça peut évoluer à la crampe, alors je commence à téter très souvent et par grosse gorgée la boisson énergétique de mon Camelbak. En même temps j'essaye de rouler en tirant un braquet plus gros, les chaussures déclipsées des cales auto, m'appuyant des talons ou du milieu de pied sur les pédales, souvent debout en danseuse. Et peu à peu l'alerte aux crampes s'éloigne, je me rend compte que je suis encore assez frais pour tirer gros et je me mets à rouler plus fort, je remonte alors quelques concurrents, certains du 75km, bien cramés qui moulinent, dont un en semi-rigide qui n'avançait même plus sur les sentiers plats louvoyant entre les arbustes.

Mes participations à toutes les précédentes éditions de la GM me procure des repères, je sais ainsi ce qui m'attend par la suite (pas toujours cool aussi, genre "chiotte ya encore cette put#*$! de montée qui scotche avec son portage à la suite" ou "encore cette bosse avec le passage raide aux racines au moment où t'es dans le dur") et peut ainsi gérer les sections j'avance/Je gère/Je récupère. Ceci me permet de reconnaitre les descentes annonçant le final, moment où on lâche tout pour tenter de grappiller encore du temps et/ou des places. C'est ainsi que je savoure l'arrivée de la descente la 'Chaise du Guetteur', et la dernière 'La Castor' ou les épingles de terre meuble bien clean d'il y a deux ans se sont bien transformées, les racines ressortent et ça devient un peu plus technique.

Dernier sentier descendant menant à la traversée de route, j'aperçois Mary postée au bas de la dernière descente avec son appareil photo, coucou au passage et j'attaque l'Ultime montée menant à la ligne d'arrivée en même temps qu'un concurrent qui doit bien avoir 10 bougies de plus que moi, mais il a la hargne et écrase les manivelles. Un supporter l'encourage au passage en lui disant que c'est la dernière bosse, longue de 800m. On monte en même temps, émulation, ça me boost et au lieu de la faire cool je joue le jeu et tombe une dent. Peu à peu je gagne du terrain puis le décroche, entrant dans le rétrécissement qui annonce le final un peu plus caillouteux, allez ça va le faire sans terminer perclus de crampes cette année, cool, j'en remet une couche, le replat, je bloque les suspensions et avale les 2m de la dernière butte à gravir, passant sous l'arche d'arrivée au bout de 6h25', content d'en terminer mais 'plus frais' que l'an dernier. Le speaker me chope au passage et recueil mes impressions. Pour avoir participé aux 5 éditions depuis 2010, on me remet un pavé de granit en souvenir, sympa.

Je termine 40ème en 6h25'07 temps officiel ( 6h14'47 de roulage), me retrouvant 2ème dans ma catégorie Master 3 (50-59 ans). Les 15 premiers du scratch sont récompensés, mails il n'y avait pas de récompense par catégorie. Cela ne me dérange pas, car je ne venais pas pour choper un pod , la meilleure récompense étant d'en terminer sans bobo en ayant pris un max de plaisir . L'an dernier les crampes m'avaient prises au final de la dernière bosse après 6h52'30 (06h31'21 de roulage, classé 22ème ). Le premier avait alors bouclé le grand parcours en 5h28'50.

Cette année le jeune François FONFREDE (EC Felletin Ussel Creuse Corrèze) remporte le 75km de cette 5ème édition en 5h04'53.

J'ai bien géré mon hydratation, car il restait moins d'un verre de boisson énergétique au fond de la poche de mon Camelbak Lobo de 3L, sans avoir eu besoin de la recharger. Niveau bouffe, les ravitos suffisaient; je n'ai pas touché aux 3 barres énergétiques que j'avais en poche, ni au 4 tubes de gel.

Sur le 75 km nous étions 192 au départ, pour 145 classés à l'arrivée (soit 24,48% d'abandons). Sur le 55km ils étaient 170 au départ, pour 135 classés (20,59% d'abandons) à l'arrivée. L'épreuve reste toujours aussi exigeante et seuls les pilotes bien entraînés en terminent. Comme disait Ludo à l'arrivée "j'avais oublié comme c'est dur la Granit"

Je retrouve Mary, qui a tout de même pu roulotter 28 bornes sur et à coté du parcours, en prenant quelques photos des participants. Elle aurait pu faire un pod cette année encore.

Un coup d'eau sur les bras et les jambes, je me change, me couvre et nous filons récupérer nos plateaux repas. Bastien arrive à ce moment là, tout content et sautillant d'avoir pu boucler cette GMU. Il faut dire qu'il y a 3 semaines il débutait 15 jours d'antibio suite à une attaque de Tique qui l'avait bien fatigué. Le plus drôle c'est qu'il doit être celui qui a travaillé le moins le foncier de la bande de khs91, préférant le ludico-Technique et les bosses à Fontainebleau. Il boucle le grand parcours en 6h54'05, soit seulement 28 minutes de plus que moi. Il faut dire que dans les descentes il lâche bien plus les freins sur son 29". Nous rejoignons les autres concurrents déjà arrivés, sous la tente placée devant l'arche d'arrivée pour régler le compte aux plateaux repas. Je dévore et boulotte les 9/10 de la terrine de pâté au lapin. Virgil se joint à nous, il était souvent aux premières place de nos XC régionaux et là j'arrive avant lui car il a fait plus de route que de VTT et n'est pas technique ; à chaque zone de descente je lui mettais un vent , au début il revenait peu après au gré des chemins et sentiers plus roulant et dans les bosses, mais comme la seconde partie est copieuse en longues parties techniques j'ai pu faire le trou.

On papotera un moment, les concurrents arrivent au goute à goutte, frais ou cramés. Pat de la khs91'Team arrive à son tour, il a sa revanche en ayant bouclé le 75km qu'il avait du bâcher l'an dernier au tiers du parcours. On retrouve Stéphane, une 'mobylette' du club de Mary, en vacances dans le sud ouest qui a pu s'inscrire dans la semaine sur le 38 km à cette épreuve qu'il ne connaissait pas. Il a super apprécié le parcours. Sans doute des recrues à prévoir pour les prochaines éditions, car la bande des 'poneys' de l'ACBB affectionnent les beaux Raids.

Voila, il est presque 17h et temps de reprendre la route, trajet effectué sans encombre avec retour à la chaumière juste avant 22h, un bon gros dodo en récompense.

Lundi : j'ai l'impression d'avoir pris dix ans dans les jambes et j'ai l'impression que les marches des deux étages menant à mon bureau ont doublée de hauteur...
Mardi : petit tour de décrassage VTT en soirée avec Mary, 25m devant moi à chaque bosse...


Rendez vous en juin 2015 pour la 6ème édition de La Granit'Montana, nous on y sera sûrement !


Pédalator


Les classements

Scratch 75km / Scratch 55km


Profil du parcours ULTIME

Profil du parcours 76km

Les données de Pédalator

ParamètresGARMIN
Edge810
POLAR
CS600x
Départ8h'36'498h'36'51
Temps roulé-6h14'47
Temps de déplacement -
Temps total (avec arrêts)6h24'596h25'09
Moyenne11.07 km/h12.5 km/h
Vitesse max.43.89 km/h45.0 km/h
Distance
(MapSource)
71,0 km77,6 km
Réglage compteur -2040 mm
Dénivelée positif cumulé+3197 m+2905 m
Dénivelée négatif cumulé-3194 m-2945 m
Température Min/Moy/Max-12/16/22°C
FC Min/Moy/Max-/152/175Sans ceinture
Calories Sans ceinture
Période échantillonsAuto5s
Démarrage compteurmanuelmanuel
Fichiers échantillonsGPX (locale)
Propr. Privées
14061501.hrm
Distance/dénivelée annoncés :Granit'Montana ULTIME 75km +3000m
Granit'Montana ORIGINALE 55km +2100m
Granit'Montana DECOUVERTE 38km +1300m
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :MAXXIS IGNITOR LUST26"x2.10"1.8 bars2040mm  
Arrière :MAXXISIGNITOR LUST26"x2.10"1.8 bars   
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXSID World Cup 201084/86 Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc98 Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-34   

A Lire, à voir

Le site du club organisateur : Ambazac Sprinter Club

La page Facebook de La Granit'Montana

Album Photos de Mary sur FB, et Google+ galerie 1, galerie 2, galerie 3 + quelques clichés de notre reco en mars

Photos officielles : Ambazac Sprinter Club + page FB, et celles de Philippe Laurençon + ses galeries (code montana)

Les CR : khs91, David, Bastien, Pat, Benoit, KroLVTT, Taufflard Team, $eboss

Le site des riders de Singletracks'Assos (ou http://wordpress.singletracksassos.com/)

Les forums où l'on en parle : Vélo Vert, Véloptimal

La news de Vélo Vert


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Dernière mise à jour : lundi 13 juin 2016 18:18

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