la plaque de cadre de Pédalator

TransbiKING09

28-29/04/2012 - Vicdessos (09)

Raid VTT 100km en 2 jours

la plaque de cadre de Mary

mode ON : Finisheuse

J'ai adoré la 1ère édition de la TransbiKING66 et j'étais chaud bouillant pour m'aligner au départ des éditions suivantes,
mais cette fois en revenant accompagnée de Mary puisque sa blessure du genoux avait foutu sa saison 2011 en l'air.


Cette année 2k12 la TransbiKING évolue, sur la base des remarques apportées par les participants à l'issue de la 1ère édition ; découvert lors du ROC, puis confirmé début janvier via la NewsLetter, cette année le programme annonçait plus de Ride, avec non plus une journée, mais deux jours de magie, en gardant le même concept tout-en-un, sans compétition et petit comité qui ont contribués au succès de la TB66. Double dose cette année, puisque deux TransbiKING sont proposées avec l'objectif de faire découvrir à chaque fois des régions différentes; la TB09, première épreuve se déroulant fin avril en Ariège, Terre Courage (et il en faudra pour venir à bout du menu concocté par l'équipe de la TB...) où Laurent Brossard aura tracé les parcours de cette TB09, puis fin septembre la TB66 dans les Pyrénées sur les contreforts du Canigou où Brice & Cie sauront nous dénicher de bien beaux sentiers techniques comme ils savent si bien le faire.

Le menu étant présenté, alléchant et fort appétissant, deux passionnés de VTT comme nous ne pouvaient que soumettre leur candidature pour participer à ces évènements. Seulement 60 places étaient prévues pour la TB09, du fait des conditions d'accueil restreintes, la sélection serait rude face aux nombreuses demandes ! Jean qui a rejoint notre club POISSY VTT cette année était aussi intéressé par faire la TB09, alors je me suis chargé de son inscription en même temps que des nôtres. Comme il a déjà bouclé pas mal de Raids comme nous, il avait aussi sa chance d'être sélectionné.

Le 24 janvier un mail nous informe que nos candidatures ont été retenues pour participer aux deux TransbiKING, Yes !!! Dans la foulée j'effectue nos deux inscriptions via le site biKING66, à raison de 179€ chacun, tarif comprenant les repas des vendredi+samedi+dimanche soir, les petit-déjeuner du samedi+dimanche matin, l'hébergement des deux nuits des vendredi+samedi, les deux ravitos, la plaque de cadre, les cadeaux partenaires et un maillot TransbiKING. Jean est aussi sélectionné pour la TB09, cool. Voilà, maintenant yapluka s'entraîner.


Coté pilote, on ne vient pas les mains dans les poches sur ce genre de Raid sans une bonne préparation physique, ainsi l'hiver et le début de saison 2012 ont été mis à profit pour engranger du kilomètres afin d'établir notre base de foncier. Ensuite nous avons varié nos sorties afin de travailler tous les aspects sportifs, en participant à des XC courts et une cyclosportive pour ne pas garder un moteur poussif, en allant rouler à Fontainebleau pour travailler la maniabilité entre les rochers, puis nous avons mélangé plaisir du VTT et préparation en nous alignant au départ de Raids et randonnées ludico-techniques comme La Garoutade, le ROC Trespouzien, le Raid des Dentelles où le dénivelé positif important allait nous préparer progressivement à ce qui nous attendrait en cette fin avril. On roulait 4 fois par semaine, moins pour moi suivant le boulot et les fenêtres météo, puis nous avons ajouté ces derniers mois des séances courtes de portages à répétitions afin de préparer nos gambettes aux séances de marche dans le pentu. Nous avons aussi effectués quelques sessions de modestes sauts sous les conseils avisés de copains jouant avec brio du registre Enduro/DH.

Coté machine, mon Genius monté pour la Transvé 2010 ayant fait ses preuves par la suite durant nos vacances dans le Queyras, à la Granit'Montana, aux Garoutades et à la TransbiKING66, je l'ai juste optimisé et allégé cette année par le montage de freins FORMULA R1 et de nouvelles roues SLR à jante plus large me permettant de monter des pneus de 2.35". Chaussé d'un pneu MAXXIS Ignitor UST 2.35" à l'avant, cette semaine j'ai remplacé le pneu arrière Larsen TT par un MAXXIS ADvantage LUST 2.10" plus adapté aux terrains que nous allions rencontrer en Ariège.

Pour Mary, au fil de nos sorties VTT nous avons optimisé son SPARK pour l'adapter au Raid montagneux techniques; ajout d'un bash, remontage de la fourche FOX 120mm, ajout d'une tige de selle télescopique REVERB. Puis récemment en se basant sur les conseils de Laurent Brossard j'ai remonté sur son spad des pneus offrant plus de volume et de crampons. Deux semaines auparavant Mary s'est acheté des chaussures MAVIC Alpine que j'ai bien apprécié lors de la TB66 dans les portages et le roulage. Elle les a rodées le dimanche précédent à La Transperseigne et seront du voyage car on risque de marcher 'un peu'.


Jeudi en quittant le boulot je file à Rambouillet récupérer chez Jacky Cycles la fourche SID WC de mon SPARK que j'avait laissé pour entretien. J'en profite pour regarder les vestes Gore Bike (au cas où il pleuve en Ariège ce week-end...car la météo de ce mois d'avril bat tous les records de pluviométrie), mais je ne trouve pas le modèle que je recherche, alors en rentrant je passe chez Mondovélo où ils viennent d'approvisionner des fringues vélo; j'y trouve exactement ce que je recherchais, dans ma taille et dans mes couleurs, nickel : une veste imperméable PATH Jacket II de Gore Bike (seule marque réellement efficace en conditions sévères prolongées) utilisant leur techno Paclite. Toutes les coutures sont protégées par un revêtement soudé; la pluie ne peut pas passer et le matériau reste respirant. Me voilà paré !

En début de semaine j'ai reçu les traces GPS pour les 2 journées; j'ai de suite étudié ça de prêt, puis préparé des cartes couleurs format A3, en rajoutant des flèches marquant le sens de progression et l'enchaînement des différentes boucles; ça promet des moments joyeux ces croisements... Le GPS sera comme à la 1ère édition de la TB66 et de la Garoutade 2012, le moyen de guidage utilisé afin de ne pas polluer l'environnement tout en simplifiant la tâche des organisateurs qui n'ont ainsi plus besoin de baliser tous les parcours. J'utiliserais mon GPS Garmin Edge800 et Mary aura mon ancien Garmin Edge705 qu'elle utilise déjà pour capturer ses parcours ne vélo de route, VTT et course/marche à pied. Les GPS ont été chargés à fond, les traces de la TB09 téléchargées dedans, j'emmène deux chargeurs USB pour les recharger sur place.

Jeudi soir nous bouclons nos sacs; ça en fait du barda rien que pour 2 jours de VTT, mais il faut prévoir des tenues courtes et longues, pour rouler sous le soleil ou sous la flotte, sans oublier du matos de rechange en cas de problème mécanique. Il faut aussi prévoir de la bouffe pour nos trajets A/R.

Jean m'a appelé pour savoir si au vu des prévisions météo pessimistes pour le week-end nous descendions quand même. La météo ces dernières heures change constamment ; une fois il est prévu de la flotte le samedi sur Vicdessos, puis rien le dimanche. Et quand on revient consulter les sites météo, ça a encore changé. Bref, sachant que la météo locale, en montagne de surcroit, est souvent différente de celle des prévisions nationales, nous descendrons là-bas quelles que soit les conditions, mais équipés en conséquence.

Cette météo capricieuse aura découragée plusieurs tafioles , puisque quelques désistements furent enregistrés ces 15 derniers jours; mais avec une liste d'attente fournie les places libérées firent des heureux.

Vendredi 27 avril

Levé à 6h, préparation, chargement du break, puis on quitte la chaumière Yvelinoise à 7h48. Direction les Pyrénées, via l'A20 en passant par Toulouse. Trajet de 761 km effectué en 7h48 sans encombre malgré le pont du 1er mai, il flotte dru parfois sur le parcours, puis après une pause pique-nique après Cahors en compagnie de Jean, nous arrivons à Vicdessos à 15h36, dans une belle contrée verdoyante où ils doivent pas connaître le déficit hydrique. Le thermomètre externe de la voiture affiche 28°C ; l'orage doit être proche où c'et l'effet du foehn. Jean fera halte à l'aéroport de Toulouse où il devait récupérer Sylvain du staff TransbiKING.

L'hébergement de la TB09 se fait au centre d'accueil de Vicdessos, un internat dont nous croisons les pensionnaires partant en week-end alors que nous arrivons. L'accueil était prévu à partir de 16h, on est un chouilla en avance, mais nous n'étions pas les premiers puisque qu'un groupe de Belges est déjà arrivé.

Dans la salle à manger nous retrouvons une partie de la fine équipe du staff de TransbiKING qui met en place l'accueil des participants; il y a là Athanaël (qui gère le site biKING66), Yann le photoman, Maître Brice, Laurent Brossard le traceur de cette TB09, puis Sylvain qui arrive avec Jean un peu plus tard. François de Top Wheels s'installe, il va avoir des roues à remettre en état ce week-end et pas chômer jusqu'au dernière heures du week-end.

On monte toutes nos affaires dans une des chambres du premier bâtiment au dernier étage, la majeure partie comprends deux lits simples et deux superposés : ça nous ira très bien pour deux jours, Jean fait partie aussi de la chambrée où nous resterons durant ces deux jours. On redescend ensuite au réfectoire voir les arrivants, qui viennent de plusieurs départements Français, voir même d'Espagne, mais pour eux c'est sûrement plus près que pour les Belges et Nordistes qui sont descendus ici.

le maillot TB09

Yann émarge sa liste des participants, demandant à chacun de montrer son sac contenant les élément requis pour la sécurité, ce qui nous avait été demandé dans un mail reçu dimanche dernier : la couverture de survie, le téléphone portable, des bandes de compression et pansements stérile, un sifflet, une veste imperméable...

A cette liste minimum non exhaustive j'ajoute toujours de mon propre chef et par expérience des Raids d'autres éléments comme des STERI-STRIP (3M) permettant de faire des points de sutures adhésifs, quelques mini-flacons de collyre ou liquide Phy (pour les projections de boue ou insectes dans les yeux), quelques pansements adhésifs. Coté mécanique, en plus des trucs habituels j'emmène une patte de dérailleur, des vis et cheminées de plateau, des plaquettes et une cale de pédale, des maillons de chaîne rapide, des colliers RILSAN, un bout de fil de fer, des morceaux de plastique (pour un pneu déchiré), quelques vis de diamètres différents...

Notre équipement étant plus qu'OK, Yann nous distribue alors la plaque de cadre, sobre dans sa livrée noire façon TransV, des pubs de différents partenaires, une carte des parcours, deux flacons d'une mixture énergétique OXSITIS pour temps froid, et un beau maillot collector de la TB09 fabriqué par INVERSE; sympa celui-ci avec ses courbes de niveau, j'aime bien.

Sylvain étant tranquille pour l'instant, je leurs prends un pack GPS TwoNav Sportiva+ (399€) incluant les capteurs cardio/vitesse et le logiciel Land version light, plus une batterie de rechange (19€), la housse étant offerte (29€ prix public) pour la TransbiKING. C'est pas que ma collection de GPS (60CS, 60CSx, Edge7005, Edge800) soit trop maigrichonne, mais depuis que j'utilise le Garmin Edge800 j'ai pu comparer ses fonctionnalités et constater quelques manquements ou défauts que le Sportiva+ pourra combler/améliorer suivant les utilisations que nous en ferons. Mais ceci fera l'objet d'une autre page détaillée prévue dans les mois à venir, un comparo Egde800 versus Sportiva+ comme je l'ai fait pour les Garmin Edge705/800 et POLAR CS600x.

On discutera ensuite avec les arrivants, retrouvant des connaissances comme Yves et Jean-Pierre de Toulouse, mais aussi quelques participants de la 1ère TB66 et de nouvelles têtes aux accents diverses. Coté Dames, seule Mary et Aurélie représenterait la gente féminine. Mag21 qui était présente à la 1ère TB ne se sentait pas assez entraînée pour venir, mais Mary devrait la revoir et rouler avec elle fin mai lors de La Valsloppet en Ardèche où nous descendrons en masse avec POISSY VTT.

Le dîner pris tous ensemble dans le réfectoire est animé, de conversations autour du thème du VTT (étonnant, non ?), on y échanges des tuyaux sur le matos, sur les épreuves à faire ou refaire, c'est toujours intéressant pour nous d'avoir l'avis des locaux pour aligner d'autres perles à notre chapelet d'aventures. Au menu ce soir salade de crudités, blanquette de veau avec du riz, fromage et gâteau, on a tout dévoré.


Ambiance studieuse

Après le dîner, le Staff TransbiKING nous fait un petit briefing où Laurent Brossard dresse le menu des réjouissances du lendemain; la météo des dernières semaines les a contraint de modifier les parcours puisque la neige s'était invitée à moins de 1000m d'altitude. Du coup Laurent a du retravailler son tracé initial, qui pour cette première journée se voit réduit à 63km/+2400m mais la neige ayant fondue assez vite, une boucle bonus de 8km/+480m a été ajoutée pour monter sous les 1500m. Ce bonus ne figurant pas sur les traces GPS qui nous ont été envoyées en début de semaine, cette partie de parcours sera balisée avec de la rubalise.

by jpr31

Il ne faudra pas louper ce bonus, car l'unique ravito de mi-parcours y sera placé. Comme pour la 1ère TB66, les participants devront être en autonomie alimentaire en dehors de ce ravito; on nous indiquait juste les points d'eau disponibles dans les villages traversés.

La bonne parole ayant été dispensée aux disciples, tout le monde regagne les chambres pour accumuler du repos en vue des efforts du lendemain. Avant de se coucher on prépare toutes nos affaires de vélo pour demain.

Samedi 28 avril

Le petit-déjeuner était prévu pour 6h; à 5h30 je suis debout. Et zou une bonne douche pour se réveiller. Je passe le museau par la fenêtre : ce sera mode tenue courte pour la journée, avec un petit coupe-vent et les manchettes pour le démarrage. On descend au réfectoire rejoindre les autres pour petit-déjeuner : la voracité des Transbikers au dîner d'hier soir fait que le stock de pain était calculé un peu juste, donc ce matin seuls les premiers descendus purent bénéficier des morceaux de pain restants; ce sera le 1er petit couac mineur du week-end, donc tout le monde se rabat sur les biscottes, mais il fallait en manger plusieurs pour se caller le ventre, sans compter que ça n'a pas la même valeur énergétique et une durée d'assimilation plus réduite que le pain.

6h57

On remonte se préparer; 3L de boisson énergétique+maltodextrines dans la poche du Chameau, les poches bourrées de barres énergétiques (la dernière mode de gourmandise devant la Télé: EAFit Inergy Barre aux Fruits Rouges, moins chère et plus grosse que l'équivalent du concurrent Overstim.s) et de gels anti-coup-de-moins-bien.

On rejoint ensuite les autres participants devant l'arche pour attendre le départ initialement prévu à 7h. En fait on partira dix minutes plus tard, retardataires oblige, Sylvain pointant tout le monde avant le départ.

Niveau Bike il y a de tout, du semi-rigide au gros Enduro, un multi-Raideur avait même un proéminent porte-carte perché sur son cintre et un enrouleur sur le tube de selle (Tire-Nénette ? Traîne-Chien ?)

Mary n'ayant jamais fait d'épreuve non balisée, en suivant juste un tracé GPS (d'habitude c'est plutôt moi qui sert de guide avec les traces de GPS à suivre), je vais rester rouler avec elle, car par sécurité il vaut mieux rester au moins à deux en cas de problème éventuel sur ce type de Raid où il n'y a pas grand monde sur les sentiers. D'autant plus que les niveaux étant assez variés, il n'y avait pas de groupe avec lequel elle aurait pu rouler au long des deux jours; pas mal de participants sont plutôt techniques et filent dans les descentes, alors que nous avons une pratique polyvalente du vélo plutôt orientée XC, et nous embrayons parfois un poil plus vite sur le plat et surtout dans les montées, là où les gars préfèrent grimper très cool ou porter plus souvent.

Depuis notre retour du Sud-ouest Mary traine une bonne bronchite/rhino pharyngite, alors son organisme qui combat cela n'est pas à 100% pour l'aider; ses jambes n'ont pas le dynamisme et la force habituelle et certaines montées du week-end seront abordées petit-plateau en moulinant, plutôt que sur le moyen au train. Heureusement on note ce jour une légère amélioration avec moins de quinte de toux.

Le plafond est assez bas, des nuages restent accrochés aux sommets; on s'en apercevra lorsque l'on montera en altitude en essuyant quelques gouttes, alors que dans les vallées il faisait beau. Derrière nous le ciel reste très sombre, espérons que ça ne nous rejoigne que tardivement. La dépression coincée coté Espagne dégueule par dessus les sommets Pyrénéens, on espère pas trop tôt, ni trop fort pour nous.

7h25

A 7h10 le départ des festivités est donné, je trace la route au début des sentes et ruelles de Vicdessos durant 800m, puis en sortant du village chacun se cale à son train, les affûtés passent devant un poil plus vite, visiblement certains pensent prendre l'apéro à midi.

Le parcours commence en suivant durant 1,7km la route menant vers le Port de Lers, en faux-plat montant, avec quelques passages de pente un peu plus soutenue, on tourne bien les jambes pour s'échauffer. Devant certains se sentent déjà des ailes et s'éloignent. Puis on repart à tribord sur la petite route menant à l'entrée du village de Sentenac, où l'on délaisse le bitume pour attaquer le premier sentier de la journée.

7h33

La petite troupe de vététistes avides de grands espaces s'étire au fil du sentier montant à flan du Pic d'Engral en direction d'Orus durant 2.7km, dévoilant devant nos mirettes de beaux paysages en partie voilés par les nuages. Parfois on reçoit quelques gouttes amenées par le foehn, intriguant lorsque au dessus du casque il n'y a que du ciel bleu. Le sentier comporte quelques dénivellations généralement passables en force sur le VTT, pour peu qu'on lève la tête pour anticiper le bon choix de trajectoire entre les quelques dalles ou cailloux éparses, sinon on pousse quelques mètres.

7h33

Des fois on redescend légèrement, passages de marchounettes rocheuses sympathiques, où on roule à plat, le sentier se met à descendre en belles épingles, parfois le sol de terre lourde parsemé de roches arrondies est un peu glissant, le pneu dérape un peu

Km9 vers Illier

Puis on entame une petite remontée sur le sentier passant au dessus du hameau d'Illier, mode poussage pour certains, je m'amuse à passer un maximum de choses sur le bike, je me sens bien en jambes. Un peu plus loin au passage de ruisseau les dalles rocheuses sont des savonnettes, on préfère descendre à pieds de quelques mètres plutôt que de se rétamer au sol.

Le sentier en balcon se poursuit maintenant vers Lapège, Yves et son collègue sont repassés devant nous, roulant un chouilla plus vite pour le moment, Mary voulait qu'on essaye de les suivre mais elle n'en avait pas la possibilité ce jour là dans son état de forme actuelle.

Km9 vers Illier
8h12 8h13 8h23 8h23
François poursuit Mary

On roule plus où moins avec le groupe de LPIVTT, dont Jean-Pierre qui nous laissent passer en montée et nous repasse en descente, ambiance très sympa et courtoise qui nous change de certaines de nos rando où certains gros co...s bien dodus jugeant que s'ils montent à pied les autres doivent en faire de même et de ce fait ne font aucun effort pour céder le passage...

Lapège

Dans le village de Lapège s'amorce l'arrive du dénivelé négatif, on franchira escaliers et marches avant de repartir sur un sentier plus large.

Première belle descente du jour, en lacets, sol sec et caillouteux, deux belles épingles avec beau panorama, puis plus bas on rentre dans une zone de végétation rendant le terrain plus meuble, parfois glissant, très ludique et plaisant.

Lapège
Lapège
8h43 8h43 8h43
 
8h49

Les photographes nous attendaient de pied ferme dans cette superbe première descente, Yann puis Laurent avec son matos de pro à flash-automatique-qui-fait-de-belles-images. Il faut dire que certains de ses cliché de Transbikers en action sont très réussis. Succession de petits sauts, on file entre des murs de buis, dernier virage et on se retrouve dans la vallée où coule le Ruisseau de Vicdessos. Mary a bien apprécié et commence à prendre ses marques, après un ou deux arrêts pour baisser la pression de ses pneus.

Un peu de tournage de guibolles sur la petite route plane menant vers le village de Niaux, puis on remonte doucement par la route menant vers le village d'Alliat. Le Team LPIVTT à fait pause Miam en bas, nous on poursuit, on commence donc à voir moins de monde, on dépassera juste un autre gars un peu plus loin.

9h01

Depuis Alliat commence une bonne remontée de 1,6km sur un beau sentier, au début la pente n'est pas trop forte et ça se monte bien sans problème d'adhérence, il y a toutefois deux ou trois passages en coup-de-cul à négocier, la pente est un peu plus soutenue après une première traversée de la petite route, je trace devant, attend Mary de temps en temps, un peu affaiblie elle monte moins de trucs sur le VTT.

9h01 9h01
Remontée du sentier au dessus d'Alliat

La montée se poursuit plus douce par 900m sur la petite route menant vers le hameau de Génat, mais on délaisse le bitume pour remonter sur un chemin peu fréquenté la surplombant, ça grimpe sec en un virage au début, puis la pente s'atténue, le tout passable sur le VTT en mettant un bon coup de mollet en sortie de route.

Après un petit passage en faux plat montant d'un terrain peu propice au rendement d'une terre humide, le parcours se prélasse ensuite sur des chemin d'un plateau, moment de répit au faible dénivellation, terrain plus sec d'une piste descendant vers l'Abri Pastoral de St Martin, pour remonter au Col du Trou. De là s'amorce deux kilomètres d'une belle descente dévalant vers le village de Quié, un sentier parfois en gouttière, ludique avec des virolos, des ruptures de pente, des passages d'ardoises affleurantes et montées spécialement dans le sens de la descente pour déchirer les flancs des pneus des pilotes trop exubérants. Une belle partie fort appréciée là aussi.

On revenait ensuite vers Alliat par chemin, puis sentier remontant progressivement sur les flancs de montagne, avec des petites montées-descentes toniques sympa. La boucle étant achevée, on revenait en sens inverse en empruntant chemins, puis sentier surplombant la route de la vallée, que l'on traversait pour rejoindre un autre chemin bordant le Ruisseau de Vicdessos.

10h31

On enchaîne par un beau sentier bucolique menant vers Junac où on croisait Yann qui nous promettait encore du beau et du bon pour la suite.

Effectivement et comme l'avait annoncé Laurent, de l'énergie il fallait savoir préserver pour remonter progressivement la vallée jusqu'à Arconac, par une enfilade de sentiers parfois tortueux entre les blocs rocheux, ou d'un sol pavé parfois glissant, jouant parfois avec de petites montagnes russes où l'on devait relancer sans cesse, un régal d'autant plus qu'il faisait beau à ce moment là, des portions de récupération verdoyantes ponctuant ce périple.

10h43 10h43 10:43 10:43
  11h10 11h10
Jean-Pierre
 
11:29

Kilomètre 37,7 après un court répit bitumineux, on traverse la D8 pour attaquer d'emblée petit plateau la cerise sur mon gâteau; 1,55km de montée soutenue par un chemin longeant des cascades rugissantes et menant vers le village de Sem. Une longue partie de manivelle où l'on va se prendre presque 300m de D+.

11h34

Passé le début à la pente progressive, le chemin s'élargit un peu et grimpe en lacets, le sol devient comme pavé de petit galets arrondis et l'humidité des cascades conjuguée aux mousses rendent l'adhérence hasardeuse, j'ai beau batailler mais la roue arrière rippe de plus en plus, je dois porter une dizaine de mètres avant de pouvoir retrouver un sol plus sec propice au roulage.

Je remonte en selle, cette fois pour tout gravir sur le VTT jusqu'à Sem, excepté le passage de la barrière précédant l'arrivée au village. Cette longue grimpette m'aura donné chaud, j'ai doublé quelques gars en mode poussage, le passage au niveau du pont était plutôt glissant et plus tendu, mais par la suite le sol plus propice au roulage.

11h34
11h45 11h46
Non je ne poserais pas le pied !ça pousse en dessousMary, ?, Bertrand
11h59

En sortie de Sem Damien nous attendait pour nous pointer, il me dit que seulement la moitié des participants serait déjà passée pour le moment; ça va, on ne se traîne donc pas trop encore. Planqué sous son poncho, il s'est mangé un bon orage tout à l'heure, par chance nous n'avons reçu que quelques gouttes éparses pour le moment.

Mary arrive en même temps que Bertrand neuf minutes plus tard. On repartira ensemble sur la boucle bonus qui commence maintenant, celle-ci est balisée.

12h00
Mary et Bertrand
terminent la montée

Un court bout de bitume, puis on rejoint un chemin montant en forêt, le début passe VTT, puis le tapis de sol de feuilles et de cailloux mouillés devenait par endroit difficile à rouler, alternat de poussage/roulage. Puis la pente s'accentuant et le taux de cailloux au mètre carré s'aggravant, il fallut bien se résigner à porter le vélo jusqu'à 1200m. Là le chemin plus large redevenait roulable, on essuie une courte averse, le temps de remettre le coupe-vent imperméable qu'elle cessait.

12:08 12:08 12:08
 

On roule un bon kilomètre, le vent se fait plus présent et les gouttes de pluie aussi, la pente s'accentue et le sol devient meuble à l'approche du Col de Risoul (1336m) où l'on retrouve Brice au pointage. Mary arrive, on se couvre car ça souffle et ça pleuviotte, on repart suivant les indications de Brice sur une montée en léger faux plat montant durant 2,5km d'une large piste, seul moment monotone en deux jours, pour arriver au dessus des 1400m d'altitude. Normalement quand Mary est en forme on monte ce genre de truc au train plateau milieu, là c'était moulinade petit plateau, alors ça passe moins vite. Des névés bordent le haut de la piste, le terrain est tout mou en bordure de ceux-ci. Le balisage délaisse la pistasse au profit du sentier du GR10 grimpant sous les sapins, encore un beau passage où nous traverserons successivement deux névés au niveau du Ruisseau de Sem, pour rejoindre un peu plus loin le Col de L'esquérus (1467m), point culminant de la journée. "C'est quand qu'on descend ?" Maintenant ! Go ! De toute façon avec le vent et la flottasse intermittente on n'avait pas envie de traîner dans la fraîcheur de l'altitude.

On démarre par 60m de D- en forêt du versant nordiste du Pic du Besset, terre noire lézardée de racines, ça glissouille, ça dérapouille. Petite pause au virage pour que j'enfile mes manchettes car ça caille et l'humidité n'arrange rien, puis on repart sur le sentier descendant en balcons parfois abrité sous les sapins, quelques passage rocheux à négocier, de la raines de traviolle, l'humidité cailloux/racines et la proximité du vide me rassure pas et Mary passe devant, se débrouillant parfois mieux que moi dans ces moments, puis on revient au niveau du Col de Risoul où l'on repart en descente coté Goulier. Quelques virages dégagés d'un terrain pentu de terre glissante en rigole, secoué de roches, puis ça se calme en revenant en sous-bois, il flotte encore, le chemin devient boue noire liquide où l'eau ruisselle entre les rochers - je pense alors "j'espère qu'il y aura des jets au retour pour redonner un air de propre aux pilotes et leurs montures" - et la descente se termine après une traversée de route où l'on cherche le balisage; en face, des panneaux 'Manifestation Verte', qui nous mène au village, on y suit des rubalises, on aperçoit plusieurs VTT posés, Kilomètre 49 c'est le ravito de Goulier. On pose les VTT en bas et retrouvons un toit bienvenu. Je relègue mon coupe-vent et manchettes humides au fond du sac et enfile un truc sec, ma nouvelle veste Gore-Tex; que ça fait du bien d'être au sec, je sens que je vais bien l'aimer pour le reste du parcours celle-ci.

De suite je remplis le Chameau au max avec de l'eau, n'étant pas toujours sûr de trouver les points d'eau par la suite. Ensuite je passe au mode restauration du pilote, qui commençait à avoir une petite faim vu que je n'avais mangé qu'une barre depuis le départ. Le ravito est bien pourvu, salé et sucré, on avale un sandwich au jambon, je reviens à plusieurs reprises dans les bananes desséchées que j'adore, les tartines de Nutella passent très bien aussi, tout comme le 'cisson. On est resté plus d'un quart d'heure avant de repartir. Pour certains les conditions météo et la difficulté du parcours ont fait du ravito un moment salutaire où ils ont décidé d'abandonner. Il fallait être endurant, bien équipé, ne pas tomber, et avoir un peu de volonté pour poursuivre, ce n'est pas pour rien que l'Ariège eut dans sa devise « Terre Courage ! ». Mary étant toujours apte et motivée pour poursuivre, nous repartons, alors qu'il flottasse encore.

Belle descente en deux temps menant vers Olbier, puis à l'entrée d'Auzat, avec la pluie les cailloux glissouillent, séance pilotage. Des fois ça ruisselle dans les chemins, passage de petite passerelle en bois qui se barre sous le pneu avant, on prend de l'habitude désormais sur les dalles de pierres mouillées, alors ça passe où ça passe. En bas un des gars de l'orga nous pointe sur un embranchement du parcours à gauche c'est l'aller, à droite c'est le retour. On débute la boucle par le sentier remontant doucement en longeant le Vicdessos, slalom entre les gros blocs, le pneu dérape, terre détrempée, puis le terrain s'assèche en s'élevant. On quitte le sentier pour revenir sur la petite route montant doucement vers Artiès, je sais pas pourquoi mais on est content de retrouver du bitume quasi plat, on peut y faire tourner rond les gambettes, ça dure 4,55km jusqu'à l'altitude 1117m où l'on retrouve Laurent sur le point enjambant le Ruisseau Torrent d'Artiès. Il nous pointe et nous informe de la teneur des efforts à venir. Je m'aperçois que j'ai perdu une boucle de la pectorale de mon Cameauback; c'est de la daube ce truc, Mary a aussi perdu la sienne.

Bon on repart, j'ai remis mon coupe-vent sans manche à la place du Gore-Tex car ça va grimpouiller et la flotte s'est calmée. On attaque d'emblée par deux courts portages successifs permettant d'accéder à un sentier qui va descendre durant 1,7km coté Artiès, passages en goulotte sur épais tapis de feuilles, zone chaotiques de rochers en pointes humides mêlés de racines, difficile d'y garder une moyenne constante et on sort souvent le pied, rien de tel pour apprendre à piloter.

Revenus sur un terrain roulable, on attaque 700m de remontée via le GR10, mélange de roulage et poussettes sur un sentier abrité. Le GPS a des vapeurs par moment, la montagne et les arbres font écran, parfois le curseur stagne, puis rechopant la porteuse notre position se réactualise, un peu plus loin. C'est pourquoi je n'ai pas vu passer une inflexion de la trace vers la droite pour rester sur le sentier qui contournait la montagne. Je m'en aperçois car depuis quelques temps je voyais en contrebas un sentier récemment plus marqué de passages répétés, et lorsque le fond de carte de mon GPS montre les pointillés en zigZag du GR10 montant directement au sommet en lacets, alors que la trace continue sans suivre de sentier visible sur le fond de carte, je réalise notre décalage. Bon c'est pô grave, le plus court et le plus facile est de descendre de 25m en droite ligne les talons plantés dans le tapis de feuilles pour rejoindre le sentier en dessous, hop c'est fait, et on n'est sûrement pas les seuls à avoir fait de même...

Le sentier monte doucement, contourne la montagne et arrive kilomètre 61,30 après la Soulane au niveau d'un Aqueduc où l'on retrouve Jean-Pierre, qui a zappé la boucle d'Artiès. Pas bien large cette Aqueduc un bon mètre au maximum, souvent couvert d'une moquette de mousses et de terre où les passages successifs des vététistes précédents ont laissés une bonne trace. On s'y engage, parfois on arrive à rouler, doucement, puis le truc s'élève, devient aérien, l'épaule affleure la paroi rocheuse, du gaz à droite, pas regarder, l'appréhension gagne et on se met à marcher, longuement, à répétitions, interminable, quant ça va finir ? Puis ça semble s'élargir, s'éloigner du vide, on roule de nouveau, pas bien longtemps, car le même scénario se reproduit, remarche, tout ça durant 3,3km d'une pente à peine perceptible favorisant l'écoulement de l'eau.

16:25 16:25

Durant les 7h19'10 (07:14:08 à 14:33:18 pour 42.61km) du début de parcours nos deux GPS sont tous deux allumés. Le mien émet alors une alerte "Batterie Faible" alors qu'on roule sur l'aqueduc, à ce moment je demande à Mary d'éteindre de suite son Edge705 pour que nous le gardions en secours si le mien venait à tomber en rade de batterie avant la fin du parcours. C'est ce qui arrive 1h40 plus tard à 16h13'18 alors que nous roulions sur le canal [donc Autonomie de l'Edge800 = 9h43 avec carte SD 4GB SanDisk présente et Luminosité réglée au 6/10, le rétro-éclairage configuré pour se désactiver automatiquement après 15 secondes]. Tant qu'il n'y a pas de changement de direction en vue et que les traces de pneus restent présentes devant, nous roulons avec les GPS éteints, soit 0h43'52" puis à l'approche de la fin du canal, je tente de rallumer mon GPS, quelques dizaines de secondes d'activité qui me permettent d'apercevoir une bifurcation proche de la trace avant qu'il ne tombe définitivement en rade de batterie. A ce moment je demande à Mary de rallumer son Edge705 et nous finirons le parcours en se guidant uniquement avec le sien pour les 1h32'51 restantes (16:57:12 à 18:30:03 pour 33.48km)

Fin de l'aqueduc au niveau de Ciraras, chic-Chic-enfin, un virage plonge dans la pente, je remonte en selle mais me paye une petite frayeur en filant au début dans un muret qu'effleure mon levier de frein droit; la pluie devait couvrir disque et plaquettes, le temps que tout ça s'évacue le freinage tenait plutôt du mode ralentissement. Descente sur terre et dalles rocheuses ruisselantes et glissantes, après deux épingles ardues trop humides et glissantes on retrouve Athanaël planqué sous son poncho qui joue le photographe pointeur; petite causette puis on repart, fin de descente glissouillante, revenant sur la route au niveau de Marc. Ouais, du goudron plat ! par pour longtemps, on passe le pont pour choper le sentier longeant le Ruisseau de Vicdessos, passages sympa et reposant, puis petites remontées casse-guibolles au niveau d'Hérout, Mary aimerait que ça se termine désormais.

La troupe de Jean-Pierre est revenue sur nous, on roule ensemble sur le final, ça fait du bien de retrouver un peu de monde et ça va nous servir...car à la reco ce qui était petit ruisseau est devenu grand depuis, un torrent furieux crachant des volumes d'eau que les pluies récentes, plus la fonte des neiges et un probable lâché d'eau du barrage supérieur sont venus largement gonfler. A plusieurs on s'entraide pour passer, ce n'est pas aisé de trouver un appui stable dans cette machine à laver les cailloux et mon petit gabarit n'arrange pas les choses, sans compter que coincé au milieu du torrent Mary gardait une main agrippée sur la roue arrière de mon Genius et je n'arrivais plus à avancer; gueulante mode panique, elle lâche, ouf je passe sur l'autre rive plus au calme, je pose le vélo, les pieds gelés par cette eau glaciale. Maintenant on aide Mary à passer, je chope et passe son SPARK sur l'autre bord, puis on l'aide à traverser. Tout le monde est passé, ouf, dangereux ce truc ! J'ai pas souvenir avoir traversé de Lavomatic aussi fort dans toutes mes sorties VTT.

On repart en descente, chemin caillouteux glissouillant, en redescendant on croise Damien qui remontait en portage pour nous inciter à prendre une autre voie plutôt que d'essayer de traverser ce torrent furieux; trop tard, c'est fait, mais pour les suivants ce sera le bon conseil qu'ils suivront.

Le Jpr31-Team nous a déjà distancé, on longe le ruisseau, puis le sentier débouche sur le virage d'une piste. Comme c'est Mary qui a le GPS je me suis fié à des traces de vélo, suivant celles-ci en descendant jusqu'à l'entrée d'Auzat où l'on s'aperçoit que l'on a dévié de la trace. Demi-tour, on remonte et on reprend le chemin grimpant au dessus d'Auzat, puis c'est la descente finale, puis les 2 bornes de retour au centre d'accueil de Vicdesssos. On repasse sous l'arche à 18h30 (!), bouclant les 77km de cette première journée en 11h18; Gasp ! il n'y a qu'à mon 1er Grand Raid Cristalp où j'ai mis autant de temps. Va falloir en récupérer de cette très longue journée. Mary est contente d'avoir achevée cette dure mais belle journée, que 25% des gars ne termineront pas. Vive les filles !

Le tracé du jour était plutôt du style d'un Raid avec quelques rares et courtes portions de portages, pour des personnes entraînés et polyvalentes aimant/sachant/pouvant grimper les bosses sur le VTT, contraste avec la TB66 où on avait écopé de plusieurs longs portages, mais on verra demain ce qui nous attend encore. Aujourd'hui, malgré les conditions météo, on a beaucoup apprécié les multiples sentiers et les paysages, bref très contents.


Profil du 1er jour
Profil du 1er jour : 77km / +3105 m

On remonte vite dans la chambre, une bonne douche chaude, puis opération 1ère phase de bourrage des chaussures avec papier journal pour repartir les pieds au sec demain matin. Le dîner étant prévu un peu plus tard, on grignote des trucs qu'on avait amenés en prévision, puis on ira redonner un air de propre à nos VTT. Pas besoin de séance mécanique, tant mieux. Je remets nos GPS à charger à fond, j'ai amené pour ça deux chargeurs USB.

Au dîner tout le monde dévore en revivant les péripéties du jour, au menu crudités, nouilles au poisson, fromage et gâteau. Certains visages sont marqués, des paupières tombent déjà pour ceux qui ont passé quasi autant d'heures que nous dehors.

Le soir après le dîner, un tirage au sort est organisé par le TransbiKING'Staff pour distribuer les différents lots offerts par les partenaires. Toutes les lois statistiques sont mises à mal puisque le tirage débute en récompensant successivement 3 personnes de notre table, assise l'une à coté de l'autre ! Je gagne un Tee-Shirt Rainbow de Vélo-Vert. Jean lui gagnera des flacons de lubrifiant Squirt, un autre participant gagnera même un GPS TwoNav.

La soirée durera moins longuement qu'à la TB66, les guerriers ayant bien donné aujourd'hui, de repos nous avions tous besoin. D'un mouvement uniforme tout le monde regagna les chambres pour plonger dans un lit bien mérité. J'ai pas mis beaucoup de temps à m'endormir. Je me suis réveillé deux ou trois fois dans la seconde moitié de la nuit et à plusieurs reprises j'entendais la pluie...

Ceux qui avaient choisi d'aller dormir dans le second bâtiment (l'herbe est toujours meilleure derrière la barrière du champ, c'est bien connu) furent réveillés dans la nuit par l'alarme incendie qui les berça de sa douce mélodie à plusieurs reprises avant de faire silence...nous on a rien entendu

Dimanche 29 avril

Le départ étant prévu 1h plus tard ce matin, on a pu dormir un peu plus; cette fois on est descendu à l'heure (au cas où l'épisode 'pas de pain' ne se reproduise ... bien que l'orga nous ai indiqué la veille au soir que cette fois ils avaient prévu le coup). Mais cette fois, il n'y avait carrément rien de prêt dans le réfectoire, la cuisine était fermée, la pauvre petite dame s'occupant du petit-déjeuner ayant visiblement oublié de mettre son réveil. Remarque c'est dimanche, jour de grasse mat'. Finalement on a commencé de se débrouiller; la file d'attente devant l'unique micro-onde s'est formée pour faire bouillir un peu de chaude eau puisqu'il y avait des sachets de thé accessibles, et pour le solide des céréales et des biscottes.

On est remonté s'équiper, le ciel étant bleu en majeure partie, la tenue courte serait de sortie, avec toutefois manchettes et coupe-vent pour débuter car l'humidité des pluies récentes s'ajoutait à la fraicheur matinale. Mary marche au radar ce matin, petits-yeux et fatigue générale. Pour ma part je me sens bien, sans trace prononcée dans les jambes.

On a rejoint les autres devant l'arche départ, Sylvain pointe tout le monde: 59 participants ce matin, donc un seul non partant. A 7h50 tout le groupe quitte le centre de Vicdessos et se met en route pour rejoindre le village d'AUZAT par la route, un peu plus de deux bornes de plat et léger faux plat montant avalés tranquillement en tournant les jambes pour nettoyer les toxines accumulées hier.

8h11

Là sur l'esplanade faisant face à la mairie, après le mot d'accueil du maire d'Auzat Laurent nous a donné ses consignes du jour; un parcours deux fois moins long aujourd'hui, soit 35km pour +1400m d'un tracé en trèfle autour d'Auzat, constitué de 4 boucles dont la première serait la plus longue et difficile.

Laurent nous montre des panneaux 16 et 30 qui seront disposés pour nous indiquer quelle boucle prendre au retour sur Auzat. Il valait mieux étudier au préalable le sens de rotation et l'enchaînement des boucles pour ne pas se fourvoyer; en fin de notre première boucle on en a vu ainsi deux qui cherchait par où repartir, d'autres comme Yoyo et Aurélie revenus par anticipation lors de leur 2ème boucle. Bref avoir un GPS fonctionnel et savoir s'en servir c'est pas toujours si simple que cela, il faut aussi avoir un peu de sens de l'orientation et savoir lire et s'orienter sur des cartes.

A 8h15 les Transbikers sont lâchés, le peloton s'étire dans les ruelles d'Auzat pour débuter la première boucle tournant dans le sens horaire Nord-Ouest et menant vers la difficulté majeure qu'est Le Serre de Bège: plus de six bornes de montée au programme pour 620m de dénivelée positif, soit quasi la moitié du D+ de la journée, pour seulement 1/6 de la distance à parcourir; ça promet !

Le bitume rapidement mis de coté, on reprend un chemin montant par à coup que nous avions emprunté hier au final. Le terrain y est encore humide, la terre freine un peu les pneus, je zig et zag entre les flaques, les dénivellations successives rappellent aux bons souvenirs de nos cuisses qu'hier on a du faire 'un peu de VTT', je remonte quelques gars, surveillant la progression de Mary du coin de l'œil, elle accuse la fatigue d'hier. On fait vite tomber manchettes et coupe-vent.

Deux bornes plus tard on arrive à l'embranchement où hier on plongeait dans le sentier de droite redescendant vers Auzat. Cette fois on poursuit sur un beau sentier montant tout doucement en lisière du Bois du Far, surplombant le Ruisseau de Saleix en contrebas, la cohorte de Bikers s'étire doucement, on arrive ainsi à une passerelle où nous attendait Brice qui nous encourage au passage. De là on attaque une courte remontée vers le hameau de Saleix, par un sentier dont la pente un peu soutenue va se corser de plus en plus avec adhérence aléatoire d'un passage final avec cailloux éparses, j'arrive à me maintenir sur le bike et tout monter jusqu'à un tas de gros cailloux barrant l'entrée du sentier, que l'on passe à pied, puis retour en selle et finition sur le VTT par un court chemin bétonné un peu pentu donnant sur une rue de Saleix. En haut j'attend Mary puis on repart à gauche sur la suite du parcours.

9h01

Le parcours emprunte le début d'une petite route qui monte en se poursuivant en piste, on tourne le jambes tranquillement car Mary peine un peu, puis on quitte la piste pour suivre un étroit chemin dont la pente s'accentue sous les Granges de Salingres , le terrain devient aussi plus difficile au niveau de l'adhérence, partie humide et mélange de cailloux où le choix de trajectoire devient important.

9h03
9h03

Je dépasse sur le VTT quelques gars qui portent ou poussent déjà, deux virages en lacet avec pente plus soutenue et terrain plus gras, toujours sur le VTT je bataille sans vouloir lâcher le morceau, ça passe mais 50m plus loin la roue arrière ripe alors je pause et attend Mary, qui arrive deux minutes plus tard en portant comme d'autres.

Ils continuent en portant encore un peu, la pente du chemin s'assagie et le sol redevenant sec et moins caillouteux je reviens sur le VTT, le chemin se rétrécit, devient sentier et monte moins forte, la troupe se remet en selle.

9h03

La pente s'accentue alors que le chemin monte dans le bois, dernier effort puis il faut bien se résoudre à user les semelles désormais. Hop, le VTT passe sur le dos et en avant la musique pour un portage sur plus de 800m où l'on avale 200m de D+, le mode TransbiKING est activé.

Les gambettes échauffées par cet intermède pédestre, on débouche sur le Col de la Crouzette (1366m), point culminant et difficulté majeure de cette première boucle. Une brume nuageuse empêche de bénéficier du panorama.

Pause pour certains, sucrerie pour d'autres, il fait un peu frais et on referme les écoutilles.

9h38

En repartant du col, le sentier longe le flanc du Serre de Bège, un début un peu piégeur, avec des mottes de terres, quelques racines, du dévers étroit, quelques cailloux. Avec sa fatigue d'hier Mary pas encore réveillée musculairement n'arrive à rien et butte souvent, à tel point que j'avais déjà avancé dans le sentier d'au moins cent mètres et je ne la voyais pas encore, puis je la vois arriver à pied, dans une zone un peu tourmentée, un éclat de sa voix, elle soulève son SPARK et de dépit le balance en contrebas; Me...e, ça va pas. Je reviens vite vers elle, le petit groupe de Jean-Pierre arrive en même temps et l'encourage. Passage à vide, normalement sur les autres épreuves ça passe au bout d'un temps de rodage.

9h38
Vers les crêtes

On repart tranquillement sur le sentier, je me demande si Mary va pouvoir boucler la totalité du parcours du jour, mais comme le tracé fait des boucles autour d'Auzat elle aurait la possibilité d'écourte si ça n'allait pas...mais c'est mal connaître la Bikette, qui n'aime pas abandonner.

9h55

Le sentier descend doucement en balcon et arrive dans un passage plus aérien sans végétation, je passe à moitié sur le VTT ou à pied suivant les roches au sol, Mary assure aussi mode pédestre, puis le sentier s'élargit et passe sur l'autre versant, plus humide celui-ci avec une terre noire un peu lourde et du tapis de feuilles épais, 4 épingles un peu pentues et fermées dont on passe le début à pied, toujours cette appréhension du vide frontal me bloquant, puis le sentier descend dans le bois et on remonte sur le VTT pour en profiter.

9h55

Le sentier remonte désormais en balcon un peu plus aérien, vers le Roc de Souberque, plus large et donc roulable avec suffisamment moins d'appréhension pour admirer les paysages environnants; sur cette TransbiKING, comme pour la précédente, on en prend plein les jambes et plein les yeux, trop Top, merci les gars !

10h18 10h18 10h18 10h18

Mary est toujours fatiguée, elle a du mal dès que ça remonte un peu à puiser l'énergie suffisante pour monter les petits taquets.

A partir du Roc de Souberque la pente s'inverse et nous attaquons la descente finale, plus aisée et ludique, par un sentier creusé dans la terre meuble en virages filant entre rochers molletonnés de mousse verte tendre et murs de buis, très joli, un chouilla technique par endroits. Le sentier débouche au niveau du Pont de la Bofie (Passerelle) où Yann attendait les participants pour faire de beaux clichés dans ce coin bucolique. Mary arrive quelques instants plus tard, elle a aussi bien appréciée la belle descente, petite pause pour discuter avec Yann avant de poursuivre notre périple.

Le ciel s'est dégagé, le soleil est désormais de la partie et ça change tout; le moral, les paysages, les cailloux secs sur lesquels ont passent plus aisément sans l'appréhension d'une glissade intempestive des pneus, bref on se lâche plus et on en profite un max.

Le parcours se poursuit par 1,6km de petite route remontant en faux plat vers le hameau de Suc, ça fait du bien un peu de vélocité à plat pour détartrer les guibolles et se reposer avant la suite.

11h00

On remonte maintenant par un joli sentier, parfois bordé de murets en pierre, avec quelques variations de dénivelé que Mary a du mal à monter. Petite pause pour qu'elle ingurgite une dosette de sucre rapide; c'est le moment d'essayer un échantillon OXSITIS qu'on nous a donné. Visiblement ça a du marcher, car par la suite et après une halte au ravito central Mary va retrouver du tonus. On pousse sur quelques mètres là où les roches sont plus en nombre, la montée progressive se poursuit ainsi jusqu' à 1128m pour rejoindre la passerelle franchissant le Ruisseau de Sentenac, qui a plutôt le volume d'un petit torrent en ce moment avec les pluies récentes. Encore un coin bucolique idéal pour poser la nappe d'un pique-nique.

11h00
11h14

On entame la descente vers Perfourage, là le chemin n'est que dalles caillouteuses érodées éparses baignant dans un filet d'eau descendant de la montagne, le pneu ripe parfois, c'est comme les chemins muletiers d'Ardèche mais en descente et avec la flotte par dessus. Mary s'y débrouille des fois mieux que moi dans ces passages où j'ai tendance à chercher la complexité pour éviter de me mouiller et/ou par peur d'un ripage de pneu, alors qu'elle trace franchement dans le bourbier liquide. Mais je me rassure progressivement et ferais sur le VTT tout le passage final descendant en droite ligne de dalles ruisselantes alors que Mary y hésitera et sortira un pied.

11h14

Parfois la pente s'accentue, le chemin redevient un peu plus sec, les cailloux plus gros et éparpillés, le Genius y trace son chemin allègrement et son débattement de 95 arrière couplé au 150mm de la REBA devant me suffisent, c'est d'ailleurs la config que je garderais tout au long de ces deux jours, sans avoir eu recours au 150mm de débattement à l'arrière.

Le sentier revient à découvert pour une très belle fin de descente plongeant sur les pentes de la Bouiche, un versant plus sec et rocailleux me faisant penser à ce que l'on a rencontré à la TB66, avec plusieurs passages techniques intéressants et quelques épingles. On arrive ainsi au kilomètre 15,5 où Brice pointait les participants juste avant l'entrée du hameau de Sentenac. Petite pause causette avec Brice, Mary qui semble aller mieux a bien appréciée cette belle descente. Il y a déjà deux abandons ce matin, des gars partis trop vite semblerait-il, ou ayant chuté et trop gêné par l'hématome pour continuer.

On repart en descendant vers le fond de vallée où coule le Ruisseau de Suc, par un très beau sentier où on se laisse filer, parfois rapidement en louvoyant, quelques légers woops successifs vers le bas, quelques zones caillouteuses au milieu, un passage très joueur. On revenait ensuite sur Auzat par chemin puis route nous ramenant kilomètre 18,5 sur l'esplanade où le ravito principal tenu par les TransbiKING'Girls Caroline, Hélène et Laurie venait à point pour refaire nos forces après 3h20 de pédalage/portage. Du sucré en passant par le salé, il y avait largement de quoi contenter tout le monde. Je jette mon dévolu sur des tartines de Nutella et dévore plusieurs morceaux de bananes séchées. Mary va mieux et le fait de manger l'aidera à retrouver assez de jus pour finir tout le parcours du jour, pas question d'abandonner, surtout qu'on a fait le gros des difficultés.

12h03

Dix minutes plus tard on repart pour la 2ème boucle, en même temps que Samuel un élément du groupe des Belges. Il semble avoir des problèmes de maniement avec son GPS TwoNav et profitera que l'on soit plus à l'aise dans le suivi de trace, il roulait à la même allure que nous.

Cette seconde boucle commence par une borne de plat filant au sud rejoindre le pied du Pijol de Brosquet, puis on attaque par un beau sentier remontant durant 1,2km jusqu'au village d'Olbier. Le tout début se passait sur un peu de terre noire détrempée, puis la pente s'accentuait un peu, ça roulait jusqu'à un virage ou l'adhérence boue/cailloux incitait plus à pousser le bike sur quelques dizaines de mètres avant de retrouver un grip propice à la grimpette.

12h03

Passé le virage gras, le beau sentier verdoyant remontait à Olbier sous le couvert forestier, je fait la grimpette à mon allure puis attend Mary au replat précédant le village, puis on repart.

12h14: OLBIER 12h14 12h15 12h15

Le tracé contourne le promontoire où subsistent les ruines du Château d'Olbier, puis plonge dans une belle descente d'un sentier ludico-technique très sympa, quelques passages serrés entre les roches, des marchounettes, une partie de plaisir qui régale tout le monde. On revient ainsi dans la vallée de Vicdessos, pour cheminer sur 1,6km de rouet puis chemin nous ramenant au nord vers le pied du Pic d'Engral. Là ça commence à grimper fort, le terrain étant trop irrégulier il valait mieux passer en mode portage plutôt que tenter vainement de batailler sur ce terrain vorace en énergie. VTT sur l'épaule pour sept minutes, arrosé d'un soleil qui nous réchauffe bien, ce versant étant plus exposé et donc plus aride que du coté d'Olbier. La pente se calme, je remonte en selle après avoir attendu Mary. On va encore grimper durant 2.3km, revenant sur un petit groupe des autres Belges avec Cyril, Alexandre, compagnie très sympa avec laquelle nous finiront de boucler le parcours du jours. Retrouver un peu de monde a du rebooster Mary -qui allait mieux- et nous avons ainsi roulé sur un rythme un peu plus élevé.

Le parcours rejoint la route montant au village d'Orus, puis bifurque de suite pour grimper sur un sentier ardu en lacets coupant deux virages de la route. Je passe devant, négocie une épingle serrée, puis poursuit la montée soutenue sans lâcher le morceau et achève la grimpette sans avoir posé le pied, puis j'attend Mary et le petit groupe qui arrive 1 à 2 minutes plus tard en portant/poussant leur bike. Sur ce, Alexandre glissera à Mary un "je le connais pas depuis longtemps, mais il m'énerve déjà" Par la suite à l'amorce de toutes les montées, Cyril me laissera passer devant et dans les descentes je le lassait filer si je 'lambinait' trop.

12h59 12h59 12h59 12h59 13h00
+1 minute: Alexandre et Sam arrivent à leur tour +2 minutes: Mary en vue
+1 minute: Cyril en termine  
13h06

On poursuit la montée ensemble via un peu de la petite route en devisant, c'est aussi ça l'esprit TransbiKING hors de tout chrono permettant de lier connaissance. A l'approche d'une petite montée sèche pour rejoindre un sentier Cyril s'efface "vas y, fais toi plaisir" et Hop d'un coup de jarret tendu je grimpe le talus mi terre, mi cailloux, puis un peu plus loin on redescendait au village d'Orus.

13h06
13h10 13h10 13h10

De là on redescendait par 2.5km d'un beau sentier sec présentant quelques passages caillouteux, aériens avec très beau panorama, plongeant ensuite en filant rapidement jusqu'à Sentenac là on s'est fait plaisir à la régalade sur ce GR de pays dénommé "Tour des trois Seigneurs", après une légère remontée de zones tortueuses avalées au turbo, je traçais devant avec Cyril dans ma roue, puis regroupement à Sentenac où l'on reprenait une portion commune au final de la 1ère boucle, mais cette fois on grimpe en face par un premier sentier passant par les Falaumières, qui après un bout de chemin plus calme se poursuivait par une sévère grimpette durant 500m, j'ai pas lâché le morceau, faisant parfois du sur-place en enroulé-freiné sur deux passages caillouteux, dépassant deux participants en mode poussage, pour parvenir sur un promontoire nous donnant une superbe vue. J'ai attendu le reste de la troupe plus de 5 minutes puis après une petite pause "j'en prends plein les yeux à 360°" nous avons repris la suite du parcours.

13h38 13h38 13h38

Cyril et moi partons de l'avant et filons tambour battant sur le joli sentier descendant vers Saleix, celui-ci se met à remonter durant 700m alors je poursuis debout en danseuse au taquet toutes voiles dehors, les cuisses chauffent et au 3/4 je me rassois pour terminer plus cool car le terrain humide et herbeux ne rendait plus trop bien, j'attend les autres à l'entrée de Saleix où l'on retrouve Laurent qui nous pointe en expliquant le menu de la dernière boucle; peu de dénivelé, mais total bonheur avec un très beau sentier. On repart, légère remontée puis chemin bordant un champ en faux plat descendant; je part en vélocité rapide sur un kilomètre, puis j'aborde un beau sentier bordé de pierres, je remonte ça au taquet, puis la pente s'accentuant la vitesse chute, mais ça se passe bien le terrain étant peu technique durant 300m. L'endroit étant plaisant je me poste et attend les autres...deux minutes passent largement et voilà qu'ils arrivent en portage.

14h00 14h00 14h01 14h02 14h02

Le chemin continue de monter plus calmement en se tortillant entre les blocs rocheux, puis redescend jusqu'au Pont de Judzé enjambant le Ruisseau de Saleix, qui charriait lui aussi moult volumes d'eau, très joli coin ici aussi. On y fait une courte pause, puis on repart pour un très beau final sur sentier.

14h07 14h07 14h07

Ca commence par un peu de maniabilité entre quelques gros blocs rocheux, j'ai l'impression de me retrouver à Fontainebleau, puis le chemin plonge en doux virages louvoyant entre les arbustes, longeant le ruisseau, un peu de cailloux, une descente de passerelle en bois, on file avec Cyril qui à la faveur d'une trajectoire pourquoi-faire-simple-quand-on-peut-faire-compliquer dont j'ai le secret passe devant et me distance de 50m, trop joli ce chemin, bordé vers le bas de mini bordures de pierres moussues, puis on revient à la passerelle où on se regroupe. Merci c'était superbe !

On se refait la courte grimpette soutenue remontant sur Saleix, d'où l'on plonge par une descente d'escalier rejoindre un sentier menant à Auzat, avec quelques passages bien techniques comme marches, dalles rocheuses, puis marches en épingles serrées dans un goulet. Dans ce dernier j'ai merdouillé et l'avant se levait, j'ai rattrapé le coup et descendu quelques mètres à pied pour me remettre dans un passage plus adéquat. Regroupement en bas, tout le monde aux anges, alors on termine le parcours du jours en ralliant l'esplanade où les Girls du Staff apposent sur nos plaques de cadre le sticker de Finisher de cette TransbiKING. Je suis très content que Mary ai pu boucler ces deux jours, c'était pas gagné d'avance, c'était dur pour elle, mais elle n'a jamais renoncé et visiblement elle a bien apprécié, tout comme moi, prêts pour remettre le couvert fin Septembre.


Finisher !

Après avoir grignoté un peu, je fais presser le tempo car le buffet devrait être encore ouvert une demi-heure, alors on rejoint le centre d'accueil par la route. Là on pose les VTT, on dépose les affaires dans la chambre et on redescend illico en tenue profiter du buffet; salades de riz, Taboulé, fromage, salade de fruits, on dévore tout en revivant nos aventures du jour avec les autres. Très belle journée aussi où le beau temps aura contribué à la rendre encore plus profitable.

On remontera dans la chambre profiter d'une bonne douche bien méritée, je commence à ranger un peu pendant que Mary se pose un peu au lit, puis on ira laver les VTT.

17h57

Pour tous les participants c'est le moment de rentrer, nous on a prévu de rester coucher ici ce soir pour faire le trajet retour tranquillement demain après une bonne nuit réparatrice. On regarde les autres partir au fur et à mesure, le centre se vide et retrouve peu à peu son calme. Il est presque 18h, Brice et Sylvain repartent, Laurent ne tardera pas, pour eux c'est moins loin de retourner en leur chaumière.

On papotera avec les Belges qui rentraient ce soir, coupant leur long trajet en deux, comme l'a fait aussi Jean qui lui aussi aura beaucoup apprécié cette TB09.

Le petit groupe de GrenobleVTT.com constitué de Cyril, Christian le père de François et Pierre reste aussi coucher ici ce soir. Nous dînerons avec eux des restes du buffet, puis on papotera encore un moment autour d'une bonne Clairette du sieur Jérôme avant de rejoindre nos chambres pour récupérer des efforts du jour, la tête encore plein de belles images.


Ceci clôt notre gros week-end Ariègeois, toute la petite équipe TransbiKING a encore assurée un max cette année pour combler la soixantaine de vététistes que nous étions. Leur gentillesse, leur attention, leur accueil, leurs sourires, leur disponibilité sont à saluer et remercier, car il fallait en vouloir pour rester plusieurs heures à nous attendre dimanche, planqué comme Damien, Athanaël, Brice sous un poncho pour braver les pluies orageuses. Un grand Merci à tous, spécialement à Laurent Brossard qui nous aura fait découvrir une nouvelle région au travers d'une foisonnée de sentiers tous aussi beaux les uns que les autres, même si la météo capricieuse de ce mois d'avril aura demandée de remodeler les parcours en limitant l'altitude maximum des parcours. Le concept TransbiKING initié l'an dernier remporte là encore un vif succès; la sauce bien composée est vite montée et les mines réjouies des participants en disait long à l'arrivée, même si j'en ai vu soupirer plusieurs à l'amorce des nombreuses montées

Comme disait Mary, nos petites randonnées de région parisienne nous paraîtront désormais bien fade comparées à tous les moments que nous avons vécus durant ces deux jours, où les yeux se sont régalés de tous ces beaux paysages et sentiers verdoyant, où le pédalage plaisir surpassait les efforts accomplis pour profiter de toutes ces belles descentes et sentiers. Qu'il est difficile pour nous de voir toutes ces vidéo de VTT tournées au Sud; on n'a qu'une envie c'est d'y redescendre à la première occasion. Vivement qu'on invente la Télé-transportation, ça serait plus rapide, moins polluant et moins énergivore.


Profil du 2ème jour
Profil du 2ème jour : 32.7km / +1721 m
Lundi 30 avril

Il pleut par alternance ce matin; on a eu du bol hier... On déjeune avec les Grenoblois, puis c'est le moment de boucler les sacs. Pendant que je recharge le break, Mary passe un petit coup de balai dans la chambres, le couloir, les escaliers, car quand 60 gugus ayant roulé dans la bouillasse se déplacent dans un bâtiment, ils laissent derrière eux un sacré stock de terre et on ne voulait pas laisser aux gens du centre trop de boulot et l'impression de crados.

Voilà, il est temps de rentrer, la pluie a cessé pour le moment, on se dit à bientôt puis on quitte Vicdessos à 8h50. Le trajet retour passé Toulouse et jusqu'à Vierzon se fera sous la flotte et ça rince bien; en passant près de Guéret on pense à Sylvie qui faisait la GTL et devait rouler sous la pluie...on a connu ça aussi...

De retour à 16h23 chez nous, après 760 km de trajet effectués en 7h33, contents d'un super week-end dont on aura bien du mal à déconnecter les jours suivants, plein de souvenirs dans la tête. Avec Mary on roulera un peu sur route le mardi cool pour décrasser, jambes vides et difficulté au moindre faux-plat. Jusqu'au dimanche on ressentait encore l'organisme en phase de récupération.

Prochaine étape TransbiKING 2k12: fin septembre à Fillols dans le 66 !

A noter pour les prochaines fois :

Pédalator


Les données de Pédalator

ParamètresSamedi 28/04/2012
POLAR
CS600
GARMIN
Edge800
Départ7h10'387h10'33
Temps de déplacement-INCOMPLET=5h53'28
Temps roulé8h36'53 
Temps total (avec arrêts)11h18'5911h15'55
Moyenne roulée9.0 km/hINCOMPLET=9.7 km/h
Moyenne roulée + porté/marché- 
Vitesse maximum42.2 km/hINCOMPLET=42.6 km/h
Distance roulée77.0 km 
Distance porté/marché + roulée-75,5 km
Réglage compteur2060 mm 
Dénivelée positif cumulé+3015 m 
Dénivelée positif TrainingCenter-INCOMPLET = +2845 m
Dénivelée positif CartoExploreur- 
Dénivelée négatif cumulé -2910 m  
Dénivelée négatif TrainingCenter - INCOMPLET= -2377 m
Dénivelée négatif CartoExploreur- 
Température Min/Moy/Max 9/14/25°C -
FC Min/Moy/Max59/129/181(206)sans ceinture
Calories5343 kcalsans ceinture
INCOMPLET=2690 cal
Période échantillons5sAuto
Démarrage compteurmanuelmanuel
Fichiers échantillons12042801.hrmTRK J1
 GPX J1 (Brice)
Distance/dénivelée annoncés63 km / +2400m + bonus 8km / +480m
Edge800 GPS Revision-2.86
Edge800 Software Revision-2.40
Dimanche 29/04/2012
POLAR
CS600
GARMIN
Edge800
8h15'177h50'57
-3h19'41
4h07'57 
6h18'16 
9.1 km/h 
-9.8 km/h
38.0 km/h38.9 km/h
37.3 km 
-32.70 km
2060 mm 
+1680 m+1721 m
-+1688 m
-+1691 m
-1690 m -1680 m
- -1678 m
--1680 m
7/17/31°C -
70/118/172sans ceinture
2482 kcalsans ceinture
1551 cal
5sAuto
manuelmanuel
12042901.hrmTRK J2
 GPX J2 (Brice)
35km / +1400m
-2.86
-2.40
Vélo du jour :SCOTTGenius-1011,12kg
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26" x 2.35" (836g)1.8 bars2060mm 
Arrière :MAXXISADvantageLUST26" x 2.10" (730g)1,8 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCKSHOXREVELATION Team Dual-Air 201088Psi/80Psi150mm débattement
Amortisseur:SCOTTEQUALISER 2chambre1=19bar
chambre2=15.5bar (60kg)
 
Transmission :20/32 et 11-329 vitesses  

Le Budget

DésignationPrix
2 inscriptions internet sur biKING66 358,00€
Voyage 1522km : 99,62L Gasoil (6,55L/100km)226,77€

A Lire, à voir

Le site officiel TransbiKING et les pages dédiées à la TB09 et à la TB66

Le site de biKING66, la communauté VTT des Pyrénées-Orientales (66) avec son forum dédié à la TransbiKING66

le site de Brice Épailly

La TransbiKING sur Twitter

La TransbiKING sur Facebook


Galeries Photos :

Pédalator & Mary : toutes nos photos

Yves du VTT Cornebarrieu

Yann Kerveno : galerie 1, galerie 2, à suivre

Laurent Brossard : le samedi et le dimanche

Bertrand (zigzag) : 1er jour et 2ème jour

Jean-Pierre (jpr31) : 1er jour et 2ème jour


Bafouilles :

Jean-Pierre (jpr31) : sur Plani-Cycles 1er jour et 2ème jour

Jean-Pierre (jpr31) : sur son blog http://jpr31.blogspot.fr le 1er jour et 2ème jour

Gros CR d'Yves du VTT Cornebarrieu

CR de Trufito et ceux de Dashape partie 1 et partie 2 sur le forum VTT34

CR de Tekila sur son Blog


Presse :

News de Julien sur le site Vélo Vert


Vidéos :

Jean-Yves Bernard: TB-09 Season01 / épisode 1 et épisode 2 (Bernard films)

Jean-Pierre (jpr31) : 1er jour et celle du 2ème jour sur son blog Miam VTT !


Partenaires 2012

INVERSE, Top Wheels, DM3, TwoNav (CompeGPS), OXSITIS, MULEBAR, KALI, SQUIRT, Engine-Lab, MBF, Vélo Vert


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Dernière mise à jour : mercredi 09 mai 2012 20:12

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