la plaque de cadre 2012 de Pédalator

La Garoutade

26/02/2012 - (66) Ille sur Têt

Rando Raid VTT 64km/+3000m

Approved !

Golden Paradise Singletracks

Mary étant blessée au genoux l'an dernier, je n'avais pas voulu la laisser seule en descendant à La Garoutade.
Pour pallier l'année 2011 réduite en déplacements, cette année on se rattrape en commençant la saison par les Pyrénées Orientales où
nous revenons à Ille-sur-Têt participer pour la 4ème fois à l'incontournable Garoutade organisée par Bryce et l'Amicale Cycliste Illoise.


Après plusieurs mois d'arrêt Mary a mis les bouchées doubles pour retrouver un niveau correct, nageant, courant, pédalant à maintes reprises. Et ce n'est pas l'hiver humide et froid qui nous aura freiné pour rouler; il arriva plusieurs fois que nos sorties VTT ou vélo de route du samedi et du dimanche soient accompagnées de pluie, jamais forte toutefois. Avec 4 sorties par semaine, dont une sur H.T. en profil montant, nous commençons déjà bien en forme ce début d'année pour aborder une Garoutade sans souffrir. Pour Mary ce sera mission reprise de confiance dans le technique et les descentes.

La fenêtre météo étant clémente sur tout le début de semaine coté Perpignan, je pose 3 jours de congés pour rentabiliser notre déplacement et profiter du terrain sudiste. La période hivernale froide et humido-boueuse de notre région parisienne ça va un moment, mais là nos envies de poussière et de soleil reprennent le dessus.

La Garoutade devient un incontournable et réussir à s'y inscrire devient aussi sportif que d'y rouler : en 2010 les 300 places partent en 27h, en 2011 les 350 places s'arrachent en 13h30...et lorsque les inscriptions pour 2012 ont été ouvertes au début septembre 2011 sur le site biking66.com, les 400 places disparurent en 6h !!! Et ce n'est pas l'augmentation du tarif à 19€ et la disparition du balisage au profit du seul guidage GPS qui aura freiné les aficionados du single poussiéreux.

Avant le départ mon Genius-10 bénéficie d'améliorations qui l'allège : j'ai remplacé ses Crossmax ST Disk 2010 (1646.19g la paire, 24 rayons ronds), par les dernières Crossmax SLR Disc 2012 (1471g la paire, 20 rayons plats), celles-ci avec 22.6mm de largeur de jante permettent d'y monter des pneus jusqu'à la section de 2.3", ce qui n'était pas possible sur les précédentes SLR. Exit aussi la roue libre FTS-L qui nécessitait un entretien régulier, au profit d'un nouveau système disposant de plus de cliquets. Dans l'opération je gagne 174.95g, ça sera toujours ça de moins à porter. J'ai aussi retiré les freins FORMULA TheOne MY10, car je trouvait qu'il y avait beaucoup trop de course du levier avant d'arriver au freinage, la puissance étant bien là mais concentrée en fin d'appui. Ces freins furent donc remplacés dans la semaine par des FORMULA R1 2011, un chouilla plus léger et dont le freinage commence dès l'appui sur le levier. Ce choix fut validé lors de cette Garoutade, la puissance étant bien au rendez-vous dans les passages pentus, mais ils sont bruyants. Coté pneumatiques, j'ai gardé l'éprouvé : l'Ignitor UST 2.35" devant et le Larsent-TT UST 2.0" derrière.

Sur le SPARK-10 de Mary j'ai monté une tige de selle télescopique REVERB 2012 en 125mm de débattement. Avec ses 557g elle pèse un peu plus lourd que la Joplin que Mary aime bien pour l'accessibilité multidirectionnelle du levier de commande, mais la Crank Brothers souffre d'un réelle problème de fiabilité. La fourche en 100mm fut remplacée par la FOX 120mm plus adaptée aux terrain sudistes. Pour ses pneumatiques, j'avais monté sur son SPARK la même chose que pour moi : l'Ignitor UST 2.35" devant et Larsent-TT UST 2.0" derrière. Mais Mary n'aimant pas les "GROS pneus qu'il faut traîner", j'ai du remplacer son pneu avant par un ADVantage UST en 2.10" qu'elle avait déjà roulé lors de sa dernière Garoutade.

Le dimanche précédent Athanaël nous envoie un mail avec les liens pour télécharger le règlement et le tracé GPS du parcours. Celui-ci avait été déjà rendu public quelques jours avant par Brice via les forums et j'avait pu me fabriquer une trace plus précise, basée sur le sentier ou chemin le plus proche de la trace. J'ai chargé ces deux traces dans non GPS, affichées de couleurs différentes, et les appareils furent rechargés à fond. Cette année il n'y aura donc plus de balisage, choix de l'organisation argumenté comme moins pollueur pour l'environnement, mais permettant aussi de réduire le nombre et le temps de mobilisation des bénévoles affectés à cette tâche. Ceci ne me dérange pas vu que j'utilise le GPS depuis 8 ans maintenant et j'ai l'habitude de suivre un parcours par ce moyen. J'ai aussi déjà pu valider ce principe lors de la TransbiKING66 cette année; leur région comportant bien moins de départ de sentiers au mètre carré que dans notre région, les possibilités de se fourvoyer sont d'autant réduites.

Cette année j'emmène ma caméra POV.HD, mais comme les 4 piles AA n'assurent qu'une autonomie de 2h j'ai bricolé deux packs d'alimentations interchangeable à base de 4 grosses piles LR20 et deux connecteurs M8 tri-pôles verrouillable. Avec ce surcroit de puissance ça devrait tenir au moins 8 heures, verdict dimanche soir.

Bon, les sacs sont bouclés, avec les tenues courtes (et par prudence un peu de 3/4), on est prêt !

Samedi 25 février

Levés à 6h, une fois le break chargé nous quittons les Yvelines à 7h33, sous un ciel de grise morosité d'où perle quelques gouttelettes de bruinasse; il est temps que l'on se tire d'ici ! Sur le trajet nous menant vers le début de l'autoroute on dépasse un cycliste du CAO roulant à la frontale, le dos courbé sur sa machine comme s'il essayait de se faufiler entre les gouttes; je pense alors à la poussière du sud et je ne l'envie pas

Après trois petites pauses dont celle du déjeuner, le trajet se déroule sans encombre et la grisaille laisse rapidement place au soleil et ciel bleu que nous sommes venus chercher dans le sud. Entretemps sur l'A75 en passant le Col des Issartets et celui de la Fageole (1104m) on aperçoit encore un bon paquet de neige couvrant la campagne, le thermomètre est alors descendu à 4°C et un peu de brouillard couvrait le sommet. En redescendant vers Montpellier la température est vite remontée pour dépasser les 20°C.

On arrive vers 15h30 au niveau de Perpignan-Sud où nous laissons nos affaires dans la chambre d'un Etap Hôtel que j'ai réservé pour les deux nuits. On file de suite vers Ille sur Têt retirer nos plaques de cadre, car cette année il n'y aura pas possibilité de les prendre le dimanche matin; le but étant de réduire le nombre de bénévoles nécessaire à mobiliser pour cette tâche.

On retrouve à La Catalane des têtes connues de parisiens et autres connaissances, des stands des partenaires ont été montés comme Engine-Lab avec Sylvain, TwoNav pour les GPS, Inverse et François le monteur de roue de TopWheels est déjà à l'œuvre.

On récupère nos plaques de cadre livrée avec leur attaches, en cadeaux cette année il y avait un tour de cou style buff imprimé avec la carte du parcours, bien utile dans cette contrée vantée, un gobelet ECOPUP réutilisable que nous transporterons sur le parcours demain pour éviter d'en consommer aux ravitos, bien dans l'optique du Raid Éco-Responsable voulu par l'organisation.

On papotera un peu avant de revenir à l'hôtel régler la journée supplémentaire, pour revenir sur Ille sur Têt prendre l'apéro chez Yann Kerveno, le photographe qui nous présente un de ses projet où avec d'autres nous serions acteurs. Très bon ce verre de muscat régional.

Peu avant 8h nous quittons Yann pour rallier le restaurant aux Saveurs des Orgues que nous avions bien apprécié lors de notre précédente venue. J'ai transmis la bonne adresse et Nico y débarque avec plusieurs compères, et visiblement le contenu des assiettes leur a plu. Espuma aux fruits de la passion sur une Huitre accompagné d'une perle de jus de betterave pour l'amuse bouche, ça commençait déjà bien et on ressort ravis de ce restaurant comme la dernière fois.

Bientôt 21h, il est temps de retourner à l'hôtel pour accumuler quelques heures de sommeil, car demain il faudra être en forme.

Dimanche 26 février

On quitte l'hôtel vers 7h, après avoir pris un petit déjeuner frugal dans la chambre. En sortant on croise deux autres Garouteurs. Le vent est présent, mais pas froid, il fait déjà 14°C et je n'ai pas de mal à supporter le cuissard court, la journée s'annonce belle. Le jour se lève sur la route nous menant vers Ille sur Têt, avec le Canigou au sommet enneigé comme guide du joli décors de fond.

En arrivant sur place on s'aperçoit qu'il ya déjà beaucoup de monde et impossible de se garer sur le petit parking de La Catalane déjà complet, je gare la voiture deux rues plus loin devant des résidences, on aperçoit des connaissances qui partent déjà sur le parcours. Mary fait un caca-nerveux car elle n'aime pas partir en dernier et se retrouver seule (vu le monde qu'on a repasser au fil des montées, c'était pas utile), où se retrouver dans des chemins saturés. Les années précédentes on partait tranquillement dix minutes plus tard quasi seuls, là c'est pire qu'à l'ouverture de la Jean-Racine, la foule est déjà là. Je pense que l'effet GPS n'y est par indifférent; nombreux sont ceux qui auront voulu rester groupés autour d'un ou de compères muni du précieux GPS pour ne pas se perdre, ou qui n'en avait simplement pas.

Pas d'accueil café/grignoterie cette année, sans doute lié au fait qu'il n'y avait pas de retrait des plaques ce matin, pas gênant pour nous, mais peut-être appréciable par des locaux qui feraient l'heure de route pour venir rouler ici ?

Bref ... séance de préparation ultra-speed, même pas le temps de programmer date & heure de la caméra, puis on démarre à 7h38, en tournant cette année dans le sens horaire inverse. Le début du parcours commence vers l'ouest par une partie plane et roulante permettant de s'échauffer progressivement avant d'attaquer le dur, en passant devant les orgues pour suivre ensuite un chemin longeant la rivière de La Têt en direction de Rodès. Sans forcer on remonte déjà plusieurs groupes de vététistes, la Mary traine pas et après 5 bornes on arrive au pied de la première montée, le sentier remontant vers les anciennes carrières, qu'on descendait les années précédentes. Là on commence à regretter de ne pas être partis plus tôt, car la montée qui se passerait à 95% sur le VTT avec le champ libre ne permettait pas dans quelques parties plus accidentées de garder assez de champ et de rythme pour passer, une file de vététistes-piétons remplissant le sentier. Mais on a quand même pu en monter une très grande partie sur le VTT, donc pour le moment ça va.

Après une borne de montée la cohorte s'étire péniblement sur le joli sentier du sommet et c'est encore trop groupé que nous abordons la descente sur la carrière, donc pas assez de rythme pour passer les plus gros points techniques, j'arrive toutefois à rouler et passer des passages intéressants, puis vient le sentier 'aérien'  longeant le trou de carrière, puis on repart dans la descente menant à Rodès via le sentier muletier empierré que le Genius aime dévaler en longeant les belles et impressionnantes Gorges de la Guillera.

En bas j'attends Mary et nous poursuivons le périple en quittant Rodès par la partie plus calme et roulante, le sombre tunnel sous la nationale, passant par Conillac pour une petite montée sur chemin venté où l'on dépasse Dawg81, puis une partie plus vallonnée ensuite dont la remontée du joli sentier en montée menant à l'Ermitage de Notre Dame de Domanova.

Là commence une longue remontée progressive de 2,7km sur piste régulière qu'on grimpe au train doux, remontant encore du monde, pour arriver au niveau du Mas de l'Escape où la piste cède la place à un sentier montant, nécessitant 2 ou 3 poussettes et de bons mollets par endroits pour rester sur le spad, puis après 4km de montée on arrive sous Canaoute à la hauteur du rude CH3 où s'amorce la bascule. En avant pour 1,7km de belle descente sur sentier ludique et technique où pierres et poussière se chamaillent, de multiples petit virages venant ravir les pilotes, et comme les succession de montées ont désormais étalé la troupe on roule à main libre, régalade. En bas on croise ceux qui montent et l'on poursuit un peu plus loin pour arriver kilomètre 24 passé au 1er ravitaillement où c'est déjà l'affluence. On profite des seines et bonne nourritures bio mises en place par l'organisation, abricots secs, pâte d'amande, tartines de Nutella, carré de chocolat, pain d'épices, oranges, bananes, sans l'oublier l'hydratation. Mary papote plus qu'elle grignote, Yann Kerveno nous tire le portrait juste avant de repartir attaquer le CH3.

par Yann KERVENO
Pédalator
par Yann KERVENO
Mary
Photos par Yann Kerveno

La remontée débute par une borne sur piste régulière, puis on oblique à droite sur le traditionnel CH3, morceau de bravoure de La Garoutade qui rapidement permet de voir le niveau de forme de chacun : ou tu grimpes, ou tu pousses. On l'aborde sereinement, les jambes sont bonnes et on aura même l'impression de le passer entièrement sur le VTT plus facilement que les années précédentes, preuve que notre préparation à base de bosses paye, doublant quelques participants qui s'accrochent, jusqu'au moment où ils pousseront. Car ce CH3 est assez vicieux; on a l'impression d'en voir la fin, mais par 3 ou 4 fois il repart de plus belle dans la pente raide, le truc qui sape bien le moral pour celui qui est déjà bien entamé et/ou peu entrainé . A l'issue de cette longue grimpette, on aborde le joli sentier qui continue de monter progressivement durant 1,5km, avec quelques portions de pente plus soutenue où le sol encombré d'éclat de pierres et d'une épaisse couche de poussière rend la progression ardue, occasionnant 2 ou 3 pieds à terre,  pour arriver au sommet de La Garoutade, au kilomètre 29.4 sous le Roc Grillère à l'altitude 704m.

Tous ces efforts ne sont pas prodigués en vain, car c'est 2,8km de belle descente qui nous attend désormais en sentier, avec un premier kilomètre où se mêle virolos, poussières, blocs caillouteux, marches, du plaisir de pilotage en barre. J'attend Mary à la traversée de piste, puis on repart dans la suite de la descente, tout aussi jouissive jusqu'au fond de vallée. Là on remonte tout doucement le faux plat montant de la D618 sur 2km, pour bifurquer sur le chemin de Minestrol.

De là on attaque une longue remontée de 4,7km débutant sur petite route, puis sur piste jusqu'à Casefabre où l'on poursuit un court instant sur la route, pour vite bifurquer à gauche et attaquer droit dans la pente un mélange de portage/roulage jusqu'à l'Oratoire de Ste Marguerite, bonne prépa pour la suite de la saison. On oblique alors à gauche dans le sentier aux cassures de rythme, ça monte, des fois technique et sec sur 10m, ça redescend légèrement, ça remonte ou serpente doucement, ça remonte avec virage sur sol caillouteux, bref on roule en relance et les coups de jarrets permettent de passer tout, pourvu qu'on soit encore assez lucide et frais à ce moment.

Pedalator par jpr31

Sur ce secteur on dépasse jpr31 (LPIVTT) qui se dit déjà cuit. Les montagnettes russes se terminent, le paysage s'ouvre, voici la bascule sur la longue descente de Bouleternère qui pointe le bout du nez; on l'aime bien celle-là, jolie, ludique, technique avec quelques marches, quelques virages serrés à négocier, du cailloux qui tabasse, de la poussière tassée, bref tout ce qui va bien. Allez, hop, on y plonge pour 4,4km de bonheur, entrecoupé d'une légère remontée sur piste durant 800m, le reste de la descente avec ses parties plus technique va suivre et nous arrivons à Bouleternère en fond de vallée.

Pedalator par jpr31
12h11: Mary 12h11: Mary

Là on repart en montée progressive sur petite route, puis piste pour arriver kilomètre 45.6 au 2ème ravitaillement où l'on retrouve Brice et ses sbires. Il annonce encore 20 bornes, alors mieux vaut prévoir de bien se nourrir et s'hydrater pour la suite. Remplissage du Chameau, grignotage de salé et sucré; je me laisse tenter par les tartines de Nutella et des fruits secs. On repart tranquillement, Mary commence à sentir une légère fatigue. La montée de 1.6km se poursuit, puis on redescend le sentier menant dans le Ravin de l'Espinassère, de là le sentier remonte fortement, sur le VTT pour le moment, puis faut pousser/marcher/rouler à 4 reprises, avant de finir les 200m de grimpette rectiligne sur le VTT, les autres préférant continuer en portage. On alterne alors piste et sentiers, passant près du Mas d'En Mestres, puis on redescendait un sentier menant, via Veinat Marsalet, vers l'enclave de St-Michel-de-Llotes. On y suit la petite route durant 450m, l'occasion de revenir sur Alpamayo l'homme MAVERICK, qu'on distancera progressivement dans la montée suivante, sur piste régulière passant sous le Mas-d'en-Payrot, jusqu'à la citerne située à l'altitude 448m, d'où démarre le sentier qui mène au sommet de La Calcine (469m), terme de 4km de grimpette.

De là on repart pour 2 bornes de descente ludique sur le sentier du Montroriol, virages et goulottes de poussière au rendez-vous. Suivait 1,9km de douce remontée en faux plat sur piste pour récupérer en tournant les jambes, puis on basculait sur le dernier sentier ludique nous ramenant vers la plaine d'Ille-sur-Têt où nous arrivons à 15h03, ravis de cette nouvelle édition.

Cette année on aura croisé un troupeau de Biquettes, je cale toujours aux mêmes passages, certains sentiers se creusent davantage avec le ruissellement et les passages répétés (des VTT ?), le terrain de jeu est toujours aussi beau. Mary commence à reprendre de l'assurance, certes sa vitesse en descente est moindre qu'avant sa chute, mais elle arrive à repasser de gros points techniques pas évident (à contrario elle refuse l'obstacle sur des trucs plus simple; va comprendre Charles !?).

Niveau difficulté, je dirais que cette Garoutade me paraît moins difficile physiquement, bien quelle comportait un peu plus de courts portages et de remontées sur sentiers, mais ce jugement est à relativiser par le fait que la distance est inférieure à celle des éditions précédentes et qu'elle comporte aussi moins de dénivelée. On y aura découvert de nouveaux sentiers mariant agréablement ludique et technique, certains avec moult cailloux me faisant penser à ceux d'Ardèche. Coté descentes, on note au fil des éditions l'élévation du niveau technique avec l'ajout de plusieurs passages un peu plus engagé, de grosses marches ou des descentes courtes mais bien raides en terrain glissant/dur, bon pour voir son niveau et ses limites, les points à améliorer : pour certains passages le fait d'habiter dans le coin et venir retravailler, avec protections et parades, nous permettrait de franchir certaines de ces zones, pour les autres c'est un autre problème ; faut savoir débrancher le bon neurone. L'aspect ludique est aussi bien travaillé par les locaux qui n'hésitent pas à jouer de la pelle pour rajouter des gâteries sur les sentiers, comme les marches qui pullulent dans certains coin.

Bref encore une belle édition bien réussie, embellie par une météo ensoleillé et un 21°C qu'on aimerait voir plus souvent là-haut. Merci à Brice et tous les bénévoles qui nous auront encore offert cette année un beau concentré de VTT. On en redemande.

Nous avons rangé les VTT dans la voiture et une fois changés sommes revenus à La Catalane profiter du plateau repas compris dans les frais d'inscription. Dans celui-ci on trouvait du bio bien sûr, avec de la salade, une bonne et copieuse fideuà (prononcer fidéoua), de la compote, un morceau de camembert. De quoi refaire ses forces après les efforts de la journée.

Au moment où nous sommes passé, seuls 80 participants étaient de retour à Ille-sur-Têt. Je ne sais pas si l'utilisation du GPS aura eu des conséquences sur le temps mis par certains participants peu aguerris à cet engin.

Après moult papotages, nous sommes rentré à l'Hôtel profiter d'une bonne douche, puis après un peu de repos nous avons grignotés quelques provisions, et de bonne heure la couche nous avons rejoint pour rapidement tomber dans un sommeil réparateur. C'est cool, cette fois on ne doit pas à reprendre la route dans la foulée.

Dimanche  26/02/2012POLAR
CS600
GARMIN
Edge800
Départ :7h38'037h37'35
Temps roulé :6h07'29-
Temps de déplacement :-5h43'32
Temps total (avec arrêts):7h26'007h26'07
Moyenne:10.9 km/h11.0 km/h
Vitesse max.:39.4 km/h41.4 km/h
Distance:65.9 km63.2 km
Réglage compteur :2060 mm-
Dénivelée positif cumulé:+2400 m+2449 m
Dénivelée positif CartoExploreur- 
Dénivelée positif Trainingcenter-+2431 m
Dénivelée négatif cumulé : -2400 m -2447 m
Température Min/Moy/Max: 12/18/24°C  
FC Min/Moy/Max:80/139/202sans ceinture
Calories3989 kcal2568 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelautopause
Fichiers échantillons12022601.hrmTRK
Distance/dénivelée annoncés :66km/+3000m

Profil du parcours 2012

Profil du parcours

Les données de Pédalator

Vélo du jour :SCOTTGenius-1011,14kg
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26" x 2.35"1.8 bars2060mm 
Arrière :MAXXISLarsen TT LUST26" x 2.00"1,9 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCKSHOXREVELATION Team Dual-Air 201088Psi/80Psi150mm débattement
Amortisseur:SCOTTEQUALISER 2chambre1=19bar
chambre2=15.5bar (60kg)
 
Transmission :20/32 et 11-329 vitesses  

Lundi 27 février

Levés 6h, les jambes pas trop moulues, petit déjeuner puis on recharge le break, direction Ille-sur-Têt où Claudine nous attend dans le gîte où nous serons hébergés les deux jours suivants. Il fait un peu plus frais ce matin, le thermomètre indique juste 7°C. On débarque les sacs, puis on se met en tenue de vélo et repartons en voiture à Rodès. De là nous allons faire la 1ère boucle de La Garoutade 2011 passant à Rodès, une longue montée douce sur piste qui va permettre de se nettoyer les guibolles. On fera une variante pour visiter le plateau de vignobles via les pistes et chemins entre les vignes, poussant jusqu'à Tarerach où Mary voulait allez voir une piste qui semblait bien raide vue de loin. On y est monté, ça montait effectivement assez fort vers lou Bosc Negre, le chemin d'accès se terminant en cul de sac.

Retour via route et pistes pour revenir sur la trace du parcours 2011, qui après une petite montée redescendait via un joli sentier coté Ruisseau de Bellagre avec de bons gros passages techniques, serpentait calmement pour repartir en double montée, avec bons passages, au dessus de Rodès, au début de la nouvelle descente, comprenant là aussi plusieurs passages techniques engagés, une multitudes de marches où Mary a compris que le 44 dents encombre plus qu'autre chose, et du ludique avec moult virages; Niveau plus relevé de ce coté donc.

On remonte ensuite le sentier vers l'ancienne carrière, le petit portage qui suit, pour revenir par le même sentier mais cette fois en descente, puis retour à la vouature qui nous ramena docilement à Ille-sur-Têt où la traditionnelle plâtrée de nouilles fut rapidement dévorée. Le soir Mary me demande de remplacer son pneu avant, pour essayer l'Ignitor en 2.35" devant demain. Je regarde les traces du coin, celles des Garoutades précédentes, pour préparer la journée de demain.


Rodès
Lundi 27/02/2012POLAR
CS600
GARMIN
Edge800
Départ :10h07'5010h07'28
Temps roulé :2h57'47-
Temps de déplacement :-2h35'16
Temps total (avec arrêts):4h31'384h31'32
Moyenne:10.4 km/h11.1 km/h
Vitesse max.:46.3 km/h38.4 km/h
Distance:30.5 km28.8 km
Réglage compteur :2060 mm-
Dénivelée positif cumulé :+955 m+947 m
Dénivelée négatif cumulé : -910 m -943 m
Température Min/Moy/Max: 16/20/25°C  
Période échantillons :5s 
Démarrage compteur :manuelautopause
Fichiers échantillons TRK
Mardi 28 février

Levés vers 7h, nous quittons le gîte d'Ille-sur-Têt peu après 8h, beau soleil et belle journée en perspective, il fait encore 7°C au démarrage et ça baissera à 5°C en grimpant, jusqu'à ce que le soleil réchauffe la scène. J'apprécie le tour de cou reçu ce week-end pour m'abriter du vent.

Aujourd'hui on va essayer de refaire La Garoutade 2011 que nous avons manqué, en zappant la 1èer boucle de Rodès effectuée hier, copieux menu donc en perspective.

Ce parcours reprenait des portions connues de nos premières Garoutades, avec un peu plus de remontée sur route (par deux fois au moins), avec les belles descentes et sentiers, certains déjà pris en sens inverse dimanche. Mary reprend de l'assurance et le fait d'être seuls dans les sentiers lui permet de rouler plus en rythme et de mieux passer les points plus techniques. On surcompense bien et les kilomètres défilent, on arrive déjà à Rodès via le canal. Là je zabre la 1ère boucle effectuée hier et rejoint le sentier grimpant aux anciennes carrières, je commence bizarrement à avoir mal aux guibolles, envie de juste faire la dernière descente et de rentrer, mais Mary veut tout faire, alors j'aviserais en bas.

On effectue la descente qu'on avait grimpé au début dimanche, ça le fait tout de même mieux dans ce sens, puis arrivé en bas nous attaquons la dernière boucle; je la reconnais, c'est celle de nos premières Garoutades avec la longue montée sur piste régulière. La fatigue des jambes et la lassitude s'installe, on fait une pause, Mary semble plus en forme que moi. En fait la grippe devait couver en moi. Enfin la dernière descente sur sentier, jolie et ludique, avec au final une variante dotée de passages pentus sévères, de bonne marches, bref un ton plus relevé avant de rejoindre le sentier caillouteux annonçant la fin. Pas fâché d'en finir, j'apprécie de rentrer au chaud et savourer la douche.

Nous sommes contents de cette belle journée qui clôt en beauté notre séjour sudiste. Le soir nous prendrons l'apéro avec les proprio, puis au dodo pour en écraser une bonne.

Mardi 28/02/2012POLAR
CS600
GARMIN
Edge800
Départ :8h23'558h23'35
Temps roulé :6h13'31-
Temps de déplacement :-5h39'53
Temps total (avec arrêts):8h36'318h36'27
Moyenne:9.7 km/h10.0 km/h
Vitesse max.:36.1 km/h36.0 km/h
Distance:60.1 km56.9 km
Réglage compteur :2060 mm 
Dénivelée positif cumulé:+2165 m+2205m
Dénivelée positif Trainingcenter-+2197 m
Dénivelée négatif cumulé : -2165 m -2218m
Température Min/Moy/Max: 4/17/28°C  
Période échantillons :5s 
Démarrage compteur :manuelautopause
Fichiers échantillons TRK
Mercredi 29 février

C'est le retour, ravis de ces quelques jours passés dans le sud où nous avons bénéficié d'une très belle météo. Nous sommes de retour à 16h54 chez nous, un peu moulu bizarrement pour ma pomme; en fait je reviens avec la grippe, soit un virus choppé au gré des rencontres du week-end, soit un coup de froid attrapé avec le vent souvent présent là-bas.

Nous somme déjà pressés de revenir dans le secteur, ce sera à l'occasion des deux TransbiKING où cette fois Mary m'accompagnera, en commençant par la TB09 qui nous fera découvrir fin avril l'Ariège aux environs d'Auzat et Vicdessos, deux beaux jours de Ride montagnard en perspective. On en salive déjà.

Pédalator


A Lire, à voir

Le site du club organisateur : Amicale Cycliste Illoise

La Garoutade sur le blog de Brice

La Garoutade sur le Forum de biking66.com, la communauté locale

Le post dédié à La Garoutade 2012 sur Vélo Vert

Photos

Tronches de Garouteurs prisent au 1er ravito par Yann KERVENO

Bafouilles

Le CR de Mary

Le CR illustré de jpr31 sur Plani-Cycles (LPIVTT)

Le CR d'Yves de Pibrac sur le site du VTT Cornebarrieu

Le CR en images de Tekila

Le CR imagé de Bilou sur Tr@n$altiVTT

CR de Brik sur Brikiroule

Le CR de Tibow sur Abaïka Team

Le CR de 2nibiker44

Sur le Forum de VTT34, le CR de Trufito , celui de Tchou, celui de Dashape et celui de Bilou et leurs photos

Vidéos

Ma vidéo HD (1280x720 MPEG-4 21,91 fps) sur viméo (7'32''09 : 336978 Ko)

Vidéo de j.yves de Toulouse

Vidéo de anchorage66 de Perpignan

Le CR en vidéo de Slay de Lacroix-Falgarde

la vidéo de franky34


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Dernière mise à jour : mercredi 07 mars 2012 20:44

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