la plaque de cadre de Pédalator

TransbiKING66

01/05/2011 - Cambre d'Aze (66)

Raid VTT 66km


mode OFF

Que faire après avoir bouclé une 1ère Transvésubienne ? Avec 10h30 de trajet voiture pour nous gens du nord et la logistique sur place,
ça ne m'emballe pas trop d'y retourner pour le moment, alors en fin d'année 2010 quand Brice a exposé son projet via son site, Vélo Vert et FB,
j'ai suivi le sujet et l'idée d'aller ré-user du crampon dans les Pyrénées-Orientales a commencé de faire son chemin dans ma caboche.


Peu motivé pour rouler en novembre et décembre 2010 de par la blessure au genoux de Mary et une météo pourrie, c'est reboosté par l'arrière pensée de m'aligner au départ de la TB66 que je me suis remis à l'entraînement dès le début janvier 2011. J'ai toutefois attendu le début mars 2011 et la signature de mon nouveau contrat de travail avec VIERLING Communication pour demander à Brice s'il avait encore une petite place pour un Pédalator sur la short-list des invités privilégiés à la première édition de rodage de cette nouvelle épreuve. Les compte-rendu détaillés de mon site et mes nombreuses participations aux grands Raids VTT correspondant aux critères de communication de Brice, l'affaire fut rapidement entendue et début avril je confirmais mon inscription en m'acquittant des 50€ de la formule VIP.

Ne travaillant pas encore en mars, j'en ai profité pour m'entraîner et rouler plusieurs fois par semaine, reproduisant mes séances de portages à répétitions dans le bois des Clayes et à Maincourt comme l'an dernier pour ma préparation Transvésubienne, mais en accentuant cette fois la dose de portages car Brice nous avait donné le ton : il y en aurait beaucoup et ils seraient plus longs que ceux de la TV; à bon entendeur...mieux valait venir bien entrainé pour ne pas en baver, car le principe de l'épreuve est de monter rapidement pour profiter des belles descentes.

Du coup j'ai pris le parti d'investir dans de bonnes chaussures de VTT plus adaptées à la marche en montagne que mes habituelles chaussure de XC : mon choix s'est vite arrêté sur le modèle ALPINE (2011) de MAVIC et après quelques sorties j'ai validé ce choix en appréciant la rigidité de la semelle et le maintien du coup de pied par scratch et lacets, plus efficace au pédalage que mes SWITCHBACK (2010) qui me servent désormais pour l'entraînement aux portages.

Coté vélo, on ne change pas une équipe qui gagne et mon Genius-10 ayant montré toute son efficacité sans faillir lors de la Transvésubienne 2010, puis durant nos 3 semaines de vacances d'été passées dans les somptueux sentiers du Queyras, c'est avec lui que je décidais de m'aligner au départ de la TransbiKING66. J'ai juste allégé de 40g la bête en remplaçant les grips OURY par des ESIgrips Chunky en silicone, puis remonté comme pneu avant un MAXXIS Ignitor LUST en section 2.35" (836g) et à l'arrière j'ai préféré mettre un MAXXIS LarsenTT LUST en 2.00" (667g) offrant un meilleur grip au freinage que le Cross-Mark que j'avais à la TransV. Ainsi monté mon Genius affiche 11,38kg sur la balance sans le compteur POLAR CS600 (41g) et sans mon GPS Garmin Edge800 (98g).

Voilà, le jour J se rapproche, on surveille tous la météo qui pour le moment n'augure rien de bon, avec de la flotte prévue le samedi soir et en début de matinée le dimanche, avec des températures dignes du nord, alors qu'en ce moment sur l'Ille de France on a 25°C et de beaux jours pour rouler. On verra bien là-bas, souvent la météo locale n'a pas grand chose à voir avec les prédictions nationales et un bon coup de vent peut balayer la nébulosité.

Mardi à J-5 et après une dernière reco effectuée lundi, Brice nous a envoyé la trace GPS du parcours; elle était restée secrète jusqu'à ce jour, car encore en évolution. On en connaissait juste les grandes lignes exposées depuis début 2010 sur le site de Brice et sur un post du forum Vélo Vert. J'ai jeté un oeil de la trace affichée sur fond de carte au 1:25000, puis chargé celle-ci dans mon GPS Edge800. En effet, pour la première fois sur une épreuve VTT il n'y aura pas de balisage et les participants auront pour seul guide cette trace GPS du parcours, nouveau concept qui risque d'en désorienter plus d'un... Mais pour ceux qui ne seraient pas encore équipé de GPS, l'organisation s'est associée avec la marque catalane TwoNav qui doit mettre à disposition des modèles Sportiva. Brice a capturé la trace du parcours lors de sa reco avec leur modèle Sportiva+. Reste à voir le jour J si les participants non habitués au maniement d'un GPS sauront s'en dépêtrer...

Mary n'étant malheureusement pas du voyage, j'ai proposé à Seb (Couscous) et Fabien (wwwfabien) de les covoiturer vers les P.O. J'ai prévu de descendre le vendredi, pour que mes jambes récupèrent du long trajet le samedi, faire la TB66 le dimanche, puis rentrer tranquillement le lundi après une bonne nuit de repos. Seulement mercredi Fabien nous annonce que son nouveau boulot lui impose d'être présent vendredi matin et qu'il ne serait libre que vers 13h30... Si on arrive à décoller réellement avant 14h, avec 9h30 de trajet ça nous ferait arriver après 23h, risquant de rendre difficile la récupération des clés du gîte communal. Mais surtout ça me fera rouler de nuit, ce qui me fatigue beaucoup à cause de la myopie, et j'ai prévu de me coucher assez tôt pour être en forme pour l'épreuve, alors devoir faire la route avec le stress de devoir arriver à temps pour récupérer des clés ça ne me branche pas franchement. Ce sera donc sans Fabien cette année, car bien que je lui ai proposé de prendre son vélo et ses affaires pour qu'il puisse descendre plus sereinement en train, on l'a senti pas très motivé par ce plan, peut-être aussi du fait qu'il trimballe une bonne crève depuis le week-end.

Le concept clé en main

La TransbiKING66 de cette année se veut la validation d'un concept qui serait lancé en 2012. C'est un Raid VTT extrême ouvert cette année sur invitation à quelques pilotes de renom, ainsi qu'à des pilotes aguerris aux Raids VTT ayant l'habitude de communiquer au travers de blogs, site WEB, forums. L'épreuve sera aussi couverte par la presse spécialisée avec Vélo Vert, O2Bikers, Enduro Tribe. La presse locale et une couverture Télévisée par FR3 sont aussi au programme pour faire parler de cette épreuve.

Le samedi après-midi, depuis la gare de Villefranche-de-Conflent le pittoresque Train Jaune montera vététistes, VTT et bagages jusqu'à la gare de Mont Louis-La Cabanasse située 30km plus haut. De là les pilotes assureront une petite liaison en VTT pour rejoindre le gîte E.E.D.F. de St Pierre dels Forcats où ils seront hébergés pour la nuit.

Le dimanche, l'épreuve VTT débutera depuis l'espace Cambre d'Aze, pour ramener les pilotes à Villefranche-de-Conflent après 66km pour un dénivelé annoncé de +3000/-4000m où les portages seront de mise afin de rapidement gagner les sommets pour profiter alors des plus belles descentes.

L'organisation basée sur le petit noyau constitué de Brice, d'Hélène, d'Athanaël et Sylvain aidés par quelques bénévoles a vite bouclé le projet et plusieurs partenaires comme ENDURA, Engine-Lab, INVERSE, MULEBAR, TwoNav, l'Espace Cambre d'Aze, les villages d'Olette et Evol et Villefranche-de-Conflent sont venus apporter leur soutien.

Vendredi 29 avril

Un dernier bisou à Mary puis je quitte la chaumière à 7h30, filant vers Antony passer prendre Seb chez lui, perdant une bonne demi-heure au passage dans les bouchons des pauvres franciliens allant au boulot. Son Yeti et ses affaire chargés dans le break, on quitte Antony à 8h45, direction le sud, Yes !

Trajet sans problème et sans ralentissement en passant par Clermont-Ferrand, le Viaduc de Millau, avec une petite pause pique-nique sur une aire d'autoroute. Après 9h31 de voyage pour faire les 878km, nous arrivons juste après 17h à Rodès où Seb a réservé un gîte, qu'ils ont déjà éprouvés lors d'un précédent voyage pour venir faire La Garoutade.

bienvenue à Rodès (66)

Le gîte est perché près de l'église en haut de Rodès, nous devons laisser la voiture sur un petit parking puis monter en deux voyages les affaires et les vélos: l'échauffement TB66 commence. La vue est belle de nos fenêtres, on aperçoit la piste et le sentier que nous empruntons lors de La Garoutade lorsque l'on repart du ravito de Rodès; les souvenirs reviennent à l'esprit.

On descendra dans le village acheter quelques victuailles à l'épicerie, puis le dîner version grosse portion de spaghettis accompagné d'une belle tranche de jambon de pays et petit chèvre local sera vite avalé.

Un peu de TV pour les infos, la météo, le début de programme, puis la fatigue aidant on rejoint nos lits. Demain matin pas besoin de réveil.

vue du gîte de Rodès vue du gîte de Rodès
vue depuis le séjour du gîte à Rodès
Samedi 30 avril

Réveillé vers 8h, Seb écrase encore. Je déjeune, saute dans la tenue vélo puis à 10h je part dérouiller les guibolles, Seb dort encore.  Le ciel est bien plus dégagé qu'hier, cool. Je tournicote les jambes sur la route plate un moment, puis remonte au dessus de Rodès par les chemins, dont un tout caillouteux, puis les pistes conduisant au Château fort, donnant un beau panorama sur les environs. J'ai de bonnes guibolles, sans cette impression de jambes lourdes comme après un long trajet en voiture; peut-être l'effet des chaussettes de contention BV-Sport que j'ai gardé tout le voyage et en soirée.

au dessus de Rodès au dessus de Rodès au dessus de Rodès au dessus de Rodès
au dessus de Rodès

Je rentre au gîte où je retrouve Seb. On déjeune, version spaghettis, on s'habille en tenue de vélo, on prépare nos affaires et nous quittons Rodès vers 13h.

Vingt bornes plus tard je gare le break sur le parking de la gare de Villefranche-de-Conflent ou déjà plusieurs participants sont arrivés. J'y reconnais quelques têtes connues, comme Levens, des membres du Team Klairette avec Draillou et Brik et d'autres. Le camion d'Engine-Lab est là avec Sylvain (wombatsly) qui est du coté de l'organisation cette fois, Florian le mécano et Louis qui a le genoux et le doigt en vrac pour avoir voulu rouler hier, pasd'bol.

Je glisse 3€ dans le gloutonomètre du parking pour ne pas devoir aller chercher ma voiture en fourrière au retour. Avec cette somme dérisoire (comparé au tarif Parisien) on a ici droit à 24h : faudra que j'arrive avant 13h19 dimanche [dans la pratique c'était impossible: j'ai rejoint l'arrivée à 16h]

C'est sympa de mettre une tête sur les surnoms des divers forums VTT. J'ai retrouvé Fred Roche, que nous avions croisé avec Bernard et Mary lors de nos vacances d'été 2010 dans le Queyras. Après moult palabres à 15h nous sommes invités à rejoindre le fameux Train jaune pour y charger vélos, bagages et pilotes.

En voiture !

Je me retrouve dans un wagon avec Thibaut VASSAL (double vainqueur de la TransV) et Levens assis sur le siège opposé.

Le train s'ébranle, pour un trajet qui dure une bonne heure et nous permet d'admirer les beaux paysages, Brice nous informe sur le programme des réjouissances du week-end et nous montre les endroits où nous passerons demain, il va y avoir de bonnes grimpettes en portage visiblement. La bonne ambiance règne dans les wagons, on fait connaissance avec les autres vététistes, on parle Transvésubienne et autres Raids VTT.

Mont Louis-La Cabanasse
Mt Louis-La Cabanasse

Yann Kerveno nous fera tous passer devant son objectif en vue de produire un beau trombinoscope des participants.

Vers 16h45 on arrive à la gare de Mont Louis-La Cabanasse (1518m), tout le monde descend !

On charge nos sacs dans le camion d'Engine-Lab, nous les retrouverons au gîte tout à l'heure.

Maintenant nous allons monter au gîte en VTT, ce qui représente un petit trajet de 2,25km (+84m) en suivant le début de la trace fournie par Brice. J'allume le GPS, c'est bon yapluka suivre le trait noir. On démarre à 17h03, légère descente puis on délaisse le bitume pour rejoindre un joli chemin un peu empierré qui monte, je prends un peu d'avance pour faire quelques photos.

Le panorama est somptueux, nous apercevons les montagnes aux pentes encore couvertes de neige.

Petite liaison montante pour rejoindre le gîte

Douze minutes plus tard on arrive au gîte EEDF de Saint Pierre-dels-Forcats (1552m). Les vélos sont mis à l'abri dans une grande salle, puis on monte prendre possession des chambres, style colo avec lits superposés. Je rentre dans la 1ère avec Seb et la bande du Team Klairette, on est six dans la piaule.

On redescend à l'étage inférieur dans une salle de réunion où l'organisation a prévue un petit goûter avec de bonnes brioches, arrosé des 'échantillons' de breuvage que les participants ont amené de leurs terroirs respectifs. Jérôme (Draillou) n'a pas fait les choses à moitié, ramenant plusieurs cartons de sa Clairette VINCENT, une cuvée TransbiKING66 pour l'occasion. Nous avions ramené de nos vacances à Die une caisse de ce délicieux breuvage et il faudra qu'on retourne faire sa rando, La Ronde des Vignes qui a lieu en aout à Barsac. Allez, un petit verre pour arroser l'évènement.

TwoNav

Les deux représentants de la marque de GPS TwoNav présentent leur modèle Sportiva et Sportiva+, les questions fusent et ceux qui ne sont pas équipés réserve un appareil pour demain, dans lequel la trace du parcours est chargé avec les dalles de la cartographie au 1:25000 issue du Géoportail de l'IGN. Comme d'autres, je trouve que les 8h d'autonomie (voir 4h si le rétro éclairage est souvent invoqué) annoncées pour leurs produits est trop court pour une utilisation en Raid VTT où l'on passe plus de 5h sur le vélo. Il y a bien possibilité de changer la batterie (type Téléphone mobile), mais il faut se la trimbaler et si le truc tombe en rade dans une descente lorsqu'on suit une trace... Je préfère les 14h de mon Garmin sur ce point là.

Pendant ce temps Sylvain nous distribue le pack d'inscription :  la plaque de cadre avec ses colliers serre-fils, un plan A3 en couleurs du parcours (au cas où le GPS...), une plaque d'autocollants biKING66 et des produits énergétiques offerts par le partenaire MULEBAR : on reçoit chacun 2 gels BIO à la CHERRY BOMB (cerise), 3 barres STRUDEL de 30g (pommes, cannelle, raisins secs) et une barre hyper-protéinée ReFuel de 65g. On aurait du aussi recevoir un maillots souvenir fabriqué par Inverse, mais ils sont arrivés la semaine suivante.

Au dehors certains s'adonnent aux dernières séances de mécanique, changement de plaquettes, de pneus, derniers réglages. Brice se bat comme un diable pour monter ces foutus pneus HUTCH' Tubeless sur ses nouvelles roues NoTubes; vu la force qu'il a du développer et le temps passé pour faire passer le talon dans la jante, faudra pas qu'il crève demain...

Taupe à l'oeuvre

Ensuite François (Taupe) aux mains d'argent mettra ses talents de monteur de roue pour remettre dans le droit chemin avec dextérité et rapidité les cercles des participants, comme Seb qui avait amené une roue avec un rayon cassé, ou d'autres un peu trop généreux en descente... François a fait de cette activité son métier désormais.

Il était temps de passer à table, nous avons rejoint le réfectoire que nous partageons ce soir avec une tribu de jeunes éclaireurs qui feront monter l'ambiance. Le dîner était très correct avec de la salade d'endives, des boulettes de viande et la dose de papillons, avec du rab si besoin, arrosé de breuvages tanniques diverses, terminé par une petite glace.

On aura beaucoup parlé ce soir là, rejoignant ensuite la salle de réunion peu avant 22h où Brice et Sylvain nous ont fait un petit topo sur le déroulement de l'épreuve, puis un tirage au sort a été effectué où deux participants ont reçu chacun un GPS offert par le partenaire TwoNav. Certains ont continué de tester les échantillons de breuvage, mais la fatigue venant et les efforts en prévision nous avons vite rejoint nos lits. Réveil programmé pour 6h15 car on a rendez-vous à 7h au pti'Déj.

Dimanche 1er mai

Nuit moyenne, un peu chaud, l'impression de somnoler avec du mal à se rendormir à cause de multiples petits bruits, comme une ventilation un peu bruyante, une courte période d'un léger ronflement de Draillou, mais au final j'ai du quand même dormir suffisamment car au lever j'étais bien. Réveillé à 6h par les bip-bip de montre d'un congénère de chambrée. Vu le nombre qu'on était, pour éviter l'attente aux douches et toilette mieux valait être matinal; théorème vérifié une fois de plus.

J'enfile la tenue de vélo, avec un sous-vêtement ODLO manches courtes sous mon maillot court, pour parer à la fraîcheur matinal de l'altitude. Un coup d'oeil à la fenêtre et mon inquiétude de nuit humide s'évanouie en voyant le beau ciel dégagé et le halo du soleil se levant par delà les sommets: une belle journée s'annonce sur sol sec, chic-chic !

Nous rejoignons la salle à manger où l'on dévore le petit déjeuner, pain et croissants, il faut prendre des forces pour la journée ardue qui nous attend. On remonte aux chambres se préparer; je bourre ma poche arrière de barres et tube énergétiques, en plus des MULEBAR fournis, puis je remplis le Camelbak à 3L avec du Carbu Synergix arôme coco, car on va rouler en quasi autonomie avec juste un ravito prévu à mi-parcours.  Les sacs sont entassés dans l'entrée ; ils seront transférés dans le camion d'Engine-Lab une fois le départ effectué, pour les redescendre à l'arrivée.


échauffement

On se regroupe dehors devant le gîte, il fait un peu frais, avec un léger vent qui renforce cette impression, une légère brume rempli l'atmosphère. J'apprécie les genouillères et les manchettes et je vais même enfiler une veste coupe-vent par dessus elles.

On tournicote un peu les jambes puis à 7h51' on démarre du gîte pour rejoindre le pied des pistes de ski de la station de Saint Pierre-dels-Forcats à 1628m d'altitude, soit 1,76km(+83m) de liaison effectué tranquillement en  VTT par une route montant doucement, personne dehors à cette heure matinale.

On arrive au départ du Télésiège del Mouli , altitude 1633m. Il fait partie de L'espace Cambre  d'Aze regroupant les deux villages d'Eyne (66800) et Saint Pierre-dels-Forcats (66210) sur un domaine skiable en hiver jusqu'à 2400m.

Il fait un petit 7°C à cette altitude mais les rayons du soleil commencent à traverser la brume. Petit briefing, puis le départ est donné à 8h10 au son d'un coup de fusil de chasse, on grimpe un talus sur quelques dizaines de mètres pour rejoindre une piste, roulant tous en groupe allure tranquille. Neuf cent mètres plus loin on bifurque à droite dans un chemin qui grimpe bien, je m'arrête au pied pour retirer manchettes et coupe vent qui seront vite de trop, puis j'attaque la montée, une partie du début passe bien sur le VTT, puis il faut porter un peu avant de pouvoir remonter en selle.

On pédale encore, évitant branches et pierres, puis il faut reporter un court moment avant de parvenir sur le replat d'une piste.

8h25
08:25 première montée, premiers portages avant la piste

La montée a déjà étalé le groupe, Seb reste derrière pour rouler avec la bande de Draillou, je me sens en jambes alors je continue, les affûtés ont déjà pris de l'avance.

8h41
on vient de là

Pédalage rond sur la piste en léger faux plat descendant, puis au bout d'un kilomètre la trace GPS nous mène au pied d'une nouvelle montée de 1.6km, alternant beaux sentiers et chemins roulable, avec juste une petite poussette, qui nous amène au premier point culminant de la journée vers l'Orri de Planés à l'altitude 1990m. La montée n'est pas raide mais on n'avance pas bien vite, rendement pas top. Le paysage est superbe avec ces sommets enneigés. Il a du faire bien froid cette nuit ici car le sol est gelé en surface, nos pneus blanchissent en foulant l'herbe.

8h41
vers l'Orri de Planés

La trace GPS nous mène désormais à gauche sur l'amorce d'une étroite trace creusée dans la prairie, la 1ère descente s'annonce.

Celle-ci commence en pente douce où l'on se laisse filer, plaisir d'une ondulation douce, quelques blocs rocheux à éviter pour préserver le dérailleur, d'autres à sauter pour le fun, puis la vitesse augmente progressivement, ça secoue un peu par endroits. Christophe (apache31) et son pote Patrick (pbazza) sont revenus sur moi, en bons sudistes ils descendent plus vite que moi et je m'écarte pour les laisser passer, puis je me glisse dans leur sillage, on dévale. Peut-être un peu vite car je suis Patrick sur un chemin un peu défoncé qui oblique à gauche au niveau d'une fourche, sans avoir regardé mon GPS avant; petite erreur, il fallait continuer tout droit, on débouche sur une piste. Pas grave, le fond de carte montre qu'elle recoupe la trace un peu plus loin alors on repart en descendant et on recoupe le chemin pour suivre à nouveau le guide de Brice.

Le chemin se rétrécit, les blocs et pierres se font plus nombreux, ça secoue et je passe en 150mm, ça me fait penser un peu aux chemins du Jura, en plus sec, la descente n'est pas bien dure, un peu trialisante, pas de pente prononcée, on zig-zag entre les gros blocs, on les saute, devant des gars se sont arrêtés pour passer un gros bloc formant une marche arrondie d'un petit mètre. Prudent j'ai trop ralenti et suis obligé de la passer à pied comme eux, mais avec le champ libre ça passait en fait. La descente se poursuit, période de calme puis rebelote pierres et racines, puis la pente s'accentue un peu, virages, un peu plus loin le sentier débouche sur une piste au 8ème kilomètre non loin du hameau de Planès. Un vététiste hésite sur la direction à suivre, certains auraient continué tout droit vers le bas, mais la trace GPS nous fait rester sur la piste que l'on dévale rapidement sur un petit kilomètre, de là on a une très belle vue sur les paysages.

9h10
Escalier

La trace quitte la piste pour descendre dans un chemin verdoyant typé bocage, subsiste quelques traces d'humidité dues aux ruisseaux, puis on aborde un beau sentier de montagne plus étroit, parfois en corniche bordé de résineux, ça ressemble un peu à celui du début de la TransVé, durant 2,5km  c'est du plaisir à se laisser filer, quelques passages techniques mais rien de compliqué, peu de caillou, quelques racines.

Un virage droite et escalier en rondins puis le sentier contourne la montagne pour s'adoucir après une légère remontée et cheminer ensuite en balcon suivant la ligne de niveau en sous-bois.

La pente s'accentue un peu et on reprend la descente pour passer sous le Pont Gisclard, on arrive ainsi au premier point bas du parcours, à 1313m dans la vallée où coule La Têt.

9h15
9h15
9h35

On remonte par un sentier en balcon, qui nous mène au pied d'un portage, quelques lacets en épingles où la pente un peu trop forte combinée au mur de végétation resserrés rendent la progression sur le VTT trop dure. On porte durant dix minutes puis le sentier débouche sur une piste proche du gîte d'étape La Cassanya (Mas de la Cassagne).

Petite pause de quelques secondes pour admirer le beau paysage, puis retour en selle pour suivre la piste qui 500m plus loin arrive au bord de la N116 où se trouve le camion d'Engine-Lab avec Louis et Sylvain; j'y dépose ma veste coupe-vent, les genouillères et manchettes car avec 14°C sous le soleil et la suite qui nous attend mieux vaut s'alléger. Je repart quelques secondes plus tard, après avoir mangé une barre énergétique.

La trace emprunte un petit sentier qui se met à grimper fortement, mode portage réactivé durant 3minutes. Frédéric Guibal le caméraman de FR3 est là et nous film en action, tout comme Yann qui en profite pour faire de beaux clichés. Je tente de revenir en selle sur quelques mètres, mais re-portage quelques secondes avant de rejoindre un replat.

9h35
9h35
9h48

On suit un sentier longeant un joli petit canal, toujours ces beaux paysages accompagnant notre progression.

Le sentier grimpe bien, des fois il faut pousser quelques mètres, durant un petit kilomètre on grignote le dénivelé positif qui nous mène au hameau de Sauto (1565m) avec ses ruelle pentues. Je suis revenu sur apache31 et Patrick, on fera ainsi souvent le yoyo entre eux prenant de l'avance en descente et moi revenant sur eux dans les montées.

9h48
10h05

En sortant de Sauto on emprunte un chemin qui se met à grimper fortement, je reste en selle et dépasse quelques gars puis la pente et les dalles rocheuses me forcent à me mettre aussi en mode portage. Pas bien longtemps car le chemin s'élargit et redevient roulable, ça remonte longuement, zone seulement fréquenté par les vaches car le sol est par endroit miné de mottes d'herbe et de bouillasse entretenue par des coulées de ruisseaux.

10h05

Sur un kilomètre au début on alterne ainsi entre roulage et poussage pour contourner ou traverser ces zones, puis le chemin devient plus sec et dur, le roulage redevient possible en continue, mais la pente est assez soutenue et la progression ralentie; je ne regrette pas le 20 dents par endroits et passe les zones caillouteuses sans y laisser trop d'énergie. Cette montée me rappel un peu les chemins d'Auvergne autour du Sancy, comme la grimpette au Col de Diane, ou les chemins du Cantal.

Cette longue montée par le Chemin Figuéma nous mène ainsi vers le Serre de Clavéra (1981m), 2ème point culminant de notre périple.

10h05 10h17 10h17
montée par le Chemin Figuéma
10h35

La pente s'adoucit, le chemin en faux plat montant traverse des zones de résineux mis à mal par l'hiver, on dirait qu'une tempête est passée par là, laissant des enchevêtrements de troncs desséchés derrière elle. Je récupère un peu en tournant les jambes et grignote une barre énergétique.

La pente s'inverse doucement et la récompense des efforts commence par la descente de 1,6km sur un joli sentier en sous-bois à dominante de résineux, trace terreuse un peu creusée et parsemée de quelques cailloux et nombreux bouts de bois, débouchant un instant sur la crête à découvert pour nous laisser admirer le panorama, pour repartir ensuite dans les bois.

10h45
10h45

La pente s'accentue un peu, pas de quoi user la tige de selle télescopique (inutile sur ce raid), deux lacets et le sentier débouche sur une piste que l'on suit sur 1km, avant de repartir sur le Chemin des Canons qui file droit dans la pente en sous-bois, joli passage que l'on dévale bien vite, puis arrive un carrefour avec un sentier partant à droite sur lequel Apache 31 et Patrick bifurque, mais 25m plus loin on s'aperçoit que l'on est out-of-trace et on taille dans le sous-bois pour revenir sur la bonne trace et poursuivre la belle descente sur le Chemin des Canons.

10h46

Les vaches étaient de sortie et ont laissées traîner quelques bouses encore fraîche qu'il faut savoir éviter alors que l'on dévale rapidement en louvoyant entre ces mines. On dépasse un gars en semi-rigide Titane; quand ça tabasse ils ne sont pas à leur avantage.

Apache31 se paye un bel OTB en voulant passer une zone humide de traversée de ruisseau bien piétiné par les vaches, pas de bobo, on continu, avec polo66 qui nous a rejoint. Nous revenons sur une piste qu'on dévale un peu trop vite et voilà qu'il faut remonter 150m pour revenir sur le chemin que l'on aurait du suivre; nez-dans-le-guidon on a regardé nos GPS trop tard. La descente se poursuit et on aperçoit des spectateurs et photographe, en arrivant à Canaveilles où les premiers se sont tous regroupés. On s'arrête quelques minutes puis tout le monde repart ensemble, devant ils sont bien chaud, un bout de piste rapidement avalé puis arrive un beau sentier en balcon aérien exposé mais assez large; j'ai quand même ralenti mon allure pour cause de légère appréhension du vide, les autres ont tous disparus devant,  je roulerais seul. La pente s'accentue un peu, ça défile, coup de frein ; j'allais manquer le chouette sentier qui part à droite en descente. Un peu plus bas j'aperçois Damien en panne : chaîne cassée, mais polo est en train de lui réparer ça. Peu après c'est Boude que je vois affairé à réparer une crevaison dans un virage.

le Pédalator en action, shooté par Batsandcats
11h35

La descente nous ramène dans la vallée de La Têt et on arrive à Olette quasi à mi-parcours et au point le plus bas (627m) du parcours.

On suit les rues montantes du village pour rejoindre un sentier qui monte fort, ça passe en vélo, d'autres poussent, puis ça porte un peu avant de rouler à nouveau sur le sentier qui va suivre la courbe de niveau à flanc de montagne et nous emmener vers Evol.

11h35 11h35
11h43

J'aperçois un attroupement, les fanions et le camion Engine-Lab; voici le ravito où tout le monde s'est arrêté, il est 11h40 et on arrive presque pour l'apéro. J'ai un peu plus de 35km au compteur à ce moment là, on est partis depuis 3h30.

Pour se refaire on nous propose un sandwich avec du bon jambon, il y avait aussi des TUC et des cahouètes pour 'le salé', des pâtes de fruits pour le resucrage. Coté boisson, de la Limonade, du CoCaTalan™ et de l'eau : j'en ai profité pour refaire le remplissage du Camelbak à fond car on doit rouler encore en autonomie pour la seconde moitié du parcours et la chaleur pointe son museau.

11h43

Le maire d'EVOL (Olette-Evol) Jean-Louis Jallat était bien content que nous fassions halte en sa commune et souhaiterais que l'épreuve officielle puisse devenir un évènement VTT majeur pour faire connaître sa région. Le cameraman de FR3 était là aussi pour mener l'interview des notables et des VIP participants à laTB66.

Après un arrêt 28'20 -pour moi- nous sommes repartis en groupe, pour la photo du journal local L'indépendant, suivant la petite route menant vers Thuir d'Evol, puis nous avons posé nos crampons sur un beau sentier qui s'est rapidement mis à grimper, avec par moment des passages de cailloux plats demandant dextérité de pilotage et énergie, alternant séances de roulage, courtes poussettes, voir portages, c'est le Cami Ramader que l'on va suivre jusqu'à La Mouline sous le Roc de l'Aigle.

12h27

On aurait très bien pu monter par une large piste qui suit le Cami Ramader, mais c'es trop facile pour Brice et le sentier était franchement bien plus joli et largement moins monotone qu'une longue montée sur piste. Avec ses passages de Lauze et pavage type chemin muletier, j'avais l'impression de retrouver les sentiers de l'Ardèche.

Les cadors ont assez vite disparus devant, se tirant la bourre en essayant de rester le plus longtemps possible sur le vélo.

12h27
12h28

Sur la première partie il n'y avait pas un pet de vent et la chaleur me dictait de modérer mes ardeurs à vouloir en grimper trop sur le VTT, sous peine de subir mon traditionnel coup de chaud de première sortie sudiste ensoleillée. J'ai laissé passer Polo qui franchissait les amas de Lauze sur le VTT (il avance mieux ainsi que pédibus, dixit lui-même).

On passait sur de joli petits ponts, comme celui de La Llosa, puis celui de Bège, un peu plus haut celui des Agouilles.

12h44
12h44

La chaleur se fait bien sentir, bien que l'on monte assez souvent à l'ombre, la montée est longue, sur le VTT je grimpe un peu plus vite qu'apache31 et Patrick qui portent plus souvent, je ne regrette pas mon choix d'avoir monté un petit plateau de 20 dents sur le Genius.

On s'est rapproché d'un torrent coulant en contrebas et qui délivre une fraîcheur bienvenue, une petite brise venant s'y ajouter; ça fait du bien et avec la baisse de température liée à la montée en altitude on respire mieux.

12h44
apache31
13h09

Les portages se font plus longs et se répètent, je commence à faiblir un peu des guibolles, petite pause pour avaler un gel énergétique et hop ça repart.

Un replat, le sentier suit la courbe de niveau, récupération active en tournant les guibolles. Ce coin est vraiment joli.

Retour aux portages, petit lacets, pente plus soutenue, ça tire sur les cuisses.

13h30
13h30

Le sentier redescend légèrement dans un vallon, le GPS jardine un peu dans ce creux du relief, j'essaye une voie; pas bon, demi-tour, ça semble être mieux par là. Une clairière, une cabane et je débouche sur le parking de La Mouline (1579m), avec une grande piste ; là je sais qu'on a presque terminé la grosse ascension. Le GPS hésite un peu, le relief est prononcé, mais je suis bien sûr la trace qui grimpe en biais dans le bois sur un passage à peine marqué au début, puis on revient sur un chemin mieux marqué.

Apache31 et Patrick sont revenus et me devancent un peu, j'ai un petit coup de moins bien, je mange une barre et roulotte tranquille, le sentier va remonter doucement jusqu'à 1633m où l'on retrouve une piste. On va la suivre sur 3,44km, un long faux-plat descendant léger bienvenu qui permet de tourner rond les jambes et se refaire une santé avant d'attaquer la suite.

13h59

Kilomètre 49 passé on délaisse la piste au profit d'un beau sentier qui grimpe rejoindre l'ancien canal de Jujols emprunté par le Tour du Coronat, nous faisant entrer dans la Réserve Naturelle de Jujols. Nous sommes peu nombreux cette année à y passer en VTT et les organisateurs ont ainsi pu obtenir l'accord des autorités pour y poser nos crampons, mais si l'épreuve devait se faire en course, avec plus de participants, il faudrait demander une autorisation officielle et la chose serait sans doute plus compliquée.

13h59

On amorce la descente, longue de 2,7km, sur un beau sentier en balcon bordé de petits sapins, le paysage est superbe, la trace emprunte quelques lacets avant d'arriver au Col Diagre (1471m) où l'on croise une piste, on reprend un sentier sauvage poursuivant la descente vers le Pacte dels Camis jusqu'à 1241m, le terrain est plus sec et dégagé par là, peu d'arbres et cette terre grise avec la caillasse éparse qui donne un air de fin de Transvésubienne, avec toujours ce beau panorama. De là on va attaquer la dernière remontée de 2km du parcours.

14h29 14h29 14h29 14h29
14h36

Celle-ci se fera avec encore une bonne dose de portage, les jambes subissent mais font leur boulot, j'ai même l'impression que passé un certain cap elles restent dans un état affaibli stationnaire, mais qui encaisse sans broncher ce qu'on leurs rajoute et elles continuent de supporter le bonhomme plus le spad sans faiblir, c'est plutôt l'état général de fatigue qui semble s'amplifier doucement.

Kilomètre 54 arrive un embranchement, avec deux voies balisé jaune PR, un chemin continuant en suivant la courbe de niveau, l'autre montant à gauche. J'ai une hésitation quant à la voie à suivre et je poursuis quelques dizaines de mètres en face, manque de bol le GPS me montre qu'il  fallait grimper. Demi-tour et retour sur le droit chemin, vers le Ravin de Fond, ça monte en vélo mais un coup de moins bien, arrivant je pousse un peu pour retrouver une pente me demandant moins d'effort.

14h58

La montée se termine -enfin- lorsque le sentier côtoie l'altitude 1570m, là c'est sûr il n'y aura plus à grimper et la récompense de nos efforts sera de se gaver de la longue descente qui nous ramène à l'arrivée. Le sentier chemine un moment en balcon, quasi plat mais j'ai l'impression de ramer, le coup de pompe classique, alors je mouline tranquille en attendant le retour des guibolles, m'hydratant et mangeant comme il faut. Le sentier me fait penser à celui que l'on avait emprunté pour grimper au Mont Ventoux lors de La Buiscyclette.

14h58
15h01

Le sentier devient plus 'aérien', plus étroit, moi moins rassuré, je roule donc plus doucement, je vais même descendre la tige de selle à moitié pour me rabaisser, je préfère passer quelques roches encombrant le passage à pied.

Cette zone doit durer 500m, c'est la seule de tout le parcours qui est plus 'chaude'. En contrebas on aperçoit le sentier, j'ai vu Apache31 et Patrick y descendre, pour les 'sudistes' ce genre de chemin ne leurs posent plus de problème.

15h01
15h01

Retour en selle, la descente se poursuit, deux séries de joli petits virages en lacets, je passe les gauches et le gaz me bride trop pour que je puisse passer le premier droit.

Le sentier traverse en balcon  le Ravin de Fraycinell, encore un court passage aérien que je préfère passer à pied sur 5m puis le sentier reprend une géométrie moins stressante pour que j'aborde la suite sur le VTT et reprenne la descente à allure normale.

15h03
15h17

Passage plus rapide sous le refuge de Roque Fumade, puis la trace chemine sur un replat me faisant penser aux Causses de l'Aveyron, avec cette lande de basse végétation sèche et cette petite trace à peine creusée dans une terre rougeâtre; ce parcours nous offre vraiment des variations intéressantes dans ses zones traversées.

Un dernier faux-plat montant menant vers Pla des Horts, puis la dernière descente de 9km s'amorce. Celle-ci débute en pente douce où on se laisse filer en louvoyant doucement, on rejoint le sous-bois des flancs du Serrat des Estelles, la pente s'y accentue légèrement et l'allure s'accélère, c'est un régal de se laisser filer dans cette coulée verte.

15h28
15h31

Le sentier ressort à découvert, la terre laisse place aux cailloux et on dévale entre deux murs de végétation basse et raide, ça tabasse beaucoup, j'apprécie les 150mm qui avale tout ça et songe aux participants qui passeront ici en semi-rigide. J'ai l'impression de me retrouver en Ardèche sur les chemins sauvages où le sol n'est plus que lit de pierres, sans la moindre once de terre; ça doit bien chauffer en pleine chaleur sous le soleil d'été par ici.

Je vois débouler un petit groupe avec Fred Roche et Thibaut VASSAL, surpris de les voir derrière moi ; ils me disent avoir largement jardiné en suivant la trace du GPS, qui on le saura par la suite était mal configuré et devait dans doute les router à chaque fois vers le chemin carrossable le plus proche.

15h31

Ils disparaissent devant, mais un peu plus bas, après la Chapelle Ste-Etienne, je les aperçois s'éloignant sur une piste. Alors que je commençais à les suivre de loin et qu'ils disparaissent de ma vue, je jette un oeil au GPS et m'aperçoit qu'on est sorti de la trace. Je fais demi-tour et revient au carrefour précédent où je vois passer des gars, m'engouffrant dans la descente à leur suite dans la forêt du Coronat où l'on file vers l'ancien village de Belloc. On contourne la montagne par un chouette sentier  puis on poursuit la descente sur le versant plus aride menant vers le Fort Libéria, le sentier devient plus étroit et aérien par endroit, on roule sur un petit muret de pierres sur certains secteurs, allure modérée pour bibi dans ces zones, la végétation raide nous griffe les jambes au passage.

J'ai dépassé Levens et un autre gars qui achevaient de réparer une crevaison. Il me repasse avant le Fort, on se goure en commençant de descendre la piste d'accès, mais je m'aperçois assez tôt de la bévue pour ne pas descendre trop bas, rappelant Levens qui emporté dans son élan à dévalé 50m plus bas. On remonte et on chope un chemin en escalier qui descend. Il y a des murets surmontant l'arrête de marches très espacées, dont le premier remontant d'au moins 20cm pour plonger à la vertical de plus de 60cm, je m'en aperçois alors que j'ai déjà commencé à le franchir et le bashguard frotte contre le muret; d'où son utilité pour éviter le dentier au plateau. On dévale la pente, ponctuée de multiple marches+murets/renvoi d'eau, puis le chemin se calme, un dernier escalier que je préfère passer à pied par sécurité (avec moins d'heures de selle et plus frais, je l'aurais sûrement passé) alors que Levens le dévale, ses pneus n'entrant en contact que sur les arrêtes des marches proches. Voilà, nous sommes de retour sur un plat chemin, on traverse la voie ferrée du Train Jaune protégée de barrières pour rappeler qu'il vaut mieux éviter de toucher le 3ème rail électrifié.

16h59

On termine en parcourant les ruelles de la cité fortifiée de Villefranche-de-Conflent et voici l'arrivée, franchie à 16h00 (à l'heure juste pour le goûté) pour ma part, après 7h49' d'efforts et de plaisir pour boucler les 67km du somptueux parcours de Brice. C'était dur, de par les multiples portages généralement longs, mais très plaisant au niveau des paysages et sentiers/chemins parcourus, dans une région où nous n'étions pas encore venu rouler.

Les descentes sont plus ludiques, pas très techniques, sans passages engagés dans la pente raide comme à La Garoutade, La Transvé, Les Terres Noires, mais physiquement le parcours est plus dur, il faut venir bien préparé...aux portages.

J'ai beaucoup apprécié l'ambiance sans prise de tête et sans stress de ce week-end, sans compétition on prends le temps de s'attarder et de ramener des souvenirs. Le concept clé en main est fort sympathique et change des épreuves traditionnelles en apportant la spécificité des épreuves à étape permettant de lier connaissance, le fait que l'on soit en comité restreint contribuant à préserver cette ambiance.

Je me suis restauré au ravito, en devisant avec les arrivés et l'organisation. Le groupe de Fred Roche et Thibaut VASSAL est arrivé peu après moi, leur groupe n'ayant qu'un GPS visiblement mal configuré.

J'ai récupéré mon sac et mon coupe-vent au camion Engine-Lab, puis j'ai parcouru à pied (on n'était plus à ça près) les 300m séparant le départ du parking de la gare située un peu plus bas. Changé, un truc sur le dos, j'ai remonté la voiture au départ pour que Seb n'ai pas à se trimbaler aussi son gros sac. On a alors attendu les derniers concurrents, de petits groupes arrivant au compte-goutte, tout le monde ravi de sa journée.

17h58
Draillou, Seb, jpr31

Le groupe des dix derniers est arrivé peu avant 18h, avec Seb et la bande du Team Klairette, Cyril et Mag, seule fille qui en a bavé un peu mais bien terminée. Ils ont roulé ensemble et reviennent aussi avec une valise de clichés et vidéos.

Tout ce petit monde a repris des forces, bien papoté, puis nous sommes rentrés avec Seb vers le gîte de Rodès où après avoir savouré une bonne douche chaude, on aura achevé le stock de spaghettis et avalé les dernières tranches de jambon de pays. On a débuté le programme TV du soir, mais passé les 22h nous avons préféré rejoindre nos lits respectifs pour s'endormir en moins de deux.

18h02
le Pédalator en action, shooté par Yann Kerveno
Lundi 2 mai

Réveillé à 7h, après une bonne nuit les jambes et le bonhomme semblent avoir bien récupéré. Dévorage de pti'déj, puis on nettoie le gîte. La gérante passe faire son tour d'inspection et à 9h19 on quitte Rodès, pour retourner dans notre presque-plat-pays, des images et des souvenirs plein la tête.

Trajet retour sans problème, Seb a pioncé un coup en matinée, un peu fatigué par un entraînement moindre. Dix heures et 886km plus tard, après avoir déposé Seb puis essuyé le traditionnel bouchon de sortie des bureaux, je retrouve enfin Mary et lui conte nos aventures; elle n'a qu'une envie en voyant nos souvenirs photos/films, que l'on retourne l'an prochain du coté de chez Brice faire La Garoutade et la TransbiKING66 qu'elle n'aura pas pu faire cette année.


Qu'il fut dur de se motiver à rouler la semaine qui a suivie, les images de tous ces paysages de montagne et ses jolis sentiers me revenant à l'esprit, mais il va falloir se remettre à l'entraînement pour le prochain objectif du 19 juin, et là il y aura un paquet de bosses à gravir sur le VTT.

Pédalator


Profil du circuit

Profil du circuit

Les données de Pédalator

ParamètresPOLAR
CS600
GARMIN
Edge800
Départ :8h10'088h09'55
Temps de déplacement :-6h29'35.55
Temps roulé :5h37'45 
Temps total (avec arrêts):7h49'557h49'14
Moyenne roulée :11.7 km/h-
Moyenne roulée + porté :-10.3 km/h
Vitesse max.:47.6 km/h44.0 km/h
Distance roulée :65.5 km-
Distance porté + roulée :-66.74 km
Réglage compteur :2060mm 
Dénivelée positif cumulé:+2560 m+2578 m
Dénivelée positif TrainingCenter-+2574 m
Dénivelée positif CartoExploreur-+2582m
Dénivelée négatif cumulé : -3725 m -3761 m
Dénivelée négatif TrainingCenter: - -3757 m
Dénivelée négatif CartoExploreur--3766m
Température Min/Moy/Max: 2/18/29°C -
FC Min/Moy/Max:80/141/182sans ceinture
Calories4321 kcalsans ceinture
2672 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelmanuel
Fichiers échantillons11050102.hrmTRK (privée)
 TRK (gare-gîte)
11050101.hrmTRK (gîte-départ)
Distance/dénivelée annoncés :66 km
+3000m / -4000m
Edge800 GPS Revision-2.70
Edge800 Software Revision-2.00
Vélo du jour :SCOTTGenius-1011,38kg
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26" x 2.35" (836g)1.8 bars2060mm 
Arrière :MAXXISLarsen TT LUST26" x 2.00" (667g)1,9 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCKSHOXREVELATION Team Dual-Air 201088Psi/80Psi150mm débattement
Amortisseur:SCOTTEQUALISER 2chambre1=19bar
chambre2=15.5bar (60kg)
 
Transmission :20/32 et 11-329 vitesses  

Le Budget

DésignationPrix
inscription internet sur biKING66 50,00€
Voyage 878km + 886km : 113,79L (6.3L/100km)255,77€

A Lire, à voir

Le site officiel TransbiKING

Le site de l'épreuve TransbiKING66

Le site de biKING66, la communauté VTT des Pyrénées-Orientales (66) avec son forum dédié à la TransbiKING66

le site de Brice épailly


Galeries Photos :

Brik

Pedalator

Draillou

Yann Kerveno et son trombino

Sébastien Gonnet

Laurent Brossard

Galeries de photos officielles par Athanaël Guitard, Yann Kerveno & Fred Planas


Bafouilles :

le CR de maniaGPX et sa vidéo sur vimeo

le CR sur Tr@n$altiVTT

Le CR de Scjsnow

Le CR de jpr31 sur Plani-cycles (LpiVTT)

Le CR de alpamayo sur Alpa'Tech

Le CR de Boude

le CR d'abo34


Vidéos :

Le reportage version longue et HD de Frédéric Guibal pour FR3

La TransbiKING66 par Brikleyeti sur vimeo une Barrik'Produktion de Brikiroule

La video de jpr31 sur Pinkbike

bonus video avec Laurent Brossard

La vidéo officielle de l'épreuve

TransbiKING66 - Le Teaser

Les Vidéos de Cyril (scjsnow) :
1) Descente de l'Orri de planès à Planès
2) Descente de Planès au pont Gisclard
3) Descente Serre de Clavera à Canaveilles
4) Descente Canaveilles à Olettes
5) Monté entre Olette et Evol
6) Descente du Roc des Mollères par Col Diacre au Pacte dels Camis : partie 1 et partie 2
7) Passage du Ravin de font à la piste du refuge de Roque Fumade
8) Passage du Tour du Coronat en passant par Pla des horts jusqu'au Serrat des Estelles
9) Descente du Serrat des estelles à la Chapelle Saint Etienne
10)Descente de la Chapelle Saint Etienne aux ruines de Belloc
11)Descente des ruines de Belloc au Fort Libéria
12)Descente du Fort Libéria à l'arrivée sur le chemin de ronde de la cité de Villefranche-de-Conflent

Partenaires

ENDURA, Engine-Lab, INVERSE, MULEBAR, TwoNav, Cambre d'Aze, Olette-Evol, Villefranche-de-Conflent


<<< SOMMAIRE >>>

Dernière mise à jour : lundi 23 mai 2011 19:34

<<< ESCAPADES >>>