la plaque de cadre 2010 de Pédalator

La Troglodyte

27/06/2010 - (76) Moulineaux

Raid VTT 60km

Approved !

Bouffée bienfaisante de Chlorophylle

En ce début d'été nous continuons notre tour des plus beaux parcours en retournant à Moulineaux participer à la 11ème Troglodyte,
un superbe Raid VTT organisé par Normandie Chlorophylle qui nous avait ravi l'an dernier (CR 2009) par son tracé endiablé.


J'ai attendu le début de la semaine et l'affinage des prévisions météo avant d'envoyer nos inscriptions. En compétition, pour la catégorie Dames seul le parcours 45km donnerait lieu à récompenses, mais Mary préférait profiter de la totalité des réjouissances du grand parcours de 60km, alors basta pour sa coupe cette fois; je nous ai inscrit tous deux, tarif 12€ par licencié, sur le Raid 60km.

J'ai pas beaucoup roulé cette semaine, un peu de mal à récupérer des efforts de dimanche dernier à La Granit'Montana, effectuant juste mon tour habituel sur route jeudi où j'ai réussi à me booster un peu en revenant sur Jeremy, un Sanglier du Vexin, croisé dimanche dans le Limousin. Samedi matin j'ai roulotté avec Mary, petit tour de cinquante bornes plat et cool pour profiter du beau temps. L'après-midi j'ai échangé nos pneus un leu légers pour monter des MAXXIS profil roulant aux flancs plus renforcés, en vue d'affronter les nombreux silex de la région où nous roulerons demain.

Dimanche 27 juin

Réveil à 5h du mat', Mary a du mal à s'extirper de la couche, sanction pour avoir voulue regarder tardivement la TV hier soir. Nous quittons les Yvelines à 6h55, direction le 76 via l'autoroute A13, grande et belle méto pour ce premier week-end d'été, c'est pas trop tôt.

Une heure plus tard nous arrivons au stade de Moulineaux peu après 7h, où nous retirons nos plaques des cadre. En plus du bon pour la collation d'arrivée, en cadeau on recevait un magazine sportif et une petite bouteille d'eau. Plusieurs têtes connues sont venues (re)découvrir cette belle épreuve, des franciliens avec Thierry & l'Italiano du VTTeam78 de Guerville, Faby, deux Coiffeurs du Manet, Nico de l'ACCB. Mais aussi des vététistes des clubs locaux, comme ceux de VTT ROUEN qui ont du mal à se remettre des gros problèmes de débalisage à leur Oxybike et de l'agressivité de certains vététistes pas très compréhensif.


Balisage au top

D'ailleurs les organisateurs de La Troglodyte ont mis le paquet cette année sur le balisage, pour éviter d'avoir à subir ces désagréments sur les mêmes secteurs; en plus des multiples panneaux flèches mentionnant clairement les parcours 45/60km et de la rubalise, ils avaient ajoutés au sol des bifurcations une poignée de confettis et tracé à ces endroits stratégiques des triangles bleu pointé d'orange, sur les souches et les pierres; on ne pouvait pas se perdre à moins d'avoir besoin d'une visite chez l'occuliste.

Leur souci de préserver l'environnement était aussi bien présent, puisque dès la fin de la course les organisateurs se sont attachés à retirer toute trace de balisage, rubalises comme marques de peintures; gage de leur sérieux et de leur sensibilisation au respect d'un milieu forestier que tout organisateur et participant devrait avoir à l'esprit en vue d'assurer la pérennité des évènements futurs, leurs interlocuteurs de l'ONF, des collectivités locales, des propriétaires privés étant de plus en plus sensibles sur ce point.

On retourne se préparer à la voiture puis nous partons nous échauffer tranquillement en suivant le début du parcours sur route.

Le départ était prévu à 8h, mais finalement sera retardé d'un quart d'heure; on aurait pu dormir un peu plus finalement. Tous rassemblés derrière la banderole sur l'allée menant au stade, on papotait en attendant 8h15.

Départ maîtrisé en peloton groupé Rue Louis Moguen (D67) plane sur 2,3km en suivant un Quad jusqu'à La Bouille, allure 30-36km/h rythme régulier bon pour maintenir l'échauffement, là le Quad s'écarte et on part en épingle à gauche attaquer une ruelle annoncée à 17%, Jean-Marie nous indique la direction dans le virage et souhaite bon courage à tous, les fauves sont lâchés.
Je bloque les suspensions du SPARK et me lance, enfin ce qu'il veut bien donner à froid car il va falloir maintenir l'allure dans ce pourcentage constant et bien soutenu de l'Ancienne côte de Bourgtheroulde. Je monte en danseuse sur le premier tiers, 17km/h, remonte quelques gars, puis me rassois et tourne les guibolles, ma vitesse décroit et retombe à 9km/h. La longueur et la pente vont rapidement faire le ménage derrière et le trou se creuser avec l'avant du paquet.
La pente se calme, sur les 550m de cette première bosse de départ on a déjà avalé 80m de dénivelé positif, départ plus raide et physique que celui de l'an dernier; au moins ça bouchonnera pas lorsque l'on arrivera dans les premiers sentiers.

La bosse se termine en débouchant sur la D132, que l'on va suivre en descente durant 740m, jusqu'au quatrième kilomètre; là on délaisse le goudron pour poursuivre en face sur un chemin descendant rapidement durant 600m dans le sous-bois. On ressort du couvert forestier pour retomber sur la D64, route que j'ai emprunté tout à l'heure avec Mary lors de notre échauffement. On va suivre cette montée régulière durant 1,3km jusqu'à la traversée de la D3. J'ai juste un paquet de quelques gars en vue 100m devant, je modère mon allure et monte au train régulier 19-24km/h pour récupérer un peu du start avant de fournir les efforts à venir.
On traverse la D3 pour poursuivre sur la D64 passant près du château de Robert-le-Diable, encore 630m de bitume et kilomètre 6.4 nous posons les crampons sur le premier chemin forestier du parcours, c'est parti pour 3h36 d'efforts endiablés.

Le départ en bosse à fortement étiré le peloton, tranformé en chapelet éclaté de coureurs sur l'avant de la course; j'ai juste deux gars en ligne de mire à 50m devant, qui disparaîtront assez vite. Je vais alors rouler seul une bonne partie du parcours, j'étais seul pour attaquer les singles, pas gêné, roulant à mon allure dans ces parties ludiques un chouilla technique, le pied intégral. Derrière c'était pas aussi cool, certaines connaissances qui faisait la rando ont été gêné par les vététistes moins aguerris, car comme le tracé tournicotte et tressaute sans cesse, avec des franchissements de buttes, des racines et du cailloux à passer, dès qu'un gars refuse l'obstacle c'est la chenille assurée derrière lui.

J'avais l'intention de faire cette Troglo en mode cool et d'en profiter pour faire de belles photos, mais au final l'APN est resté bien au chaud dans le Camel car pour une fois depuis 3 semaines j'avais la forme et j'ai laissé les chevaux s'exprimer, en relançant souvent et sans rechigner à écraser les pédales; ça fait du bien quand on sent que l'organisme répond aux fortes solicitations, alors j'ai donné sans compter et ça a tenu 55 bornes.

Passé le premier chemin qui longeait l'A13, le rythme cardique revenu à une valeur plus raisonnable, le parcours nous faisait rentrer dans le vif du sujet pour dévorer ce que l'on est venu chercher ici; une premiere rasade de singletracks ludiquo-technique dans la sapinière; là le sentier de terre sèche suivait ou coupait peu les lignes de côtes, montant et descendant légèrement, tournicotant entre arbres, roches et relief du terrain, parfois en très léger dévers, la bordure souvent matérialisée par un empilement d'un ou deux petits troncs. J'avais l'impression de me retrouver sur les sentiers de randonnée pédestre que l'on trouve en montagne; superbe travail d'aménagement de l'équipe organisatrice et/ou des associations de marcheurs locales.

Le tracé se rapprochait ensuite de l'échangeur de Maison Brûlée, pour redescendre ensuite et passer sous le pont de la D438. De là on repartait en remontant sur de nouveaux sentiers aussi sympa, ponctués de courtes montagnes-russes répétitives longeant le premier secteur de grottes dont on appréciait la fraîcheur en les longeant, passant par Les Roques, avec une bosse plus ardue dans un chemin en creux où le sol de tapis de feuilles couvrant une terre souple n'offrait pas un rendement favorable au roulage, casse-guibolles en somme. A ce moment j'étais revenu sur trois gars, dont deux tête-dans-le-guidon qui disparaîtront en descendant à gauche sans avoir vu la croix au sol, alors qu'il fallait repartir à droite dans la bosse, là où j'ai dépassé le troisième gars.

Par la suite je reviendrais avant le premier ravito sur un compétiteur en semi-rigide parti un peu trop vite, on roulait souvent ensemble, lui un peu plus puissant ouvrant sur les chemins plus 'roulant', je revenais et passait devant pour les sessions de singletrack plus techniques où il se traînait plus.

Le tracé repartait dans une nouvelle enfilade de sentiers, vraiment on est gâté ici et on prend plaisir à rouler sur ce terrain propice au VTT, le parcours faisait un aller-retour vers le fond tout noir d'une grotte sponsorisée par OVERSTIM.s où une barrette bleue fluorescente indiquait la voie, la fraîcheur sous cet abri de calcaire étant la bienvenue. On s'éloignait ensuite vers l'ouest de la Forêt Domaniale de La Londe-Rouvray par un agréable petit chemin, passant la tête courbée dans un court petit tunnel sous la voie ferrée, nous amenant dans une portion de chemins plus roulant où l'on pouvait remonter la moyenne et écraser les pédales, un peu dans le genre de La Translovérienne. On est ainsi revenu sur un gars de St-Lo, qui s'est accroché et m'a dépassé dans la longue remontée de 900m du 19ème kilomètre, puis je l'ai repassé et par la suite on la décroché dans toute la partie 'plus roulante' du plateau forestier au moindre relief en y menant un train soutenu. On repartait ensuite en faux plat descendant rapide, puis un bout de piste forestière rapide menant à un nouveau secteur de sentiers techniques et ludique, petits virages, petites descentes, relances, du bonheur.

Ceci nous amenait au kilomètre 23.67 où était monté le 1er ravito au niveau de l'ancienne gare de la Forêt de La Londe. On s'arrête 27 secondes, le temps d'avaler une pâte de fruit et un verre de Coca; il va faire chaud et l'hydratation ne doit pas être négligée, même si mon Camel était rempli avec 3 litres de boisson énergétique. Un des bénévoles souriant me demande si Mme Pédalator n'a pas pu me suivre; ben à l'inverse de dimanche dernier, la Mary aujourd'hui n'avait pas les jambes et vu le rythme que j'ai mené depuis le départ...

En repartant du premier ravito, sans qu'aucun autre coureur ne soit encore revenu sur nous, on suivait une portion du final de l'an dernier, longeant quelques instant la voie ferrée pour remonter en portage un talus pentu sous le pont de la N138, pour suivre ensuite cent mètres de petite route d'où l'on repartait en bonne grimpette dans le sous-bois près du Chêne Rabutté. On allait alors remonter longuement durant 1.7km, ça grimpait pas vraiment fort mais j'avais l'impression de ne pas avancer, comme si l'arrêt ravito même très court avait coupé mon rythme et qu'il me fallait vaincre l'inertie pour relancer la machine. Mon compère de ride semblait plus vaillant et s'est éloigné au fur et à mesure, je l'ai gardé à vue au loin un moment, puis j'ai baissé un peu mon rythme pour récupérer un peu sans brûler mes cartouches à essayer de le suivre. Et puis j'avais trouvé la partie précédente un peu trop roulante par rapport à mes souvenirs de l'an dernier, je me disais donc qu'il vallait mieux en garder sous la pédale pour la suite des réjouissances qui risquait fort de nous réserver encore moult sentiers tortueux agrémenté de son lot de dénivellations positives à tendance parfois vicieuse (remarque j'aurais fait pire si je traçais; à deux reprises on est arrivé face à des sentiers très raides -type tout droit bien démoralisant sous le soleil- que j'aurais fait gravir, alors que là on repartait au pied  plus cool).

Bien m'en a pris, c'est exactement ce qui s'est passé et je suis revenu plus frais sur mon compère de route dans les superbes parties de singletracks techniques et ludiques qui suivaient. J'en ai bien profité et en toute lucidité je me suis régalé dans ces virolos, passages de buttes, petites descentes, woops, montagnes-russes, dévers, zones de racines et de silex où mieux vaut ralentir son train roulant arrière que d'essayer d'y passer en dérapage, sous peine de se faire découper le flanc comme c'est arrivé à Alain.

Descente rapide sur un chemin, ça dépote, de trop; mince coup de freins, sacré HOPE X2 qui mettent du temps à ralentir, bilan tout droit d'un mètre en rab dans la mauvaise voie, le balisage repartant à gauche dans un sentier grimpant sec. Fin de la bosse, pas de répit on fait tomber les pignons et on rembraye, aidé par le faux plat descendant menant vers le Carrefour de l'Épine du Haut Plumet. De là on repart dans une grande enfilade de sentier super sympa à tendance descendante, qui nous amenait au pied d'une longue remontée de 870m coupant régulièrement les lignes de côtes. Celle-là je crois qu'on l'avait déjà remonté l'an dernier -où une vraiment similaire- pas vraiment forte et les cuisses s'en reprennent un coup. On pouvait ensuite récupérer un peu sur les chemins et nouveaux sentiers, pour redescendre longer, traverser puis retraverser la voie ferrée pour aller chercher de part et d'autres les multiples singletracks ludiques du secteur, plaisir inside.

Kilomètre 39.7 en haut d'une montée régulière on passait sous un hamac tendu en travers du chemin d'où un gars nous regardait en souriant, mais après c'est nous qui reprenions sourir dans la suite de sentiers se faufilant entre les arbustes, les racines et les silex.

C'est ainsi qu'on arrivait au 2ème ravito passé le 42ème kilomètre; là aussi je m'impose une pause réhydratation, un verre d'Ice Tea pêche, j'avale une pâte de fruit et je repart de suite alors que mon compère poursuit son arrêt. Il demandait combien de bornes il lui restait encore à faire avant de voir l'arrivée.

Un bout de chemin, à gauche toute pour un très petit portage, histoire d'escalader 5m de butte afin de rattraper le sentier au dessus. Un petit panneau humoristique annonçait les prochaines réjouissances : "si tu arrives rincé au Mont à La Chèvre, cramé tu sortiras du Mont à La Chèvre". Ce Mont à la chèvre, où les fantassins Canadiens venus libérer La Londe payèrent un fort tribu en s'opposant aux occupants allemands lors de la dernière guerre, s'avèrera effectivement sélectif pour les organismes déjà entâmés; le parcours y montant régulièrement,  en suivant au début un étroit sentier tortueux sur sol irrégulier, ça tournicote de droite et gauche, c'est ludique et physique, on fait le tour du Mont, puis on s'en éloigne, toujours sur sentier sympa mais usant. Je dépasse un jeune en semi-rigide qui peste ("ça me pète les co...s" ) tellement ça tournicote et tressaute; il est mûr pour faire de la route celui-là .

J'ai un poil plus de 45 kilomètres au compteur quand j'aperçois le panneau de séparation des parcours 45 et 60km, je repart sur la boucle finale qui débute par une montée sur chemin pas trop forte, mais qui use encore un peu plus, je monte en danseuse avec un peu de braquet pour détendre un peu les muscles, puis le parcours nous emmène récupérer dans des sentiers agréables suivant les crêtes et lignes de côtes entre les fougères sous le couvert des sapins. On contourne ainsi un relief du massif forestier Est, pour revenir sur le versant ensoleillé parsemé de massifs d'épilobes, session bucolique, le sentier remonte de plus en plus, en avant sur le bec de selle, ça se raidit dans un premier virage que j'arrive à passer, deuxième virage et là alerte de crampe sérieuse; je descends du spad et termine 10m à pied du raidard, en prenant soin de m'hydrater convenablement par la suite.

On est arrivé sur le plateau forestier, repos récupérateur et tournage de gambettes sur les chemins et allées planes mais où je ne peux plus envoyer autant de braquet, néamoins je ne lâche pas le morceau. Au bout d'une grande allée filant vers la D132 il y avait un bénévole confortablement assis sur sa chaise pliante, il me reconnaît et m'encourage au passage en m'indiquant qu'il reste 8 bornes avant l'arrivée. Il m'a demandé mon numéro de plaque alors que j'étais déjà en train de relancer -heu, de repartir- j'ai hésité le temps que le neurone se réveille pour lui crier 456 je crois !

Le parcours longe ensuite la lisière ombragée en bordure de l'A13, puis repart dans un sentier ludique mais un peu usant, de légères descentes-remontées, des relances, à ce moment j'ai pensé "c'est bon Jean-Marie, j'ai ma dose tu peux m'envoyer l'arrivée", mais c'est pas comme ça que ça se passe à la Troglo...

En redescendant, le parcours 60km rejoint le tronc commun avec le 45km, on repartait ensuite sur un bon kilomètre de chemin roulant quasi plat vers Grand-Couronne, où j'ai retrouvé assez de jus pour rouler vite, puis on revenait en arrière suivre de part et d'autre de la voie ferrée du sentier que j'ai avalé au train, deux fusées me talonnant m'ont passées dans une remontée où je sentais les guibolles usées.

On longe la voie ferrée et on entre alors sous le long tunnel de 500m déjà emprunté l'an dernier, c'est tout noir, il y fait frais c'est appréciable, juste une tâche lumineuse au loin. J'ai sorti de ma poche la loupiotte que j'avais pris soin d'emmener comme l'an dernier, je l'allume et la cale entre mes dents, son faisceau verdâtre n'est pas bien large mais suffisant pour voir à 2m où l'on se dirige et ça permet de maintenir une allure de roulage constante assez vive. Je longe la paroi droite, là où  le sol est lisse, le centre étant tapissé de ballast, des barreaux lunmineux bleus fluorescents ont été disposés pour matérialiser la voie à suivre. Sortie du tunnel, plus d'eau dans le Camel, chiotte j'aurais du remplir au dernier ravito, mes 3 litres n'auront pas suffi par cette chaleur. Au dehors on retrouve un peu de monde, des randonneurs du 35km, des compétiteurs frais du 45km et des moins frais du 60km qui ont bâchés sur le 45km, j'ai dépassé, pas gêné.

On repart dans le sous bois tournicoter dans de beaux sentiers, mais la fatigue est là, on passe sous un court tunnel, des panneaux indiquent l'arrivée en décomptant chaque kilomètre, genre ça en finit pas de finir, car je m'attendais à une arrivée en profil descendant comme l'an dernier, tandis que là on terminait sur des sentiers en montée perpétuelle et les crampes ont commencées à s'y manifester, de plus en plus vivaces dès que ça grimpait un peu plus fort, j'avais beau essayer de tirer du braquet, de monter debout, si je soulageais un coté c'est l'autre qui se réveillait, et plus d'eau à boire pour essayer d'améliorer la chose; je paye mon train d'enfer. Allez un denier effort, on revient sur un morceau de bitume moins pentu, j'arrive à emmener du braquet et monter debout sans réveiller les crampes, voici enfin l'arrivée, pas fâché d'en terminer en 3h39'44 roulé (3h42'48 total). Le premier lui aura bouclé ses 60km en 3h10 (19km/h).

Jean-Marie et sa Tribu nous ont encore bien gâtés cette année avec ce parcours tracé tout en Forêt Domaniale de La Londe-Rouvray, l'un des massifs forestiers les plus vastes de Normandie, ses charmes, chênes, hêtres, pins sylvestres nous procurant un ombrage bien agréable en cette chaude matinée de début d'été. Les connaissances qui sont venues ont aussi bien appréciées ce superbe parcours regorgeant de singletracks variés, fruit d'un travail de renouvellement et de création de nouveaux passages qu'il faut encore ici saluer. Tout était parfait, ravitos, sécurité, balisage, une bien belle organisation.

Pas mécontent de ma course où pour la première fois depuis mon retour de la Transvé j'ai enfin pu retrouver un rythme tonique. Serait-ce à dire qu'il me fallait un mois pour en récupérer.

On est resté papoter en attendant la remise des prix, sans avoir demandé mon classement à l'arrivée je pouvais figurer sur le podium en Vétérans A car au dernier bénévole qui nous indiquait notre position durant la course j'avais entendu que j'étais dans les 25 premiers. Effectivement j'ai été appelé pour la 3ème place dans ma catégorie; une coupasse et un pod' de plus pour POISSY VTT cette saison.

Nous étions 450 compétiteurs et randonneurs au départ ce matin, contre plus de 400 l'an dernier; pas mal vu qu'il y avait aussi de grosses rando comme l'Epône Tour  dans les Yvelines ou la course de La Revancharde qui attire toujours pas mal de compétiteurs. C'est aussi bien que l'effectif se limite, la bonne ambiance sur cette épreuve reste ainsi préservée (pas de panier de crabes comme sur certains XC courts) et cela assure une certaine fluidité dans les multiples sentiers.

Mary a terminée cool, mais ravie de son 60km, pas en jambes aujourd'hui pour faire une perf, avec quelques égratignures et bleus en plus sur sa carapace endurcie, quémandant de la flotte sur les douze derniers kilomètres, de bonnes âmes l'ont dépannée pour éviter la désydratation.

Nous sommes ensuite rentrés vers notre chaumière avant que l'A13 ne s'emplisse des retours franciliens d'un magnifique week-end chaudement ensoleillé, savourant la douche au retour, dévorant la plâtrée de nouilles de quatre-heure, puis un essai de petite sieste fut le bienvenu car j'avais les jambes un peu fatiguées, je sais pas pourquoi...

Pédalator


Les classements

Scratch 45 et 60km / Scratch Dames / Scratch Hommes


Les catégories

Juniors Homme & DameNé de 1991 à 199345 km
Seniors ANé de 1980 à 199060 km
Seniors BNé de 1970 à 197960 km
Vétérans ANé de 1960 à 196960 km
Vétérans BNé en 1959 et avant45 km
Dame ANé de 1980 à 199045 km
Dame BNé en 1979 et avant45 km
Tandem 45 km

Profil du parcours 60km

Profil du parcours 60km

Les données de Pédalator

ParamètresPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ : 08h15'26
Temps roulé : 3h39'44
Temps total (avec arrêts): 3h42'48
Moyenne: 16.4 km/h
Vitesse max.:  48.5 km/h
Distance: 59.96 km
Réglage compteur : -
Dénivelée positif cumulé:+1200 m+1333 m
Dénivelée positif TrainingCenter-+1401 m
Dénivelée positif CartoExploreur-+1633 m
Dénivelée négatif cumulé :-1235 m-1288 m
Dénivelée négatif TrainingCenter:--1329 m
Température Min/Moy/Max: -
FC Min/Moy/Max: Sans ceinture
Calories  3016 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelAuto
Fichiers échantillons TRK
Distance/dénivelée annoncés :60km
45km
GPS Firmware Revision-2.90
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26"x2.10"1.8 bars   
Arrière :MAXXISRanchero LUST26"x2.00"1.8 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXSID World Cup 2010100/100Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc92Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

A Lire, à voir

Le site de l'épreuve : Troglodyte

Galerie de photos Olivier.Benois sur picasa : LaTroglodyte2010


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Dernière mise à jour : lundi 27 juin 2011 18:18

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