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Vacances d'été 2008

La Javie / Champourcin (04)


Retour en pays Dignois

Séduits par la région de Digne-les Bains découverts lors de nos participations au Raid des Terres Noires,
nous avons décidés cette année de revenir dans le coin pour approfondir le sujet,
mais cette fois plus longuement qu'un simple week-end.

Nous souhaitions trouver une location de vacances dans le triangle Gap/Digne/Barcelonnette,
permettant d'aller grimper les grands cols, de marcher et rouler en altitude (fraîcheur appréciable en été),
de faire du VTT dans une région s'étalant de la moyenne à la haute montagne.
Malgré une recherche effectuée au dernier moment, c'est à 16km de Digne
que nous avons trouvé un gîte calme et isolé, au bord de la rivière La Bléone,
au lieu-dit Champourcin situé à 3,2km du petit village de La Javie.
Ne pas confondre avec le lotissement Champourcin situé au Nord de Digne-les-Bains.


Samedi 26 juillet - Voyage

debout ! Réveillés à 5h. Un bon moment passé pour charger le break avec nos 4 vélos, les sacs, les provisions, puis nous quittons les Yvelines avant 7h30, direction le sud pour 15 jours de vacances.

Le Bison affûté est de notre coté sur la majorité du trajet, je n'ai jamais vu l'autoroute A6 aussi peu chargée; pas plus de monde que lors de nos déplacements de week-end. Ça va se compliquer après le viaduc de Monestier-de-Clermont, en récupérant la Nationale 75. Là ce sera circulation, ralentie par les caravanes et mobil home, voir arrêts total en arrivant vers Aspres-sur-Buëch. Par la suite on pourra zapper quelques kilomètres de bouchons en empruntant quelques petites routes secrètes après Aspremont et jusqu'à Serres, car on est déjà venus en vacances dans le coin. De nouveau circulation plus ou moins ralentie via la N75, une nouvelle astuce à Laragne-Montéglin pour éviter un bon kilomètre de bouchon, roulottage jusqu'à Sisteron pour retrouver le calme en prenant via portion d'autoroute A51 puis la N85 la direction de Digne-les-Bains, qu'on dépasse pour parcourir les 13 kilomètres menant à La Javie, là il reste 3,2km de petite route tournicotant au pied de la montagne et en bord de La Bléone pour parvenir un peu avant 17h au chemin menant à notre gîte (waypoint), où le propriétaire M. PIQUET nous attendait à l'ombre.

Discussion, rafraîchissements, consignes, puis on vide le break et découvrons notre gîte; il y en avait deux autres dans cette ancienne maison forestière de Champourcin. L'hébergement est rustique, l'outillage de cuisine plutôt restreint, la déco invisible, mais comme on passe la majeur partie du temps dehors cela ne nous dérange pas, l'avantage étant le calme du lieu dont le silence n'est que légèrement troublé par l'écoulement permanent de l'eau de la fontaine. Et puis en cas de grosse chaleur, il suffit de parcourir 200m pour tremper les pieds dans la rivière La Bléone.

On retourne sur Digne-les-Bains faire quelques courses alimentaires au Carrouf du coin. En ressortant du magasin on devra attendre une accalmie du gros orage qui déverse ses trombes d'eaux. Ce sera la seule période sur 15 jours où l'on verra autant d'eau tomber du ciel, moins de deux jours après le sol était redevenu sec de chez sec.

entrée du gîte 1 chambre
entrée du gîte 1 chambre
coin apéro à l'ombre
coin apéro à l'ombre
vue Nord, le Sommet de Triey
vue Nord vers
le Sommet de Triey
la fontaine
la fontaine délivre une
eau de source fraîche
vue Est sur la Crête de Pompe
vue Est sur
la Crête de Pompe
vue Est sur la Crête de Pompe
la Crête de Pompe
vue sur le Sommet de Pompe
vue au sud
sur le Sommet de Pompe
vue sur le Sommet de Pompe
le Sommet de Pompe

Dimanche 27 juillet

Ce matin nous partons découvrir les environs en vélo de route. J'ai repéré un tour d'une bonne centaine de bornes partant du gîte et menant vers Seyne, avec passage de petits cols, autour du sommet du Blayeul (2189m) le sommet pelé et surmonté d'un pylône qui domine le coin. J'ai chargé ce parcours dans mon GPS Egde705 avant de partir, ainsi que toute la cartographie vectorisées des départements 04/05 où nous allons évoluer durant nos 15 jours de congés.

Ce tour du Blayeul peut être effectué dans le sens anti-horaire, comme nous allons le faire ce matin, dans sa version plus difficile. Où dans le sens horaire, version cool pour une séance de décrassage, ce que nous ferons un autre jour dans la semaine. Il est aussi possible de le réduire à 60km en passant par Verdaches sans aller à Seyne.

La Bléone face à Champourcin
La Bléone face à Champourcin

On démarre à 8h43, avant que le soleil ne tape trop, en partant du gîte avec 3,2km de petite route en très léger faux plat descendant jusqu'à La Javie, où on s'engage sur la D900, axe routier de liaison menant vers Seyne. Pendant 11km on va ainsi monter doucement et régulièrement sur cette route au beau revêtement. La pente s'accentue au niveau du Labouret avec les deux premiers virages en lacets, puis viennent de bonnes portions à 10% soutenues sur beau bitume durant les 1,4km précédant l'arrivée au sommet du Col du Labouret (1240m).

Col du Labouret (1240m)
arrivée par La Javie au
Col du Labouret (1240m)
Col du Labouret (1240m)
Col du Labouret (1240m)
Col du Labouret (1240m)
Col du Labouret vers Seyne
Col du Labouret (1240m)
arrivée coté Seyne
au Col du Labouret

Bascule au sommet, puis trois virages et début de descente douce menant vers la D900a qui longe la rivière Le Bès, en remontant tout doucement durant presque 8km jusqu'au Col de Maure (1346m). Sur notre droite la montagne de l'Ubac.

Montagne de l'Ubac
D900, avant Le Vernet
Montagne de l'Ubac
Montagne de l'Ubac
au loin Le Blayeul
vue sur Le Blayeul
Col de Maure (1346m)
Col de Maure (1346m)

On redescend durant 5km vers Chaudon, pour remonter ensuite vers Seyne où l'on grimpera voir la citadelle, un fort Vauban surplombant ce petit village animé. Sous les arcades du pont du fort on trouve un robinet d'eau pour remplir les bidons.

Seyne
Seyne
Citadelle de Seyne
Citadelle de Seyne
Citadelle de Seyne
Citadelle de Seyne,
fort Vauban

On repart par la D7, qui va commencer à bien grimper à partir de Ste Rose, montée forte et parfois soutenue durant presque 4km jusqu'au Col du Fanget (1459m) offrant un beau panorama.

Col du Fanget
 
Col du Fanget Col du Fanget Col du Fanget Col du Fanget
vues avant d'arriver au Col du Fanget Col du Fanget (1459m)

Le profil est ensuite descendant sur presque 30km, via Auzet sur la D7 où l'on rejoint la D900A au niveau de la Clue de Verdaches, puis via Barles et un peu plus loin la belle Clue de Barles.

descente du Col du Fanget descente du Col du Fanget descente du Col du Fanget
En redescendant du Col du Fanget
Clue de Verdaches Clue de Verdaches
Clue de Verdaches
Clue de Barles Clue de Barles Clue de Barles Clue de Barles Clue de Barles Clue de Barles
Clue de Barles

Un peu plus bas nous arrivons au tunnel de la Clue de Pérouré (plus d'info géologiques sur ce site).

Clue de Pérouré Clue de Pérouré Clue de Pérouré
Clue de Pérouré

On Quitte la D900A pour commencer à remonter doucement la D322 vers le Clot de Jaline, on grimpe ensuite jeter un oeil au petit village perché de Marcoux, pour redescendre rejoindre la D900, large axe routier qui remonte jusqu'à La Javie, en passant la belle bosse rectiligne au beau bitume en sortie du Brusquet.

La Bléone La Bléone
La Bléone avant Marcoux

On remonte le faux plat menant à Champourcin et comme le compteur n'affiche que 84km et les jambes sont encore fraîches, on décide de pousser plus loin sur la D107 qui remonte doucement la vallée, traversant Blégiers, poursuivant vers le village de Prads-Haute-Bléone.

Prads-Haute-Bléone Prads-Haute-Bléone Prads-Haute-Bléone Prads-Haute-Bléone Prads-Haute-Bléone
Prads-Haute-Bléone

Là on ira jusqu'au bout de la route qui grimpe à La Favière, puis on la redescend pour remonter l'autre branche jusqu'au parking des Eaux chaudes, début de la piste menant au refuge de l'Estrop.

La Favière La Favière La Favière
La Favière

Retour vers le gîte pour 15h26, où l'on dévore un bon plat de nouilles pour refaire le stock de glycogène.

Profil du jour
Paramètres - ROUTEPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :8h43'578h43'27
Temps roulé :5h24'264h56'36
Temps total :5h24'50-
Temps total (avec arrêts):-7h02'55
Moyenne:21,4km/h23,4km/h
Vitesse max.:58,5km/h58,3km/h
Distance:115,2km115,66km
Réglage compteur :2100 mm-
ODO (CR1)2099,4km-
Dénivelée positif cumulé:+1720m+1867m
Dénivelée négatif cumulé : -1705m -1867m
Température Min/Moy/Max: 14/28/42°C -
FC Min/Moy/Max:63/116/170sans ceinture
Calories2055 kcal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :AutoAuto
Fichiers échantillons :-TRK

Lundi 28 juillet

en travaux


Mardi 29 juillet

Une forte envie de revenir se frotter aux grands cols avec nos vélos de route, alors ce matin nous partons de bonne heure en voiture vers Barcelonnette, on se gare en bordure de la petite route D109 juste à droite après Les Thuiles, une fois passée la bosse du départ de cette route. Ainsi on aura quelques kilomètres pour s'échauffer avant d'attaquer le premier col.

On remonte doucement les 2,2km de la D109 jusqu'à son carrefour avec la D908, on prend alors à gauche vers Barcelo en continuant la douce montée, tournage de jambes en vélocité durant 300 bon mètres. On arrive au carrefour avec la D902 qui descend durant 3km vers le centre de Barcelonnette. De là on va suivre la route D900 sur 8,25km menant en doux faux plat montant (avec pas mal de circulation, dont des poids lourds filant vers l'Italie, bref pas glop) à Jausiers (1213m). Là on a déjà 14km au compteur, pour 36 minutes d'échauffement. On part à droite pour 23,44 km d'une longue montée menant au Col de la Cime de la Bonette qui culmine à 2802m. Les pros du Tour de France l'ont empruntés cette année, mais dans l'autre sens. Du coup sur ce col on va rencontrer plusieurs touristes étrangers venus se frotter à l'altitude, certains avec des développements inappropriés et/ou une difficulté certaine dans les longues grimpettes de col. Bref à cette heure matinale avec Mary on s'est fait doubler une seule fois par un affûté local que j'aurais pu suivre seul et on a doublé un paquet de 'clients' sans forcer.


Cime de la Bonette
en vue

La montée aura durée 2h15 à l'allure de Mary, soit 10.5km/h, en tout début de vacances donc sans acclimatation et avec de la fatigue du boulot dans son organisme. Des hordes de mouches ont accompagnées notre montée au col, pénible et difficilement évitable si ce n'est en roulant à au moins 5km/h de plus. La majeure partie de la montée de La Bonette par ce coté est régulière et ne présente pas de pourcentage trop dur, il y a même une zone de récupération une fois passé le Faux Col de Restefond (2656m), avant d'attaquer le morceau final, la route qui fait le tour de la Cime de la Bonette, dont le dernier kilomètre présente une pente soutenue avec des passages à 11 et 12%, pour arriver enfin à la stèle  altitude 2802m.

Récupération, séance photos sur ce beau panorama, pas trop de vent cette fois-ci. Petite veste coupe-vent et manchettes enfilés, on redescend par le même chemin.

La stèle (2802m) Mary devant la stèle (2802m)
vues au sud, coté Parc National du Mercantour
Jausiers vers le Col de la Cime de La Bonette
Le profil de ce col

On repasse Jausiers, puis Barcelonette, pour débuter la remontée vers le Col d'Allos. qui commence par le faux plat montant de la D902 rejoignant la D908 qui monte au Col. Cette route est très peu empruntée, on a du croiser un seul cyclo et bien peu de voitures, ça c'est cool. La route est belle et plus étroite que celle de La Bonette, pas mal de passages ombragés en traversant les forêts, une fois dépassée la zone longeant la paroi où le soleil et l'absence de brise

Après 13,3km de grimpette, altitude 1909m, il faut envisager de rebrousser chemin car le ciel s'est lourdement chargé de nuages orageux; au loin vers le Nord des sommets disparaissent déjà dans la sombre grisaille et ça semble bien rincer dessous. De plus Mary commençait à fatiguer dans les pourcentages plus soutenus, donc on préfère assurer la prudence en ce début de vacances et faire demi-tour à 4km du Col, pas grave on reviendra le faire en entier un autre jour.

Quelques gouttes tombent alors que nous descendons, puis ça s'arrête sans avoir eu le temps de mouiller la chaussée, elle restera même sèche sur les 4/5 de la descente, le soleil revient.

route du Col d'Allos route du Col d'Allos

On redescend récupérer la voiture, voici un bon tour qui s'achève, retour vers le gîte.

Profil du jour
Paramètres - ROUTEPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :9h10'239h09'53
Temps roulé :5h33'085h32'11
Temps total :5h33'22 
Temps total (avec arrêts):-6h22'57
Moyenne:17,9km/h17,9km/h
Vitesse max.:58,4km/h58,0km/h
Distance:98,9km99,12km
Réglage compteur :2100 mm-
ODO (CR1)2198,3km-
Dénivelée positif cumulé:+2390m+2611m
Dénivelée négatif cumulé : -2365m -2529m
Dénivelée positif (IGN):-+2658m
Température Min/Moy/Max: 16/26/36°C -
FC Min/Moy/Max:60/119/169sans ceinture
Calories2282 kcal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :AutoAuto
Fichiers échantillons :-TRK
-Jausiers - Col de la Cime de La Bonette

Mercredi 30 juillet

Ce matin nous laissons les vélos se reposer, le temps d'une bonne marche pédestre, avec comme objectif d'atteindre un beau sommet des environs de Digne-les-Bains. Nous avons un peu préparé la chose en effectuant les semaines précédentes quelques marches en région parisienne, mettant l'accent sur montée et descente, histoire d'habituer les muscles à cette activité qui sollicite des les jambes différemment de notre sport principal, à savoir le vélo.

A 8h15 je gare la voiture sur la place du petit village d'Archail (961m). En arrivant ainsi assez tôt on a plus de chance d'y trouver de la place, on commence aussi la montée en profitant de la fraîcheur et de l'ombre. Les pieds enfournés dans les godillots de marches, nous débutons notre rando pédestre juste avant 8h30, direction le Pas d'Archail en suivant le balisage.

mairie d'Archail (04)
Archail (04), sa mairie
place d'Archail (04)
son église
le bar d'Archail
son 'Café'
la fontaine d'Archail
sa fontaine

Le début de montée est régulier et aisé sur une piste maintenant gravillonnée sur laquelle les voitures peuvent encore s'aventurer durant 1,4km menant à un replat -au pied de la réserve d'eau du Tourounet- où les habitués déposent leur voiture pour zapper un début de montée d'intérêt moyen. Nous on monte à pinces et on profite du paysage pendant ce temps là.

la piste, bof-bof réserve d'eau du Tourounet
fin de la piste au niveau
de la réserve d'eau

La piste laisse place à un chemin un peu caillouteux qui entre dans le sous-bois, la pente s'y accentue notablement en grimpant droit devant sur plus de 700m, on rejoint alors une piste. Les framboisiers bordent le chemin et n'attendent que les mains des gourmands. Droite-gauche pour suivre désormais un sentier qui poursuit la montée en sous-bois, début du domaine des hêtres. Au bout de 300m on recroise une autre piste, le sentier poursuit en face durant 800m, la progression y devient plus facile car moins pentu, puis on arrive aux virages en lacets précédant une zone de pierriers qui précédent l'arrivée au Pas d'Archail.

le sentier repart
le sentier
le sentier avant les pierriers
chouette sentier

La pente devient un peu plus forte, du gravier tapisse le sentier qui montre plus loin un premier rétrécissement et passage un poil plus aérien, rien de bien méchant car le sentier est bien aménagé toutefois. Le vertige de Mary entre alors en action, le stress monte, on commence à faire demi-tour quand on entend plus bas des voix ; deux promeneurs sont en train de monter le sentier. Mary souhaite attendre et se renseigner sur la suite des festivités.

Arrivent tranquillement Yves et Colette, l'un accompagnateur au CAF. Bonjour, discussions, Mary un peu rassurée profite de l'occasion et on va essayer de poursuivre la montée avec eux. Très sympa Yves va aider Mary, il a l'habitude d'accompagner des gens sensibles au vertige, on va ainsi passer la fin de la grimpette, traversée de pierriers, puis du sentier caillouteux impressionnant avec le gaz à droite, mais c'est assez large, le plus dur est fait. On poursuit le sentier plus calme entrant en sous-bois, on arrive au Pas d'Archail (1667m), source, abreuvoirs en tôle, cabane du berger, belle vue sur le petit Sommet du Cucuyon (1886m). Un autre groupe de promeneurs fait une pause.

le Cucuyon
le Cucuyon
le Couard est en vue
le Couard est en vue
le Cucuyon
le Cucuyon

Le Sommet du Couard est en vue, après une petite pause nous partons dans sa direction, Yves et Colette ouvrant la marche. Le sentier est à peine visible et quasi pas balisé ici, il faut connaître, seuls quelques piquets en marque les lacets, c'est le domaine du mouton.

Le final sera un peu plus délicat à passer pour Mary, il n'y a plus de végétation et le sentier disparaît parfois, laissant place aux drailles des ovins sillonnant ce monticule où cailloux et racines sont majoritaires. Un dernier effort et après 5h15 de marche et pauses s'ouvre à nous sur 360° un magnifique panorama sur fond de ciel bleu baigné d'une lumière éclatante, le but de la balade est atteint, Sommet du Couard altitude (1988m), grâce à Yves et Colette, car sans eux nous n'aurions pu accéder ici, encore une victoire sur le vertige de Mary, Yes !

Nous profitons de cette superbe vue, Yves me détaille les différents sommets des environs, on peut apercevoir en contrebas la zone des Terres Noires où se déroule le Raid VTT auquel nous avons participé en juin, avec le Sommet de Cousson au loin, l'arrête de la Barre des Dourbes plus près, on voit aussi Archail et sa réserve d'eau. Nous posons les sacs et dévorons le pique-nique tout en nous emplissant les yeux et la tête de ce fabuleux décor.

Mary et JM
Mary et Pédalator au
Sommet du Couard

la barre des Dourbes

Cucuyon,
Montagne du Cheval Blanc,
Montagne de Tournon
les Terres Noires
Vue sur les Terres Noires,
Archail et sa réserve d'eau
les Terres Noires
les Terres Noires
nos guides
nos guides, Yves & Colette

Il est désormais temps de repartir, nous quittons notre perchoir et redescendons, en suivant une voie un peu plus directe pour redescendre du Couard, puis le même chemin qu'à l'aller par la suite, avec une bonne pause au niveau des framboisiers en croisant la piste plus bas, miam.

Parvenus au 'parking' de la retenue d'eau, Yves et Colette nous proposent de nous redescendre en voiture jusqu'à Archail, évitant ainsi la descente sur la piste pas très intéressante ( et au soleil qui tape bien désormais). Bonne idée, nos pieds et genoux apprécient l'invitation. Arrivés sur la place d'Archail on fera tinter à deux reprises la sonnette du café, mais vu que c'est l'heure de la sieste personne ne venant nous repartirons en voiture vers Digne-les-Bains à la recherche d'une terrasse de café ombragée où nous offrons un rafraîchissement à nos guides improvisés. Après un au revoir et grand merci, nous rentrons au gîte, bien contents de cette belle journée.

profil du jour
en route pour le Pas d'Archail
Paramètres - MARCHEGARMIN
Edge705
Départ :8h26'27
Temps marché :3h36'42
Temps total (avec arrêts):5h59'58
Moyenne:3,0km/h
Vitesse max.:7,1km/h
Distance:10,80km
Dénivelée positif cumulé:+1068m
Dénivelée négatif cumulé : -906m
FC Min/Moy/Max:sans ceinture
Calories
Période échantillons :Auto
Démarrage compteur :Auto
Fichiers échantillons :TRK
 

Jeudi 31 juillet

en travaux


Vendredi 1 août

en travaux


Samedi 2 août

en travaux


Dimanche 3 août

en travaux


Lundi 4 août

Aujourd'hui nous prévoyons un bon gros tour en vélo de route sur un classique des environs de Briançon ; Les Trois Cols dans lequel on enchaîne successivement la grimpette du Col des champs, du Col de la Cayolle et du Col d'Allos, ce périple pouvant s'effectuer dans un sens comme dans l'autre, mais l'intérêt et la difficulté de la chose penchent en faveur du sens anti-horaire que nous allons entreprendre ce matin.

Nous avons garé de bon matin la voiture sur le petit parking de Beauvezer, ce qui permet d'avoir un peu plus de 5km d'échauffement en léger faux plat montant sur la D908 avant d'attaquer la première montée. Celle-ci débute à la sortie du village de Colmars, à 1263m d'altitude, par une belle petite route (D2) pas bien large -au revêtement souvent endommagé- qui grimpe assez fort dès le début par plusieurs lacets tracé dans la forêt dont l'ombre est appréciable. Au bout de 11,14km on arrive au Col des des Champs (2087m) pour un beau panorama dont on a déjà un bel aperçu 1km avant le sommet qui est précédé d'un replat.

08:55
On arrive par la D2
09:00
Col des Champs dans 1km
09:00
joli, non ?
08:54 08:55
08:56 09:00 09:00 09:00
Boue ???? Le Col des Champs (2087m)

Un bon vent nous incite à enfiler les vestes avant d'attaquer la descente qui suit. Celle-ci s'effectue au début par la route D78 plus large au revêtement tout lisse, sans arbre; la montée par ce coté serait moins intéressante à mon goût et bien plus arrosée de soleil, sans parler du vent.

09:05 09:05
Descente par la D78

La descente (16,15km) nous mène à 1035m d'altitude au petit village de St-Martin-d'Entraunes où nous ferons halte quelques minutes le temps de remplir les bidons à la fontaine.

De là nous repartons à l'attaque du Col de la Cayolle par la D2202, son ascension de 20,5km débute par un long faux plat de 5,7km dans la vallée longeant Le Var jusqu'à Entraunes. Ensuite la pente augmente durant presque 4km jusqu'au niveau de la Cascade d'Aiglière où débute un replat jusqu'au Pont St-Roch précédé du panneau 'Saut du Var'.

10:27 10:27 10:27
D2202 juste avant le Pont de Garibaldi Le Mercantour
10:39 10:39
D2202 après le Pont St-Roch - Saut du VAR
10:59
 
10:59
D2202 : Source du Var après Estenc

La pente s'accentue un peu et on attaque les 9,8 derniers kilomètres menant au Col de la Cayolle (2326m).

11:47 12:01
Col de la Cayolle (2326m)

Petite pause pour avaler nos sandwichs, puis la veste sur le dos nous avons basculé dans la longue descente sur la D902, avec vers le bas l'interminable faux plat descendant des Gorges du Bachelard, vent de face forçant à pédaler pour y avancer.

Nous arrivons ainsi à Uvernet-Fours, altitude 1184m, après 25,5km d'une longue descente. Là on repart à gauche sur la petite route remontant vers la D908 pour attaquer le troisième et dernier col depuis l'altitude 1218m. Il est 14h est l'ensoleillement ne favorise pas la fraîcheur sous le casque, heureusement il y aura plusieurs portions ombragées dans cette montée.

14:14
Vue sur le Pain de Sucre
depuis la D908
14:14
Montée par la D908

Après 16,55km de montée, dont la dernière moitié un peu plus difficile, nous parvenons au Col d'Allos (2247m). On y fera une petite pause pour avaler des barres énergétiques, un peu de fatigue pour Mary mais l'objectif du jour est atteint; il n'y a plus qu'à redescendre maintenant.

14:42
Mary arrive au col
14:49 14:50 14:49
Le Col d'Allos (2247m)

La descente s'effectue par une petite route en mauvais état, la chaleur fait fondre les plaques de goudron par endroits et il faut se méfier de ne pas rouler dedans. Quelques virages en lacets et on arrive à 1847m au niveau de la station de la Foux D'Allos, pas très beau les immeubles. La descente par la D908 longe le Verdon, à 1430m d'altitude on arrive au niveau d'Allos où la pente se fait plus calme. Nous poursuivons la descente vers Colmars, petite traversée pédestre du marché, puis retour vers Beauvezer où nous retrouvons la voiture après 27,5km de descente. Ainsi s'achève un beau tour effectué sous une belle météo.

Au retour sur Digne on croise les chars fleuris du Corso de la Lavande.


 
Profil du jour
Paramètres - ROUTEPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :8h30'348h43'27
Temps roulé :7h03'197h10'03
Temps total :7h12'05-
Temps total (avec arrêts):-8h27'44
Moyenne:17,4km/h(?) 165,7km/h
Vitesse max.:52,1km/h58,3km/h
Distance:122km124,17km
Réglage compteur :2100 mm-
ODO (CR1)2481,3km-
Dénivelée positif cumulé:+3090m+3229m
Dénivelée négatif cumulé : -3115m -3220m
Température Min/Moy/Max: 16/29/40°C -
FC Min/Moy/Max:59/105/159sans ceinture
Calories2590 kcal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :AutoAuto
Fichiers échantillons :08080401.hrmTRK

Mardi 5 août

en travaux


Mercredi 6 août

en travaux


Jeudi 7 août

en travaux


Vendredi 8 août

Dernier jour de vacance, alors on a décidé de se faire une bonne grosse marche. Depuis le gîte on remonte en voiture vers Prads-Haute-Bléone pour se garer au terminus du bitume, au 'parking' des Eaux-Chaudes (1195m). Là démarre une piste, qui se prolongera en sentier menant au refuge de l'Estrop, une balade pédestre donnée pour 3 heures de marche. En fait il y a encore deux 'parking' en bordure de la piste, mais ce n'est pas pour notre véhicule qui est trop bas de caisse.

On démarre en même temps qu'un groupe de randonneurs, que l'on distance rapidement vu notre rythme plus rapide de marche sur la large piste montante. Au bout de 600m de piste on arrive sur un replat, parking improvisé pour ceux qui vont au petit lac situé tout à coté en contrebas. Au bout de 4.1km de piste, montant tout doucement où on s'est fait dépasser par un quad (un des gardiens du refuge de l'Estrop) au ralenti, on se rapproche de la rivière La Bléone et des cabanes qui marquent la fin de piste et le début du sentier, là commence la vraie montée et le cheminement le plus intéressant.

fin de la piste
piste arrivant
aux cabanes
les cabanes
les cabanes, fin de piste

On s'engage sur le sentier, quelques blocs rocheux pour louvoyer entre eux, puis le sentier grimpe d'un coup plus fort en surplombant la Rivière à quelques dizaines de mètre en contrebas. Deux voies possibles, l'une au ras du gaz...l'autre vers l'intérieur par quelques lacets. Le vertige de Mary entre en action, blocage par peur de ce qui pourrais arriver par la suite, on doit faire demi-tour.

On revient au niveau des cabanes, où l'on croise le groupe des randonneurs. Discussions, ils ont déjà fait en partie cette marche auparavant, on repart donc avec eux, car Mary veut essayer, en groupe ça passe toujours mieux. Hésitation aux virages en lacets, finalement ça passe, le sentier après est bien moins impressionnant et chemine dans les bois, en balcon, les arbres masque le vide et donne des repères. Passage de la passerelle en bois (renforcée de filin d'acier) aérienne sous laquelle plusieurs mètres en dessous s'écoule La Bléone, puis le sentier passe sur la voie gauche de la rivière, il va y rester jusqu'au refuge.

Une partie de la monté s'effectue à l'ombre des feuillages, dans la verdure, montée régulière, on fait une pause sucreries car certains des randonneurs se remettent à la marche et manque d'entraînement (sont plus âgés que nous aussi).


pause sucreries

Passé le kilomètre 7 la caillasse devient plus dominante, le sentier présente quelques rétrécissements plus aériens pour Mary, ça passe, plusieurs virages en lacets permettent de prendre rapidement du dénivelé, ça grimpe pas mal, framboisiers et bouquets de lavande sauvage bordent le sentier, nouvelle pause sucre.

On arrive en vue de la cascade de La Piche, mais juste avant il faut passer le Pas de La Piche, le sentier est alors aménagé dans la roche, c'est assez large et ça grimpe un peu, un filin d'acier accroché dans la paroi en main courante est là pour rassurer car à gauche en contrebas c'est le grand plongeon. Mary serre les fesses et passe, à la montée c'est toujours plus facile.


cascade en vue

Pas de La Piche
cascade de La Piche
cascade de La Piche

On arrive ensuite dans le vallon, le relief se calme, en face on distingue le refuge, les cabanes des bergers sur la droite. Les randonneurs posent le balluchon en contrebas pour pique-niquer au bord de l'eau, ils passeront la nuit au refuge pour  poursuivre demain la grimpette jusqu'à la Tête de l'Estrop (2927m). Il parait que la montée se fait dans les blocs rocheux, c'est le domaine du minéral à cette altitude.


refuge en vue

Nous quittons les randonneurs en les remerciant de leur aide, puis on poursuit jusqu'au refuge, soit encore 20 minutes de marche. On pose les sacs après 4h20 au refuge Roger Carle (2050m), but de notre périple du jour. Halte pique-nique sur banc et table du refuge, on en profite pour goûter une tarte sucrée vendue par les gardiens du refuge. On discute avec l'un d'eux, très sympa. Ils vivent ici plusieurs mois de l'année dans un endroit de rêve.

Restaurés, les yeux remplis de belles images, une demi-heure plus tard nous repartons du refuge. On redescend tous deux par le même chemin en 2h44, Mary aura un peu de mal au passage étroit sur dalles rocheuses du Pas de La Piche, en descente on se rend bien plus compte du vide, et sur quelques rétrécissements du sentier. Retour au parking, pas fâché de retrouver la voiture, la fin par la piste était longue.

Paramètres - MARCHEGARMIN
Edge705
Départ :8h42'47
Temps marché :4h30'21
Temps total (avec arrêts):7h35'30
Moyenne:3,9km/h
Vitesse max.:39,8km/h
Distance:17,68km
Dénivelée positif cumulé:+1100m
Dénivelée négatif cumulé : -1121m
FC Min/Moy/Max:sans ceinture
Calories
Période échantillons :Auto
Démarrage compteur :Auto
Fichiers échantillons :TRK

Le GPS s'est planté durant la montée, extinction rallumage obligé


Samedi 9 août - Voyage retour

debout ! Levés à 5h, le temps de recharger la voiture puis de nettoyer le gîte, à 7h15 le propriétaire vient faire l'inspection puis nous prenons congé. Retour aisé, pas de bouchon dans notre sens. Un peu fatigués car couché tardif + lever tôt, donc je laisse le volant à Mary peu avant le retour sur la région parisienne, le temps de fermer un peu les yeux.

Opération vidage de voiture et remontée du barda dans l'appartement, puis repos bien mérité.

Durant ces vacances d'été 2008 nous aurons parcourus presque 900km et avalés presque 20000m de dénivelée positif; avec ça on devrait avoir la forme !

Dimanche 10 août - Retour à la réalité

Grasse matinée au litZZZZZZZZZzzzzzz pour partir vers 11h faire un petit tour cool de 60km en vélo de route du coté de la Vallée de Chevreuse aux routes quasi désertes en ce mois d'août. Retour dans la grisaille sous un petit crachin breton : bienvenu en Île de France Snif

Pédalator


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Dernière mise à jour : dimanche 21 décembre 2008 19:31

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