La plaque de Pédalator

XTRÊME sur Loue

05/10/2008 - (25) Ornans

XC-Marathon 83km


Chez les Topgun

Cela fait au moins cinq ans que l'on songe faire l'Extrême-sur-Loue, mais cette épreuve se trouvant généralement située au début
du mois d'octobre avec les intempéries que l'on peut s'attendre devoir affronter en cette fin de saison, nous avons plusieurs fois remis ça
pour l'année suivante. Il faut dire que certaines éditions furent bien arrosées et que la terre collante de cette région du Doubs a la fâcheuse
tendance de vouloir s'agglutiner au VTT, l'alourdissant généreusement et pouvant créer de la casse mécanique dans le pire des cas.
J'ai encore des souvenirs humides et bien boueux des trois jours de la Trace Jurassienne qui me hantent encore l'esprit
et me font toujours hésiter pour m'aligner au départ des épreuves du Jura et du Doubs et ce même en été.


On s'est décidés très tardivement pour aller à Ornans, je n'avait même pas prévu de faire l' épreuve cette année, mais la météo du mois de septembre ayant été assez clémente, on pouvait tenter le coup. Commençant un nouveau job chez PACE France trois jours avant l'épreuve, je ne savais pas trop dans quel état de fatigue je serais la veille du voyage, mais l'envie de clore la saison par quelque chose de sympa a ravivé la flamme de l'escapade lointaine. La décision était prise.

confirmations

Les tarifs augmentant après le 23 septembre, j'ai posté nos inscriptions deux jours avant la date limite, soit 30€ pour moi (licence FFC) sur la course Marathon 83km et 33€ pour Mary (licence UFOLEP = Non FFC = +3€) sur le marathon Dame de 60km.

Quelques jours après nous recevions les confirmations d'inscription avec tout le programme inscrit dessus, de l'organisation bien rodée.

Il fallait encore trouver un hébergement pour le samedi soir, à quinze jours d'une épreuve qui draine beaucoup de participants ça devait être déjà bien rempli partout. J'avait repéré que plusieurs Renards Verts de Chablis Aventure VTT feraient cette épreuve et qu'ils avaient déjà réservé un gîte non loin d'Ornans, avec encore des places dispo. J'ai donc repris contact avec eux et Éric nous a gentiment réservé 2 places en plus dans le gîte, puis il a réservé un resto pour toute la bande. Cool, ça sera sympa le week-end.

Dix jours avant l'épreuve le terrain sur le parcours était relativement sec, en dehors des passages locaux éternellement 'humides', ça s'annonçait bien. En milieu de semaine j'ai quand même remplacé sur nos VTT les pneus typés terrain sec et roulant, pour une monte plus polyvalente, du pas trop large au cas où la colle s'invite; un Jimmy Tubeless 2.1" sur l'avant de mon SPARK et un Bulldog Tubeless 1.85" à l'arrière. Mary préférait emmener son SPE, ne voulant pas flinguer le DEVINCi dans une éventuelle bouillasse, alors j'ai monté sur sa roue avant un Jimmy Tubeless 2.1" tandis que l'arrière se voyait chaussé d'un TORO Tubeless en1.85". J'emmènerais tout de même un Nobby Nic Tubeless 2.10" et un Bulldog Tubeless 1.85" au cas où.

Niveau roulage, ben j'ai quasi rien fait cette semaine, en dehors de 30 minutes de Home-trainer en mode cool et sans transpirer; plus trop la motiv et trop fatigué de mes trois premiers jours de mon nouveau job à Suresnes, avec 1h10 de trajet retour le soir. Va falloir que je trouve mon rythme et dès que j'aurais ma place de parking attribuée je pourrais aller m'entraîner deux fois par semaine sur le circuit de Longchamp.

La fin de semaine est arrivée, avec une forte envie d'aller prendre l'air. Les sacs et vélos prêts, nous avons gagné le lit pour en écraser un bon gros

Samedi 4 octobre

Le trajet durant moins de cinq heures, nous avons pris notre temps et ainsi pu dormir un peu plus. Nous avons donc quitté nos Yvelines peu après 10h, soleil et ciel bleu de sortie, direction l'autoroute A6. Passé Beaune, nous prenons l'A31 sur 4km vers Dijon, puis nous bifurquons sur l'A36 menant vers l'Est. Je crois que je n'ai pas repris cette autoroute depuis 2001, lorsque j'étais venu faire le cent bornes de La Forestière, l'année pluvieuse . . . des souvenirs me reviennent en mémoire...

13h18, pause pique-nique

Passé 13h nous entrons sur une aire d'autoroute pour pique-niquer, la végétation arbore ses jolies couleurs d'automne. Des lézards s'abritent du froid dans une grosse fissure d'un poteau de l'abri. La région doit être souvent arrosée pour que les tables soient mises ainsi sous abri, c'est très rare de voir cela sur les aires d'autoroute.

Le temps d'avaler tranquillement la quiche maison et un gros yaourt, nous repartons vers l'Est.

A 14h on quitte l'autoroute au niveau de la sortie Besançon-Nord, on traverse la ville fortifiée par Vauban, revenant sur la N57 puis on quitte la nationale pour suivre la jolie D67 qui descend vers Ornans où l'on arrive à 14h45 après 4h43 de trajet. Le ciel qui était assez chargé, on a même ramassé quelques gouttes avant Besançon, se dégage peu à peu ; on a ramené le soleil avec nous dans le Doubs et la météo s'annonce belle pour dimanche.

14h53, pause pique-nique

Après avoir traversé le village, où des panneaux de l'organisation bien visibles indiquent les différents parkings et autres directions utiles, on trouve une place près du parc de la Visitation où sont concentrées toutes les animations de l'épreuve.

On croise Franck et Antoine qui sont arrivés il y a peu, ils dorment à Besançon ce soir. Plusieurs stands expo sont montés, des produits locaux aux grandes marques de VTT. SHIMANO a amené le big camion.

Petit coucou à Dom sur son stand Doc'Headshok puis on va rejoindre le bâtiment pour retirer nos plaques de cadre. En montant à l'étage je croise PYF. Le retrait des dossards commence par le passage à la case FFC, toujours aussi sérieux et pas bien souriants ces messieurs, faut dire que cette fois l'épreuve est une manche de la Coupe du Monde UCI XC-Marathon et sert de support au Championnat de France de VTT Marathon, des top pilotes seront au rendez-vous. Pas problème pour moi, j'ai une licence FFC compétition, par contre Mary ne figure pas sur la liste du gars; elle est licenciée UFOLEP, faut voir ailleurs chez les non-licenciés. S'en suit un petit échange verbal ou le gars de la FFC sort un "on n'ira pas vous chercher à 22h". Ça change pas à la FFC.

La vérification de licence et le pointage effectué, on passe à coté où des dames souriantes et gentilles de l'organisation nous donnent le dossard et ses épingles, la plaque de cadre et ses colliers de serrage, puis à coté on me donne un gros transpondeur à fixer sur la tige de selle, pour le pointage électronique. Mary a oubliée son certif médical dans la voiture et doit y retourner. Pendant ce temps je récupère le sac souvenir contenant : un Tee-shirt à ma taille, un bidon et un sachet de gel énergétique EAFIT, un crayon bille sponsorisé par le journal local, un papier mentionnant les coordonnées du photographe de l'épreuve Accessimage, une brochure touristique sur Ornans et une autre sur le Doubs, ainsi qu'un livret 'programme officiel' sur l'Xtrême-sur-Loue très bien fait.

Mary revient, récupère son paquetage d'inscription, ne s'empêche pas de glisser au passage un petit mot doux au contrôleur FFC, puis nous rejoignons la voiture. En chemin on rencontre David et Coco du Vélo Vert Team, on discutera un moment avec eux avant qu'ils ne partent roulotter un peu. Ils ont la crève depuis une semaine, ce qui se soldera demain par leurs abandons, dommage.

Espace Team
Espace Teams
interview pas encore grand monde Franck, JM, Antoine
Franck, Antoine, JM
Village
Village exposants

J'arrête dans le centre pour que Mary puisse passer à l'Office du Tourisme et récupérer des cartes IGN du coin. Passage à la pompe à essence avant de quitter le village.

centre d'Ornans
Ornans

Le belvédère

Le belvédère

Sortie d'Ornans

entrée dans Foucherans

Dix bornes plus loin nous entrons dans le hameau de Foucherans où se trouve le gîte d'étape du Musée Rural dans lequel nous dormirons ce soir.

On pousse la porte, personne, on inspecte les lieux, la chambre du bas (4 lits) est déjà occupée par des sacs, on traverse la pièce à vivre pour grimper au premier où se trouve le dortoir de 10 lits superposés. Personne pour le moment.

On redescend décharger la voiture, puis après avoir monté plaques de cadre et transpondeurs, on rentre les vélos qui seront lourdement cadenassés et mis à l'abri dans une pièce fermée du musée dont je garde précieusement la calé. Parano peut-être, mais durant le week-end le boulanger d'Ornans à 2h du mat' à surpris des individus qui avaient fracturés le local d'un hôtel et qui après avoir sectionné les câbles anti-vol s'apprêtaient à se faire la malle avec des VTT de participants. Leurs proprios ont eu de la chance sur ce coup.

Peu de temps après sont arrivée les Renards Verts, Guytou, Tony et un invité, Jean-Pierre que j'ai l'habitude de croiser depuis dix ans sur toutes les grandes épreuves.


Guytou prévoyant :
à la frontale

On s'installe, on papote, puis après avoir réglé le gîte (13,45€ par tête) on redescend vers Ornans rejoindre Éric chez sa famille.

Apéro aux couleurs local, Mary, JP et moi sagement nous en tiendrons au seul jus d'orange. Vers 20h on part en ville rejoindre le resto qu'Éric à réserver pour la troupe, il commence à faire pas bien chaud, demain ça va peler.

Les rues du village sont animées par une course VTT en nocturne, l'XTREM RACE "by night". On s'attarde un peu pour voir passer les participants, du jeune affûté sur son semi-rigide à l'enduriste en short trimbalant débattements et kilos de sa monture, ils se donnent à fond.

La place du village est animée, sono (les voisins doivent être aux anges...) et odeurs de fritures sont dans l'air. Le véloshop local est ouvert et il y a apéro au fond.

Éric, connaît plein de monde ici, ils s'arrêtent donc tous les 50m pour discuter et c'est passé 20h30 que nous prenons place à la table du resto Le Chavot, situé en bordure de La Loue.

Il y a même une terrasse chauffée surplombant la rivière, illuminée en soirée et permettant de voir les poissons guettant le miam défilant au fil du courant.

Laissons les pasta de coté, j'en ai mangé quasi tous les midi cette semaine, place à la gastronomie locale; un filet de Sandres aux morilles sauce au Savagnin m'ira très bien, une crème brûlée au vin jaune pour conclure. Mary préfère une belle truite avec toutes ses arrêtes. JP s'essaye à une autre spécialité, la "Boîte chaude" où le fromage fondu agrémente une saucisse de Morteau est des pommes de terres (voir ici). Éric a commandé une bouteille de Savagnin, genre de truc aussi difficile à boire que le vin jaune, perso je préfère l'utiliser en cuisine .

Les ventres repus nous quittons la chaleur de l'établissement pour regagner les voitures, pas chaud dehors. JP monte avec nous, il préfère rentrer direct au gîte en s'évitant l'arrêt chez Éric. Nous revenons sur Foucherans dans la nuit, sautons vite dans le duvet, la fatigue aidant nous ne tardons pas à sombrer dans le sommeil Zzzz

Dimanche 5 octobre

Debout à 6h30, toilette puis on descend au petit-déjeuner; surprise il avait aussi dans le gîte Jérôme et sa femme que nous avions rencontrés à Die lors de nos vacances d'été 2007. Les autres occupants du gîte sont de Montélimar, dont un équipage de tandem.

On charge vélos et sacs dans la voiture puis nous rejoignons Ornans, le thermomètre externe de la voiture oscille entre 1°C et 0°C, les vêtements chauds seront de sortie pour pédaler. Une épaisse brume recouvre la vallée de la Loue, on entre dans Ornans plongé dans le brouillard. J'évite de rentrer sur les premiers parkings indiqués par les bénévoles et je rejoint par le haut celui que j'ai repéré hier, prêt du départ.

8h41, le belvédère

On s'équipe chaudement, 2 sous-vêtements plus le maillot long, les manchettes, le coupe-vent sans manche par dessus, le corsaire, les chaussettes hiver, les gants longs, le foulard autour du cou.

On part s'échauffer, fait tellement froid ici qu'on n'a pas envie de stagner sur place, ça caille tellement que je reviendrais à la voiture enfiler mes gros gants d'hiver.

L'heure du départ arrive pour Mary, c'est 8h45 pour les filles, elle rejoint l'aire de départ et arrive juste au moment du start. Je roule encore un peu puis je viens me placer dans les lignes de départ. Je retire mes gros gants d'hiver et les fourre dans le Camelback, je vais les traîner pour rien durant 83km mais j'avais trop froid aux mains pour m'en passer avant, j'enfile les gants longs à la place. L'appel est effectué dossard par dossard, on se rapproche au devant à l'appel de notre numéro, ça traîne pas. Devant les pointures mondiales de la spécialité Derrière nous, un paquet de participants, ce sont tous les non licenciés FFC, qui partiront un peu après nous. Égalité...

A 9h le départ est donné, ça part en trombe comme une course de quartier, pourtant on va devoir se farcir 83km et 2400m de dénivelée. J'ai jamais vu un départ si rapide en Marathon, le niveau est plutôt relevé ce matin. On traverse le pont enjambant La Loue, puis on poursuit sur le bitume durant 2,5km tendance plat, ma vitesse oscille entre 30 et 38km/h, pas envie de brûler trop de cartouches vu la distance et le dénivelée du programme, de toute façon je ne suis pas venu pour faire une place, mais juste découvrir cette région, je suis passé en mode 'fin de saison'. Devant ça avoine dur, rapidement je me retrouve quasi en queue de peloton avec Franck et Antoine, on roulera un moment ensemble avec Antoine, Franck lui décrochera assez rapidement.

Le bitume du début laisse place à un chemin roulant rectiligne et quasi plat où le tempo ne faiblit pas durant presque 2km, on revient sur le bitume durant 1.2km en passant le village de Montgesoye après avoir retraversé La Loue. La route commence à monter doucement puis on pose les crampons sur un chemin forestier qui monte doucement durant 800m, on se dirige ainsi au pied du massif forestier de Bois sur Roche dans lequel on va monter durant 1km, la pente s'est un peu accentuée et on montre régulièrement. La première bosse s'achève, pas encore assez chaud pour enlever des couches. On roule sur un chemin de terre plus reposant à tendance légèrement descendante, le pneu arrière glisse de temps en temps sur les cailloux humides arrondis, le moindre petit dévers accentue le phénomène. On redescend un peu, puis ça remonte durant 1km avec un passage plus pentu avoisinant les 11% durant 700m. Le sol du chemin est alors légèrement humide, par endroit et généralement au pied des montées où des zones de cailloux patinés solidement incrustés dans le sol, avec d'autres instables, défavorisent l'adhérence du pneu arrière qui ripe souvent. On y laisse un peu de watts à batailler pour rester sur le vélo, ça monte pas bien vite, on rattrape et dépasse quelques gars. En faisant l'extérieur gauche d'un concurrent dans un passage plus caillouteux, ma roue arrière ripe et m'oblige à poser le pied droit au sol, la roue avant du gars qui me suivait de trop près vient buter contre mon pied et le pauvre gars se retrouve étalé en travers du chemin, sans bobo, mais en me regardant d'un regard qui en dit long...

La bosse se termine, on ressort du massif forestier en débouchant sur le plateau, avec 1.7km de bitume pour récupérer en traversant le village Durnes où se trouvait situé le 1er ravito au kilomètre 14 -où comme beaucoup d'autres coureurs je ne m'arrête pas- et la 1ère zone technique (les concurrents y ayant laissé du matériel pouvaient se dépanner) matérialisée par des panneaux en début et en fin de zone. Pas trop dans l'esprit du VTT et l'égalité des chances je trouve, ça s'inspire trop de la route.

On ressort du village, puis un chemin nous amène dans le zone de verdure suivante pour la première descente, sur un beau sentier un peu pentu et rendu plus technique par l'humidité qui rend la terre glissante, une ornière en gouttière avec cailloux et racines, 860m bien sympa où les disques sentaient le chaud en arrivant en bas. Suivait presque 2km de sentier en fond de vallée ombragée en longeant le ruisseau du Vau, tendance faux plat descendant.

On attaque maintenant la longue remontée dans le massif forestier du Tangelet, petit coup de cul au début, puis 400m de chemin plus roulant, avant d'obliquer à gauche toute sur un chemin dont la pente s'accentue de plus en plus, 400m à 17%, par contre l'adhérence est plus propice au roulage, le sol de terre noire quasi sec n'est pas caillouteux, mais ça grimpe bien durant 400m, puis la pente se calme. J'en profite pour m'arrêter et retirer les couches de vêtements en trop; les manchettes, le foulard et le coupe-vent. Retour en selle, ainsi mieux ventilé ça va mieux. Encore 700m de montée à 10%, puis la pente se calme.

Le parcours revient durant 1km sur un chemin forestier plus large et plat, récupération, puis on va chercher un sentier longeant une corniche durant 600m, un bien joli passage qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui que l'on empruntait dans l'OffRoad de Dijon, sauf que là c'est pas sec, les dalles de pierres et racines tapissant le sentier sont recouvertes d'une faible humidité qui suffit à rendre le passage glissant et instable, prudent ou par la force des choses je n'avance pas bien vite là-dedans et déclipse souvent les pédales pour me rattraper, le vide à droite -même s'il est masqué par les arbres et la végétation- n'étant pas pour me rassurer.

Le tracé revient suivre le chemin durant 700m, puis on roule sur de la petite route durant 800m, en traversant le village d'Échevannes où se trouvait le 2ème ravito, situé au kilomètre 24,7, pas d'arrêt non plus ici pour moi. Je crois que c'est dans ce village que nous passion sous un portique où une dame agitait une grosse cloche au passage des coureurs, de l'ambiance et un peu de spectateurs que l'on retrouvait tout au long du parcours en traversant les villages, mais ce n'est pas la même mobilisation populaire que sur La Forestière.

On attaque alors une grande descente de presque 3km, dont les deux premiers sur un chouette sentier qui coupe trois fois les virages de la route D27 (les traversées de route sont bien sécurisées par des commissaires), le terrain est un peu plus sec et j'arrive à descendre plus vite, pas mal de cailloux et un peu de racines, ça tabasse pas mal, j'apprécie la suspension du SPARK. On revient sur la route pour achever rapidement la descente vers le village de Vuillafans où une zone technique était mise en place.

Pendant trois bon kilomètres le parcours reste en fond de vallée sur des chemins et un peu de route, période de récupération avant d'attaquer une remontée plus soutenue sur un sentier un peu herbeux menant vers l'entrée du village de Châteauvieux-les-Fossés. Là on récupère un chemin plus large et plus sec et un peu caillouteux où je dépasse Antoine qui s'est arrêté pour un bri de chaîne. Je lui demande si ça va au passage, yes alors je continue la montée, durant 750m de chemin qui grimpe à 12%, puis plus régulier et moins fortement durant presque 2km en forêt de Champaloux en suivant le GR590. Ils aiment les longues montées dans le coin. Sommet, on bascule, je pensais qu'on aurait une autre belle descente en sentier, mais non cette fois on dévale très rapidement sur un chemin forestier durant 1.8km, une petite remontée en forêt puis sur un court bout de route et on repart en descente, cette fois sur un autre sentier sympa, peu de cailloux et sol sec car moins ombragé, qui nous mène en fond de vallée à Lods, nouvelle zone technique.

Là on va attaquer un premier gros morceau de difficulté du parcours, une looooongue bosse, le temps va être long assis sur le vélo. On commence par un court bout de route, puis on grimpe sur un sentier longeant les vergers durant 300m à 17%, puis la pente se calme un peu et on redescend même un chouilla durant 400m jusqu' à la route. Là on récupère sur le bitume durant 1km, puis le parcours repart en face sur un sentier grimpant à nouveau fortement durant 100m, puis on revient sur un chemin un peu plus large qui monte durant 900m à 9%, dur la progression d'autant que je commence à accuser un coup de moins bien et c'est la tête qui continue de pédaler, mais le sol comporte des dalles caillouteuses et des cailloux instables glissants et lassé de batailler avec le pneu qui dérape je marche quelques mètres avant de revenir en selle sur une zone plus terreuse. Allez courage, encore 1.1km à 12% et à nouveau un pied à terre pour cause de passage plus fort et trop caillouteux. Encore 700m à 10%, là je me rappel que j'aime pas les longues montées, que c'est la fin de saison, que les marathons c'est long, bref dur. Le sentier longe et traverse la D244, le commissaire m'encourage, le tracé nous emmène sur un sentier de terre qui grimpe plus fort sur un virage puis revient plus calme, période de répit bien courte, on arrive au départ d'un sentier balisé pédestre qui mène au pied ... d'un escalier, beuark, du D+ et du temps à y passer, des marches de bois assez hautes en plus, pas cool quand ça arrive au moment du coup de fatigue; j'ai un peu mal au dos et du mal à soulever le bike, je serre les dents, allez un effort, fichu vélo qui pèse une tonne, pause, repartir. Passage de la barrière, en haut un bénévole m'encourage, retour en selle sur le chemin qui grimpe encore un peu avec un superbe panorama à gauche. J'arrive enfin au sommet, la roche de Hautepierre (881m) et je m'arrête 40 secondes le temps de faire quelques photos de ce superbe point de vue.

Après l'effort, le réconfort; presque 6km de descente, avec arrêt de quelques secondes au 3ème ravito, kilomètre 44.9 dans le village de Hautepierre-le-Châtelet, où je mange des abricots secs, du pain d'épice et avale un godet d'eau sucré. La descente nous mène en zone verte, mêlant beaux sentiers et chemins, ça secoue, du technique, ça glissouille de temps en temps, ça roule vite parfois, d'autres fois c'est plus technique mais comme sur l'ensemble du parcours je passerais tout sur le vélo, régal. On en bave 'un peu' dans les longues montées, mais les sentiers et descentes valent le coup. Traversée de route, reprise d'un sentier plus pentu mais encombré de racines et cailloux Je m'emporte un peu trop, la roue arrière se soulève sur une marche rocheuse juste avant un goulet entre deux blocs rocheux, je me rattrape avec les deux pieds posés contre les cailloux, ce qui déclanche un début de crampe à la cuisse. Vite je me dégage de la situation, seconde de récup puis reprise de la descente. On arrive en fond de vallée, 800m de route plane pour se remettre, on est à Mouthier-Haute-Pierre où se trouve une nouvelle zone technique, au pied d'une nouvelle grosse difficulté du parcours, une looongue bosse de 4,8km à 10% de pente moyenne, encore une longue partie de manivelle en perspective...

La montée commence par un kilomètre sur un chemin large en béton, triste mais quand on est déjà un peu entamé on est content de trouver un terrain lisse plus propice au roulage. Je vais y croiser Dom, qui lui descend et me lance un "Oh JM, accroche toi !" au passage, sympa. Puis la montée se poursuivra sur chemins et sentiers à 12%, dur-dur, c'est long, 3 ou 4 pieds à terre pour cause de racines ou pierres, la pente s'adoucie, enfin le plateau, pas fâché d'en terminer. Un court morceau de bitume pour récupérer, on arrive au point de vue du Moine de la Vallée, où débute un sentier longeant la corniche durant 1.3km. Joli passage avec beau point de vue, le sentier monte doucement sous les arbres, sol de terre assez sèche lézardé de quelques racines au début, puis de plus en plus de racines, de cailloux, ça glisse plus aussi, la progression devient pénible, la fatigue n'aide pas, alternance de roulage, de marche pour passer les zones grosses racines/cailloux, puis ça se met à grimper fort, je cale, marche-poussage pour finir sur 20m, même à pied ça glisse, arrivée au niveau des Rochers du Capucin.

On ressort du sous-bois, zone herbeuse où la tente du 4ème ravito a été monté, kilomètre 54,9. Je m'arrête 40 secondes pour grignoter quelques trucs et boire un peu, bénévoles très accueillants et souriants. Il y a même du salé, fromage et saucisson aux ravitos, pas mal. Le gars du ravito me dit qu'on peut pas grimper plus haut (870m), tant mieux je mangerais bien une longue descente maintenant. Je repart.

Le tracé descend progressivement, herbe à vache puis sentiers et chemins, on revient dans la vallée sur Longeville, 1.6km de route pour récupérer, j'avale un tube anti-crampes par anticipation, puis on monte progressivement dans un bois sur un chemin qui va devenir gadouilleux-glissant sur une petite portion montante, ça passe pas en vélo alors un peu de poussette, puis retour en selle. Pendant presque 6km le parcours emprunte chemins et sentiers forestiers au dénivelé calme, puis de longues portions d'ornières de gadoue liquide et glissante envahissent les chemins, parfois des échappatoires ont été aménagées sur le bord et permettent d'éviter de rouler dans la mélasse, mais il faut aussi en bouffer, la fourche bourre un peu à un moment mais rien de gênant, je suis content de ne pas avoir expérimenté de problèmes de mécanique avec ce mélange. J'ai passé le ravito de Chantrans, en chopant juste un abricot sec au passage, il y avait un gros ravito plus loin à gauche avec plein de monde, je continue ça va mieux maintenant.

On se met à descendre longuement dans les bois, ça secoue bien parfois, plus loin on descend dans une gorge avec traversée de ruisseau, une bénévole avec son quad me dit de faire gaffe, ça glisse, j'y vais prudent sur la dalle mouillée, effectivement l'arrière commence à partir en travers et je me rattrape. Retour sur le chemin de fond de vallée qui longe le ruisseau, j'ai entendu dévaler et des freins couiner, c'est Antoine qui revient sur moi, il me dit que c'est dur, que ça tire. On reste à hauteur puis il prend une vingtaine de mètres, aux passages des gués qu'il traverse à donf, moi plus prudent, il s'éloigne peu à peu, mais 1km plus loin je reviens sur lui et resterait avec lui, quand ça monte j'ai l'avantage.

Fond de vallée proche d'Ornans dont on entend les animations, 1.7km de goudron puis 1km de large chemin plat, on arrive à Ornans, on rase l'espace Team, là tu crois que tu va en terminer, ben non car l'un des panneaux (disposés tout du long du parcours en indiquant la distance restante) affiche '8km fin' et on repart à droite sur la rouet qui monte doucement pendant 1.7km, je cale un bon rythme, quelques coups de danseuse pour me détendre.

Le tracé oblique gauche et nous mène au pied d'un sentier qui grimpe pas mal durant 500m, puis se calme pour rejoindre ensuite un chemin plus large qui monte régulièrement durant 1km, puis on trace dans l'herbe tondue, j'aperçoit à gauche une rubalise, mais non pas tout de suite, il y encore un tour à faire avant...le balisage repart à droite en montée dans le bois, j'ai distancé Antoine de 200m. Sommet de la bosse, je suis obligé de m'arrêter pour pisser, peu plus attendre et m'en fiche du classement. Antoine passe, je ne le reverrais qu'à l'arrivée. Le parcours nous mène faire un aller-retour sur un sentier sec et sympa, je dépasse un gars arrêté qui bricole mécanique. On revient sur le belvédère Notre-Dame du Mont, là débute la dernière descente, chic, le terrains est quasi sec, de la pente et du cailloux dans le sentier au début, mais rien de méchant, puis ça descend plus rapide, une dernière petite relance, les guibolles répondent, l'aire d'arrivée se profile, zig-zag, j'avait un gars au cul dans la descente, je ne lâche pas et relance à chaque virage, passage sous l'arche après 6h03 d'efforts, pas fâché d'en terminer mais content d'avoir fait ce parcours qui offre de beaux panoramas, de beaux sentiers, de belles descentes techniques. L'organisation récupère mon transpondeur, me redonne ma licence en échange, bien rodé tout ça.

Sur la course 83km, je termine 105ème (sur 135 classés) en 6h18'05 ( ils ont 15 minutes en trop, leur chrono ayant démarré à 8h45 au départ des filles), avec deux arrêts photos et un vide-vessie. Antoine est 2 places devant moi, Franck lui se classe 114ème arrivant presque un quart d'heure après nous. Quant à Mary, elle termine 28ème sur 32 filles classées en course 60km.

Antoine m'attendais, on passe sous la tente du ravito, j'avale des barres énergétiques et des quartiers d'oranges, puis on ressort de la tente, j'aperçois Mary, contente malgré son 'pas de jambe', pas de problème de course, tant mieux. On est d'accord sur le fait que c'est une bonne organisation, bien rodée, un beau parcours, mais pas sûr que l'on revienne car on ne voudrait pas tenter le diable car cette année le beau temps était de la partie et le terrain praticable...et j'ai pas envie de tester la version Extrême-sur-Boue. Mais surtout désormais on préfère les épreuves plus courtes et plus techniques.

J'échange mon ticket repas contre le plateau ou les bénévoles souriants placent des patates (bon pour la récup ça), une belle saucisse de Morteau, du fromage fondu, un flamby, de quoi se refaire.

Je m'allonge pour éviter les crampes et dévore tout ça. Comble du luxe, une bénévole vient nous servir de l'eau, ça c'est de l'organisation.

C'est le Colombien Leonardo PAEZ qui remporte la 10ème édition de cet Extrême-sur-Loue, quant à Thomas DIETSCH il enfile le maillot de Champion de France de XC-Marathon, de quoi se consoler de sa 2ème place au classement général de la Coupe du Monde Marathon. Chez les filles c'est Sabrina ENAUX qui devient Championne de France.

Nous repartons d'Ornans pour rejoindre le gîte de Foucherans où nous avions laissé nos affaires. J'y savoure le passage sous la douche bien chaude. On recharge le break, passons un coup de balai dans le gîte qui est désormais vide, puis nous quittons Foucherans à 17h10.

Un peu de monde en arrivant sur Besançon où je merdouille un peu avant de retrouver la direction de l'autoroute, manque d'indications dans le bled. Mary prendra un peu le volant une fois parvenu sur l'A6, je ferme les yeux une demi-heure, un coup de fatigue, puis je reprendrais le volant. Mary dort, alors je la laisse écraser, la fatigue me gagne et bien content je suis quand je coupe enfin le moteur devant l'immeuble. On décharge tout le barda, posé en vrac, puis vite plongée dans le lit Ronfle

Pédalator


Les classements

scratch 83km et 60km


Profil du parcours 83km

Profil du parcours 83km

Les données de Pédalator

ParamètresPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :9h00'388h59'44
Temps roulé :5h53'215h51'49
Temps total (avec arrêts):6h03'206h03'31
Moyenne:14,5km/h14,3km/h
Vitesse max.:55,8km/h50,5km/h
Distance:85,0km83,94km
Réglage compteur :2035 mm 
ODO1161,5km 
Dénivelée positif cumulé:+2425m+2381m
Dénivelée positif CartoExploreur- 
Dénivelée négatif cumulé : -2390m -2376m
Température Min/Moy/Max: 2/9/17°C -
FC Min/Moy/Max:81/158/182Sans ceinture
Calories4042 kcal4123 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelAuto
Fichiers échantillons 2008:08100501.hrmTRK
Distance/dénivelée annoncés :83km / +2900m
60km / +2000m
GPS Firmware Revision-2.40
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :SCHWALBEJimmy26"x2.10"2 bars2035mm 
Arrière :HUTCHINSONTORO MRC Tubeless26"x1.85"2 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXREBA World Cup100/100Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc94Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

plaque de Mary

Le CR de Mary

Enfin l'Extrême sur Loue !

Samedi matin, réveil : heuh sans réveil, mais tôt par un gros mal de crâne !! beurk ça y est ! c'est pas le moment d'être malade !! binz de br.. !! un cachet pour migraine ; ça ne passe pas, un aspirine, re dodo ; ça passe ouff ! tout va bien... enfin ça semble à peu près bien... Gros petit déj. On prépare les z'affaires et zou dans la Pédalatoromobile, direction le Doubs ! youpi ! La météo très chaotique semble s'arranger pour le w.e., on devrait rouler au sec, c'est déjà ça.

4h30 de voiture, on arrive sur place pour retirer les plaques... j'aurai l'occasion de subir la « gentillesse » d'un des gars de la FFC... je me trompe de file pour retirer ma plaque, je vais à 60km dame... sauf que ... « vaderetrosatanas » je suis une Ufolep, càd non licenciée !!!! pouarkkk cacakkkk pour les dirigeants FFC... Bref, au lieu de m'indiquer gentiment la bonne file, il me dit que je ne suis pas inscrite !! Une charmante dame (bénévole) m'appelle sur la bonne file, il trouve judicieux d'ajouter que l'heure limite de retour c'est 22h !!! Je retire donc ma plaque... mais ça me titille et l'autre zoulou ne va pas s'en tirer comme ça... alors je reviens à la charge et l'engueule... (je n'ai pas d'humour avec ces gens là !) mais il se fout de moi !! Vraiment je n'ai jamais vu plus déplaisant !! Pour donner une bonne image de la FFC c'est raté... Heureusement que nombre des compétiteurs sont plus sympas.

Auparavant, nous croisons Pyf qui vient de retirer sa plaque, et nous avons rejoins Éric des Renards verts qui lui est déjà dans la famille.

Petit tour, on rencontre David et Coralie (dont je ferai la connaissance), le fameux couple du Team Vélo Vert. Ils sont super sympas, Coralie est bien enrouée par un gros rhume, elle espère qu'il n'y aura pas de retombée sur les jambes. Ils partent faire quelques tours de pédales.

Antoine et Francky sont arrivés aussi, ils vont retirer leur plaque et retournent sur Besançon où ils crèchent.

Nous rejoignons le gîte à Foucherans en attendant, le reste de la troupe des Renards Verts Tony, Guitou, Jean-Pierre. On repart tous ensemble chez Eric's family pour déposer les vélos des Renards et boire un petit apéro. Puis direction le resto, en centre ville où l'Xtrem/Race "by night" à lieu.

Au resto, les gaillards ne se refusent rien et Éric commande une bouteille de vin jaune (c des malades). Je trempe mes lèvres beurk mfff z'aime pô et pis d'abord je bois pas d'alcool (note de JM : c'est nouveau ça moqueur). Eric connaît tout le monde et discute avec l'un des gars qui participe à l'organisation (un motard si j'ai bien compris).

hou retour au bercail 23h30 ! raah la vache... d'habitude chui au dodo moi... la veille d'un marathon... dur dur ces Renards là ! Pensent qu'à danser moqueur.

On s'endort tous très vite, et réveil à 6h ! On se dépêche. Tout le monde s'active... surprise au petit déj, on est dans le même gîte que Jérôme et Aurélie de Die (Jérôme qui nous a emmené sur les beaux chemins du Diois et moi ?!! même pas foutue de le reconnaître !!! hou la la ma pauv' tête ! Ils font la course tous les 2 aussi.

On papote avec les gars de Montélimar, deux d'entre eux le font en tandem.

Ça y est on est prêt, direction Ornans, on se gare, on sort (froid....), on sort les vélo, JM s'habille, gonfle les pneus (un peu trop pour moi .... Comme toujours Pfff) je tente de m'échauffer un peu mais bofff dur dur de rouler il fait à peine 0° !!

Puis je vois l'heure... il faut que j'aille vers le départ... j'y vais je suis en retard ??!!! pourtant il n'est pas moins le quart... je rentre par l'arrière car la « porte n°1 est déjà fermée et pan c'est le départ même pas encore le pied dans la calle ! je m'élance... je met tant bien que mal mes calles et zou je pédale à fond... je repasse des filles, je ne suis pas loin derrière le peloton des Top Gun. Je continue, je remonte vers le peloton mais peine perdue... ça commence à s'éloigner car ça va vite sur le chemin plat, je faiblis un peu... alors je règle mon allure... puis 1ère montée, il y a un peu de caillasse et mon pneu arrière n'accroche pas (trop gonflé) je m'arrête plus loin pour le dégonfler, je me fais passer par des filles... que je rattrape. Puis nouvel arrêt pour me déshabiller car je n'ai pas eu le temps d'enlever le coupe vent au départ !!! J'ai du mal dans les montées :
* La tête : Allo Allo ?!!! les jambes ?!!! ici la tête... est-ce qu'on voudrait bien pédaler un peu là !???
* Les jambles : heuh pfffff
* Allo Allo ... j'entend rien ça crachote...
* Les jambes : faites semblant de rien... elle se calmera..

Bref pas vaillant tout ça... (je sens que je vais en chier) je ne suis pas à l'arrêt car l'entraînement est là, mais bon c'est très moyen... tant pis pas grave ya que 60km Ouf, je ne me suis pas inscrite sur le 83km. De plus, on arrive dans une portion bouillasse et ornières où je serai très mal habille, ça gliiiiiisse... (pas trop fait de bouillasse ces temps-ci mouaa)

Par moment, je regrette mon Devinci, plus dynamique, mais heureusement tout de même car je tiens à l'épargner de ces traitements là ! de plus, il est plus sensible au niveau transmission et le Spé assure bien dans les conditions difficiles et techniques (j'ai dit le Spé pas moi... ).

Arrive de beaux passages techniques : caillasse, plus racines... et je ne serai même pas foutue des rester sur le vélo car c'est glissant... pourtant les gens habitués le font... et d'admirer Sylvie et sa copine Claudine dans les descentes (elles sont du coin, ça aide, mais félicitation les filles !), Sylvie crève elle réparera avec son amie car elles s'attendent.

A mi parcours, je vois le 1er gars du 83km me passer !!! houah Bravo ! puis assez rapprochés les suivants 1 mn ou 2 d'écart... Puis Thomas Dietsch me passe, il est encouragé par les gens mais je ne l'avais pas reconnu, de suite.... Puis au compte gouttes les suivants, il a parfois des creux de plusieurs minutes... Pyf arrive aussi.

Je laisse à chaque fois passer les gars en m'écartant du chemin, et même en descendant du vélo pour ne pas gêner si c'est nécessaire, je les encourage, ils font de même pour moi. Si je suis sur le vélo, ils me demandent le passage gentiment d'avance... tout se passe super bien.

Je retrouve Aurélie... qui est revenue sur moi, elle n'est pas en forme et m'aime pas ce parcours trop roulant pour elle et trop gras, elle fait « mode rando » comme moi, puis c'est au tour de la jeune fille de Gap très sympa aussi qui flanche je la rattrape malgré moi... mais les côtes sont encore dures, elle a du mal à monter et elle ne s'est pas arrêtée pour prendre du sucre.

Puis enfin, l'arrivée.. mais il reste encore 8 km !!! à faire... boucle sympa avec belles descentes techniques... A nouveau l'arrivée, on nous décroche « la puce » du vélo, et hop une dame nous rend notre pièce d'identité qu'elle tiens déjà à la main ! (si c'est pas de l'organisation ça !! trop fort).

Je passe me ravitailler en sucre, les gens sont adorables et plaisantent.... Je me balade dans les stands, tiens, on dirait des masseurs... j'y vais pensant me faire dorloter... Sauf que ce sont des Étiopathes... j'y vais tout de même, on ne sait jamais et puis mes lombaires me font mal... je me ferai remettre en place par le gars. Je rechausse mes chaussures, je me dirige vers les plateaux repas, on me dit que j'ai la possibilité de laisser mon vélo dans un parking gardé mais je le garde à vue ! je prend mon plateau, je mange au soleil j'attend mon chéribibi... une fois fini je me dirige vers l'arrivée et pile poil mon Pédalator est là (si c'est pas fort ça !). Antoine est là aussi.

Jean-Marc mange tranquillement dans l'herbe, une dame vient même nous servir de l'eau (vraiment top l'orga aux petits soins), on retrouvera ensuite à nouveau Coralie et David. Coralie a du abandonner, elle n'était pas bien du tout, la crêv' qu'elle s'est chopée lui a, hélas, bien coupé les jambes. On papote un bout encore une fois de notre passion le VTT !! Elle adore autant que moi et qu'est ce que c'est bon de vivre de notre passion en couple...

On ne reverra pas les Renards verts, sauf Éric qui a fait la course... mais on se retrouvera sur le forum....

Voilà... bien contente d'avoir enfin fait cette Extrême sur Loue... depuis le temps. On a chopé une bonne année même si la bouillasse était présente (ils ont eu tout de même 3 éditions sous la flotte ).

En tout cas, un grand bravo aux organisateurs et à la ville d'Ornans car c'est du beau boulot.


A Lire, à voir

Le site de l'épreuve : Extrême sur Loue

Le photographe de l'épreuve : Accessimage


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Dernière mise à jour : dimanche 12 octobre 2008 20:20

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