La plaque de Pédalator

La Translovérienne

21/09/2008 - (27) Louviers

XC 65km


Too much rolling for me

Nous n'étions pas revenus à Louviers faire La Translovérienne depuis 2004 , car sa date coïncidait depuis trois ans
avec celle de La Gamelle Trophy, course VTT que je préfère pour son parcours exigeant qui me donne en plus
l'occasion chaque année de revenir en mes terres natales voir la famille au Mans.

Or cette année, hasard ou meilleure étude du calendrier vététistique, la course organisée par l'U.V. Louviers
tombe une semaine avant, ce sera l'occasion de se refaire une course rythmée pour préparer La Gamelle
et revenir du coté de Louviers voir si le parcours du Raid, qui était déjà bien roulant, s'est un peu amélioré.
En tout cas les organisateurs semblent l'avoir durci un peu d'après leur communication sur le sujet.


Cette semaine, en vu des deux compétitions VTT à venir, j'ai remplacé les transmissions (chaîne/cassette/plateau intermédiaire) de mon SPARK et du DEVINCI de Mary, elles avaient accumulées bien assez de kilomètres et dénivelées pour en étirer les maillons et ovaliser les dents de plateau, or tout doit être nickel pour affronter le dernier objectif majeur de l'année. La course de ce dimanche permettra de vérifier si tout va bien avant de partir faire La Gamelle.

Le terrain de Louviers étant plutôt agressif (le silex acéré pullule dans les chemins forestiers là-bas, relire éditions précédentes... ) j'ai préféré remonter sur nos vélos des pneus qui ont déjà fait plusieurs fois leur preuve de solidité dans la caillasse sudiste: du MAXXIS Ignitor 2.10" à l'avant, un Larsent TT LUST 1.90" à l'arrière du DEVINCi de Mary, un CROSSMARK LUST 2.10" à l'arrière de mon SPARK, pneu que je test en remplacement du Larsent TT car il me paraît offrir moins de résistance au roulement sur des parcours où le freinage est moins souvent mis en jeu. J'ai de plus ajouté un peu de préventif dans nos pneus, il y a encore des ronces qui peuvent se promener sur les sentiers locaux.

Une bonne semaine avant l'épreuve Philippe a effectué nos inscriptions au titre du VCMB-VTT, soit 13€ pour les licenciés FFC comme moi (15€ pour les autres) sur le raid 65km, ou 11€ pour les licenciés FFC (13€ pour les autres) sur le raid 45km. Nous serons 9 Renards inscrits sur cette compétition VTT : moi, Olive, Sam, Jean-Marc, Chris et Franck sur le 65km, tandis que Mary, Bruno et Philippe seront sur le 45km.

Coté forme, cette semaine j'ai levé le pied pour récupérer, faisant juste des sorties courtes mais plus en fractionné, un coup de mou passant par là, sans doute lié à la baisse des températures et l'arrivée de l'automne. Samedi matin, en effectuant avec Mary notre petit tour habituel en mode cool sur le vélo de route, j'avais de meilleurs sensations, sans cet état de fatigue et de molasse, les 9°C matinaux ne m'ont pas laissé l'impression de froid que l'on peux ressentir quand on n'est pas en forme.

Dimanche 21 septembre

La course ayant lieu l'après-midi, puisque le matin est dédié aux randonnées 15/25/45km, c'est sans réveil que nous avons pour une fois débuté ce dimanche matin. Après un copieux déjeuner avalé, quelques victuailles enfournées dans la glacière, j'ai commencé de charger le break avec nos montures, puis Chris est arrivé et on a terminé le chargement avec son spad.

Notre trio quitte Les Clayes à 10h, direction l'ouest via l'autoroute A13. Soleil et ciel bleu sont de sortie ce matin, la température stagne à 14°C, elle remontera à un petit 24°C max dans l'après-midi sous les rayons du soleil, mais le vent frais d'automne est entrée en action.

Sortie N°18 de l'A13, j'emprunte la nationale qui mène à Louviers, la ville s'est aménagée depuis mon dernier passage. Je gare la voiture dans le petit parking jouxtant le magasin GEORGET Cycles pour retirer nos plaques de cadre, juste un autre compétiteur à cette heure devant les tables et la tente montée dehors pour l'occasion, il est 11h et la course ne démarre qu'à 13h. On nous donne la plaque de cadre plastifiée avec ses trois attaches, un sac contenant un Tee-Shirt (taille L) de l'épreuve avec moult pubs, un bidon de 500ml lui aussi bien décoré et des prospectus sur les épreuves à venir. On repart se garer non loin du stade Maxime Marchand, point de départ de l'épreuve cette année. Jean-Marc et Philippe arrivent peu après et se garent à coté de nous.

On se prépare, le petit vent frais incite à enfiler manchettes et coupe-vent pour l'échauffement, on remonte les VTT puis on grignote un peu, mais léger. On part ensuite s'échauffer 45 minutes, sur la D108 qui remonte longuement et doucement vers la Vacherie, puis en forêt en suivant une courte partie des sentiers du final, tracés dans le Ravin de la Vacherie, l'occasion de voir que le sol est bien sec.

On retourne se positionner ensuite dans le stade, où l'on discute avec les têtes connues en attendant la mise en grille, les 'pointures' franciliennes sont là. Pas de bol, cette année l'ordre de départ des raids se fait selon l'ordre d'arrivée des engagements, sauf pour 38 coureurs 'Favoris', alors avec mon N°145 je me retrouve embarqué avec les autres Renards un peu trop loin de la première ligne. Sachant que chaque année ça coinçait à la première butte, autant dire que cette année on risque de piétiner un moment avant de pouvoir rouler sérieusement. Bon c'est pas grave, c'est seulement une course de préparation, alors Zen.

Le départ initialement prévu à 13h n'est finalement donné qu'à 13h10, on commence seulement à rouler dans la minute suivante, le temps que le début de la masse des compétiteurs se mette en mouvement. Pédales enclenchées, cinquante mètres plus loin ça ralentit déjà, il y a 10cm de sable déposé sur la piste du stade à franchir, c'est mou mais passable en vélo, pourtant ça suffit pour que certains posent déjà pied et bloquent une première fois l'écoulement des concurrents, puis une fois remontés en selle vingt mètres plus loin un goulet et une mini butte occasionnent un nouveau blocage, à pied quelques mètres, on peut enfin remonter en selle et rouler. On remonte un peu sur l'herbe, puis un peu plus loin nouvel engorgement sur une bonne et courte montée en terre de la Côte Verte en lisière de bois, pédibus quelques mètres, retour en selle. On roule maintenant en descendant légèrement sur un chemin en lisière de sous-bois, puis on revient sur le bitume des bords de Louviers, descente très rapide sur petite rue durant 500m, 53.4km/h au compteur, puis remontée à gauche toute durant 450m, sur une route remontant régulièrement, ça permet de faire un peu le ménage, je remonte tout ce que je peux comme concurrents.

On enquille alors un chemin longeant les habitations durant 800m, je reconnais ce passage du début de la Translov, puis on monte dans le Bois du Défends par un début de bosse sur un chemin de terre en creux mais suffisamment large au début pour dépasser, je remonte encore des places. Un peu plus loin le chemin se rétrécit, on grimpe entre deux murs de végétation et passé un petit virage la pente un peu plus forte et le terrain moins stable cause encore un ralentissement, certains concurrents marchent, j'arrive à me faufiler entre eux, puis le chemin s'élargit et on peu repartir plus au calme. On descend maintenant rapidement sur un sentier sec et poussiéreux, petit panneau indiquant 'DESCENTE', rien de méchant, du billard, qui va longer un instant le cimetière. Virage droite, du monde arrêté, en cause une misérable petite butte de 1m à descendre qui cause un nouvel arrêt Fait chi... de quelques secondes. Faut arrêter de faire de la route et faire un peu plus de VTT les gars ! Retour en selle, on revient ainsi sur le bord de Louviers pour suivre un peu de route sur 650m, le temps de rejoindre le massif de la Forêt Domaniale de Bord-Louviers, dans lequel va se dérouler la majeure partie de la course.

Cent mètres de bonne bosse à 15%, suivi de 200m avec moitié moins de pente pour récupérer un peu, puis la moyenne remonte sur la suite de la montée vers le plateau forestier, puis on dévale rapidement pour arriver dans la Vallée Cormette au pied d'un autre coup de cul bien saignant que je reconnais, jamais passé en vélo celui-ci; portage obligé pour tout le monde sur quelques dizaines de mètres, puis on peut remonter en selle et poursuivre la course. Du chemin et du sentier sympa, tendance montante, des relances, pour le moment le parcours est sympa, je suis revenu sur Franck qui file le train à Olivier, d'ailleurs en parlant de train on vient d'emprunter sur une centaines de mètres une ancienne voie ferrée dont il ne reste plus qu'un épais tapis de ballast, suffisamment tassé pour rouler, mais il faut le faire vite pour ne pas s'y enfoncer trop. Là aussi je reconnais un des passages typiques de la Translov. Le gars devant moi s'embourbe dans la caillasse et s'étale sans bobo, j'arrive à l'éviter et continu mon chemin. Le tracé oblique à droite pour descendre la butte, Oliv hésite un instant (routier ! Moqueur) avant de plonger, Franck manque de lui rentrer dedans à ce moment là, puis on file sur le sentier tracé au fond de la Vallée d'Incarville. Nous sommes désormais quatre Renards en convoi, Jean-Marc est avec nous maintenant.

Je crois que c'est dans ce début de parcours, nous avions les narines émoustillées par des odeurs de chocolat chaud. C'est aussi un souvenir olfactif que je garde des éditions précédentes de la Translov, il doit y avoir des usines alimentaire dans le secteur.

On traverse la Route forestière des Fiefs, pour arriver au pied d'un sentier de terre sèche qui annonce une nouvelle montée saignante sur 200m, tous les gars au devant sont en train de pousser passé la première moitié visible de la bosse. Oliv attaque debout, Jean-Marc le suit, lui aussi debout sur les pédales, Franck derrière puis mois assis mode véloce. Oliv et Jean-Marc stagnent, pas assez vite, alors Franck et moi les doublons sur le bord gauche du chemin en moulinant, puis la pente s'accentue, je passe Franck puis les piétons. A mi pente un passage plus raide à 22%, bec de selle, je m'arrache la tronche, le cardio tilt à 196bpm (mon max sur ces deux dernières années) et ne lâche pas le morceau, je dépasse tout le monde, allant plus vite sur mon vélo, allez encore un gros effort, je dépasse Vincent de l'US Maule -lui aussi à pied- puis la pente s'assagit et me permet de récupérer. Fichtre elle était coriace celle-là, super content de l'avoir passé en entier sur le VTT. Je repart, 300m plus loin j'ai retrouvé mon niveau de pulses.

Un peu de chemin forestier au relief plus calme permet de récupérer, j'ai creusé l'écart avec la bosse et en maintenant une bonne allure je ne reverrais pas les Renards revenir avant 6km, car le tracé qui mélange allées forestières et sentiers sympas reste encore vallonné avec à mon avantage une légère remontée sur le Chemin du Vallot, suivie d'une petite bosse en suivant la ligne St-Lubin nous rapprochant de l'autoroute A13. Après une petite descente sympa pour retraverser le Chemin du Vallot, on remontait un peu jusqu'à la traversée de la Route forestière de Tostes.

J'ai alors 12.4 kilomètre au compteur, pour une moyenne de 18.4km/h, en ayant absorbé le quart du dénivelé du parcours. Désormais le parcours va devenir plus roulant, on reste encore 5km en forêt de Bord, roulant sur quelques chemins forestiers et des allées rectilignes au sol bien dur, quasi sans variation de dénivelée. Disons que cela permet de récupérer après les enchaînements du début, je n'ai d'ailleurs pas encore de lassitude et l'impression de parcours roulant à ce moment là.

On sort de la forêt, un peu de bitume nous mène au village de Tostes où pas mal de spectateurs nous encouragent durant sa traversée, il y avait là un 1er ravitaillement, kilomètre 18.1 pour nous, avec une bonne ambiance car il était animé par la famille "Schtroumpf", mais je ne m'arrête pas et continu ma course.

Sur les 700m de petite route qui relie ce village de Tostes à l'entrée du massif forestier suivant, petit vent de face, j'entend revenir des gars derrière moi. Vincent de Maule devant, calé dans sa roue Olive, Franck et deux autres suceurs de roue. Je chope l'aspiration au passage, le compteur oscille entre 30 et 40km/h, Vincent saute, Oliv prends le relais, je laisse filer j'ai mal aux guibolles de bourriner ainsi.

Jusqu'au Rond de l'Eure le parcours alterne désormais chemins forestiers, quelques sentiers sympas, quelques bosses, puis pendant 4km devient plus roulant vers les Brûlins. Deux bonnes remontées viendront corser la progression.

J'ai laissé filer Oliv et Franck, car le parcours durant 10km menant vers les Fosses n'est que plus grands chemins roulants sur la plaine forestière, en lisière de bois ou de parcelles dénudées et tristounette, c'est la seconde partie pour bourrineurs et ça n'est pas du tout ma tasse de thé, j'essaye de maintenir tout de même un bon rythme (pas bon pour mes guibolles par la suite) mais peu à peu l'ennui grandit, je souffle, je cogite "j'aurais du aller faire la Cyclauto, au moins j'y aurais bouffer des bosses", "je reviendrais plus", bref je roule en attendant un mieux dans le tracé. Je m'accroche un peu pour suivre Romain de l'US Maule, par la suite je l'ai dépassé, il avait traîné longuement dans ses roues quelques coureurs dont Olive et Franck. Seule descente suivie d'une bonne remontée dans le Bois du Rouquis offrait une variation de dénivelé intéressante durant ces mornes dix bornes.

Nous en somme maintenant au kilomètre 44, moment où le tracé va redevenir plus physique et intéressant, on retrouve du sentier, de la vraie bosse, des portages saignants durant 7km. Et tout cela arrive quand on a bien donné dans les parties roulantes d'avant, les cuisses saturées ont donc un peu de mal à se refaire à ce fractionné, il faut parfois s'accrocher, je m'efforce de passer un max de bosses sur le vélo, mais j'ai plus l'envie, je cale dans l'une d'elle au 4/5, alors qu'un autre concurrent la passe (mais c'est le seul).

Kilomètre 52, on es sorti de la forêt, on retrouve un chemins de plaine menant vers Bel-Air et le bois de la Vacherie, Jean-Marc est revenu sur moi, me disant que Mary n'était pas bien loin, je retrouve avec bonheur le sentier que l'on a repéré lors de l'échauffement, ça sent le final, le moral revient avec ce passage plus ludique, je reste dans les roues de Jean-Marc, petite montée, dernière descente, le panneau "arrivée 2km" me fait du bien à l'esprit, on passe sur le 44 dents, un début de crampe se pointe alors je tire du braquet. On ressort à découvert et c'est le final dans le stade, Jean-Marc accélère, je fais de même sans conviction et passe sous l'arche d'arrivée après 3h06 de course, me classant ainsi 51ème au scratch, franchement pas fâché d'en terminer car je me suis trop ennuyé sur ce parcours peu homogène dans ses difficultés et bien trop roulant pour moi. Mais je ne blâmerais pas ici l'organisation, car ils doivent composer avec les exigences de l'ONF qui gère ce domaine forestier, et comme souvent maintenant en Île de France les vététistes se voient cantonner de plus en plus aux larges chemins et allées sans intérêt. On ne va pas se plaindre, car La Translov reste une des dernières épreuves de type Raid dans le coin.

Je retrouve les Renards et Loïc. Mary est arrivée il y a peu, pas contente d'avoir loupée, comme Valérie (en rage elle) comme le premier Tandem, la bifurcation 45km/65km alors qu'elle était devant et pouvait faire la première marche du podium Dames, alors que là elle échoue seulement 3ème. C'est d'ailleurs étonnant qu'aucun bénévole n'ai été mis en place à ce changement important, alors qu'il y en avait plusieurs de mobilisé à différents endroits pour effectuer des pointages anti-resquilleurs, tâche pas franchement importante comparé à la bonne signalisation des distances...

Bruno et Philippe montent sur les marches 1 et 2 du podium des Masters 3 sur le parcours 45km, encore du vert à l'honneur ce week-end.

Nous quittons Louviers à 17h10, retour via l'A13 bien chargé à l'approche du péage de Mantes, par les retours de week-end des franciliens, j'opte pour les chemins de traverses en rentrant par la campagne. Nous sommes de retour à 18h45.

Dimanche prochain, objectif La Gamelle Trophy, là ça sera plus physique, technique, ludique et bien moins roulant...

Pédalator


Les classements des Raids

scratch 25/45/65km

scratch femmes

catégories


Pédalator Mary enragée Mary enragée

Profil du parcours 65km

Profil du parcours 65km

Les données de Pédalator

ParamètresPOLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :13h11'3413h10'57
Temps roulé :3h05'563h04'49
Temps total (avec arrêts):3h06'343h06'37
Moyenne:19,8km/h19,6km/h
Vitesse max.:53,4km/h52,5km/h
Distance:61,4km60,41km
Réglage compteur :2035 mm 
ODO998,6km 
Dénivelée positif cumulé:+1070m+1098m
Dénivelée positif CartoExploreur- 
Dénivelée négatif cumulé : -1090m -1089m
Température Min/Moy/Max: 17/19/24°C -
FC Min/Moy/Max:84/169/196Sans ceinture
Calories2322 kcal2171 cal
Période échantillons :5sAuto
Démarrage compteur :manuelAuto
Fichiers échantillons 2008:08092102.hrmTRK
Distance/dénivelée annoncés :61,798km / 1027m
49,439km / 745m
24,49km / 472m
GPS Firmware Revision-2.40
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26"x2.10"2 bars2030mm 
Arrière :MAXXISCROSSMARK LUST26"x2.10"2 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXREBA World Cup100/100Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc94Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

A Lire, à voir

Le site du club organisateur : U.V. Louviers

Reportages photos et classements sur le site CB2000: Translovérienne 2008


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Dernière mise à jour : lundi 29 septembre 2008 15:01

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