la plaque de cadre de Pédalator

XXX'trême Rando Raid

17/08/2008 - (88) Remiremont

Rando Raid 80km

Approved !

un X de plus

Nous avons découvert les Vosges avec la 1ère édition du Raid organisé par VTT Remiremont en 2007
et comme cette organisation nous avait bien plu, je l'avais noté sur le calendrier de nos sorties 2008.
On aura juste attendu la dernière minute pour s'inscrire, car la météo pluviorageuse de ce mois "d'été"
ne nous incitait pas à faire 450 bornes de voiture pour aller rouler sous le déluge,
surtout quand on rentre de vacances passées sous le soleil du sud à rouler dans la poussière.


Vendredi un oeil jeté sur les différents sites météo indique une nette amélioration des prévisions pour tout le week-end, alors on se décide; nous retournons dans les Vosges refaire le Raid VTT de Remiremont. Je cherche un hôtel sans le secteur, les formules économiques sont complets, finalement j'arrive à trouver une chambre dans un Hôtel-Resto situé à St-Amé, à quelques kilomètres de Remiremont.

Ceci fait, je m'occupe de nos VTT avec le remplacement des pneus typé sud, pour une monte plus polyvalente et adaptée au terrain mouillé. J'en profite pour changer un rayon de ma roue CrossMax SLR Disc avant, qui a été tordu durant les vacances, ce qui engendrait un frottement intermittent du disque.

Samedi 16 août

Pas besoin de se lever de bonne heure, on quitte donc les Yvelines à 11h45. Une fois engagés sur l'autoroute A5 on effectue une petite halte pique-nique où l'on avale la gamelle de nouilles, nourriture . Retour sur le grand ruban gris sans grande circulation, on passe Troyes puis on bifurque sur l'autoroute A31 qui remonte vers Nancy. On le quitte près de Bulgnéville pour rejoindre Épinal via Vittel. Un bout de N57 et on arrive sur la place du Champ de Mars de Remiremont (88) à 16h22.

Cette année l'organisation permettait de s'inscrire la veille de l'épreuve, ce qui nous éviterait d'avoir à courir demain matin. Comme j'avait envoyé par mail toutes les infos vendredi, il ne me restait plus qu'à faire le chèque de 14€ par tête pour nos inscription au Raid 80km. En échange on recevait une petite plaque plastifié et un sac contenant des pubs + un gilet de sécurité jaune fluo + un Tee-shirt noir de l'épreuve, sympa.

Nous repartons de Remiremont et faisons les 7 kilomètres nous séparant de notre hôtel, au calme du village de St-Amé. Accueil sympa, on nous donne une chambre au RDC, parking devant, idéal pour décharger sacs et VTT. On part faire un petit tour à pied dans le village, puis on revient à l'hôtel se reposer en attendant l'heure du dîner. L'appétit venant, on rejoint la salle du resto, la carte et le menus sont originaux, après l'apéro cocktail -sans alcool- je me laisse tenter par une truite à la mousse de sandre. On clôture le dîner par un sabayon de fruits de saison, puis nous rejoignons la chambre pour écraser un bon gros roupillon.

Dimanche 17 août

Réveil à 6h30, une fois prêt je recharge le break pendant que Mary achève de se préparer, puis à 7h15 passé nous rejoignons la salle du restaurant pour y prendre le petit déjeuner. Petites viennoiseries et bon pain seront dévorés, puis une fois la note réglée nous quittons l'hôtel à 7h35, direction Remiremont. Dans la ville, le balisage par panneaux 'VTT' efficacement mis en place par l'organisation nous guide aisément vers le lieu de départ.

parking du Champ de Mars
Champ de Mars

Nous arrivons au parking du Champ de Mars déjà en partie rempli, des Vététistes se préparent, mais aussi un peu de Cyclos car il y avait aussi des circuits vélo de route de 60/120km en plus des parcours VTT 20/45/80km.

On se prépare, le départ est prévu pour 8h30. Tiens un maillot de VTT Poissy : c'est Régis qui est venu aussi faire cette épreuve après avoir vu sur Internet que nous y allions aussi. Il y a aussi deux autres Yvelinois, Jean-Claude et Renaud du club des Mureaux, plutôt routiers dans l'âme, qui profitent de leurs famille résidant dans le coin pour découvrir cette épreuve VTT. Ils ont déjà participés à une course sur route vendredi.

On rejoint le devant du podium, où s'effectue le briefing de départ, pas encore grand monde (effet vacances d'été conjugué au week-end du 15 août) mais tout de même presque une centaine d'inscrits au raid cette année (93 sur le 80km j'ai cru comprendre).

attente
Régis, Mary
attente
participants du Raid
en attendant le départ
en attendant le départ
déguisement
bénévoles
déguisés

La voiture de police ouvreuse se met en place, car comme l'an dernier on va commencer par un petit tour dans les rues de Remiremont pour étaler le troupeau, je me poste derrière le véhicule. Comme il y a assez de monde et que le balisage est efficace, Mary va pouvoir rouler à son rythme et moi au mien, car il faut que je reprenne l'habitude de pulser un peu en vue de me préparer aux compétitions de la fin Septembre.

Fred donne le top départ à 8h27, ça démarre tranquillement et même pépère, je colle la voiture qui doit parfois ralentir pour se caller sur l'allure des participants, ça se bouscule pas devant. Au bout de 2,4km de roulage bitumeux dans Remiremont on revient au point de départ, la voiture s'est écartée, on prend à droite le début de rue menant au pied du massif forestier, 200m plus loin nous sommes au début du premier chemin forestier qui grimpe fort d'entrée de jeu, plaques rocheuses et cailloux mêlés la terre noire, petit plateau et pignon de 32 déjà engagés, nous voilà partis pour presque 2,6km de grimpette, commençant par 900m à presque 12% de pente, une longue séance de manivelles où souffle et cardio sont mis d'emblée à rude épreuve. Je cale un bon rythme, deux affûtés passent devant et resteront à vue un bon moment. La pente s'atténue un peu et durant 700m l'allure augmente et permet de récupérer un peu, puis la pente s'accentue un peu sur un sentier qui grimpe jusqu'à une piste que l'on va suivre, celle qu'on avait empruntée l'an dernier au départ.

La première montée à déjà bien creusé les écarts, je ne vois plus personne derrière. On va suivre la piste sur 400m, Jean-Claude a rejoint le duo de tête et je les ai encore à vue. On quitte la piste pour suivre un beau sentier descendant en virages dans la terre, avec racines et quelques cailloux, j'ai un peu de mal à retrouver mes marques dans ce type de terrain car nous revenons de 15 jours de vacances passées dans le sud à dévaler dans la poussière et la caillasse, alors dans ces passages un soupçon humide l'appréhension de glissouiller avec les pneus plus étroits demande un temps de réadaptation. Une remontée sur chemin forestier, deuxième descente sympa sur sentier et je reprends confiance.

Nous voici sur un petit bout de route, 700m monté au train avec toujours les trois gars à moins de 100m devant, puis on repart dans les chemins et sentiers du bois, parfois aériens en balcon. Toujours aussi chouette ce parcours forestier, avec ses tapis de mousses, ses conifères, sa terre sablonneuse, les sentiers bordés d'herbes vert tendre. Je suis étonné du terrain qui sera majoritairement sec sur l'ensemble du parcours, plus que l'an dernier j'ai l'impression, seules quelques parties seront mouillées à cause des multiples sources et ruisseaux, des gués, des ruissellements liés aux fortes pluies orageuses de début de semaine.

En passant au lieu dit la Croisette je reconnais un passage emprunté l'an dernier; par un chemin plus large on ressort du couvert forestier pour grimper sur une petite route menant au gîte La ferme des Oiseaux où nous étions hébergés l'an dernier. Cette année, le 1er ravitaillement y est monté, au kilomètre 10,9 auquel j'arrive après 47minutes de roulage. La table est bien pourvue, je pause juste 40 secondes, le temps d'avaler un verre d'eau au sirop et faire poinçonner ma plaque de cadre, puis je repart en faisant un coucou-merci-super à Fred au passage.

Légère remontée, puis descente rapide sur 400m de petite route pour aller choper un chemin remontant doucement dans le massif forestier. Un peu plus loin une sérieuse grimpette, puis le relief devient descendant, un peu de répit car les premiers 20% du parcours sont plutôt copieux en dénivelée pour commencer, ça donne le ton pour la suite du programme et il vaut mieux passer en mode gestion.

Passé le 16ème kilomètre j'ai retrouvé mon rythme régulier de respiration et de roulage, ma phase d'échauffement est accomplie et je suis revenu dans les roues de deux des trois premiers, Jean-Claude des Mureaux et un pilote plus jeune roulant sur un SCOTT Scale avec un cuissard SCOTT. Celui-ci semble vouloir s'accrocher au rythme de Jean-Claude. On va mener bon train d'une allure tonique, je me sens en jambes ce matin, le bénéfice du séjour en montagne se fait sentir, chic.

Le tracé nous emmène au travers de chemins et beaux sentiers découvrir les multiples petits étangs du coin, on longe celui de la Mollière, on a passé les deux petits ponts de bois de l'an dernier, peu après celui-ci Jean-Claude doit s'arrêter; problème de dérailleur, je ne le reverrais plus qu'après mon arrivée, je poursuis avec l'autre pilote, le premier a disparu depuis longtemps.

Nous suivons un chemin forestier, quand le tracé part à gauche et descend par une jolie trace défrichée pour l'occasion, quelques petits virages dans la terre entre troncs, racines, mousses, pierres, un peu de pente, nous parvenons ainsi au 2ème ravitaillement, situé au kilomètre 21,4 non loin des Cascades du Géhard. Une animation sympathique avec accordéoniste nous accueille, la table du ravito est très bien pourvue et il y a même des salades de riz et de nouilles pour apporter du salé, chose pas courante et bien vue pour un parcours longue distance où le ras-le-bol du sucré arrive après plusieurs heures. Je m'arrête 45 secondes, le temps de boire un verre d'eau, de picorer quelques raisins secs et un bout de banane, pendant que l'on poinçonne de nouveau ma plaque de cadre. Je repart ensuite pour une boucle de 20km spécifique au Raid, nous reviendrons donc plus tard en ce même ravito. Pas mal ce principe du point de vue de l'organisation, ça en fait un de moins à gérer et si un participant à une défaillance physique ou mécanique, il peut ainsi réduire la distance.

Le parcours repart de ce 2ème ravito par 600m de petite route remontant doucement, puis on emprunte un chemin montant dont le sol est jonché de cailloux rendus glissant par des écoulement d'eau, la progression par endroits est pénible et le pneu arrière ripe souvent, il faut bien choisir sa trajectoire, puis le terrain redevient un peu plus roulant et rejoint la D83 au niveau de Girmont-Val-d'Ajol, village où se situait un ravito l'an dernier, je reconnais le coin.

On va remonter 850m de la D83, un espèce de faux plat montant où je mène le train, passant à la Mollière d'Aval où l'on revient sur un chemin qui monte encore un peu, puis le relief se fera plus calme et le tracé plus roulant en passant près des étangs de Corfaing et des Basses, puis dans les sentiers et chemins du Bois du Rey, permettant de remonter l'allure et refaire un peu de vélocité tonique. Mon collègue de route effectue un magnifique OTB en plantant la roue avant dans une zone boueuse, pas de bobo. Le parcours se met maintenant à descendre, je reconnais ce coin de Rapaumont avec les virages en lacets du chemin en herbe entre les champs, les vaches nous regardent dévaler la pente, j'entre en tête dans le sous-bois et je laisse filer le vélo, le paysage défile, je me rappelais de ce passage très rapide. Belle vue avant de plonger.

L'an dernier on continuait tout droit vers la Rochotte, cette fois on bifurque avant sur la droite pour aller suivre un beau sentier qui se termine par un passage plus sauvage où la végétation se ressert et tente d'accrocher les bar-ends, portion de sentier bien moins fréquenté et très joli, un peu de cailloux pour secouer le pilote, j'arrive ainsi à Courupt, j'ai décroché mon compère de route qui semble moins technique, peut-être désavantagé par son semi-rigide.

Désormais une longue remontée nous attend, soit 4,9km pour 281m de dénivelée, ce qui représente près d'une demi-heure de pédalage, sur sentiers et chemins ombragés avec au début des passages à 14 et 12% de pente, ça calme; d'ailleurs à partir de ce moment mon compère de roulage va décrocher pour disparaître totalement de ma vue au fil des grimpettes, je ne le reverrais plus (il semblerait avoir bâché avant la fin d'après Jean-Claude qui l'a revu par la suite). Sur un replat à mi montée - avant d'arriver à la Croix Perry - une portion de chemin boueux nécessite de marcher par endroits, sous peine de s'enfoncer, puis le sol redevient assez dur pour rouler. Récupération/décrottage sur presque 800m de petite route passant au Dropt, puis un chemin forestier permet d'achever la montée vers l'Haut de l'A (ça ne s'invente pas !), on se trouve à 686m à ce moment, l'ensemble du parcours oscillant entre 395m et 730m d'altitude.

Après l'effort de cette longue montée, le réconfort arrive sous la forme d'une longue descente de 2,4km via chemins et beaux sentiers, puis le tracé remonte doucement en longeant le Ruisseau du Géhard jusqu'aux Cascades, quelques mètres de portage pour franchir les marches de grosses racines et me voici de retour au 2ème ravitaillement. Là je vais m'attarder un peu plus longuement, pour refaire des forces à coups de raisins secs, bouts de bananes, morceaux de barres énergétiques et de pastèque bien rafraîchissante. Je n'ai vu aucun participant du raid revenir et le premier caracole en tête bien loin devant, il ne s'arrêtait aux ravitos que pour pointer, mode avion de chasse.

Le parcours repart en légère descente sur la route durant 400m, puis bifurque à droite sur une large piste en faux plat montant, j'ai un peu mal aux jambes car les muscles refroidis par la pause ravito prolongée doivent retrouver le rythme. Le balisage est impeccable depuis le début, mêlant grosses flèches rouges, rubalises, flèches au plâtre sur le sol, les voies à ne pas suivre étant barrées par des traits au plâtre, jamais une seule hésitation de toute la matinée et une vision constante de la direction et des changements, du beau travail.

Le tracé quitte la piste pour suivre durant presque 2km le beau sentier des Vieilles Abbayes, celui ci comporte au milieu quelques zones plus pénibles au roulage, à cause de rochers glissants, puis il redevient plus roulable en montant. Comme sur bon nombre de sentiers, on navigue ici entre herbes et fougères d'un beau vert tendre, les tapis de mousse recouvrant roches et troncs jetés bas, cette moquette verte ponctués de ci de là par la poussée de jeune résineux. Jolie contrée que ces Vosges où les nombreuses sentes aériennes me rappel les sentiers en corniche des Alpes.

Un dernier coup de cul puis le sentier redescend, rejoint une piste qui se dévale très rapidement en Forêt d'Hérival, on suit alors un peu de piste et de chemins qui mènent au pied de LA difficulté majeure du parcours, une longue bosse très pentue qui dure 800m avec une pente moyenne de 17.3% pour 141m de dénivelée positif, autant dire qu'il faut en avoir encore dans les guibolles pour passer à zéro, ce que je vais tenter de faire bien sûr. Les cent premiers mètres à 18% passent sans trop de mal, puis viennent 100m de récupération à 13%, puis ça remonte plus fort à 15.6% sur cent mètres, mon pneu ripe sur un galet roulant deux mètres avant l'arrivée d'un replat, chiotte je ferais pas zéro cette fois. Retour en selle de suite, on traverse une piste pour attaquer un nouveau passage pentu de cent mètres à 16%, ça passe sans problème, je dépasse deux vététistes qui poussent leur spad, puis le balisage quitte le sentier complètement à droite dans le talus, virage en épingle fermée vers l'arrière suivi d'un monotrace un peu en dévers dans un sol faisant plutôt la part belle aux mottes de terre et disparaissant à moitié sous les herbes, sans compter la pente encore plus forte, bref là c'est séance pédibus quasi imposée sur 40m, puis j'arrive à remonter en selle pour achever la montée entièrement sur le VTT, mais en bataillant moralement pour ne pas lâcher et physiquement car le sentier un peu en gouttière comporte un peu de graviers roulants et l'adhérence du pneu arrière y laisse souvent à désirer, il faut alors chercher les bords du sentier plus stable pour raccrocher, bref je suis bien content en parvenant au sommet, Ouf ! Certains diront qu'ils iraient plus vite à pied, certes mais moi j'ai choisi option VTT et non rando pédestre moqueur

Après de tels efforts on s'attend à une belle récompense, cela va de soi et après un court bout de piste récupérateur permettant de retrouver une vélocité supérieure à celle de l'escargot, s'amorce l'entrée d'un sentier descendant qui s'élargit en chemin menant au 3ème ravitaillement, situé au kilomètre 51,2 pour mon compteur. Je pose le vélo et fait pointer mon carton, pour mon premier passage ici, car une nouvelle boucle spécifique au Raid 80km nous ramènera en ce même point après 20km. Les randonneurs du parcours 45km eux rentrent directement. Je prends le temps de me restaurer et réhydrater un peu, juste un poil plus que 3 minutes car la relance de la machine humaine me semble de plus en plus pénible au niveau des guibolles au fur et à mesure que les bougies s'accumulent sur mon gâteau d'anniversaire. Bref je repart, mais un peu plus cool dans mon allure car je commence à accuser un léger coup de fatigue, normal vu l'allure à laquelle j'ai démarré et le relief plus que bosselé déjà ingurgité.

Le parcours remonte doucement sur un sentier verdoyant et ombragé, durant 1.4km, quelques traces humides au sol, l'avant du vélo balaye les hautes herbes qui envahissent parfois le sentier, certainement moins fréquenté au vu du sol moins pelé, puis la pente s'accentue un peu plus sur 200m d'une simili piste au sol défoncé par les intempéries, les buttes de terre, les troncs en travers, les herbes hautes détrempées, les flaques d'eau stagnante, bref du roulage difficile et séance marche-roule-marche imposée sur quelques dizaines de mètres avant de retrouver une surface plus propice au roulage. Une courte descente , suivie d'un coup de cul roulage-poussage, puis le parcours redescend vers le bord de forêt coté N57.

Petite portion de récupération bitumeux en campagne, permettant d'aller choper le début d'un sympathique sentier remontant vers l'étang du Renard, où le tracé revient sur une petite route permettant de remonter régulièrement en tournant les jambes jusqu'à l'amorce d'une large piste. Dans le virage routier qui précédait j'ai apprécié que le tracé continu un peu sur le bitume régulier, car sur la trace GPS que Fred m'avait envoyé je me suis aperçu que l'on aurait du grimper à la place un chemin où les galets roulants laissaient présager une petite séance de sueurs supplémentaires.

D'ailleurs à plusieurs reprises ce matin j'ai constaté quelques divergences du GPS par rapport au tracé initial, variantes liées aux fortes intempéries du début de semaine ayant amenée l'organisation à zapper certains chemins trop 'trempés' ou ravinés par les pluies orageuses, mais aussi certains aménagements de tracé imposés par des modifications d'autorisations de passages.

La montée sur piste laisse place à un beau sentier, le tracé y chemine sur près de 2.5km majoritairement descendant, moment de plaisir qui fait oublier un instant des jambes qui commencent à accuser le coup, normal elles ont déjà 60km dans le museau, cailloux et racines à éviter, passages en balcon, que du bon. Le parcours revient alors un instant sur une petite route pour la remonter durant 400m, menant ainsi au sentier suivant.

On redescend ainsi en lisière de forêt pour débuter la remontée sur un chemin disparaissant totalement sous de grandes herbes couchées, puis le parcours s'enfonce entre les fougères, sentier sauvage à peine visible revenant en sous-bois, je reconnais cet endroit typique de la fin de parcours de l'an dernier, il y avait alors par la suite quelques bons raidillons à se coltiner, mais cette fois le tracé suit une voie différente, sentier et chemin remontent vers la Tête Mabichon, petit bout de route, chemin, un bon coup de cul rabaisse à nouveau la moyenne pour gravir le Pas de l'Âne, encore du dénivelé positif bien costaud à absorber puis sentier et chemin montant un peu plus calme précédent la petite descente ramenant au 3ème ravitaillement -second passage- que je ne suis pas fâché de retrouver, la fatigue se faisant sentir avec presque 70 bornes au compteur. Je m'octroie une pause récupératrice de trois minutes pour boire et grignoter des raisins secs, de la pastèque et d'autres sucreries.

Le ciel qui était dégagé et ensoleillé depuis ce matin affiche au dessus de nous de gros nuages gris annonciateurs d'ondée rafraîchissante, pas fâché de n'avoir plus beaucoup de bornes avant de revoir l'arrivée. N'ayant pas trop envie de jouer le rôle d'éponge, je ne m'attarde pas et repart.

Un sentier remontant, un peu de mal à relancer les guibolles après la pause, puis le rythme revient, je dépasse deux vététistes dans le sentier montant en balcon durant plus d'un kilomètre, quelques gouttes commencent à tomber puis ça s'arrête, on arrive au pied d'une petite séance poussage-portage bien pentu, sol instable mêlant terre sablonneuse et cailloux roulants ne s'accommodant pas de jambes fatiguées par 70 bornes pour envisager de tenter d'y passer sur le vélo. Le sommet arrive, le tracé revient sur une piste et des chemins permettant de refaire du rythme, moment où une averse démarre, s'intensifie un peu plus et me fait presser le tempo sur le Chemin des Crêtes où je mène bon train en essayant de rouler au bord de la piste sous l'abri des arbres. Le tracé quitte la piste et s'engage sur un nouveau sentier descendant plus abrité, l'averse cesse, encore 2.6km de descente plaisir sur beau sentier puis chemin et me revoici dans les rues de Remiremont, retour à la civilisation où j'arrive quelques secondes avant 14h sur le Champ de Mars, super content de ce beau parcours.

Je file aux jets d'eau laver ma monture, puis je reviens à la voiture me changer. Juste pour pinailler ; les douches sont trop loin et j'ai préféré user mon stock de bouteille d'eau.

Jean-Claude arrive plus tard, puis Régis de VTT Poissy, tout le monde est content de ce beau parcours toutefois exigeant. Je vais ensuite rejoindre la buvette où la sacro-sainte ligne diététique est mise en veilleuse au profit d'une barquette de frites et d'un sandwich chipolata grillé -payants- que je dévore en regardant les arrivants. Dommage qu'il n'y ai pas de point ravitaillement gratuit à l'arrivée, au moins de l'eau à boire et quelques sucreries avec du salé, seul reproche à faire de la journée sur cette belle organisation.

Bravo à Arnaud, le plus jeune des participants (15ans je crois) pour avoir bouclé le Raid de 80km, ça promet.

Mary arrivera une heure après moi, elle aussi très contente du parcours et visiblement pas fatiguée, avec juste un souci mécanique à mi-parcours puisque sur une petite chute sa patte de dérailleur s'est déformée, ce qui l'a empêchée par la suite de pouvoir utiliser ses deux derniers pignons de 30 et 32 dents. Heureusement que le DEVINCi est doté d'un petit plateau de 20 dents, elle n'aura ainsi pas été trop pénalisée par cet incident mécanique, une bonne âme l'ayant aidée à redresser en partie la patte de dérailleur.

attente
arrivée
Fred
Fred le maître
traceur du Raid
Mary arrive
Mary arrive
Mary à l'arrivée
Mary à l'arrivée,
même pas fatiguée

On discutera un peu avec les organisateurs, dont Fred le traceur et Luc le président du club, puis nous irons laver le bike de Mary en discutant avec Régis un francilien. On quitte le Champ de Mars de Remiremont (88) à 16h35, nous serons de retour chez nous à 20h57 sans avoir rencontré de trafic, surpris de voir la 104 et autres axes franciliens aussi désert du flux habituel de véhicules de retour de week-end, c'est cool le mois d'août en Île de France.

Voila, un beau week-end Vosgiens se termine, nous ne regrettons pas le déplacement et serons sûrement de retour l'an prochain en ces terres. Je recommande chaudement aux amateurs de Marathon de venir se frotter à cette épreuve qui entre dans mon classement des plus beaux mais exigeants parcours longue distance que j'ai pu faire, en saluant au passage le gros effort de renouvellement et d'amélioration du tracé effectué par Fred et sa bande depuis l'an dernier en ayant pris en compte des remarques effectuées l'an dernier par les participants.

Pédalator


Profil du circuit

Profil du circuit

Les données de Pédalator

paramètresBC1606L
Mary
POLAR
CS600
GARMIN
Edge705
Départ :-8h27'218h24'46
Temps roulé :6h17'295h16'165h15'25
Temps total (avec arrêts):-5h32'36 
Moyenne:12,7km/h15,0km/h14,7km/h
Vitesse max.:50,64m/h49,1km/h48,6km/h
Distance:79,91km79,0km77,46km
Réglage compteur :2050 mm2050 mm 
ODO1228km670,7km 
Dénivelée positif cumulé:-+2210m+2327m
Dénivelée positif CartoExploreur--+2512m
Dénivelée négatif cumulé : - -2220m -2317m
Température Min/Moy/Max: - 12/17/23°C -
FC Min/Moy/Max:-84/160/183Sans ceinture
Calories-3772 kcal3890 cal
Période échantillons :-5sAuto
Démarrage compteur :-manuelAuto
Fichiers échantillons 2008:-08081702.hrmTRKtcx
POLAR CS600
Distance/dénivelée annoncés :85km / +3000m
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :SCHWALBEJimmy26"x2.10"2 bars2050mm 
Arrière :HUTCHINSONTORO MRC Tubeless26"x1.85"2,35 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXREBA World Cup100/100Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc94Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

Le Budget

DATEA/RDésignationPrix
16/08/2008AllerPéage APRR - A5/A31 : Les Eprunes -> Bulgnéville (N°9) : 300 km18,80€
Leclerc - St-Etienne-les-Remiremont - Gasoil 27,21L à 1,28€/L34,83€
17/08/2008RetourHôtel - Le Logis LAMBERT : dîner + 1 nuit 2p + 2 petits-déjeuners106,60€
20h04: Péage APRR - A5 : Bulgnéville -> Les Eprunes : 300km18,80€
Auchan - Plaisir - Gasoil 32,91L à 1,279€42,09€
TOTAL :221,12€

Les Clayes-sous-Bois (78) -> Épinal -> Remiremont (88)  =  444 km en 4h37
Remiremont (88) -> Épinal -> Vittel -> Les Clayes-sous-Bois (78) = 457 km en 4h22

Kilométrage TOTAL = 917 km


A Lire, à voir

Le site du club organisateur : VTT REMIREMONT

Le Blog 2007 de l'organisateur

Le site de la ville Remiremont (88)

petit CR et photos par khs91

Le CR de Phil3


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Dernière mise à jour : dimanche 31 août 2008 17:01

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