La Garennoise 100km

La Garennoise

25/05/2008 - St Martin-la-Garenne (78)

Rando 80km


Petit lapin est de retour

Après une année de pause -sans doute liée aux aléas de la vie associative- les petits gars de l'AOSMG
ont retroussés leurs manches pour remettre leur belle randonnée au calendrier des organisations VTT franciliennes.

Nous avions découverte cette nouvelle randonnée VTT en 2004, puis nous étions revenus la faire en 2005.
La 3ème édition du 7 mai 2006, qui attira pas loin de 780 vététistes, ne figure pas à notre tableau de chasse,
nous étions ce jour là dans la Drôme aves Renards et Bikets pour faire La Buiscyclette.
Qu'à cela ne tienne, cette année notre programme d'escapades sudistes disposant d'une fenêtre de relâche
nous revenons avec plaisir à St-Martin-la-Garenne profiter des sentiers locaux.


La Garennoise étant inscrite au programme des manifestations subventionnées par le club, Seb s'est occupé d'effectuer nos inscriptions (8€ pour le parcours 80km, 7€ pour le 60km) et c'est en nombre que le VCMB-VTT serait représenté sur cette randonnée VTT, avec pas moins de 29 représentants de la tribu des Renards: 16 sur le grand parcours de 80km, 8 sur le 60km et 5 sur le 45km.

Fin de semaine à tendance mécanique; j'ai commencé l'optimisation de la masse et performances du nouveau vélo de route CR1 Pro de Mary, pour remplacer ensuite certains éléments de son GIANT TCR-1 qui va désormais rester sur le Home-Trainer. Samedi j'ai préparé le TITUS, car la météo annonçait un peu d'humidité pour le week-end, ce qui s'est confirmé par la suite avec de bonnes et longues averses orageuses dans l'après-midi et la nuit. Dommage, le terrain était correct auparavant. En fin de soirée Christophe est passé pour une urgence mécanique sur son SPARK; conséquences du Marathon humido-boueux de Wallers, après avoir déjà décoincé cette semaine son pédalier bloqué, cette fois c'est l'étrier avant de son frein XTR'07 qui déconne, les pistons ne bougent plus. Il a fallu refaire la purge (que de bulles d'air) et nettoyer les pistons encrassés de poussière de charbon. Le dîner englouti, pas fâché j'étais de gagner la couche et d'écraser un bon roupillon Zzzzzzzz

Dimanche 25 mai

debout ! Réveillés à 5h30, nous quittons Les Clayes à 6h15. Le ciel sur Poissy est bas et encore chargé de gros nuages, mais à l'ouest (où nous allons) le ciel se dégage, il laissera même apparaître quelques trous de bleu et de soleil sur l'horizon, la matinée devrait se dérouler sans pluie, mais sur sol mouillé; ça devient l'habitude à La Garennoise Si,Si

Nous arrivons à St Martin de bonne heure, il y a très peu de voitures garées sur le parking en terre, mais déjà présent quelques Renards comme Daniel, Denis, Pierrot. On se gare juste à coté d'Alex, ex Biket désormais au club de Poissy comme Aurélien et Loïc, mais eux sont à la finale du Val d'Oise Trophy ce matin, comme pas mal de nos compétiteurs de la BlackFox.

Alex
Alex in Blue
le parking se remplit
Le 1er parking
préinscriptions
La file des présincrits

On s'équipe puis on rejoint en vélo, 100m plus loin because Mary aime pas marcher, l'arche et les tentes montées pour l'occasion. L'une pour les inscriptions sur place, l'autre pour les pré-inscrits -bien vu pour réduire l'attente- où nous récupérons notre paquetage: une plaque de cadre plastifiée (personnalisée avec le prénom, sympa) plus les 2 attaches. On nous donne aussi un petit ticket pour le casse-croûte/boisson d'arrivée, plus un autre timbre poste avec le numéro d'urgence. C'est une bonne idée et surtout félicitation au bénévole qui a du de se taper la découpe de plusieurs centaines de ce petit bout de papier; il aurait été peut-être plus simple de noter le numéro de téléphone sur la plaque de cadre....mais c'est juste pour pinailler.

Petite attention sympa; chacun reçoit un flacon de dégraissant. Il y a aussi un stand expo du magasin d'Alain MAS où Franck le mécano assure l'assistance mécanique. Il était possible d'emprunter des VTT pour faire un essai.

Mary râle qu'on est trop en avance et doit attendre Christophe car on avait prévu un départ entre 7h30 et 7h45...Benoît et Christophe sont arrivés et prêts alors à 7h21 nous démarrons tous les trois tranquillement.

On démarre par une petite boucle de 4,5km spécifique au parcours 80km, dont 3.5km tracés sur les chemins du Bois de la Garenne, avec très peu de dénivelé, juste un léger faux plat en sortie, permettant de chauffer les guibolles, Christophe et Benoît me suivent, on ne force pas. Les pluies orageuses d'hier ont durcies le sol sablonneux. Après avoir traversé la D147 où un bénévole surveillait le passage, on récupère le tronçon commun des parcours par la fin de la petite bosse qui nous emmène dans le Bois du Chênay. Une fois passé le sentier creusé et un peu caillouteux, parfois glissant, en doublant quelques Renards du 60km sur cette légère grimpette, le parcours chemine dans le bois en alternant sentier et chemins, le sol est par endroit détrempé, on doit louvoyer entre quelques trous remplis d'eau boueuse, mais le sol est plutôt sablonneux. Quelques virages appuyés, l'impression que des motos passent dans ce coin.

On est redescendu vers le canasson-club du Coudray pour aller y chercher le sentier en gouttière qui grimpe pas mal, avec pas mal de cailloux dans sa première partie, ça glissouille trop de l'arrière et on doit marcher quelques mètres au milieu pour retrouver une adhérence suffisante. Dommage, ça passe par temps sec. On poursuit le parcours, reprenant des sentiers connus et en bas d'un sentier en légère descente, au kilomètre 10.7 on débouche sur un grand chemin. Le balisage de flèches noires du parcours part alors pour une boucle spécifique vers la droite du coté de Follainville-Dennemont, alors que les autres distances partent à gauche.

On s'engage donc sur la boucle du 80km, pas de problème pour le moment il y a plusieurs rubalises, je suis Christophe et Benoît sur le chemin. Au bout de 800m il y a quelque chose qui cloche, on se retrouve au début du sentier où l'on est passé il y a quelques minutes, pourtant on a bien suivi le balisage. On refait donc le kilomètre de sentier pour revenir à l'embranchement, puis on reprend à gauche le tracé rouge du 60km. Du coup on n'aura pas fait la boucle spécifique au parcours 80km. Ce faisant après quelques sentiers et chemins quasi plats, on repasse des Renards, puis plus loin Alex qui s'étale juste devant nous au passage d'une racine et d'un dévers du petit sentier tout caillouteux qu'on avait découvert lors de la première Garennoise.

Là j'ai commencé à m'apercevoir que j'avais pas la fritte, l'impression de me faire secouer le dos par le semi-rigide, le pneu dérape trop souvent, j'ai du mal à suivre mes compères dès que ça roule, j'éprouve pas grand chose. Jusqu'au 2ème ravito je vais ainsi rouler sans vraiment trouver plaisir, sur les parties planes Benoît et Christophe s'éloignent au devant de moi, disparaissent parfois de ma vue, j'arrive pas à suivre, je reviens péniblement sur eux au fil des bosses ou des arrêts mécaniques de Christophe, je rumine. Sans mettre en cause le parcours et l'organisation, je crois que le terrain un peu boueux, le manque de lumière, de passages vraiment techniques, des cailloux et de la poussière, comme nous en rencontrons depuis le début de l'année lors de toutes nos escapades dans le sud, tout ça me manque ; le Blues du Sud !

Une descente rapide nous propulse vers les Millonets, là on retrouve plusieurs Renards un peu perdus avec Daniel : il y a du balisage dans les trois directions possibles . . . un petit malin serait passé par là. Yvo a choisi la voie du haut et déjà commencé la grimpette, une bosse qui me paraît aussi la bonne option connaissant les traceurs, alors on s'y attaque durant 800m, sur un chemin qui se rétrécit en beau sentier entre murs de verdure, ça grimpe pas mal et on comprend pourquoi Yvo n'est pas redescendu. On le retrouve ainsi que le balisage et on poursuit notre périple. On arrive à la table du 1er ravitaillement, situé au kilomètre 19.3 pour nous. Courte halte, on avertis du  problème de balisage, puis retour en selle.

Maintenant on redescend rapidement sur le chemin large et bien caillouteux menant à Vienne-en-Arthies, j'ai tapé un peu fort de l'arrière sur un cailloux, ça tabassait pas mal. On passe entre les maisons par une petite sente connue -les dalles ne glissent pas dans le virage cette année- puis un chemin bordé de hautes herbes nous amène au pied de la bosse suivante; elle monte régulièrement tout comme le cardio. En arrivant vers le sommet, en lisière de bois, je constate que mon pneu arrière s'est bien affaissé; chiotte crevaison ! chiotte ! Décidément ce pneu TORO MRC 1.85" n'est pas au top; 2ème fois crevé, la dernière fois c'était à la JR. En plus il patine plus dans la boue grasse que le Bulldog MRC 1.85". Arrêt forcé donc, je tente de remettre de l'air avec la pompe pour tenter de poursuivre comme ça sans devoir mettre une chambre, pensant que le tubeless a du perdre de l'air lorsque j'ai tapé dans la descente précédente. Mais Benoît me dit entendre un bruit de fuite d'air; en effet il trouve la source du bruit, le pneu est percé, je suis bon pour mettre une chambre. Pas glop, le pneu est boueux, j'adore...Après 12 minutes nous repartons, par un chemin en herbe qui descend entre deux champs jusqu'à Chaudry.

Là le parcours nous emmène dans une petite zone boisée du coteau, manger de la bosse, des buttes et du sentier sympa, un court passage physique et rendu encore plus technique par l'humidité du sol. On repart ensuite en suivant le PR qui redescend au dessus de Vétheuil.

Là nous attend une belle et longue bosse de 600m à 10%, sur le large chemin du Rocher désormais goudronnée sur sa première moitié (le sol était couvert de petite caillasse, avec des plaques de calcaire glissant dans les années 90. Snif.). Je commence à grimper en danseuse sans forcer et remonte plusieurs vététistes, je dépasse Christophe et Benoît, ce dernier lance un "attaque !", se cale dans ma roue et on monte régulièrement ainsi entre 10 et 13km/h les 300 premiers mètres à 11%, je sais qu'elle est longue donc je ne lâche pas la cavalerie, au risque de le payer avant le sommet. Mon cardio grimpe à 192, le max de la matinée. Fin du goudron, le sol originel du chemin refait son apparition, je me rassois et termine les 300m de montée à 10% en vélocité assis sur la selle, toujours avec Benoît collé à ma roue arrière. Récupération active en roulant sur le sentier puis le chemin qui nous emmène ensuite vers la Goulée.

Le parcours file alors en montant doucement vers les Mares, zone habitée où l'on entre dans le Bois de Villers, (celui ou les insectes volants et la végétation n'incitent pas à trop s'y attarder, sinon démangeaisons assurées pour plusieurs jour - Popey tested). On va y cheminer durant presque 4km, en majorité sur des allées d'une forêt de grand arbres, en commençant par un chemin/sentier pas très marqué où la terre noire est souvent humide, l'herbe typée marécageuse en témoigne, une fois passé les quelques ornières du début, puis ensuite ça grimpe pas mal sans trop de rendement, la terre est souple et ça glisse limite adhérence par endroits. Un groupe de 3 quads arrivent en face de nous, ils se rangent sur le coté gauche et nous encouragent au passage, juste dans la partie la plus dure; je bataille avec l'adhérence arrière, mais j'arrive à grimper toute la bosse. Récupération dans la légère descente qui suit entre les herbes, puis on récupère un chemin forestier plus calme sous les sapins, juste quelques racines bombent le sol par endroit pour secouer l'arrière du vélo. On traverse alors le bois en droite ligne sur une grande allée, mais dont le relief ondule dans une succession de bosses moyennes où je reviens sur mes deux compères qui avaient déjà repris le large au gré d'une partie plus roulante.

On ressort du bois pour suivre le GR de pays sur un chemin plat filant entre deux champs durant 1.8km vers la ferme le Chesnay et la zone boisée suivante, les mottes de terre et d'herbe secouent l'arrière train, là encore j'avance plus et Benoît et Christophe s'éloignent peu à peu et disparaissent de ma vue. Moral. Le balisage quitte le large chemin pour partir à gauche sur le sentier en herbe qui longe le Bois du Parc, puis on y entre, on traverse une petite route, on file en face sur le grand chemin avec barrière, un bénévole de l'organisation y demande si tout va bien. Il y avait un ravito à cet emplacement les fois précédentes, j'aurais bien aimé en trouver ici à ce moment là; ben non faudra attendre encore 15 bornes. Zut.

Le parcours nous emmène dans le Bois du Parc sur des chemins en faux plat descendant, en lisière une descente sympa, puis on repart à gauche sur un sentier en légère descente aux bords envahis par les herbes; pilotage pour éviter de planter dans une motte des bordures ou se prendre une branche dans la tronche. Je retrouve mes deux compères arrêtés; Christophe débarrasse son dérailleur du mélange terre/herbe qui encrasse ses galets, puis on repart. On attaque les 400m de bosse à 9%, je la reconnais aussi celle-là, puis le parcours nous emmène au travers d'allées et sentiers du bois pour deux nouvelles descente-montée. On est désormais dans le Bois de la Roche, où le relief est plus plat, chemins et sentiers sur deux kilomètres, puis on sort du bois en descente rapide sur un chemin herbe/ornières qui nous amène à la traversée de la route D37 à Amenucourt, au pied de la bosse à 15% qu'on affectionne prendre sur nos circuits en vélo de route dans le Vexin. Désormais le profil sera quasi plat.

Deux kilomètres de chemins campagnards au travers de la verdure nous rapproche des bords de la rivière de l'Epte, le sentier disparaît presque entre les hautes herbes vertes, on passe les deux goulots d'étranglement anti-vache et on arrive au niveau du Moulin-Auberge de Fourges. Là le balisage n'est pas très visible, Benoît et Christophe commençaient à partir en face mais par expérience de La Garennoise je les remet sur le droit chemin, car on doit repartir en sens inverse, les rubalises placées le long des petites rues le confirme. On quitte le bitume pour rouler durant presque 2km sur un chemin longeant un espace boisé, puis on y entre pour rejoindre le sentier longeant le ras de la rivière de l'Epte.

Ce long passage de presque 3km menant à Gasny, marque de fabrique de La Garennoise est un moment bucolique (manquait juste le soleil ce matin là pour en profiter au mieux) où il faut redoubler d'attention pour ne pas tomber dans la rivière (cette année il y a encore eu un vététiste à l'eau) car le sentier est parfois bien défoncé, avec des racines, des bouts de bois, des trous creusés dans la berge par les animaux et où la roue peut planter à tout moment, les branches qui tentent de retenir votre cintre, un arbre à enjamber, des courbes avec la cassure de la berge cachée dans les hautes herbes. Quelques petit ponts de bois qui se passent tous sur le vélo, sauf par sécurité celui se trouvant peu avant la fin du sentier, bien vermoulu et glissant de vert, avec des planches cassées. On y frôlent quelques pêcheurs; même en effectuant l'opération avec politesse et avec le bonjour au passage, leur face laissent deviner leur pensés "font chi..er ces vététistes".

Benoit
Benoît
Christophe
Christophe
Pedalator
Pédalator
Les bords de l'Epte

Si j'avais trouvé original, joli et bucolique ce nouveau passage découvert lors de ma première Garennoise, ce matin avec mon manque de forme/motivation j'ai trouvé interminable ces trois kilomètres de sentier, me faisant secouer l'arrière train à chaque trou, j'ai bien failli aller à la flotte à cause d'une branche ayant retenu mon bar-ends droit, heureusement que je tenais fermement le cintre en prévision d'une telle situation. Je ne sais pas si c''est la météo pluie+soleil de début de saison qui y est pour quelques chose, mais j'ai trouvé le sentier (comme d'autres sur le parcours ce matin) particulièrement envahi par la végétation; on s'y faisait griffer, il fallait jouer de dextérité pour ne pas se faire trop piquer par les orties, et souvent baisser la tête il fallait pour ne pas s'emmancher dans les branches d'arbustes. C'est un choix difficile à faire, mais je pense comme d'autres que l'organisation devrait étudier la possibilité de changer un peu cette partie du parcours, en rajoutant des éléments forestier à dénivelé, comme un tour vers le Bosc Roger, car pour les habitués de La Garennoise cette partie de parcours plane vers l'Epte est trop longue et l'effet découverte ne procure plus le même effet. Il est peut-être difficile dans ce coin de raccourcir le passage sur le sentier des berges de l'Epte, mais un passage moins long sur ses bords serait moins monotone et sans doute plus agréable.

Ravitaillement de Gasny

Le sentier se termine à Gasny, on arrive à la tente du 2ème ravitaillement, situé au kilomètre 51.4 pour nous. Je retire le mélange herbe+terre qui s'est accumulé dans mon dérailleur arrière, les brins d'herbe enroulés dans la cassette, j'ai même trouvé un fil de pêche autour de l'axe de la manivelle de pédale. Voilà Bruno qui en termine aussi avec le sentier, il a merdouillé comme nous dans le suivi du balisage 80km au début. Alan/Popey arrive pour recueillir nos impressions, on discute balisage.

Ravitaillement de Gasny

Je grignote quelques victuailles sucrées misent en place sur la table, en quantité et variété suffisante; morceaux de banane, pain d'épice, carrés de chocolat et raisins secs me suffisent, un godet d'eau au sirop citronné pour hydrater tout ça.

Nous repartons à quatre du ravito, roulage calme sur les rues de Gasny, puis la D37 à gauche, durant un bon kilomètre et on arrive ainsi au pied d'un chemin où l'herbe a élu domicile. Je la connais aussi celle-là, on va se taper une longue et bonne remontée de 85m de D+ sur chemin durant 900m. Au début la meilleure trajectoire consiste à rouler au fond de l'ornière gauche qui se devine à peine sous les herbes couchées, puis le chemin s'élargit, les herbes sont plus rases, quelques cailloux au sol, je suis Bruno jusqu'au virage où le sentier en bord de champ cultivé s'est rétréci, là le sol herbeux a été tondu -cool- mais ça pompe de l'énergie. Bruno monte un peu trop doucement pour moi, alors je le dépasse doucement en danseuse et continu ainsi, revenant à 20m de mes compères sur le haut de la bosse où Popey shoot nos trombines marquées par l'effort.

Christophe, Benoît
Christophe, Benoît
Christophe, Benoît
Christophe, Benoît
Pédalator
Pédalator
Fin d'une sacrée bosse

On se retrouve sur la D10 -dite route des Crêtes- suivie sur 100m pour entrer brusquement à droite dans la haie; tiens je connais pas ce passage. Benoît et Christophe n'ont pas vu le balisage ici, ils ont continués un peu plus loin pour rejoindre le chemin de droite que l'on prenait auparavant, ils sont rappelés à l'ordre par les bénévoles de l'organisation postés là. Le sentier plonge d'un mètre pour descendre du talus, puis se met à longer un mur, on passe sous une  arche de pierre, le sentier est caché sous un tunnel de verdure, joli passage. Un embranchement arrive, le balisage indique la gauche, le sentier part en forte descente technique et ludique, chic, marche, plongée, la roue arrière a du mal parfois à trouver du grip sur le calcaire humide, virage droite, la roue arrière glisse, grande courbe, ça repart sur le sentier encaissé, très chouette passage inconnu qui nous amène dans le virage d'une petite rue arrivant sur la Roche-Guyon. Je revis.

Benoît et Christophe arrivent, on roule de concert durant 300m de la D913 nous menant au centre de la Roche-Guyon. Là un bénévole nous indique la direction à suivre; on remonte face à l'entrée du château, puis on prend à droite la petite rue qui nous amène sur la gauche au pied de l'escalier. Séance court portage pour gravir les dizaines de marches nous amenant au sentier du GR2 que j'affectionne particulièrement de part sa technicité ponctuel, son profil accidenté et la vue qu'il procure par la suite. j'adore

Une première section de ce superbe sentier en balcon nous amène durant 400m de montée, puis en descente à la traversée de la rue montant ( 23% ) de la Roche-Guyon. On récupère en face le GR2 après passage -sur le vélo SVP- du trottoir surélevé. Je suis repassé devant car je connais bien ce sentier et Christophe étant plus 'bourrin' Si,Si et désavantagé en technique par son 2x9, je préfère avoir les coudées franches et être à l'avant poste pour anticiper les difficultés. Le bonheur va durer presque 2km sur ce sentier, dont le sol calcaire est sec, ce qui permet de passer 99.99% des zones techniques sur le VTT, que ce soit les dalles et passages en dévers ou les montées de courtes de buttes, bref le pied Love. Et en plus nous ne croiserons quasi pas de marcheurs sur ce sentier habituellement bien fréquenté aux beaux jours.

La Roche Guyon
La Seine et la Roche-Guyon

Les montées-descentes se suivent, les points de vue sur la Seine lorsque l'on passe sur les éperons rocheux calcaire offrent toujours un aussi beau spectacle, manque juste un peu de soleil, la végétation a tendance a envahir les bords du sentier, d'habitude un peu plus dégagés, j'ai repris le moral et prends plaisir à piloter sur ce beau monotrace.

Christophe
Christophe 29x34 = KO
Pedalator
Pédalator Gnark,Gnark
Benoit
Benoît, appliqué
Le sentier du GR2 et ses passages technico-physique

Petite descente technique avec virage un peu défoncé par l'érosion, les silex émoussés ressortent, la roue arrière glisse bien, on arrive dans le chemin qui descend de la route des Crêtes. Là une longue et bonne bosse de 400m nous attend, le sol calcaire comporte une rigole avec de la caillasse en son milieu, je commence la remontée, séance moulinage et choix de trajectoire, savoir garder la motricité arrière sans ripper sur la caillasse fuyante, assez aisé sur la première partie du sentier quasi sèche car baignée par le soleil, plus joueur pour la seconde moitié à l'ombre où les silex arrondis incrustés dans le terrain glissent. N'est-ce pas Christophe ? Si,Si  On a remonté plusieurs vététistes, dont les Renards inscrits sur le 60km, comme Patrick qui monte à son train et s 'accroche.

La bosse digérée, le GR2 reprenant un profil plus calme en cheminant non loin du bord des falaises, ponctué par la belle descente -au dessus de Chantemesle- un peu technique avec virage à gauche en creux agrémentée de cailloux, puis petit sentier dans la verdure. Bien sûr parvenus en bas une bonne remontée sur 300m nous attendait pour revenir au chemin du GR2 longeant l'Aérodrome de Chérence. On quittait alors le chemin du GR2 restant sur le plateau, pour profiter de sentiers ludiques découverts avec Loïc, ce qui allaient nous ramener au dessus de Vétheuil, où on allait plonger par le chouette sentier raviné et caillouteux.

Un court passage de bitume dans Vétheuil, nous amène au pied de la dernière difficulté du jour, une loooongue bosse de 1.3km, dont les 900m finaux se font sur  un large chemin. Connaissant la chose, petit plateau et rythme de croisière j'ai adopté d'emblé, collant sans forcer la roue arrière de Benoît callé sur la même option que moi. Christophe qui doit confondre Rando et Marathon caracole énergiquement 20m au devant de nous, où alors le développement de son pédalier 2x9 lui impose de tirer plus gros et de maintenir un rythme plus élevé sous peine de calage. Le replat arrive, un peu  de repos dans les chemins du Bois du Chênay, petite variante technique à droite avec le sentier en descente technique un peu pentue et en dévers de terre glissante -d'ailleurs il y avait un gars couché sur le coté, sans bobo- puis retour sur le GR2 qui redescendait ensuite vers St-Martin-la-Garenne, où nous arrivons sous le soleil juste avant 12h15, avec un peu moins de 70km au compteur et satisfaits de la matinée.

Sono, animations avec démo de Trial assurés par le Team Tribal-Zone, on profite du peu de monde encore arrivé pour laver nos VTT bien crottés aux deux jets mis en place par l'organisation. Je retourne à la voiture me changer, découvrant que la poche frontale du Camelbak baille aux corneilles, sa fermeture éclair craquée. Mon téléphone portable n'est plus là, m..de. Va falloir que j'en bloque la ligne rapidos et que dès  demain matin je file chez FT en prendre un nouveau car j'attend des RDV pour le job. Je retourne à l'aire d'arrivée, échange mon ticket contre le sandwich [mode sarthois] rillettes [/mode sarthois] et une canette de soda, puis je vais papoter avec les connaissances en attendant le retour de Mary. Alain MAS m'informe qu'il va organiser conjointement avec les clubs locaux et le service des sports de Mantes une rando VTT le 28 septembre, affaire à suivre donc.

Les Renards arrivent au compte-goutte, point de Mary encore. Hervé qui roulait avec Mary, Christophe et JCA est déjà arrivé, il avait mis les gaz en les quittant 45km après le départ. JCA est arrivé à son tour; il a zappé/raté quelques passages et merdouillé aussi au début du 80km, n'ayant que 65km au compteur. Le parking se vide, toujours pas de Mary. Finalement elle arrive avec Christophe, ayant ses 84km au compteur et sans avoir plongée dans l'Epte cette fois-ci. Ils sont partis un peu plus tard et le balisage du 80km avait été rétabli au début du parcours. Lavage du SPE, avalage de deux sandwichs, papotage avec wysiwyg un Breton expatrié en Île de France et qui anime le blog randos-vtt dédié à ses sorties VTT, puis nous rentrons vers Les Clayes, le beau temps s'est installé.

De retour à la maison je découvre -Ouf !- dans la grande poche du Camelbak que j'y avait fourré par précaution mon portable en même temps que l'appareil photo pour les protéger de la boue, sage prévision et grand soulagement. En plus j'avais dans la carte SIM du téléphone des numéros de connaissances du VTT pas encore notées.

Voilà, une nouvelle édition de La Garennoise s'achève, les petits gars de l'AOSMG se sont bien démenés cette année encore pour proposer un parcours avec de nouvelles variantes, mêlant périodes de repos et découverte du Parc du Vexin avec des passages techniques et physique, avec des trucs qui piquent, qui grattent, qui mouillent, qui font mal aux jambes, du vrai VTT quoi. J'ai pu découvrir de nouveaux passages intéressants, dommage que mon moral et la forme du jour n'ai pas été en phase pour mieux l'apprécier. Bien qu'ayant souffert de mains et d'esprits mal intentionnés, le balisage était suffisant et satisfaisant, les flèches permettant de bien faire la différence entre les variantes faciles ou plus ardues. Le travail de rebalisage durant l'épreuve démontre la réactivité et la volonté de bien faire de la part du club organisateur qui avec ses 25 adhérent s'en tire plutôt pas mal pour accueillir les 600 et quelques vététistes venus ce matin là à St-Martin-la-Garenne.

Pédalator

Merci à Popey pour ses photos qui illustrent ce CR, car ce matin là j'ai pas eu le courage de sortir l'APN du Camelbak.


Profil du parcours 80km

Profil du parcours 80km

Carte du parcours

cliquez sur cette mini carte pour voir la carte en grand

Les données de Pédalator

 POLAR
CS600
Edge705
Départ :7h21'157h21'13
Temps roulé :4h21'104h20'21
Temps total :4h52'564h53'01
Moyenne :16,1km/h15,6km/h
Vitesse max.:53,6km/h52,7km/h
Distance:69,8km67,68km
Réglage compteur :2050mm-
ODO69.8km-
Dénivelé positif :+1295m+1431m
Température Min/Moy/Max: 12/16/24°C -
FC Min/Moy/Max:81/150/192sans ceinture
Calories3017kcal2632 cal
Période échantillons:5sAuto
Fichiers échantillons :HRMtcxTRK 80km
TRK 60km
Distance/dénivelée annoncés :80km
Vélo du jour :TITUSFCR Exogrid Custom(Semi-Rigide)
Pneumatiques : 
Avant :SCHWALBEJimmy Tubeless26" x 2.10"2 bars2050mm 
Arrière :HUTCHINSONTORO Tubeless MRC-H26" x 1.85"2,4 bars 1 crevaison chiotte !
Suspensions : 
Fourche :FOXFLOAT 100RL60Psi100mm débattement
Amortisseur:--- 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

A Lire, à voir

Randos VTT - Le blog de wysiwyg

Galerie des photos des Renards prises par Popey

Galerie des photos de Stéphane

Galerie des photos de l'organisation


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Dernière mise à jour : samedi 14 mai 2011 13:42

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