la plaque de cadre de Pédalator

La Garoutade

24/02/2008 - Ille sur Têt (66)

Rando 75km/3000m

Approved !

Garouteurs

Généralement c'est courant mars qu'avec Mary nous recommençons nos déplacements sur les épreuves VTT,
mais cette année nous devancerons l'appel du singletrack en reprenant dès la fin février nos escapades vététesques.
En effet l'an dernier j'avais remarqué au cours de mes promenades sur le Net une rando dénommée La Garoutade,
qui se déroulait dans les Pyrénées Orientales, non loin de Perpignan (66), coin encore inconnu de nos pneus cramponnés.

Cette organisation paraissait bien sympa d'après le compte-rendu de l'édition 2007 fait par lpivtt sur son site
et les photos du site biking66 prisent durant cette épreuve ne pouvaient pas nous laisser indifférents.
Les témoignages d'Émilie & Franck qui en revinrent enchantés nous firent regretter d'avoir hésité à faire le déplacement.

Alors cette année nous ne laisserions pas passer l'occasion d'aller rouler dans le 66 pour participer à La Garoutade
et son Raid de 75km organisé par le club Amycale Cycliste Illoise, sous l'égide de l'UFOLEP 66.


Dimanche dernier, le point météo du jour ne présentant pas de contre-indication à notre première migration sudiste, nous avons cherché un petit hôtel à proximité de la ville de départ. Pour faire simple et économique, nous avons décidé de réserver une chambre dans un Etap Hôtel à la périphérie de Perpignan Sud. L'accès à la N116 menant à Ille sur Têt (66) s'y faisant facilement sans devoir tournicoter dans Perpignan, chose appréciable le matin d'une épreuve quand on n'est pas du coin.

Lundi matin j'ai posté nos deux inscriptions avec le chèque qui va bien, soit 10€ par tête, comprenant le repas BIO offert à l'arrivée. Sur place cela nous aurait coûté deux euros de plus.

Début de saison oblige, durant la semaine qui précède il me fallait jeter un coup d'oeil à nos chères montures -rangées durant l'hiver- pour qu'elles soient aptes à reprendre le chemin du sud. Conseils pris auprès de de Bryce l'organisateur, la monte de pneus préconisée pour leur terrain de jeu étant du style Ignitor/Larsent TT (combinaison de boudins qui me paraissait aussi la mieux adaptée pour l'avoir éprouvée sur différentes épreuves sudistes au relief agressif), j'ai donc équipés nos deux VTT  du couple MAXXIS Ignitor LUST en section 2.10" pour l'avant, avec à l'arrière le MAXXIS Larsen TT LUST en 2.0".

Du coté de mon SPARK, peu de chose à faire en dehors de la vérification générale classique; juste une remise en pression de l'amortos DT-SWISS NudeTC, qui avait perdu pas mal d'air depuis le début Novembre (pas top DT en amortos...). Fin Novembre j'avait déjà remplacé le disque arrière Ø140mm de mes HOPE mini pro light, par le même modèle en Ø160mm pour avoir plus de puissance au freinage lors des épreuves très techniques à fort dénivelée négatif, comme celles que nous rencontrons parfois dans le sud. Cette première sortie serait l'occasion de voir si cette amélioration serait profitable au SPARK, l'embonpoint de 53,27g occasionné par cette modification me paraissant inévitable et nécessaire pour ma pratique du VTT qui s'oriente sur des parcours plus techniques.

Par contre sur le DEVINCI de Mary, j'ai passé un peu plus de temps en séances mécaniques; il a fallu tout d'abord commencer par changer la bague de portée de l'amortisseur FOX FLoat RL car un jeu vertical trop important (usure annuelle habituelle) commençait à se faire sentir. Un petit tour à Versailles et Faby m'a fait cela dans la foulée. Puis comme Mary ne s'habitue pas aux poignées tournantes, j'ai remplacé les Twist Shifter shorty X0 par des Trigger Shifter X0, les mêmes que sur son SPECIALIZED. J'en ai profité pour remplacer les grips RITCHEY TGV qui étaient bien usés après deux ans d'utilisation. J'ai ensuite remplacé le compteur CM436M (pas très facile à remettre à zéro/démarrer il faut dire, comportant plus de fonctions pour l'usage qu'en fait Mary habituellement) par un SIGMA BC1606L, là aussi le même modèle que sur son SPE. La dernière touche mécanique fut le remplacement des plaquettes de l'étrier de frein avant XTR, par des M06 à garniture métalliques.

Vendredi après-midi j'ai effectué un petit tour avec nos deux VTT pour vérifier si tout fonctionnait bien, puis peaufiné ensuite les réglages sur la transmission du vélo de Mary; tout était OK. J'ai ensuite été faire un saut chez Alain MAS à Mantes pour récupérer la 'peau de cul ASSOS' que je lui avait commandé pour l'anniversaire de Mary, c'est demain. J'ai chargé dans mon GPS la trace de l'édition 2007 de la rando, celle de cette année étant quasi identique cela pourrait nous servir en cas de problème de balisage.

Samedi 23 février

Réveillés à l'heure habituelle du boulot, peu avant 7h, on se prépare tranquillement puis je descend charger le break.
8h11, en route pour de nouvelles aventures sudistes !

Malgré le chassé-croisé des parisiens en vacances, nous n'aurons pas de traffic sur la route; il faut dire que l'axe Paris/Clermont-Ferrand/Perpignan n'est pas le plus emprunté pour rallier les stations de ski habituellement visitées à cette période de l'année. Cool.

Nous rallions l'autoroute A10 au niveau d'Ablis, puis direction l'A71 menant à Clermont-Ferrand où nous arrivons peu avant midi. Le plafond gris parisien s'est remplacé au fil de notre progression par un beau ciel bleu et les rayons du soleil font grimper les degrés du thermomètre extérieur, cool. Nous prenons l'A75, passons Issoire et ses virages, puis c'est l'heure de la pause pique-nique que nous effectuons sur l'aire La Fayette de Lorlanges (43), non loin de Brioudes, cadre doté d'une belle vue environnante. Les 12°C et le petit vent frais montrent que nous sommes encore loin du printemps; ce n'est pas encore ce week-end que tee-shirt et short seront de sortie.


Aire 'La Fayette - Lorlanges'

L'A75 au loin

On sort les VTT ?

La neige subsiste encore
sur les sommets au loin

Nous reprenons la route, passons le secteur de Massiac qui me rappel nos participations à la DEFI MODE Classique, ce qui me fait penser que ce genre de Raid marcherait fort bien si un organisateur tentait de la remettre à l'ordre du jour. Nous sommes maintenant dans l'Aveyron, traversée du plateau de l'Aubrac, les routes montent longuement et tournent souvent au gré du relief tourmenté: Col des Issartets (1121m), Col de La Fageole (1107m), Col de La Fagette (882m), Col d'Engayresque (888m). Les plateaux des Grandes Causses après Millau, comme celui du Larzac seront plus reposant pour le pilote.

D'ailleurs nous approchons maintenant de Millau et pour la première fois je vais passer sur son viaduc bien connu maintenant, édifice impressionnant qui permet d'éviter les 4h de bouchons occasionnés par le passé à la traversée de Millau durant les grandes transhumances estivales.


Le Viaduc de Millau
se profile au loin

Le grand navire

Les Causses

Le Caylar

On fait une courte pause pour abreuver le carrosse au Relais du Caylar, pas donné le coco maintenant, puis on repart.

Je ne sais pas si c'est l'effet Sarko ou un jour de départ en vacances, mais il y avait plusieurs radars mobiles tout au long du parcours, le dernier modèle permettant aux gendarmes d'avoir leur voiture non visible à distance du 'barbecue' et aussi capable de prendre plusieurs voie en flagrant délit.

Petite erreur de parcours, portion d'A75 toujours en construction alors on visite l'arrière pays via la N9, puis on récupère l'autoroute A9 à Béziers pour le suivre en longeant la côte. Ribambelle de camions filant vers l'Espagne, locaux qui roulent bien vite (et on dit que les parigots roulent mal...), on double des voitures de routiers partant faire leur stage d'hiver en Espagne. Sortie N°42, Perpignan-Sud, c'est la notre. On prend la direction de Prades -via la N116- et on arrive à Ille sur Têt (66) à 17h13, après 878km de voiture et 9h02. Ouf, pas fâché d'en terminer. On a tourné un peu dans le village avant de trouver le point de départ de la rando; il y avait bien un petit panneau l'indiquant mais pas visible en venant de Perpignan.

Nous retirons nos plaques de cadre, les bénévoles de l'organisation sont bien sympa et très cool, avec cet accent chantant typique et bien sympa. Puis nous revenons vers Perpignan rejoindre l'hôtel que nous avons réservé, facile à trouver dans une Z.I. un peu tristoune. On décharge la voiture, et comme il est déjà 18h on s'enquiert des restaurants du coin: il y a celui de l'IBIS à coté, mais finalement on reprendra la voiture pour rejoindre le centre de Perpignan.

Parking au centre ville de Perpignan, près du Mercure, après avoir traversé un quartier de petites ruelles nous faisant penser à ceux du Nord de Paris. On se promène un peu dans les rues, zieutant au passage les menus, puis on revient finalement le long du canal où l'on entre dans une Pizzeria, chez Luigi, dont le cadre est sympa et propre. Bonne cuisine, gentillesse, on mange bien et pour pas cher. Lotte à la Catalane puis crêpe marrons/chantilly pour Mary, Lasagne Bolognaise puis chocolat liégeois pour Bibi.

Nous rentrons à l'hôtel, dodo bien mérité après cette journée. Une heure s'est écoulée, voilà qu'une alarme retentie, chiotte ! C'est le feu où quelqu'un qui est sorti par une porte sous alarme. Pas cool, j'ai déjà enlevé mes lentilles. Sauter dans le jean, prendre mes papiers. Où ai-je bien pu fourrer le papier avec le code de la chambre ? Mary va voir dans le couloir, des têtes au porte. Après dix minutes l'alarme finira par se taire, Ouf. Retour au lit, j'ai finalement retrouvé le code d'accès à la chambre. Dormir maintenant Zzzz

Dimanche 24 février

debout ! Réveillés à 6h, on se prépare tranquille, trop tôt pour le petit déjeuner alors on mange les provisions amenées pour l'occasion; un bout du pudding made in Mary me suffira. Je recharge la voiture. Un peu de rosée sur les vitres, fond de l'air un peu frais mais le cuissard court et le maillot court seront de sortie tout de même. On quitte l'hôtel à 6h43 et prenons la direction de Prades dans la nuit. Le ciel est voilé et du brouillard couvre les environs de Perpignan, il s'estompe au fur et à mesure que l'on s'en éloigne, mais le ciel reste voilé et un peu nuageux.

La Catalane

On arrive peu après 7h au village d'Ille sur Têt, le départ de la rando ayant lieu au Complexe "La Catalane" situé juste derrière la caserne des pompiers.

L'heure matinale nous permet de trouver une place sur le petit parking du complexe, un peu plus tard il sera vite complet et les arrivants seront dirigés sur les parkings à proximité. Pas mal de locaux, mais aussi des plaques du 63, tiens un 77 de Melun.

Organisation
La Catalane

Après avoir avalé un petit café offert par l'organisation, on retourne à la voiture se préparer tranquillement, le départ n'a lieu qu'à 8h. Les manchettes sur les bras, le coupe-vent sans manche sur le dos, celui à manches dans le Camelbak. Pas besoin de sur chaussures, ni de cuissard long comme par chez nous, cool.

Nous sommes inscrits sur le Raid 75km, mais il y avait aussi d'autres distances : 35km/1200m, 45km/1600m, 55km/2000m et 65km/2400m.Un tronçon commun avec 4 boucles pour allonger la sauce et les difficultés, permettant à celui qui serait cuit en court de route de raccourcir la distance initialement prévue.

Nous partons faire un petit tour de chauffe en attendant l'heure de départ, de retour à la voiture je vais refaire la pression de l'amortos du SPARK que je trouve un peu trop souple: Hop, 98PSi dans le buffet.

L'organisation nous ayant donné le feu vert pour le départ, nous partons tranquillement à 7h50. Pour la première de l'année je vais rouler avec Mary, ne sachant pas comment sera le balisage par la suite et pour ne pas rouler trop fort, travail du foncier et préparation aux futures épreuves en quelque sorte. Mary a décidé de rouler au cardio sans forcer, pour gérer les 75km/+3000m et ne pas revenir trop fatiguée pour cette première de la saison en avance d'un mois par rapport à nos premières grosses sorties VTT. J'en profiterai pour prendre des photos pour faire baver les copains Si,Si à notre retour.

Floraison

Le parcours commence par 2km de rues planes pour sortir du village et rejoindre le premier chemin qui monte doucement à travers les champs, les arbres fruitiers sont déjà en fleurs ça sent le printemps. Le chemin s'élève un peu plus, sol de terre sablonneuse et un peu de pierres, tout sec.

Un petit virage et le chemin grimpe entre deux murs de végétation, la pente s'accentue un peu, petit plateau engagé, on sent les jambes encore froides qui ont fait pas mal de voiture hier.

Floraison
depiotage

La pente s'accentue, pour ne pas forcer trop dès le début on est déjà tout à gauche, on grimpe ainsi 250m, petite pause pour enlever les manchettes et le coupe-vent car c'est presque déjà l'étuve là-dessous.

On repart pour parvenir sur une piste où nous attendent des bénévoles de l'organisation et un photographe. Sourire. Pédalator ? Oui, Oui, bonjour ! Et Mary d'ajouter "et sa mémère".

Nous partons en face pour la première boucle optionnelle du parcours, ajoutant 11km au tracé de base.

Pedalator
Montée régulièr sur piste

Le parcours repart ensuite sur une large piste en faux plat descendant, puis commence à remonter doucement sur ce genre de piste bien roulante; c'est le principe de cette randonnée: toutes les longues montées s'effectuent sur chemins roulants, pour profiter ensuite des beaux sentiers descendant, l'idéal.

On commence donc à remonter à progressivement sur une large piste roulante, on s'élève peu à peu en découvrant les paysages environnants encore un peu noyés dans la brume, puis on redescend pour rejoindre le premier sentier descendant bien sympa; poussière et rigole de terre, marchounettes, un peu de cailloux mais pas trop, je sens que ça va être bien. Mary a un peu de mal à se mettre en route, mais elle va vite retrouver ses marques par la suite.

Corbère
Corbère

On remonte un peu sur piste, puis on repart en longue descente sur un beau sentier, sol de terre un peu poussiéreuse, des racines par ci par là, des cailloux à éviter, de petits sauts, très ludiques tout ça, on a bien fait de faire le déplacement.

De retour sur une piste large, on recommence le processus ascensionnel, un faux plat montant doux de 2km sur piste.

On redescend alors sur un beau sentier qui nous mène vers la Fontaine de Galillane, passage d'un petit passage à gué puis on revient sur un chemin plus large.

De là on récupère une piste plus large, on va recommencer à y grimper longuement et progressivement durant 2,7km jusqu'à l'altitude 448m.

Dans la montée nous sommes revenus sur Martine, une dame qui roulait pas mal. Mary entame la conversation.

Mary et Martine Un road gap
Un road gap

Nous arrivons à une citerne DFCI où un bénévole nous arrête quelques secondes pour coller sur notre plaque de cadre une pastille; on en récoltera ainsi quatre sur l'ensemble du parcours 75km, donnant droit à un cadeau à l'arrivée pour les finishers.

Nous sommes au sommet, maintenant c'est bonheur qui commence pour 2,7km de descente sur superbe sentier, terre poussiéreuse, un soupçon de racines, du cailloux mais pas trop, des pif-paf entre les petits arbres, bref du régal en barre par paquet de douze.

Le tracé est bien technique, dans l'ensemble de la journée il y a quelques gros passages de gros cailloux qu'on préfère passer à pied, certaines marches pourraient se passer sur le vélo mais pour ce début de saison anticipé on préfère assurer et si ces passages étaient pris plus en rythme  j'en aurait passé un peu plus, mais dans l'ensemble le parcours comporte moins de parties vraiment difficiles, moins de pentes raides comme nous avons pu en trouver sur le Raid des Terres Noires ou des Dentelles par exemple; c'est idéal pour commencer la saison et se remettre au VTT et préparer les futures évènements, comme l'OffRoad de Cassis par exemple.

Nous somme revenus sur une large piste DFCI, on la suit sur 150m puis on rempile dans un nouveau single descendant sympa qui nous ramène sur une petite route. On la suit sur 600m et on arrive ainsi au 1er Ravito, situé à 18,5km du départ. Les assiettes et gobelets sont posés à même un muret; on y trouve des quartiers d'oranges, des morceaux de bananes, des raisins sec et d'autres sucreries. Niveau boisson il y a de l'eau, des sodas. Une impression de peu en quantité, manque peut-être un peu de solide comme du pain d'épices par exemples. Je ne sais pas s'ils peuvent tenir avec tout ça, suivant le nombre d'inscrits et leur voracité. Pour le moment cela nous convient, on n'a pas encore effectué beaucoup d'effort. On repart assez rapidement

On repart pour une longue montée de 5,5km, début sur petite route, puis sur large piste DFCI roulante ensuite, pour parvenir à l'altitude 467m. Ensuite durant 4,7km on chemine sur chemins et piste, petite route, sans grande variation de dénivelé, une partie une peu monotone, puis on rempile pour 3,5km de montée sur piste roulante qui nous amène au 2ème Ravito situé à 30,3km du départ. Toute cette portion de 13,7km depuis le ravito précédent est un peu ennuyeuse, on attendait le single descendant qui va bien, mais ça va venir juste après. On grignote un peu, chic des bananes séchées. Ici aussi la petite table du ravito semble un peu désertée, les mêmes ingrédients qu'au précédent, par contre il y a du pain en plus; un peu de solide salé. Pas grave, nous ne sommes pas encore affamés, il est tout juste 10h51. Il semblerait que les prévisions des organisateurs ont été un poil dépassées, 430 participants, contre les 300 estimés, ce qui n'est pas toujours aisé à gérer au dernier moment niveau quantité de victuailles pour les ravitaillements.

On repart, quelques mètres de chemin puis à droite toute dans l'amorce d'un sentier un peu technique qui grimpe entre deux murs de végétation, puis ça grimpe plus fort, petits passages en bec de selle, je m'arrête sur le replat en attendant Mary. Je l'entend tout d'un coup crier "...chaîne". Mince, problème mécanique. Je redescend: sa chaîne à cassée, une première. On remet un maillon rapide puis on repart.

Le sentier chemine au sommet un moment, louvoye entre les arbres, séance ludique de répit avant d'attaquer la cerise du gâteau, un peu plus de 4km de descente sur sentier en direction de Bouleternère.

Moult cailloux, rigoles de terre, petites marches, volées de marches, virages, pif-paf, toute la panoplie y passe on on se régale, nous avons vite retrouvé nos marques et on se fait plaisir à passer de plus en plus de passages technique complexe.

On sort de la végétation, toujours ce sentier qui file droit au devant, puis à l'amorce d'un virage un vététiste m'indique de ralentir; un participant se remet d'en chute visiblement, mais pas de gros bobo, juste un peu sonné par le choc. On s'arrête un peu, on repart ensuite, ses collègues l'attendent un peu plus bas.

 

Chute

La descente se termine, on roule maintenant dans les rues de Bouleternère, on arrive ainsi au 3ème Ravito situé au kilomètre 37. On grignote un peu, il y a même du pain au Nutella pour les gourmands à celui-ci. Les bénévoles sont toujours aussi sympa et souriants. Coucou à crazymountainbiker que l'on retrouve au ravito, on l'a déjà croisé sur d'autres épreuves VTT. Voici qu'arrivent Emy et Franck, mais ils passent sans même s'arrêter au ravito; pressés, train à prendre ?

Nous repartons pour la 3ème boucle, avec une bonne bosse d'après les bénévoles du ravito. Au menu, un peu plus de 5 bornes de montée, commençant par un kilomètre en pente douce, puis deux bornes un peu plus roulante, on y est revenu sur Emy et Franck que l'on a dépassé. Un virage, on part à droite sur une autre piste qui commence à grimper plus fort; le reste de la montée va être franchement plus costaud, on passe tout à gauche et à plusieurs reprises on se cogne de longs passages de pente plus soutenue, le bec de selle reprend du service.

Mary en termine avec la grosse grimpette

Nous arrivons au sommet, petit instant de répit sur le chemin du sommet, puis voici la récompense qui s'annonce avec 2,8km de descente sur sentier bien technique.

 

Mary

On a délaissé la piste bien vite, au profit d'un beau sentier, qui descend doucement au début, toujours sur ce terrain dur terre/poussière un peu caillouteux, le monotrace serpente entre les arbres.

Sur cette randonnée on a retrouvé un type de sentiers mêlant ce que que l'on a déjà rencontré sur d'autres épreuves comme le ROC D'AZUR, La Buiscyclette, Le Raid des Dentelles. J'y aime bien ces sentiers techniques mais sans excès et ludiques où la terre est plus présente que le cailloux, ces derniers étant moins agressifs et moins nombreux qu'en Ardèche par exemple.

A peine un kilomètre de descente bonheur effectuée et nous arrivons sur le 4ème Ravito situé  43,5km du départ. Un bénévole de l'organisation colle là aussi une nouvelle pastille colorée sur nos plaque de cadre. Une tente abrite un petit ravito, on y picore quelques trucs sucrés, papotages, puis on repart pour la suite de la descente.

Presque deux bornes de singletrack bien technique, des passages avec plus de pente sur ce secteur. Ça commence par une rigole de poussière/sable en dévers, tout à l'arrière du vélo je me fait super plaisir en passant cette belle difficulté, plus loin ce sera quelques passages plus pentus dans des rigoles de terre, puis des passages de marches où la bonne trajectoire signifie un passage sur le vélo. Gros régal technique et le fait de réussir un passage chaud permet de se donner une confiance qui permet d'aborder les autres plus sereinement.

Courte séance de 2 à 3 passages 'aériens' avec sentier plus étroit et un peu de gaz à gauche, je songe à Mary et son vertige, mais ça passera, le plus dur ayant quelques pierres et racines pour fournir des appuis rassurant. Je lui ai juste transféré son spad sur le mètre un peu chaud à passer.

Des passages sur des roches, quelques marches, quelques pas en dehors du vélo pour assurer le reste de la saison, retour en selle, ça file plus calme ensuite. Le beau sentier se termine, on revient sur une piste qui prolonge la descente, puis on chemine un peu dans la vallée, chemins et courtes portions bitumeuse, on longe le Lac de Connillac, enfin plutôt le trou où il devrait se trouver, car l'évaporation poussée au stade ultime n'en a même pas laissée une trace humide.


Rodès en vue

On continue notre progression sur des chemins roulants en direction du village de Rodès où se tenait le 5ème Ravito, ainsi situé au kilomètre 52,5.

On y fait halte, Mary remplie son ChameauBak, on se réhydrate et on mange un peu plus de victuailles, car il est déjà 13h passée et l'heure du repas dominical avec, petite faim se fait sentir désormais.

Mary

Nous sommes repartis pour 4,6km de longue montée régulière sur piste, au passage vue sur le Barrage de Vinça.

Le secteur que nous abordons désormais est plus sec, le feu semble avoir laissé des traces à maintes endroits, sur l'autre versants on peu apercevoir plein d'étages de murets de pierres, comme pour les cultures en terrasse.

Le sommet s'approche, la piste est devenue plus roulante, j'en profite pour manger une barre; envie de solide alimentaire que je n'ai pas trouvé aux ravitos précédents.

Les paysages sont vraiment beaux sur cette rando et le soleil qui s'est levé depuis longtemps avec ce beau ciel sont de bons remèdes pour laver le cerveau.

Nous sommes arrivés au sommet, maintenant la piste redescend un peu et on se retrouve sur un vaste plateau comme les Causses, c'est bien sec par ici.

La piste redescend en léger faux plat, le paysage est vraiment étonnant, les traces de feu laissées se devinent sur les troncs encore noirs et malgré cela la végétation a repris le dessus. Les blocs rocheux adoptent parfois des formes étranges.

Maintenant nous remontons doucement par un petit sentier sablonneux, quelques roches à passer sur l'élan.

Super joli par ici, des amas de blocs rocheux ça et là avec ces tiges noircies, paysage lunaire.

Le sentier nous fait arriver au dessus d'un creux du relief, une belle descente un peu pentue et un peu plus technique s'annonce.

 un peu de cailloux, sol de gros sable jaune, petits virages, petites marches, on arrive dans le creux du relief et il faut pousser quelques mètres pour passer quelques bloc rocheux, on arrive en haut de la butte en terminant sur le vélo.

On repart pour 1,8km de descente sur ce chouette sentier, plus ludique que technique. Glop, Glop !

Fin de la descente, un chouilla de piste roulante et on arrive au 6ème Ravito, situé au kilomètre 63, après une remonté de quelques dizaines de mètres suivant la bifurcation pour la dernière boucle optionnelle du parcours. Et hop la dernière pastille est colée sur notre plaque de cadre.

Petite table et plus grand chose à manger, les bénévoles qui tiennent le ravito -toujours avec le sourire et un accueil chaleureux- ont même mis à disposition des participants une partie des victuailles qui leurs étaient destinés; il reste quelques morceaux de chips, quelques cahuètes au fond du sac.

Je grignote quelques bouts de bananes et d'oranges et avale un godet de boisson, mais par la suite il faudra que je retape dans mon stock de barres énergétiques, le manque de solide commençant à se faire sentir.

on remonte

Nous sommes remontés durant 4 bornes sur une piste roulante sans grand dénivelé, c'est pas plus mal car Mary a sentie une douleur au mollet, on a calmé un peu l'allure, mais la dernière montée se terminait.

On attaque désormais un beau sentier descendant, calme au début, puis plongeant un peu plus par la suite, le village retour est en vue en contrebas.

Le sentier débouche sur une  petite route, ça sent le final retour, nous revenons au point de départ après deux bornes de roulage sur bitume.

Dernière descente
Dernière descente
Finishers!

Il est 15h20; pas mal car j'avait estimé notre arrivée après 15h. On se change à la voiture, puis on revient dans le complexe profiter du plateau repas compris dans les 10€ d'inscription.

En tant que finishers du Raid 75km on reçoit chacun un bidon souvenir, sympa, et un petit verre de muscat pour patienter un peu avant de recevoir nos plateaux repas, très corrects et bien bon. On le dévorera en discutant avec Emy & Franck, puis comme il nous reste de la route à faire on s'esquive.

Mary

Bon, il est désormais temps de nous en retourner dans notre région parisienne. Nous quittons Ille sur Têt (66) à 16h07.

Nous ne regrettons absolument pas les frais et le temps de trajet pour être venu jusqu'ici, car cette épreuve valait vraiment le déplacement. La difficulté physique n'est pas énorme (pas de répétition de raidillons, que des montées longues et douces), l'idéal pour commencer la saison, l'aspect ludique/technique est omniprésent, bref que du bon. Le Parcours de cette année était quasi identique à celui de l'an dernier, avec de petites variantes dans la première boucle et une nouvelle descente dans la 3ème boucle.

A souligner le tarif plus que correct, offrant un repas, un cadeau, pour les 10€ d'inscription. On a payé plus cher ailleurs pour moins bien. A souligner le travail de nettoyage de sentiers, effectué par les bénévoles pour notre plaisir.

Niveau balisage, pas de rubalise mais uniquement des flèches à la bombe rose/rouge au sol, parfois sur des arbres. J'avais un peu de mal parfois à les trouver -faudrait pas faire cette rando au taquet- mais Mary les voyait et on ne s'est jamais paumé, bien que le fléchage ne soit pas surabondant.

J'ai apprécié le disque Ø160mm l'arrière, en remplacement de celui de Ø140mm d'origine des HOPE pro mono mini, je crois qu'ainsi j'ai la config appropriée sur ce type de parcours; maintenant je m'arrête où et quand je le souhaite dans les passages plus engagés.

Le trajet retour se passe sans problème, j'en trace la moitié, puis Mary prendra un peu le volant pour que je puisse fermer les yeux un moment, puis je reprendrais le volant et Mary effectuera le retour final. On admire au passage l'éclairage des édifices en nocturne, comme Sévérac-le-Château perché sur son monticule, la chapelle de Massiac, le Viaduc de Garabit.

Étonné de voir sur le trajet retour pas moins de trois voitures radar; Sarko les fait bosser même la nuit maintenant les pauvres. Faut dire qu'il y avaient quelques clients,  et les virages devant être négociés à 110km/h ou 90km/h au lieu des 130km/h donnait lieu à quelques illuminations nocturnes coûteuses pour certains.

C'est sous une petite pluie que nous sommes rentrés ce dimanche soir aux Clayes à 00h29, après 859km de trajet effectué en 8h22.

La voiture vite déchargée, les sacs posés, pas fâché nous étions de plonger au dodo, mais pas fatigués comme au retour d'épreuves plus physiques. Allez Zzzz

Voici un super week-end sudiste qui s'achève, un terrain de jeu qui donne envie de revenir l'explorer plus longuement, Bref à la prochaine fois. Les absents ont eu tord !!!

Pédalator


Profil du parcours 75km

Profil du parcours 75km

Carte du parcours

cliquez sur cette mini carte pour voir la carte en grand

Les données de Pédalator

 SIGMA
BC1606L
(Mary)
POLAR
CS600
GPSmap 60CSx
Départ :-7h54'107h50'48profil GPS
Temps roulé :7h40'33--
Temps déplacement :--6h51
Temps total :-7h25'10-
Moyenne:11,52km/h-10,6km/h
Vitesse max.:39,50km/h-41,7km/h
Distance:74,33km-72,96km
Réglage compteur :2030mm2030mm-
ODO89km0.0 km (?)-
Dénivelé positif :-+2315m+2636m
Température Min/Moy/Max: 10/11/13°C 8/15/25°C-
FC Min/Moy/Max: 92/136/182-
Calories-3841 kcal-
Période échantillons:20s5sAuto
Fichiers échantillons 2008:-HRM-TRK
Fichiers échantillons 2007:---TRK 
Distance/dénivelée annoncés :75km / ~3000m 
Vélo du jour :SCOTTSPARK07 
Pneumatiques : 
Avant :MAXXISIgnitor LUST26"x2.10"2 bars2030mm 
Arrière :MAXXISLarsen TT LUST26"x2.0"2,2 bars  
Suspensions : 
Fourche :ROCK-SHOXREBA World Cup100/100Psi100mm débattement
Amortisseur:DT-SWISSNudeTc98Psi 
Transmission :22/32/44 et 11-32   

Le Budget

DATEA/RDésignationPrix
23/02/2008AllerPéage APRR - A10/A71 : Allainville -> Clermont-Barriere : 352km29,40€
23/02/2008Péage Viaduc de Millau5,60€
23/02/2008Péage ASF - A9 : Béziers-Est -> Perpignan Sud : 96km7,50€
23/02/2008TOTAL Relais du Caylar - 47L Gasoil à 1,34€62,98€
23/02/2008- Etap Hôtel - Perpignan Sud : 1 nuit 2pers + taxes séjour39,66€
23/02/2008-Dîner - Pizzeria Chez Luigi - Perpignan - 2 personnes34,00€
24/02/2008-2 Inscriptions La Garoutade 75km20,00€
24/02/2008RetourPéage ASF - A9 : Perpignan Sud -> Agde : 108km7,60€
24/02/2008ESSO Aire d'Authezat - 30,55L Gasoil à 1,31€40,02€
24/02/2008Péage Viaduc de Millau5,60€
24/02/2008Péage COFIROUTE - A71/A10 : Clermont-Barriere -> Allainville : 352km29,40€
24/02/2008TOTAL - Auchan Plaisir - 42L à 1.204€50,57,0€
TOTAL :332,33€

Les Clayes-sous-Bois (78) -> Ille sur Têt (66) = 878km en 9h02 (pauses comprises)
Ille sur Têt (66) -> Les Clayes-sous-Bois (78) = 859km en 8h22 (pauses comprises)


A Lire, à voir

http://www.ille-sur-blog.com/photos/gar2008/index.html

Le Forum de La Garoutade

Les photos de La Garoutade 2008

Un CR du VTT Cornebarrieu sur l'édition 2007


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Dernière mise à jour : lundi 08 septembre 2008 16:46

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